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LÈPRE

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6.  Traitement

Pendant des siècles, le seul médicament de la lèpre a été l'huile de chaulmoogra, extraite des graines de plantes des régions tropicales appartenant à la famille des Flacourtiacées. Ce produit était doué d'une certaine action, insuffisante toutefois pour enrayer l'évolution maligne.

Les sulfones, essayées pour la première fois en 1941 aux États-Unis, ont marqué par leur efficacité une étape considérable dans la thérapeutique de la lèpre, dont elles ont transformé le pronostic. Les composés substitués furent bientôt remplacés par la sulfone mère, la diaminodiphénylsulfone (DDS), qui en représente la fraction active. D'emploi facile, peu toxique à doses modérées, de prix modique, elle est utilisée dans le monde entier, et reste encore le médicament de base de la lèpre. D'autres produits très efficaces sont venus élargir l'éventail thérapeutique : une diphénylthio-urée, des sulfamides-retard, une riminophénazine (qui a en plus une activité antilépreuse sûre une activité anti-inflammatoire appréciable permettant de réduire les complications réactionnelles). Enfin, les antibiotiques antituberculeux (Rifampicine éthionamide) ont fait preuve d'activité antilépreuse. On peut les associer avec un sulfone (Dapsone) et un autre antibiotique (la Clofazimine) : c'est la polychimiothérapie (P.C.T.). Fournie gratuitement aux pays intéressés par l'intermédiaire de l'O.M.S., la P.C.T. a permis d'obtenir des résultats spectaculaires dans la réduction de la charge de la morbidité.

La durée du traitement spécifique varie de 6 mois à 2 ans suivant les différentes maladies. La polychimiothérapie est efficace (rechute inférieure à 0,1 p. 100) et bien tolérée ; les lésions cutanées et muqueuses régressent ou s'effacent, les lésions oculaires se stabilisent, les bacilles dégénèrent puis disparaissent progressivement. Les lésions nerveuses, plus rarement améliorées, peuvent bénéficier de la physiothérapie. Mais il reste les infirmités irréversibles ; une fois installées, elles nécess […]

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