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Écrit par : Maxime RODINSON
Dynastie de califes arabes, fondée par al-‘Abbās, oncle de Mahomet, les ‘Abbāsides régnèrent de 750 à 1258 à Bagdad. À l'origine, ils étendaient leur pouvoir sur la quasi-totalité du monde musulman. Puis des régions de plus en plus nombreuses leur échappèrent, même si elles leur reconnaissaient dans beaucoup de cas une autorité théorique. À l'inté ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Une révolution soutenue par les clients persans de l'empire et par les Alides renverse la dynastie omeyyade de Damas et donne le pouvoir à al-Saffāh, descendant d'al-‘Abbās, oncle de Mahomet : début de la dynastie abbasside. Création d'une nouvelle capitale, la ville Ronde de Madīnat al-Salām (« ville du salut »), aussi appelée Bagdad. Rè ... Lire la suiteÉcrit par : Michèle ÉPINETTE
Chef du mouvement révolutionnaire ‘abbāside qui éclata dans le Khurāsān en 747, Abū Muslim joue un rôle important dans la chute de la dynastie umayyade. Abū Muslim serait un esclave d'origine persane. Il entre au service des Banū ‘Idjl à Kūfa, où il aura son premier contact avec le shī‘isme. Emprisonné quelque temps, il sera libéré par les membres ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Après avoir montré ses qualités militaires dans des campagnes victorieuses en Afghanistan et en Iran, Alp Arslan succède vers 1060 à son père Tchaghri Beg au Khorassan, puis en 1063 à son oncle Toghroul Beg en Iran et en Irak. Ayant réussi à éliminer ses oncles et cousins, reconnu comme sultan par le calife abbasside al-Qā'im, il est avant tout l' ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
Dans le chapitre Histoire et archéologieAntioche fut fondée en 300 avant J.-C., sur la rive gauche de l'Oronte, au pied du mont Silpius, par Seleucus Nicator, après sa victoire sur Antigonos à Ipsos. Seleucus donna à la nouvelle ville le nom de son père, Antiochus. Grâce à sa situation géographique, la ville fut rapidement riche et florissante, commerçante et cultivée à la fois. Quand P ... Lire la suite
Écrit par : Robert MANTRAN, Maxime RODINSON, Universalis
L'Arabie, ultime et massif prolongement de l'Asie sud-occidentale, s'inscrit entre le golfe Persique, l'océan Indien et la mer Rouge que prolonge, au nord-est, la fosse du Jourdain. La péninsule d'Arabie, traversée en son milieu par le tropique du Cancer, est un immense désert de près de deux millions et demi de kilomètres carrés, rattaché géologi ... Lire la suiteÉcrit par : Maxime RODINSON, Universalis
Au-delà des théoriciens que le nationalisme arabe a tardé à se donner, encore qu'ils furent précédés par les pionniers de ce qui est un proto-nationalisme, l'arabisme est d'abord le sentiment d'appartenance à l'ethnie ou à la nationalité arabe. Il y a lieu, en effet, de parler – et très tôt – d'une conscience ethnique diffuse. Et ce que l'arabisme ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Port de l'ancienne Palestine méridionale (actuellement Israël), sur la route d'Égypte, Ascalon était l'ancienne cité royale des Philistins. La situation stratégique de la forteresse d'Ascalon détermina l'acharnement que mirent à l'occuper les croisés et les Égyptiens. Les Francs ne purent s'en emparer qu'en 1153 et Saladin la leur reprit, après un ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Membres d'une secte musulmane, célèbre par la manière dont elle se faisait un devoir sacré de mettre à mort les ennemis de la Vérité. Les assassins recherchaient, croit-on, l'extase dans la drogue, ce pourquoi on les appelle en arabe ḥashshāshīn ou ḥashīshiyya, nom qui est communément rapporté au mot ḥashīsh : herbe séch ... Lire la suiteÉcrit par : Henry CORBIN
Avicenne est un des plus grands noms de la philosophie islamique et l'avicennisme se situe au carrefour de la pensée orientale et de la pensée occidentale. La forme du nom sous lequel Avicenne est traditionnellement connu dans l'histoire de la philosophie et de la médecine en Occident résulte d'une mutation de la forme authentique Ibn Sīnā, advenu ... Lire la suiteÉcrit par : Gaston WIET
