7. Problème social et psychologique
L'horreur séculaire inspirée par la maladie autrefois incurable était compréhensible ; en dépit de la gravité de l'affection, elle ne se justifie plus aujourd'hui, grâce aux progrès des connaissances médicales et des thérapeutiques. Le « psychisme du lépreux », souvent évoqué, n'est que la réaction de ce dernier vis-à-vis de la société : il lui faut, envers et contre tout, cacher sa maladie.
Mais la peur et les préjugés demeurent et pèsent, beaucoup plus que la maladie elle-même, sur le lépreux, même si l'on remplace ce mot par celui de « hansénien ». Il faut en effet reconnaître que les lépreux sont toujours victimes d'exclusion, autant par le dégoût que cette maladie inspire à ceux qui en sont indemnes que par la ségrégation sociale drastique infligée aux grands malades qui sont un vrai défi pour des systèmes de santé aussi peu performants que ceux des pays en développement.
Une meilleure connaissance de la maladie et de son traitement et la lutte courageuse menée par plusieurs associations d'aide humanitaire (ordre de Malte, Handicap international) et surtout l'action internationale inspirée par Raoul Follereau (1903-1977) ont permis de soigner de façon plus efficace, d'éliminer la peur par l'éducation du public et de faciliter le reclassement social des malades stabilisés.
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