Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

LIOUVILLE JOSEPH (1809-1882)

Page précédente Page suivante

Joseph Liouville fut un bon artisan des mathématiques, déployant une activité considérable dans l'enseignement et la diffusion des idées mathématiques de son temps ; il est le fondateur du Journal de mathématiques pures et appliquées appelé traditionnellement « Journal de Liouville ». Ses principaux travaux portent sur l'analyse et on lui doit un important théorème sur l'approximation des irrationnels algébriques.

1.  Une intense activité

L'élection de Joseph Liouville à l'Assemblée constituante de 1848 est seule à rompre l'unité d'une carrière toute scientifique : sorti de l'École polytechnique en 1827, il y revenait en 1833 comme répétiteur puis professeur d'analyse ; dès sa trente et unième année, il était élu à l'Académie des sciences, dans la section d'astronomie, en remplacement de Lalande.

Il fut un des meilleurs professeurs de son temps, et ses cours, à Polytechnique et au Collège de France, prirent une grande part de son activité ; les nombreuses notes qu'il publia dans son journal donnent une idée de leur richesse, et font regretter qu'ils n'aient pas été rédigés et conservés.

Liouville fonda le Journal de mathématiques pures et appliquées en janvier 1836, en remplacement des Annales de Gergonne disparues depuis 1831 ; un autre journal paraissait sous le même titre, mais en langue allemande, depuis 1826, et pour les distinguer on prit l'habitude de les désigner par les noms de leurs fondateurs : on eut donc le « Journal de Crelle » et le « Journal de Liouville », qui tous deux sont restés, aujourd'hui encore, au premier rang des périodiques mathématiques européens.

Liouville publia le sien, mois par mois, pendant trente-neuf ans ; ses successeurs, H. Resal, C. Jordan, enfin H. Villat qui le dirige depuis 1922, ont maintenu la double orientation, pure et appliquée, voulue par le fondateur.

Ses tâches d'académicien et d'éditeur lui ôtèrent la liberté d'esprit nécessaire à une recherche approfondie ; dans une lettre de 1862, il se plaint de ne pouvoir exploiter à fond ses idé […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« LIOUVILLE JOSEPH (1809-1882) » est également traité dans :

ANALYSE MATHÉMATIQUE

Écrit par :  Jean DIEUDONNÉ

Dans le chapitre "Fonctions elliptiques"  : …  , log xex) l'intégrale elliptique : (réel ≠ 0, ± 1). *Liouville devait prouver plus tard qu'il n'existe pas de telle expression, mais dès la fin du xviiie siècle, on commençait à étudier les propriétés de la fonction I(x) comme une nouvelle « transcendante ». Le progrès… Lire la suite
ERGODIQUE THÉORIE

Écrit par :  Antoine BRUNEL

Dans le chapitre "Le modèle de Poincaré et l'hypothèse ergodique"  : …  S sont convenablement choisis, est assurée par un résultat général dû à *Liouville. Le physicien qui observe l'évolution du système s'intéresse à des mesures portant sur les valeurs de fonctions de l'état de S (observables). Soit f l'une d'elles, f : Ω → R. Si l'on… Lire la suite
RÉELS NOMBRES

Écrit par :  Jean DHOMBRES

Dans le chapitre "Classification des nombres réels"  : …  fournir un seul exemple de nombre transcendant, bien que le candidat retenu par tous fût π. C'est *Liouville qui, en 1844, fournit le premier exemple de tels nombres en utilisant une propriété de mauvaise approximation des nombres transcendants par les nombres rationnels (cf. approximations diophantiennes, chap. 3). Hermite, prouve en… Lire la suite
TRANSCENDANTS NOMBRES

Écrit par :  Jean DIEUDONNÉ

Dans le chapitre "L'existence des nombres transcendants"  : …  nombres complexes, et d'appeler encore nombre transcendant un nombre complexe non algébrique. J. *Liouville a établi, en 1844, l'existence des nombres transcendants par une construction fondée sur la propriété, découverte par lui, de « mauvaise approximation » des nombres irrationnels algébriques par les nombres rationnels. En 1873, G. Cantor… Lire la suite

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média