Famille princière dont les membres régnèrent sur l'Égypte, la Syrie, la Mésopotamie et le Yémen, les Ayyūbides tirent leur dénomination du Kurde Ayyub, père du monarque connu en Europe sous l'appellation de Saladin, calquée sur son surnom arabe Salah al-din. Ce dernier avait installé le nouveau régime en Égypte, sans bruit, ordonnant de substituer ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MEUSY
Parti socialiste de la renaissance arabe, le Baath est un parti politique fortement structuré qui, dépassant les frontières des États, se veut un mouvement unitaire arabe et socialiste. Fondé en 1943 à Damas par un chrétien orthodoxe, Michel Aflak, le philosophe du parti, et Ṣālah al-Biṭar, qui en sera le tacticien et participera au pouvoir, le pa ... Lire la suiteÉcrit par : Gaston WIET
Baïbars (ou Baybars) Ier, al-Malik al-Ẓāhir Rukn al-dīn al-Ṣāliḥī, fut le quatrième sultan des Mamlouks Baḥrides. Ce dernier qualificatif, dérivé de baḥr, est appliqué au Nil, les premiers esclaves turcs achetés par le sultan ayyūbide al-Malik al-Ṣāliḥ ayant été casernés dans une île au milieu du fleuve, au sud du Caire. Le nom ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe OUANNÈS
Famille de hauts fonctionnaires dont plusieurs membres occupèrent des postes importants sous les premiers califes ‘ abbāsides de Baghdād, puis en devinrent les vizirs et les « maires du palais ». Leur nom, al-Barāmika, ne vient pas de celui d'un ancêtre éponyme, Barmak, mais de celui d'un titre héréditaire : grand prêtre du temple de Nawbahār, près ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
« Maison de la Sagesse », le Bayt al-Ḥikma fut fondé à Baghdād par le calife Ma'mūn, qui régna de 813 à 833. Ce centre de la culture arabe et universelle de l'époque fit de Baghdād, capitale du califat, l'équivalent de ce qu'avait été Alexandrie. Meyerhof, dans un opuscule intitulé D'Alexandrie à Bagdad, a développé ce point de vue, en mo ... Lire la suiteÉcrit par : Gaston WIET
Le terme « califat » désigne une fonction ; il dérive de calife, emprunté à l'arabe khalifa qui, jusqu'à nos jours, a servi à qualifier la dignité du chef de la communauté musulmane. Importante à l'époque des Omeyyades, la fonction de calife a décliné après la chute du calife de Bagdad dont les pouvoirs étaient déjà très amoindris. Le pre ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Bataille et arbitrage de Siffīn : ‘Alī est discrédité au profit du gouverneur de Damas, Mu‘awiya Mu‘awiya est proclamé calife par ses troupes. ‘Alī est assassiné par un khāridjite, c'est-à-dire un ancien Alide pour qui ‘Alī s'est délégitimé en acceptant l'arbitrage de Siffīn. Conquête du Maghreb et fondation de la ville-camp de Kairouan. Instaurat ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
L'une des principautés de la Terre sainte, fondée en mars 1098 par Baudouin de Boulogne, frère de Godefroi de Bouillon, qui, venu à l'aide du prince arménien Thoros, sut éliminer celui-ci par la ruse. Le comté d'Édesse (ou Orfa), au-delà de l'Euphrate, était le plus oriental des États latins et la principale marche contre les Turcs, constituant mê ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
Répandue depuis le milieu du ixe siècle surtout à Bagdad, siège du califat, la coutume d'utiliser des régiments d'esclaves turcs (gholām) fut adoptée par les Samanides qui espéraient ainsi contrebalancer la puissance militaire de leurs seigneurs ruraux (dehqān) iraniens. Ce calcul se révéla faux ; à la mort de ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
Sixième calife fāṭimide et personnage central du système religieux druze, tantôt cruel et despotique, tantôt humble, généreux et juste. Les raisons profondes du comportement étrange de Ḥākim restent inexpliquées. Il est proclamé calife en 996, et les premières années de son règne sont fort agitées : guerre avec les Byzantins et troubles intérieurs ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Famille arabe, les Hamdanides ont donné naissance au xe siècle à deux petites dynasties, l'une à Mossoul, l'autre à Alep où a vécu le personnage le plus illustre de cette famille, l'émir Sayf al-Dawla. Descendants de ‘Adī b. Ousāma b. Taghlib (d'où le nom de Taghlibides qui leur a parfois été donné), les Hamdanides apparaissent ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe OUANNÈS
