Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Élisabeth COPET-ROUGIER, Christian GHASARIAN
… élargir le champ de sa liberté. La méthode et l'histoire de l'anthropologie se confondent quant à leur rapport* à l'objectivité. Ses objets, ses concepts et ses théories ne sont pas nés d'un seul mouvement. L'anthropologie a dû sans cesse les critiquer, les remanier face à sa propre histoire et à l'histoire, au sein d'une communauté scientifique… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GUILLEMAIN
Dans le chapitre "Une vocation philosophique" : … celle du fait humain. Dans sa thèse, Aron insiste sur les limites et la relativité de *l'objectivité : c'est que, pour lui, elle conservait toute sa consistance. Il parle de l'être d'autrui ou plutôt de l'être des hommes dans leurs actions réciproques. Comment en douter à la lecture de ses Mémoires ? Il y raconte dans les premières pages l… Lire la suiteÉcrit par : Monique CANTO-SPERBER
Dans le chapitre "Les biens objectifs et la bonne volonté kantienne" : … *L'hypothèse d'une objectivité du bien humain correspond à l'intuition qu'il est possible de juger du bonheur selon des critères relativement stables, en adoptant un point de vue de troisième personne. Plusieurs philosophes ont souligné l'aspect propositionnel du bonheur. Cette conception est étroitement liée à l'idée qu'il existe des biens humains… Lire la suiteÉcrit par : Étienne BALIBAR, Pierre MACHEREY
Dans le chapitre "Interprétations épistémologiques" : … le processus de mesure lui-même comporte une modification imprévisible du mouvement des particules, *ils en concluent que l'expérimentation ne délivre pas des données objectives, mais constitue une intervention subjective (du savant) dans le cours des phénomènes. Ce qui est connu par la science cesserait donc d'être la nature matérielle en elle-même… Lire la suiteÉcrit par : Gilles Gaston GRANGER
Dans le chapitre "Sciences de la nature, sciences de l'homme" : … vivement débattu à la fin du xixe siècle, de la Wertfreiheit, de la* neutralité objective, comme possibilité de s'abstenir de juger, continue de se poser en ces termes : comment discerner dans l'analyse des comportements valorisés des hommes, ce qui relève d'une nature stable, s'il existe en l'homme quelque chose de… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
… *Important terme philosophique ayant une très longue histoire. L'essence d'un être, c'est ce qu'il est vraiment, ce qui fait qu'il est ce qu'il est. « L'essence coïncide avec ce qu'il y a de plus intime et de presque secret dans la nature de la chose, bref ce qu'il y a en elle d'essentiel » (É. Gilson : L'Être et l'essence). C'est aussi ce… Lire la suiteÉcrit par : Jean WAHL
Dans le chapitre "Hegel et son système" : … Il n'y aura pas de système de l'existence. *Quand Kierkegaard écrit « le système », c'est au système de Hegel qu'il pense ; et il l'interprète comme une recherche de l'objectivité. La vérité n'est pas dans l'objectivité. Il y a un effort constant où les questions ne reçoivent pas de réponses, mais restent à l'état de questionnement. S'il existe une… Lire la suiteÉcrit par : Pascal ENGEL
Dans le chapitre "Le transcendantal et l'expérience possible" : … expérience en général, envisagée à partir de ses conditions et qui puisse nous révéler quelque chose* d'objectif, et non simplement les principes subjectifs de nos représentations (que l'empirisme humien concevait cependant comme indépendants de la position d'un sujet substantiel). Mais cette objectivité ne peut être atteinte que s'il entre, dans… Lire la suiteÉcrit par : Claude JAVEAU
Dans le chapitre "Les faits sociaux comme choses" : … les sciences de la nature ? Il faut comprendre ce qui s'apparente à une trans-substantiation* comme une façon de faire prévaloir l'objectivité dans la recherche sociologique. Durkheim ne se prononce pas ici sur l'essence des faits sociaux, problème qui ne relève pas de la science. C'est en tant qu'unités de connaissance devant intervenir… Lire la suiteÉcrit par : Jean PETITOT
Dans le chapitre "Représentationalisme et intentionnalité" : … d'autre contenu objectif que celui d'une information physique conçue au sens physicaliste du terme. *Il devient par conséquent impossible de définir une objectivité de la structuration qualitative du monde. Mais alors, comment la conscience peut-elle rejoindre le monde ? Elle ne rejoint qu'un monde projeté, c'est-à-dire elle-même (solipsisme). Si on… Lire la suiteÉcrit par : Olivier LÉVY-DUMOULIN
Dans le chapitre "Les formes nouvelles de la commande" : … les formes de la commande, ces usages décalés de la science remettent en cause la posture savante de* l'objectivité au profit du parti pris. Si on considère cette objectivité proclamée comme une illusion, un masque pour l'idéologie, les nouveaux usages de l'histoire n'entraînent aucune perte. Une autre solution consiste, à l'instar des expert… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CLÉMENT, Henry DUMÉRY
