Avec Billy Wilder, Fritz Lang, Robert Siodmak et Douglas Sirk, Otto Preminger est l'un des principaux artisans d'un « transfert culturel » d'ampleur : celui qui fut engendré par la présence décisive de cinéastes germaniques à Hollywood. Installé depuis 1935 aux États-Unis, Preminger marque profondément les esprits avec la réalisation de Laura en 1944. Il devient, notamment pour une partie de la critique française, le prototype du « metteur en scène », véritable auteur de film, et s'assure pendant une vingtaine d'années une place de choix dans le cœur des cinéphiles. Si, à l'instar de celles des cinéastes de sa génération, ses productions furent moins unanimement appréciées après la fin du système des studios, Otto Preminger poursuivit sans démériter l'élaboration d'une œuvre qui figure en définitive à sa juste place dans l'histoire du cinéma − l'une des plus grandes.
Né à Vienne le 5 décembre 1906, quelques mois seulement après Billy Wilder, Otto Preminger fait partie de la bonne bourgeoisie juive commerçante de la capitale de l'empire austro-hongrois − la classe à la fois la mieux intégrée et celle qui aur […]
Autres références
« PREMINGER OTTO (1906-1986) » est également traité dans :
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LAURA, film de Otto Preminger
Auteur :
Kristian FEIGELSON
Européen d'Hollywood, Otto Preminger (1906-1986) a gagné les États-Unis en 1935 pour y traiter avec aisance et lucidité de différents problèmes de société tels que la drogue, avec L'Homme au bras d'or (The Man with the Golden Arm, 1955), la justice, avec Autopsie d'un meurtre (Anatomy of a Murder, 1959), ou l'an…
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SEBERG JEAN (1938-1979)
Auteur :
André-Charles COHEN
interprétés par les grands acteurs de l'époque, même s'ils avaient largement dépassé l'âge du rôle. *Le metteur en scène Otto Preminger est l'un des premiers à enfreindre cette règle lorsqu'il engage, pour interpréter Saint Joan d'après Bernard Shaw (1957), une inconnue capable de retrouver l'innocence et la spontanéité de la Pucelle d'…
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TIERNEY GENE (1920-1991)
Auteur :
Joël MAGNY
mieux séduire et dominer. Ici, Sternberg fait de Poppy la victime pitoyable d'une double vengeance.* Mais c'est Otto Preminger qui saura le mieux exploiter l'originalité de Gene Tierney. Ils ne tourneront ensemble que cinq films, si l'on comprend Le ciel peut attendre (1943), terminé par Preminger, mais qui est avant tout le testament…
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Bibliographie
L’Avant-scène Cinéma, no 211-212, 1978, découpage de Laura (introduction de Jacques Lourcelles)
W. Frischauer, Behind the Scenes of Otto Preminger, Londres, 1973
G. Legrand, J. Lourcelles & M. Mardore, Otto Preminger, Cinémathèque française-Yellow now, Paris-Crisnée, 1993
J. Lourcelles, Otto Preminger, Seghers, Paris, 1965
O. Preminger, Autobiographie, Jean-Claude Lattés, Paris, 1981
J. Rivette, « L'essentiel », Cahiers du cinéma, no 32, févr. 1954.
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