Le règne du cinquième calife ‘abbāside marque un tournant crucial dans l'histoire du califat : il amorce la longue décadence de l'empire islamique. Troisième fils d'al-Mahdī, Hārūn al-Rashīd restera longtemps sous l'influence de sa mère, al-Khayzurān, une esclave yéménite affranchie. Son enfance se passe dans le luxe et la facilité. Soumis à son t ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SANTUCCI
Né au Hedjaz, Ḥusayn ibn ‘Alī appartient aux ‘Abadila, l'un des clans de descendants du Prophète, qui, depuis 961, fournit les responsables locaux de la ville sainte, nommés par les califes de l'Islam. Il reçoit d'abord une éducation dans le milieu tribal avant de séjourner, de 1881 à 1908, dans la capitale ottomane. Il accède à cette dernière dat ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
Fils d'un esclave turc, Ibn Ṭūlūn parvient, alors qu'il est général dans la garde califale, à s'attribuer le pouvoir en Égypte et en Syrie. Un rapide examen de la situation du califat ‘abbāside à cette époque permet d'expliquer ce succès. L'assassinat d'al-Mutawakkil en 861 amorce la dislocation politique du califat. Si l'anarchie et les troubles ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise AUBIN, Olivier CARRÉ, Nathalie CLAYER, Andrée FEILLARD, Marc GABORIEAU, Altan GOKALP, Denys LOMBARD, Robert MANTRAN, Alexandre POPOVIC, Catherine POUJOL, Jean-Louis TRIAUD, Universalis
Dans le chapitre Monde arabeLa modernisation dans le actuel est souvent identifiée à l'occidentalisation, sans doute accentuée par la proximité géographique et historique de l'Europe. L'État national ainsi que les sciences et les techniques sont acclimatés à la fois par l'inspiration islamique et par l'inspiration arabiste. Le mouvement national est un fait récent et caracté ... Lire la suite
Dans le chapitre Proche et Moyen-Orient non arabesLes pays musulmans non arabes du et du Moyen-Orient ont connu à partir des années 1980 des événements politiques majeurs dans lesquels les facteurs religieux ont joué un rôle déterminant. En Turquie, malgré la volonté du pays d'entrer dans l'Union européenne, les électeurs ont porté au pouvoir un parti islamique qui a tenté de remettre en cause le ... Lire la suite
Écrit par : Louis GARDET, Olivier ROY
L'islam, on l'a dit souvent, est tout ensemble religion et communauté. Tel il s'éprouve et se veut lui-même. Communauté de foi et de témoignage de foi, à coup sûr, centrée sur ces « piliers de l'islam » que sont les actes cultuels impérés au croyant, mais en même temps communauté de vie, et code de vie. Les prières prescrites, l'aumône légale, le ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Nom francisé du principal corps de troupe de l'Empire ottoman (Yeni Čeri, « nouvelle troupe »), dont la création se situe dans la seconde moitié du xive siècle, sous le règne du sultan Mūrad Ier (1362-1389). Le recrutement des janissaires, d'abord effectué en prélevant un prisonnier de guerre sur cinq, se fa ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
État fondé en fait lors de la prise de Jérusalem par les croisés (15 juill. 1099) et de l'élection de Godefroi de Bouillon comme avoué du Saint-Sépulcre, et en droit par le couronnement de Baudouin Ier comme roi (25 déc. 1100). Rien n'ayant été expressément spécifié quant aux droits du pape, organisateur de la croisade, à ceux de l'empe ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marc PROST-TOURNIER
Région de l'ancienne Palestine, entre la Samarie au nord et le Néguev au sud, la Judée fut dans l'Antiquité le cœur du pays juif. Elle se présente comme un plateau bombé, sillonné d'ondulations. Une lourde voûte anticlinale calcaire s'élève doucement ou par flexure au-dessus de la plaine côtière et des collines du Shefela, jusqu'à une altitude de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
Fondateur de la dynastie zand (1750-1794) et souverain de fait de la majeure partie de la Perse de 1750 à 1779, Mohammad Karim Khān exerça un pouvoir éclairé, et son action laissa une profonde empreinte dans l'aspect de Chīrāz, sa capitale. Après le règne tourmenté de Nāder Shāh (1736-1747), la Perse connut une période de calme et de modération. L ... Lire la suiteÉcrit par : Yves THORAVAL
