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MERCURE, élément chimique

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6.  Usages et toxicité

Le mercure, en raison de ses propriétés physiques remarquables (état liquide, conductibilité électrique élevée, masse volumique élevée, tension de vapeur faible, etc.), a été très largement utilisé dans les baromètres, thermomètres, manomètres, pompes à diffusion de vapeur de mercure pour vides très poussés, jauges de McLeod, commutateurs électriques... La surtension importante du dihydrogène sur sa surface ou sur celle d'un amalgame a entraîné son emploi dans des procédés industriels de production de dichlore et d'hydroxyde de sodium par électrolyse de solutions de chlorure de sodium ainsi que dans la fabrication de piles, en polarographie. Il est employé dans les lampes à vapeur de mercure, les lampes à ultraviolet ainsi que dans les lampes fluorescentes, qui en contiennent quelques milligrammes. Les amalgames dentaires sont constitués pour environ la moitié de leur masse par du mercure, l'autre moitié étant de l'argent, de l'étain, du cuivre et du zinc. Il a été pendant longtemps utilisé industriellement dans l'extraction des métaux précieux et son emploi persiste dans des exploitations artisanales, particulièrement en Amazonie. C'est également un catalyseur de nombreuses synthèses organiques.

Plusieurs de ces utilisations sont en voie de disparition en raison de la toxicité du mercure. Le mercure a disparu des piles salines et alcalines, la vente des thermomètres contenant du mercure est interdite en France depuis 1999. En effet, le mercure est toxique quelle que soit sa forme chimique. Les formes les plus toxiques sont les sels minéraux solubles, qui sont des poisons violents, ainsi que les composés organiques tels que le méthyl-mercure, soluble dans les graisses et donc susceptible de franchir les membranes cellulaires, et la vapeur de mercure qui est émise, en quantité non négligeable compte tenu de sa toxicité, à la température ambiante, par le mercure liquide.

Les rejets de mercure dans l'environnement marin forment du méthyl-mercure qui, ab […]

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MERCURE, toxicologie

Écrit par :  Universalis

Certaines industries modernes mais aussi des processus biologiques aboutissent à une concentration dangereuse des composés mercuriels dans l'organisme humain. Le mercure est largement utilisé dans l'industrie, les produits chimiques, les peintures, divers objets, des pesticides et des fongicides, etc. Indépendamment du fait que de nombreux biens… Lire la suite
ALCHIMIE

Écrit par :  René ALLEAU Universalis

Dans le chapitre "Les techniques alchimiques chinoises"  : …  apparente : la préparation et l'absorption du cinabre (dan), un sulfure naturel rouge de *mercure. À vrai dire, l'expression même de cinabre mâle (yangdan) qui désignait le procédé alchimique par différence avec le nom de cinabre femelle (yindan), donné aux procédés alimentaires et respiratoires, suffit… Lire la suite
AMÉRIQUE (Histoire) - Amérique espagnole

Écrit par :  Jean-Pierre BERTHE

Dans le chapitre "L'économie"  : …  central mexicain. Mais l'extraction de l'argent est relancée par le procédé de l'amalgame au *mercure, mis au point en Nouvelle-Espagne en 1555-1556, au moment même où tarissent un peu partout les premiers filons à grand rendement. Dès 1562-1563, près de 200 exploitations l'utilisent en Nouvelle-Espagne ; au Pérou, la découverte des mines de… Lire la suite
CHLORE

Écrit par :  Henri GUÉRIN

Dans le chapitre "Cellules à cathode de mercure"  : …  On* utilise une cathode circulante en mercure au contact de laquelle le sodium formé s'amalgame tandis que le chlore se dégage ; le mercure contenant environ 0,2 p. 100 de sodium s'écoule de la cellule et passe dans un décomposeur dans lequel il fournit, en présence d'eau, de l'hydrogène et de la soude. La cellule Solvay a été l'une des premières… Lire la suite
CYCLES BIOGÉOCHIMIQUES

Écrit par :  Jean-Claude DUPLESSY

Dans le chapitre "L'exemple du mercure"  : …  Le cycle naturel du *mercure (Hg) est dominé par le transport atmosphérique et les échanges entre l'atmosphère et la surface des continents ou des océans. Ce métal est relâché par les volcans et par volatilisation depuis les terres et les mers. Ses temps de résidence dans l'atmosphère, les sols et l'océan sont respectivement 11 jours, 1 000 ans et 3… Lire la suite
DIURÈSE

