4. Immunité
Mais la lèpre est en définitive peu contagieuse, seul un petit nombre des individus exposés deviennent lépreux ; de plus, la majorité des sujets atteints ne font pas d'évolution maligne. Il peut, en effet, exister chez l'homme une résistance à l'infection due à un état d'immunité relative, acquise par le contact avec le bacille de Hansen, ou le bacille de Koch ou par vaccination au B.C.G. Il s'agit ici d'immunité cellulaire. Ces phénomènes pourraient expliquer en partie la grande réceptivité de l'enfant (qui n'a pas encore eu de contact immunogène), la résistance relative de l'adulte, la rareté des infections conjugales, le caractère capricieux de la contagion. Bien d'autres facteurs entrent en jeu, parmi lesquels les facteurs hormonaux, la nutrition, etc., responsables aussi des fréquentes fluctuations de la résistance.
On met en évidence la présence ou l'absence de l'état d'immunité par l'intradermo-réaction à la lépromine, ou « réaction de Mitsuda », dont la positivité (lecture après 4 semaines) indique la résistance relative de l'organisme à l'infection. La lépromine est une suspension en eau physiologique de bacilles de Hansen, provenant de lépromes humains, et tués par la chaleur.
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