On regroupe sous ce nom les physiciens théoriciens qui, entre 1920 et 1930, après avoir élaboré la mécanique quantique, mirent en évidence ses aspects les plus révolutionnaires par rapport aux concepts en vigueur jusqu'alors et furent les instigateurs d'un très profond débat épistémologique qui se poursuit encore actuellement.
La description statistique des phénomènes atomiques et nucléaires doit-elle être considérée comme un « expédient provisoire qu'il faudrait en principe remplacer par une description déterministe » ? Ou est-elle au contraire une conséquence de « l'interaction inévitable entre objets et appareils de mesure », auquel cas le déterminisme n'a pas de sens quand l'action observée est de l'ordre de grandeur du quantum ? Dans la première hypothèse, les « relations d'incertitude » de Heisenberg n'imposent une limite théorique qu'à notre connaissance des faits. Dans la seconde, elles se réfèrent, au contraire, à une limitation concernant la validité même de certaines notions telles que la position et la vitesse.
L'école de Copenhague, animée principalement par Niels Bohr et Werner Heisenberg, défendit la seconde de ces deux conceptions, que, pour des raiso […]
