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GUERRE MONDIALE (SECONDE)

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La Seconde Guerre mondiale1939 à 1945. La Seconde Guerre mondiale commence comme un conflit franco-allemand traditionnel, provoqué par la volonté de Hitler de supprimer les frontières que le traité de Versailles avait imposées à l'Allemagne.

1939 à 1945. La Seconde Guerre mondiale Animation

1939 à 1945. La Seconde Guerre mondiale Les théâtres d'opérations. Europe. Afrique du Nord. Pacifique. La Seconde Guerre mondiale découle des initiatives belliqueuses de l'Allemagne nazie et de l'impuissance des démocraties occidentales à juguler la montée des périls. En 1939, la Wehrmacht envahit la Tchécoslovaquie, tandis qu'Hitler con……

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Les accords de Munich (sept. 1938)Accords de Munich, puis l'occupation de la Bohême et la vassalisation par le Reich de la Slovaquie (mars 1939) ont démantelé le système d'alliances édifié par la diplomatie française ; les autres États de la Petite Entente (Roumanie, Yougoslavie) ont pratiquement adopté une attitude de neutralité. La France ne peut compter à l'est que sur la PologneJozef Beck, dont l'éloignement constitue un sérieux obstacle. Le pacte germano-soviétique a provisoirement supprimé la menace d'un deuxième front oriental dangereux pour l'armée allemande, tout en faisant peser sur la Pologne la menace d'un nouveau partage. En avril 1939, Hitler annonce à ses généraux sa décision d'envahir la Pologne. Il dévoile ses véritables desseins : Dantzig est un prétexte ; ce qui importe, c'est la conquête de l'« espace vital » (Lebensraum) à l'est.

Accords de Munich Photographie

Accords de Munich Benito Mussolini (1883-1945), à gauche, serre la main du ministre de la Défense français Édouard Daladier (1884-1970), en présence du chancelier allemand Adolf Hitler (1889-1945) et du Premier ministre britannique Neville Chamberlain (1869-1940), le 29 septembre 1938.

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Jozef Beck Photographie

Jozef Beck Jozef Beck (1894-1944), ministre polonais des Affaires étrangères depuis 1932 (à gauche), en conversation avec l'ambassadeur français à Varsovie, en 1938, peu avant l'invasion de la Pologne par les Allemands.

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À l'ouest, depuis la remilitarisation de la Rhénanie, la Belgique a adopté une politique de neutralité, dite d'« indépendance » ; pour porter secours à la Pologne, l'armée française devra, ou violer la neutralité belge, ou attaquer sur le Rhin et se heurter immédiatement aux fortifications allemandes de la ligne Siegfried. La France est protégée dans le même secteur d'opérations éventuel par la ligne Maginot, mais celle-ci s'arrête au nord-ouest, à la trouée de Sedan.

Pour la première fois depuis les guerres de l'Empire, la France est menacée d'une guerre sur trois fronts ; l'agressivité de l'Italie fasciste (qui réclame à la France Nice, la Corse et la Tunisie) l'oblige à laisser des troupes sur les Alpes et en Afrique du Nord, ainsi qu'une partie de la flotte en Méditerranée, pour éviter que soient coupées ses relations maritimes avec l'empire colonial ; sur les Pyrénées, si l'Espagne est sortie exsangue de la guerre civile, nul ne sait dans quelle mesure Franco accordera son appui – bases aériennes et sous-marines, rassemblements menaçants de troupes, libertés de passage – aux puissances de l'Axe, à qui il doit son arrivée au pouvoir.

Le Royaume-Uni a mis toute sa puissance aux côtés de la France et le Commonwealth l'a suivi – l'Afrique du Sud avec des réserves. Mais, si les flottes française et britannique réunies donnent aux deux démocraties la suprématie sur les mers, il n'en est pas de même pour les armées de terre et de l'air. Le Royaume-Uni vient à peine d'instituer le service militaire obligatoire et elle ne peut envoyer en France qu'un corps expéditionnaire bien équipé, mais peu nombreux ; son aviation de chasse est moderne, mais non celle de bombardement.

La réputation de l'armée française demeure considérable, et les généraux allemands la redoutent. En fait, l'état-major demeure prisonnier des modes de pensée hérités de la guerre de 1914-1918 ; faute du corps cuirassé réclamé en vain par le général de Gaulle, faute d'une aviation moderne qui n'existe encore qu'à l'état de prototypes, l'armée française est confinée dans une défensive, à laquelle inclinent d'ailleurs aussi bien ses chefs que l'opinion publique. La mobilisation générale s'est effectuée sans incident, mais dans un esprit de morne résignation. En face des Panzerdivisionen allemandes, opérant en étroite liaison avec une puissante aviation d'assaut, l'état-major français en est resté à la stratégie de 1918, et il dissémine chars de combat et avions entre les corps d'armée.

Que peut-on espérer des États-Unis ? Des trois forces qui conduisent la politique américaine, deux, l'opinion publique et le Congrès, sont résolument isolationnistes ; la législation en vigueur interdit au président Franklin D. Roosevelt, à peu près seul à discerner lucidement l'ampleur du danger nazi, de porter secours au Royaume-Uni et à la France. Cependant celle-ci, à prix d'or, a passé aux États-Unis des commandes d'avions, si bien que l'industrie aéronautique américaine s'organise pour une production de série.

