Découpant le métal en parfait artisan, assemblant sans ordre apparent les objets les plus divers qui manifestent inlassablement leur tapageuse et bruyante existence, créant par d'incessantes combinaisons les formes animées de ses superbes machines en perpétuel devenir, et cela jusqu'à l'anéantissement, Jean Tinguely a élaboré une des œuvres de sculpteur les plus personnelles de notre époque.
Né à Fribourg, en Suisse, en 1925, Jean Tinguely s'inscrit à l'École des beaux-arts de Bâle, découvre Schwitters et Klee et se passionne pour le Bauhaus et pour les constructivistes. Installé en France à partir de 1953 avec sa femme, Eva Aeppli, il réalise ses premières machines mobiles ironiques et absurdes qui marquent le début de sa carrière artistique : machines bringuebalantes en fil de fer (« Moulins à prières », 1954) et tableaux-reliefs où sur un fond noir des formes blanches inspirées de l'abstraction géométrique tournent lentement (« Méta-Malevitch », 1954). Il pratique alors, dit-il, « la peinture abstraite d'une manière désespérée », avant d'en finir, quelques années plus tard, une fois pour t […]
Autres références
« TINGUELY JEAN (1925-1991) » est également traité dans :
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FRANCE (Arts et culture) - L'art public
Auteurs :
Caroline CROS, E.U.
Dans le chapitre "La commande publique revisitée" : …
désert, espace urbain) rendent alors inévitable et urgent le renforcement de la commande publique. *En France, des artistes comme Jean Dubuffet, Jean Tinguely ou encore Jean-Pierre Raynaud font aussi évoluer la notion de commande publique. Ils entreprennent, sans l'aide de l'État, la construction de projets utopiques qui relèvent davantage de l'…
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KLÜVER BILLY (1927-2004)
Auteur :
Thierry DUFRÊNE
Pontus Hulten, historien de l'art, cinéphile et futur directeur du Moderna Museet de Stockholm. *Après deux ans passés à Paris, où il rencontre Jean Tinguely, Billy Klüver s'installe aux États-Unis en 1953, où il travaille pour la compagnie des téléphones Bell. En 1960, Tinguely l'associe au « suicide » de sa machine auto-destructrice dans le…
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NON-ART
Auteur :
Gilbert LASCAULT
Dans le chapitre "Aberrant catalogue d'un musée contradictoire" : …
trois compressions de voitures, prismes d'une tonne chacun. En 1971, devant la cathédrale de Milan, *Tinguely dévoile un phallus doré de 5 mètres, flanqué à sa base de deux sphères symétriques : phallus qui crache des fumées noires et se détruit dans les flammes. Des « happenings » apparaissent, événements plus ou moins préparés, plus ou moins…
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NOUVEAU RÉALISME
Auteur :
Catherine VASSEUR
Dans le chapitre "Les prémices d'une appropriation concertée" : …
voyeurs et collectionneurs » de ce support de messages si étroitement lié à la vie urbaine. *Jean Tinguely – qui fabrique depuis 1953 des sculptures « métamécaniques » et des tableaux mobiles – est quant à lui associé au groupe des artistes cinétiques. En 1958, Tinguely réalise avec Yves Klein, dans le cadre d'un projet intitulé Vitesse…
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OPTIQUE ET CINÉTIQUE ART
Auteur :
Arnauld PIERRE
Dans le chapitre "« Le Mouvement »" : …
1955 réunit, sous l'étiquette Le Mouvement, des œuvres de Victor Vasarely, Robert Jacobsen,* Jean Tinguely, Jesús Rafael Soto, Pol Bury et Yaacov Agam : c'est le coup d'envoi de l'art cinétique. Publié à cette occasion, le Manifeste jaune, ainsi nommé en raison de la couleur du papier utilisé, réunit des textes qui mettent en…
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Bibliographie
M. Conil Lacoste, Tinguely : l'énergétique de l'insolence, rééd. La Différence, Paris, 2007
M. Fréchuret, D. Soutif, É. Pons et al., Jean Tinguely : « les Philosophes », catal. expos., Fort carré, Musée Picasso d'Antibes, Réunion des musées nationaux, Paris, 1999
P. Hulten, Tinguely, Centre Georges-Pompidou-Musée national d'art moderne, Paris, 1989
R. Leeman, A. Kramer & A. Bariteaud, « Cher Pierre » : lettres de Jean Tinguely à Pierre Restany, catal expos., I.N.H.A., Paris, 2007
Musée Jean Tinguely Bâle : la collection, éd. Bentelli, Berne, 1996.
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