Écrit par :  Henri SCHMITT

Dans le chapitre "Diurétiques mercuriels"  : …  L'action diurétique du *mercure est connue depuis le xve siècle, mais les composés employés aujourd'hui sont des dérivés organomercuriels, comme la mercaptomérine et la mercurophylline. Les diurétiques mercuriels, actifs seulement par voie parentérale, provoquent après un temps de latence court (trente minutes) l'excrétion d'une… Lire la suite
GÉOCHIMIE

Écrit par :  René LETOLLE

Dans le chapitre "Groupe II B"  : …  calcite. Le cadmium a le même comportement, mais une plus grande affinité pour S. Le *mercure se concentre dans les dernières phases magmatiques en arséniure et sulfure. Étant donné sa grande volatilité, les gaz volcaniques en contiennent parfois des quantités décelables qui seraient, selon V. M. Goldschmidt, la source… Lire la suite
INDE (Arts et culture) - Les sciences

Écrit par :  Francis ZIMMERMANN

Dans le chapitre "Chimie et sciences naturelles"  : …  e siècle, il est employé dans des textes de chimie et de magie médicale pour désigner le « *mercure » ou l'« essence » de corps pris à l'état natif, comme le cinabre (sulfure de mercure), et soumis à divers procédés d'extraction, purification et calcination. Rasāyana, qui désignait « la voie des sucs organiques » dans la médecine ancienne,… Lire la suite
JAPON (Le territoire et les hommes) - Histoire

Écrit par :  Paul AKAMATSUVadime ELISSEEFFValérie NIQUET

Dans le chapitre "Le miracle économique"  : …  dans l'île de Kyūshū, la population fut victime d'une grave intoxication due à la pollution par le* mercure de l'eau de mer et du poisson consommé (des rejets industriels se poursuivaient sans précaution depuis le début des années 1950). Dans les années 1970, quatre procès intentés contre les entreprises responsables des pollutions les plus graves… Lire la suite
MESURE DE LA PRESSION ATMOSPHÉRIQUE

Écrit par :  Danielle FAUQUE

  *L'expérience du physicien et mathématicien italien Evangelista Torricelli (1608-1647), conçue en 1643, n'a aucune visée météorologique. Elle consiste seulement à montrer l'existence du poids de l'air. Pour cela, Torricelli remplit un tube de mercure qu'il retourne dans une cuve remplie elle aussi de mercure. Ce métal… Lire la suite
MÉTALLURGIE

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Dans le chapitre "L'industrie à l'époque classique"  : …  de zinc purifié. Si Aristote mentionne le vif-argent, on attribue aux Romains la découverte du *mercure, et l'usage de sa distillation. Après la mise en exploitation des minerais d'Espagne (ier s. apr. J.-C.), l'or est extrait par amalgamation. Le plomb est de plus en plus employé : pour la première fois on en fait des… Lire la suite
MINAMATA MALADIE DE

Écrit par :  Yugi SATO

… *Intoxication au mercure observée, dès 1956, dans la ville de Minamata (petit port japonais de la côte ouest de l'île de Kyūshū), d'abord chez les chats, puis chez les pêcheurs et leur famille qui ont consommé du poisson ou des coquillages. Cette intoxication — qui, au début du xxisiècle, selon les statistiques… Lire la suite
REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals)

Écrit par :  Pierre LASZLO

Dans le chapitre "Catastrophes industrielles"  : …  3CHO de la société Shin Nippon Chisso utilisait du sulfate de mercure comme catalyseur. *Rejeté dans la mer de 1932 à 1968, le mercure, sous la forme de chlorure de méthylmercure CH3HgCl toxique, contamina la chaîne alimentaire. Se nourrissant de poisson, les habitants de Minamata furent empoisonnés – l'intoxication fut… Lire la suite
SULFURES ET SULFOSELS NATURELS

Écrit par :  Roland PIERROTGuy ROGER

Dans le chapitre "Cinabre"  : …   21), est rare en cristaux (surtout rhomboèdres souvent maclés, en groupements hexagonaux) ; il est, dans la plupart des cas, massif, grenu ou se présente en masses terreuses. Il est de couleur rouge cochenille, son éclat est adamantin ou semi-métallique. C'est, avec le *mercure natif (qui lui est parfois associé), le seul minerai de mercure… Lire la suite
TORRICELLI EVANGELISTA (1608-1647)

Écrit par :  Agnès LECOURTOIS

… *Physicien et mathématicien italien, né à Faenza et mort à Florence, inventeur du baromètre. Les écrits de Galilée inspirèrent à Torricelli un traité de mécanique, De motu (Du mouvement), qui devait à son tour influencer Galilée. Invité à Florence en 1641, Torricelli assure les fonctions de secrétaire et d'assistant auprès de… Lire la suite

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Mercure : propriétés physiques Halogénures : propriétés

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