Né à Alep, d'une célèbre famille musulmane syrienne, ‘Abd al-Raḥmān al-Kawākibi devient juriste et journaliste. Il dénonce la tyrannie ottomane, ce qui lui vaut la prison jusqu'en 1898. À cette date, il s'exile en Égypte puis entreprend un voyage auprès des Arabes habitant la Somalie, le Zanzibar et le Yémen. Après un long séjour à La Mecque, il r ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Successeur de son père Kaykhosraw Ier, ‘Izz al-din Kaykā'ous fut sultan seldjoukide d'Asie Mineure (ou de Roum) de 1211 à 1220. Il dut affronter la rivalité de ses frères qui, vaincus, se soumirent et n'opposèrent plus de résistance. Il s'attacha ensuite à établir de bons rapports avec Théodore Lascaris, empereur byzantin de Nicée, avec ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Fils du sultan Kilidj-Arslan II et d'une mère chrétienne, Ghiyath al-din Kaykhosraw reçut de son père, qui avait partagé l'État seldjoukide entre ses onze fils, le territoire de Sozopolis (Uluborlu), à la frontière de l'Empire byzantin. Venu au secours de son père, démis par certains de ses fils, et ayant réussi à le rétablir à la tête du sultanat ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Fils du sultan Kaykhosraw (Keyhüsrev) Ier, et successeur en 1221 de son frère Kaykā'ous Ier, ‘Alā' al-din Kayqobad (Keykubad) s'est d'abord attaché à étendre le territoire seldjoukide au sud par la conquête du Taurus cilicien et celle du port de Kalonoros, rebaptisé ‘ Ala'iyya (actuelle Alanya), au nord par des expéditions dan ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Lorsque son père Sulayman ibn Qoutloumouch, fondateur de l'État turc-seldjoukide d'Asie Mineure (ou de Roum), est vaincu et tué au cours de sa campagne en Syrie du Nord (1086), Kilidj-Arslan, alors tout jeune, est emmené en Iran où il vécut jusqu'à la mort du sultan Grand Seldjoukide Malik Chah (1092), cependant que l'État créé par Sulayman se dis ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Fils du sultan Mas'oud (1116-1155) qui a été, après Kilidj-Arslan Ier, le constructeur du sultanat seldjoukide, Kilidj-Arslan II doit faire face, dès le début de son règne (1155), aux émirs turcs danichmendides, à l'empereur byzantin Manuel Ier Comnène, au souverain arménien Thoros et à son propre frère Chahinchah. Vaincu par ... Lire la suiteÉcrit par : Jean RICHARD
La naissance des États latins d'Orient est la conséquence de deux des croisades organisées par la papauté pour la libération des chrétiens d'Orient. Au cours de la première croisade, des éléments de l'armée des croisés s'établirent successivement à Édesse (fin 1097), à Antioche (1098), à Jérusalem (1099) et finalement devant Tripoli (1102). En 119 ... Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE, Robert MANTRAN
Thomas Edward Lawrence est essentiellement connu pour son action auprès des tribus arabes pendant la Première Guerre mondiale, ce qui fit de lui un héros presque légendaire et lui valut le surnom de Lawrence d'Arabie. Lawrence a-t-il été réellement le grand personnage que la littérature et le cinéma ont célébré ? A-t-il été le meneur de jeu des An ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Dernier prince de la dynastie des Zand, né en 1769 à Chīrāz, en Iran, mort en 1794 à Téhéran. À la mort du grand-père de Lotf 'Alī Khān, Karim Khān Zand, une guerre civile qui durera quinze ans (1779-1794) éclate entre ses descendants et Āqā Mohammad Khân, fondateur de la dynastie des Qādjār. Malgré les dissensions et les luttes internes qui affai ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Fils et successeur du sultan saldjūkide Alp Arslān, Malik shāh a régné à partir de 1072 et a bénéficié de l'appui du tout-puissant vizir Nizām al-Mulk. Bien que la victoire remportée en 1071 par Alp Arslān sur les Byzantins à Mantzikert ait ouvert aux Turcs la voie de l'Asie Mineure, Malik shāh n'en a pas profité et a laissé le soin de la pénétrat ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe OUANNÈS
Second fils du calife ‘abbāside Hārūn al-Rachīd et d'une esclave persane, Abū l-‘Abbās ‘Abd Allāh al-Ma‘mun entre dans la vie politique comme gouverneur du Khurasān, nommé par son père. Cette fonction et celle de commandant de la garde lui fournissent un appui déterminant dans la lutte qu'il mène, dès la mort de Hārūn al-Rachīd, contre son frère a ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe OUANNÈS