Dans le chapitre "L'héritage de Descartes" : … penserait que lui ; c'est pour tirer à la lumière la structure intentionnelle de toute connaissance *objective. Il n'admet qu'un cogito cogitatum, c'est-à-dire une corrélation où l'objet de pensée reste présent, en même temps qu'irréductible au sujet pensant. De la sorte, le monde empirique a beau être négligé, mis hors considération,… Lire la suiteÉcrit par : Isabelle KALINOWSKI
… non-imposition des valeurs » ne se réduisait pas à un impératif moral de la pédagogie scientifique ;* il entrait en corrélation avec une théorie de l'objectivité qui, loin de postuler que l'implication des valeurs dans l'acte de connaissance fût facultative, décrivait celle-ci comme inconsciente. « Il n'existe pas d'analyse scientifique „… Lire la suiteÉcrit par : Hervé LE GOFF, Jean-Claude LEMAGNY
Dans le chapitre "La photographie subjective" : … de déformer l'apparence immédiate de la réalité. Les bornes techniques, les limites objectives à* l'objectivité absolue en photographie – qui sont le cadrage qui isole la réalité, la perspective particulière, l'instantanéité qui exclut le mouvement, etc. – justifient toutes les initiatives du créateur. Le dynamisme libérateur de cette tendance n… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PRÉLOT
Dans le chapitre "Les modes de connaissance" : … (au sens ou l'on dit « droit positif »). Elle est la science politique proprement dite. *– Une politique doctrinale ou encore dogmatique, rationnelle, voire naturelle (au sens où l'on dit « droit naturel »). Cette politique est proprement réflexive, la pensée y faisant retour sur elle-même. On peut la qualifier de « philosophie… Lire la suiteÉcrit par : Ferdinand ALQUIÉ
Dans le chapitre "Réalité et jugement" : … nécessairement conduire à une conception idéaliste de la réalité. Si la réalité se réduit à l'*objectivité, si l'objectivité dépend à son tour des lois du jugement, sans lequel il ne saurait y avoir d'objet, ne peut-on conclure que la réalité n'appartient, en fin de compte, qu'à l'esprit ? Et, en effet, la réflexion philosophique tend à… Lire la suiteÉcrit par : Bernard d' ESPAGNAT
Dans le chapitre "L'objectivité scientifique" : … les fondements de la mécanique quantique. Pour cette raison, l'école de Copenhague ne définit jamais* l'objectivité d'un énoncé comme étant le fait qu'il porte, ou qu'il prétend porter, sur ce qui est. Une telle objectivité – que l'on peut appeler « objectivité forte » – n'aurait pour cette école pas de sens. Aussi y est-il convenu (ce n'… Lire la suiteÉcrit par : Hervé BARREAU, Tobie NATHAN
Dans le chapitre " Les philosophies relativistes" : … comme du faux. Contre cette position, Socrate et Platon se sont élevés pour défendre les droits de *l'objectivité. Par cette dernière, il faut entendre que l'esprit humain se trouve en face d'une réalité, dont il doit tenir compte, et qui chez Platon est représentée par les Idées. Hors du respect pour ces Idées, il n'y a, pour Platon, que fantaisie… Lire la suiteÉcrit par : Alain BOUTOT
Dans le chapitre "Science et ontologie" : … nature. « La représentation scientifique ne peut jamais encercler l'être de la nature, parce que l'*objectivité de la nature n'est, dès le début, qu'une manière dont la nature se met en évidence. Ainsi pour la science de la physique, la nature demeure-t-elle l'incontournable (das Unumgängliche) » (« Science et méditation »). La… Lire la suiteÉcrit par : Louis PINTO
Dans le chapitre "L'objectivation sociologique" : … caractère constructif de la démarche scientifique. Contre l'illusion de la transparence du social,* la sociologie nous procure un ensemble de données objectives que nous ne saurions dériver de nos expériences. Recourant à divers instruments (dont la statistique), elle s'efforce de révéler, selon les cas, une complémentarité structurale, une… Lire la suiteÉcrit par : Henry ROUSSO
Dans le chapitre "La passion du passé" : … *La troisième objection récurrente faite à la possibilité d'une histoire du temps présent est le risque de voir cette écriture de l'histoire prisonnière de passions encore vives. Parce qu'elle est tributaire d'enjeux contemporains, parce qu'elle met en lumière des personnages vivants qui peuvent, légitimement ou non, aspirer à l'oubli, parce qu'elle… Lire la suiteÉcrit par : Thomas NAGEL, Universalis
… l'individualité de la vie humaine. Williams affirme que les sciences humaines ne peuvent prétendre à* l'objectivité et à l'universalité des sciences physiques et rejette d'autant plus cette ambition, prônée par l'utilitarisme et la pensée kantienne, dans le domaine de l'éthique. Dans Descartes : The Project of Pure Inquiry (1978), il… Lire la suite
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