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TRANSCENDANTS NOMBRES

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Si la notion de nombre irrationnel remonte aux Grecs, l'idée de nombre transcendant n'a pu se dégager qu'après la création de notations algébriques assez développées pour que le concept de polynôme de degré quelconque puisse être clairement formulé ; aussi est-ce seulement au xviie siècle que l'on commence à faire la distinction entre les nombres algébriques , tels 3/2 ou cos (π/n) pour n entier, qui sont racines de polynômes à coefficients entiers, les autres nombres réels étant qualifiés de transcendants. L'existence de nombres transcendants n'a été prouvée qu'au xixe siècle ; s'il est facile de construire des nombres transcendants, la question de savoir si un nombre donné est ou non transcendant est généralement un problème fort difficile. L'exemple le plus célèbre est celui du nombre π, dont la transcendance n'a été démontrée qu'en 1882 ; ce résultat prouvait définitivement l'impossibilité de la « quadrature du cercle », c'est-à-dire le problème, posé depuis les Grecs, de la construction géométrique « par la règle et le compas » d'une longueur égale à la circonférence de diamètre unité ; il est facile, en effet, de montrer qu'une telle construction ne peut jamais donner que des longueurs dont la mesure est un nombre algébrique (et même un nombre algébrique d'un type très particulier).

1.  L'existence des nombres transcendants

Il est commode d'étendre la définition des nombres algébriques aux nombres complexes, et d'appeler encore nombre transcendant un nombre complexe non algébrique. J. Liouville a établi, en 1844, l'existence des nombres transcendants par une construction fondée sur la propriété, découverte par lui, de « mauvaise approximation » des nombres irrationnels algébriques par les nombres rationnels. En 1873, G. Cantor déduisit l'existence des nombres transcendants de son théorème prouvant que l'ensemble de tous les nombres réels est non dénombrable : il suffit, en effet, de prouver que l'ensemble A de tous les nombres algébriques est dénombrable. Pour cela,  […]

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BAKER ALAN (1939- )

Écrit par :  Bernard PIRE

…  élevés chacun à des puissances algébriques, irrationnelles et linéairement indépendantes, est *un nombre transcendant. De plus, il a montré que la somme des circonférences de deux ellipses, dont les axes ont des longueurs algébriques, est un nombre transcendant. Baker a aussi démontré une série de théorèmes sur l'indépendance algébrique des… Lire la suite
CANTOR : THÉORIE DES ENSEMBLES

Écrit par :  Bernard PIRE

… 1916), Cantor s'était consacré à l'étude des séries trigonométriques et aux nombres irrationnels. *Dans l'article de 1874, il démontre que l'on doit considérer au moins deux types d'infinités. Il prouve que l'ensemble des nombres réels algébriques (c'est-à-dire les solutions réelles des équations de degré n à coefficients entiers) peut… Lire la suite
CORPS, mathématiques

Écrit par :  Robert GERGONDEY Universalis

Dans le chapitre "Théorie élémentaire des corps commutatifs"  : …  est alors isomorphe au corps K(X) des fractions rationnelles sur K. On dit que x est *transcendant et que K(x) est une extension transcendante simple de K. Évidemment, tout élément y de K(x) qui n'appartient pas à K est transcendant sur K et on a K(y) = K(x). Les exemples… Lire la suite
DIOPHANTIENNES APPROXIMATIONS

Écrit par :  Marcel DAVID

Dans le chapitre "Approximations des irrationnels algébriques"  : …  a une grande importance historique, puisqu'il a permis de définir explicitement les premiers *nombres transcendants (nombres de Liouville), grâce à des développements (décimaux ou en fraction continuée) lacunaires tels que : jusque-là on ne connaissait que l'existence des nombres transcendants (par complémentarité dans R des… Lire la suite
GELFOND ALEXANDRE OSSIPOVITCH (1906-1968)

Écrit par :  Jean-Luc VERLEY

… *Mathématicien russe, né à Saint-Pétersbourg et mort à Moscou. Le nom de Gelfond reste attaché à l'étude des nombres transcendants ; on lui doit aussi d'importants résultats sur l'interpolation et l'approximation des fonctions de variable complexe. Depuis 1931, Gelfond a enseigné les mathématiques à l'université de Moscou, où il a occupé… Lire la suite
HERMITE CHARLES (1822-1901)

Écrit par :  Jean DIEUDONNÉ

Dans le chapitre "Algèbre et analyse"  : …  symplectique. Enfin, le plus célèbre des mémoires d'Hermite est celui où, en 1872, il démontra *la transcendance du nombre e ; il y avait été conduit par ses recherches sur les fractions continuées algébriques, et sa méthode est restée presque la seule dont on dispose encore aujourd'hui pour aborder les problèmes de transcendance… Lire la suite
HILBERT DAVID (1862-1943)

Écrit par :  Rüdiger INHETVEENJean-Michel KANTORChristian THIEL

Dans le chapitre "Problème 7 : irrationalité et transcendance de certains nombres"  : …  nombres, surnommée par Carl Friedrich Gauss « la reine des mathématiques ». L'existence de nombres *transcendants avait été prouvée par Liouville ; puis Hermite et Lindemann avaient respectivement montré la transcendance de e et de π. Hilbert propose de montrer la transcendance de ab, pour a algébrique et bLire la suite
LINDEMANN FERDINAND VON (1852-1939)

Écrit par :  Universalis

… Après des études post-doctorales, il enseigne à l'université de Freiburg de 1877 à 1883. Lindemann *est surtout célèbre pour avoir démontré la transcendance du nombre đ à partir de la méthode développée par le Français Charles Hermite (1822-1901) dans les années 1870. Celui-ci est le premier mathématicien à démontrer la transcendance d'un nombre,… Lire la suite
RÉELS NOMBRES

Écrit par :  Jean DHOMBRES

Dans le chapitre "Classification des nombres réels"  : …  étonne car, à l'époque où elle fut donnée, il était impossible de fournir un seul exemple de *nombre transcendant, bien que le candidat retenu par tous fût π. C'est Liouville qui, en 1844, fournit le premier exemple de tels nombres en utilisant une propriété de mauvaise approximation des nombres transcendants par les nombres rationnels (cf.… Lire la suite
SIEGEL CARL LUDWIG (1896-1981)

Écrit par :  Jean DIEUDONNÉ

… *Mathématicien allemand, né à Berlin et mort à Göttingen, dont les travaux portent principalement sur la théorie des nombres et les fonctions automorphes. Carl Ludwig Siegel fut l'élève de G. F. Frobenius ; il enseigna aux universités de Francfort et de Göttingen et fut membre de l'Institute for Advanced Study de Princeton à partir de 1940, ayant… Lire la suite

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