Deuxième calife ‘abbāside, al-Manṣūr succède à son frère, Abū l-‘Abbās al-Saffāh. Dès son arrivée au pouvoir, il s'attache à en affermir les bases : la dynastie est récente (750). Toutes les tendances politico-religieuses de l'islam se soulèveront les unes après les autres pour tenter de renverser la férule des ‘Abbāsides. Avec l'aide d'Abū Muslim ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Fils d'un vizir du sultan seldjoukide Kaykhosraw II (1237-1246), Mou'īn al-din Sulaymān occupe très tôt des postes importants et est gouverneur de la province de Tokat, puis de celle d'Erzindjan ; il reçoit en 1256 le titre de Pervānè, correspondant à peu près à celui de grand vizir : de fait, durant cette période où les trois fils de Kaykhosraw s ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
Calife ‘abbāside qui joue un rôle capital dans l'évolution politique et religieuse de l'Islam. Cultivé et raffiné, il aime à s'entourer de savants, de poètes, à présider un salon où rivalisent musiciens et chanteuses. Quand al-Mutawakkil succède à son frère al-Wāṯiq en 847, le mu‘tazilisme est depuis vingt ans la doctrine officielle du califat, ce ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques CAUVIN, Marie-Claire CAUVIN
L'étude de la néolithisation au Proche-Orient offre un intérêt particulier : remarquablement précoce, elle s'y déclenche et s'y poursuit sans aucune influence extérieure. D'autre part, tous les facteurs qui caractérisent un Néolithique accompli (villages construits, agriculture et élevage, céramique et pierre polie, cultes nouveaux) vont s'y trouv ... Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
La dynastie des Omeyyades est une dynastie califale qui gouverna le monde musulman de 660 à 750. L'histoire en est particulièrement importante parce que c'est à cette époque que sont atteintes les limites de l'expansion arabo-musulmane et surtout que sont organisées les conquêtes réalisées. Les problèmes des transformations dans la vie des Arabes ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Édifié lentement, au début du xive siècle, sur les ruines de l'État seldjoukide d'Anatolie, puis, au xve siècle, sur celles de l'Empire byzantin, l'État ottoman, après la prise de Constantinople (29 mai 1453), est devenu l'une des puissances majeures de l'Europe et du Proche-Orient. Bien administré, doté d'u ... Lire la suiteÉcrit par : Ernest-Marie LAPERROUSAZ, Robert MANTRAN, Universalis
La Palestine, contrée aux limites mal définies et changeantes selon le cours de l'histoire, n'est que la partie méridionale de la région syro-palestinienne – qui constitue, elle-même, la corne occidentale du « Croissant fertile » –, voie de passage privilégiée entre l'Asie et l'Afrique, d'une part, et, d'autre part, façade de l'Asie sur la Méditer ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
Site qui constitue, avec ses prolongements (plaines alluviales de Mésopotamie et du Khūzistan), une dépression située entre la plate-forme arabique et les chaînes sud-ouest du Zagros iranien. Le golfe Persique proprement dit est une mer fermée dont les fonds ne dépassent 100 mètres qu'au détroit d'Ormūz, les plus faibles profondeurs se trouvant du ... Lire la suiteÉcrit par : Nadine PICAUDOU, Aude SIGNOLES
Le terme Moyen-Orient, qui traduit l'expression anglo-saxonne Middle East, n'apparaît qu'au début du xxe siècle pour désigner cette zone médiane entre Proche et Extrême-Orient, centrée sur le golfe Persique. Si les Américains l'étendent parfois du Maroc au Pakistan, les Européens la définissent plus volontiers comme un arc de c ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
La tribu des Qorayshites, au sein de laquelle naquit Muḥammad, faisait partie des Arabes du Nord. Au début du viie siècle, composée de plusieurs clans d'inégale puissance et représentée par une oligarchie marchande qui y détenait le pouvoir, elle dominait le centre commercial de la Mekke. Muḥammad devenu « messager de Dieu » se ... Lire la suiteÉcrit par : Colette DUBOIS, Jean-Pierre PINOT, Universalis
Dans le chapitre HistoireAu cours de ces siècles, malgré les obstacles naturels (courants et vents saisonniers souvent violents, côtes inhospitalières), malgré les vicissitudes politiques, la navigation en mer Rouge ne cesse de s'affirmer. Si, dans un premier temps, les marins se limitent aux rivages de cette mer semi-fermée, une fois surmontés les périls de la porte des ... Lire la suite
