2. Isotopes en médecine
Les applications des isotopes radioactifs en biologie et en médecine sont fondées sur des principes analogues.
Les isotopes radioactifs permettent, grâce aux signaux qu'ils émettent, de suivre le cheminement d'un produit dans l'organisme ou de délimiter un organe. Ils peuvent être également utilisés en thérapeutique pour irradier les tissus dans lesquels ils se fixent. Ils permettent enfin d'explorer la cinétique cellulaire.
• Emploi des isotopes en vue du diagnostic
On a distingué ici pour les besoins de l'exposé imagerie isotopique et explorations fonctionnelles bien qu'il soit de moins en moins facile de les dissocier.
Imagerie isotopique
Certains cristaux, tel l'iodure de sodium, émettent un signal (scintillation) quand ils sont traversés par un rayonnement. Ces scintillateurs permettent de visualiser sous forme de scintigraphies la distribution d'un isotope radioactif après son introduction dans l'organisme. La précision des localisations obtenues avec ces caméras à scintillation dépend des caractéristiques du collimateur en plomb qui arrête une plus ou moins grande proportion des rayonnements émis par des radioéléments qui ne sont pas situés dans l'axe des orifices du collimateur, ainsi que du nombre de signaux reçus ; la qualité de l'image étant d'autant meilleure que le nombre de signaux sera plus grand, donc que la concentration radioactive sera plus élevée. Comme on est limité dans la quantité de radioéléments que l'on peut administrer au malade par la crainte des effets radiobiologiques, on préfère utiliser des radioéléments à vie courte, tel le technétium 99m de période 6 heures qui, à quantité égale de signaux, délivre une dose plus faible que les radioéléments de longue période.
La qualité des images scintigraphiques a été grandement améliorée grâce au traitement par ordinateur des signaux reçus. De plus, on peut ainsi suivre l'évo […]
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