3. Transmission
La lèpre, ou « maladie de Hansen », n'étant pas héréditaire, et l'infection congénitale étant exceptionnelle, la diffusion en est due uniquement à la contagion. Il ne faut pas oublier que la majorité des lépreux ne sont pas contagieux, et que la maladie se contracte seulement au contact des malades bacillifères. Chez ces derniers, les bacilles sont émis en grande quantité par le nez, la bouche, les voies respiratoires supérieures, et la peau, surtout lorsqu'il y a ulcération. La pénétration du bacille se fait par voie cutanée, à la faveur d'une excoriation, ou de frottements répétés. Ainsi les premières lésions sont situées sur les parties du corps habituellement découvertes : visage et mains chez les Norvégiens du temps passé, membres inférieurs et majeure partie du corps chez les autochtones des pays tropicaux. La contamination peut être directe (promiscuité, partage d'un même lit, soins donnés par une mère malade à de jeunes enfants à l'épiderme fragile) ; mais, contrairement à une opinion erronée, la maladie ne se contracte pas par rapports sexuels. Indirectement, le bacille se transmet par l'intermédiaire de tout linge, d'objets usuels et instruments divers, par la marche pieds nus sur un sol souillé de crachats et sécrétions nasales de malades, à la suite aussi de tatouages ou d'inoculations accidentelles.
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