Écrit par : Claude CAHEN
Saladin (en arabe Ṣalāḥ ed-dīn) est l'un des plus illustres souverains du Moyen Âge musulman. Sa popularité est surtout due à la « guerre sainte » qu'il a conduite contre les « Francs » établis en Syrie-Palestine depuis la croisade de 1097-1099. Champion de la contre-croisade, c'est lui qui reprit Jérusalem au nom de l'islam en 1187 et lutta contr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
Dynastie qui domina l'Iran oriental (Transoxiane et Khurāsān) durant tout le xe siècle, et qui constitue, après les Bouyides, la plus puissante des dynasties iraniennes au cours de ce que l'on a appelé « l'intermède iranien » précédant la conquête seldjoukide du xie siècle. Son fondateur, Sāmān-Khodā (819-86 ... Lire la suiteÉcrit par : Khalifa SOUA
Fondateur du mouvement politico-religieux qui porte son nom, as-Sanūsī (Muḥammad ibn ‘Alī as-Sanūsī al-Khaṭṭābī al-Idrīsī al-Ḥasanī) naquit à al-Wāsiṭa, près de Mostaganem (Algérie), dans une famille qui disait descendre de ‘Alī ibn Abī Ṭālib, cousin et gendre du Prophète. Pourvu d'une formation religieuse déjà poussée et devenu adepte de la confr ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Le nom de Seldjoukides (ou Saldjuqides) désigne les membres d'une tribu d'origine turque appartenant à la branche des Oghouz qui, prenant le relais des Ghaznévides, a émigré du Turkestan vers le Proche-Orient et a établi son pouvoir sur l'Iran, l'Irak et l'Asie Mineure du milieu du xie siècle à la fin du xiiie ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
La défaite et la capture de l'empereur byzantin Romain Diogène à Mantzikert en 1071 devant le sultan seldjoukide d'Irak, Alp Arslan, a eu deux conséquences : la pénétration désormais possible des Turcs en Asie Mineure et la lutte pour la conquête du trône byzantin par plusieurs candidats au service desquels se mirent diverses tribus turques comme ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
Second souverain de la dynastie séfévide, Tahmāsp Ier régna sur la Perse de 1524 à 1576. Fils aîné de Shāh Esmā‘il Ier, il n'était âgé que de dix ans lors de son accession au trône. Toutes les sources indiquent que les émirs qizilbash assurèrent le contrôle de l'État de 1523 à 1533 ; à une période de luttes fratricides entre ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Ce terme, qui signifie « les Réformes », désigne la période de rénovation de l'Empire ottoman, inaugurée en novembre 1839 avec la promulgation du khaṭṭ-i shārif (charte impériale) de Gül-Hané par le sultan ‘Abd al-Madjīd ; cette charte proclame l'égalité de tous les sujets de l'Empire, quelles que soient leur religion et leur nationalité, ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
À la mort de leur grand-père, Seldjouk, éponyme de la tribu et du futur sultanat (début du xie siècle), Tchaghri Beg et son frère Toghroul Beg quittent l'Asie centrale, passent en Transoxiane, puis se heurtent aux Ghaznévides qui, vaincus, abandonnent le Khorassan et les régions limitrophes à Tchaghri Beg (1035), tandis que Tog ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
L’étymologie du terme wazīr (vizir) est fort controversée. Si l’accent a longtemps été mis sur son origine pahlavi, c’est le caractère arabe du terme — wazīr, de la racine trilitère wzr — qui a ensuite retenu l’attention, le mot servant à désigner, de manière large et vague, « celui qui aide à porter un fardeau ». Quant à la fonc ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
Calife omeyyade qui accède au pouvoir à la mort de son père ‘ Abd al-Malik. Trois faits caractérisent le règne de Walīd Ibn ‘Abd al-Malik. Tout d'abord, l'extension de l'empire musulman se poursuit. À l'est, Qutayba s'empare de la Transoxiane (prise de Samarqand, 710-711) tandis que Muḥammad ibn al-Qāsim conquiert le Sind (basse vallée et delta de ... Lire la suiteÉcrit par : Yves THORAVAL
Pouvoir souverain en général dans certains pays musulmans, et pouvoir du walī, en particulier, puis région ou circonscription où ce pouvoir s'exerçait. Du temps des Mamelouks en Égypte et en Syrie médiévales, la wilaya était la plus petite circonscription administrative, alors qu'en Perse musulmane ce mot s'appliquait aux provinces de taille moyen ... Lire la suite
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