Troisième agglomération urbaine et port principal de l'État d'Israël, Haïfa associe le destin de deux cités : Acre (Akko en hébreu) et Haïfa. La première, centre urbain traditionnel de la Galilée, s'efface avec le renouveau de la présence juive devant la seconde, centre urbain moderne.
Acre bénéficiait de la convergence des routes continentales traversant la Galilée : la voie la plus courte vers Damas par la vallée de Bet Kerem au nord, et l'accès au lac de Tibériade par la large vallée du Nahal Evlayim et le bassin de Tur'an au sud.
Située, à l'origine, à 1 kilomètre de la côte, sur la rive du fleuve Na'aman, la ville se déplace, à l'époque hellénistique (~ iiie s.), vers son site actuel : elle occupe le promontoire gréseux qui limite, au nord, la grande baie de Haïfa. Elle joue, dès lors, le rôle de place commerciale qu'elle conserve, sous la domination arabe, après 638. Capitale du royaume franc après la chute de Jérusalem, en 1187, dernier point d'appui des croisés en Palestine, Acre (Saint-Jean-d'Acre) est reconquise et détruite par les musulmans en 1291. Elle n'est relevée de ses ruines qu'après 1750 et devient le port principal de la Palest […]