Dans ces conditions, les milieux dirigeants français sont divisés sur la politique à suivre. Il y a un « parti de l'apaisement », dont le meneur est Pierre LavalLaval, qui estime que la guerre ainsi engagée ne peut profiter qu'à l'U.R.S.S. Marcel Déat s'interroge dans L'Œuvre : « Faut-il mourir pour Dantzig ? » Une partie des milieux conservateurs, traditionnellement germanophobes, inclinent par anticommunisme à un modus vivendi avec l'Allemagne nazie, voire avec l'Italie fasciste. Par contre, les partis de gauche évoluent par antifascisme vers un état d'esprit combatif ; mais, en 1939, cette évolution n'est qu'amorcée et ces partis sont encore inspirés par un pacifisme né de l'horreur des hécatombes de la guerre de 1914-1918. De plus, le pacte germano-russe a rejeté le Parti communiste dans un isolement qu'accroît la politique de neutralité qu'il recommande entre les deux blocs. Le parti a été dissous par Édouard Daladier.

Laval Photographie

Laval Le politicien français Pierre Laval (1883-1945), ici en 1934.

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Aussi, les gouvernements et les états-majors français et britannique adoptent-ils une politique et une stratégie « d'attente », purement défensive, avec l'espoir que le réarmement britannique, le blocus naval de l'Allemagne, l'évolution des États-Unis, la mise en état de guerre des immenses ressources des empires coloniaux des deux pays, grâce à une large supériorité navale, modifieront les rapports des forces en présence au détriment des puissances de l'Axe.

Dans le domaine militaire, une fois la guerre déclarée, comme dans le domaine diplomatique avant la guerre, l'initiative est donc laissée à Adolf HitlerAllemagne, 1938-1945. Celui-ci est bien résolu à la prendre en dépit de l'attitude plus réticente de l'Italie, dont Benito Mussolini estime qu'elle n'est pas prête encore pour entrer en guerre. Il est clair que, dans une perspective de guerre longue, la supériorité des forces franco-britanniques a des chances de s'affirmer. Il est donc important pour les Alliés que, dans l'immédiat, la puissance allemande ne s'avère pas irrésistible.

Allemagne, 1938-1945 Dessin

Allemagne, 1938-1945 L'expansion territoriale du IIIe Reich pendant la Seconde Guerre mondiale.

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1.   Les succès allemands (sept. 1939 - juin 1940)

L'invasion de la Pologne par la Wehrmacht (armée de terre) commence le 1er septembre 1939 à 5 heures, sans mobilisation préalable et sans déclaration de guerre ; un groupe de SS (Schutzstaffel, brigade de protection), déguisés en soldats polonais, a justifié l'invasion par un simulacre de raid polonais en territoire allemand. Les Allemands possèdent l'arme de la guerre éclair : la Panzerdivision, unité autonome disposant d'environ 300 chars, de troupes d'assaut motorisées, d'une artillerie tractée ; ravitaillée par air, agissant en étroite liaison avec l'aviation, elle allie mobilité et puissance.

  L'écrasement de la Pologne

Avant même que la mobilisation française fût achevée et le corps expéditionnaire britannique débarqué, les troupes polonaises – dans lesquelles la cavalerie jouait encore un grand rôle – étaient bousculées, puis anéanties et faites prisonnières. Cinq armées allemandes, dont quatre divisions blindées, convergent vers Varsovie par Bromberg, Łódz et la haute Vistule. Tandis que l'aviation du Reich incendie des villes sans défense, dont la capitale polonaise, une « cinquième colonne » joue un rôle actif en Posnanie au profit des envahisseurs.

Dès le 9 septembre s'engage la bataille pour Varsovie, la Wehrmacht attaquant l'armée polonaise, qu'elle a tournée, de l'est vers l'ouest. Le 17 septembre, en application du pacte germano-soviétique, l'Armée rouge envahit la Pologne orientale.

Varsovie, assiégée, bombardée, résiste quelques jours ; le 27 septembre, privée d'eau, elle se rend. Le 28 septembre a lieu le cinquième partage de la Pologne, cette fois entre l'Allemagne et l'U.R.S.S. Le gouvernement et quelques milliers de soldats polonais ont réussi à passer en Roumanie, d'où la plupart gagneront le Proche-Orient. Hitler annexe au Reich Dantzig et la Posnanie. Autour de Varsovie, il crée un gouvernement général, où sévit le racisme nazi (national-socialiste) et s'instaure la terreur. Le martyre de la Pologne a commencé.

  La « drôle de guerre »

À l'ouest, l'armée française a lancé une timide offensive dans la forêt de la Warndt, et conquis quelques centaines de kilomètres carrés. Mais les quatre divisions britanniques n'ont pris position en France que le 3 octobre. Certes, la France et le Royaume-Uni ont rejeté, le 6 octobre, les propositions de paix de Hitler qui reconnaissaient le fait accompli en Pologne. Le 16 octobre 1939, une contre-offensive allemande ramène les troupes françaises à leur point de départ, et même un peu au-delà, car Forbach est évacué.

Commence alors ce qu'on a appelé la « drôle de guerre », c'est-à-dire un intermède de huit mois, marqué par des opérations de faible portée militaire ou diplomatique. Les hostilités se limitent à des expéditions sur la mer contre les corsaires allemands, à des escarmouches de patrouilles, à une garde symbolique sur le Rhin. Cette inaction mine le moral des soldats mobilisés.

Tout en exécutant scrupuleusement les obligations du pacte qui la lie au Reich, l'U.R.S.S. s'efforce d'obtenir des contre-parties aussi avantageuses que possible. Pour retrouver les anciennes frontières de la Russie, autant que pour créer un glacis entre elle et son inquiétant partenaire, l'U.R.S.S. occupe l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie ; mais, la Finlande ayant refusé de lui céder des bases navales, terrestres et aériennes, l'Armée rouge envahit le territoire finlandais le 30 novembreBombardement d'Helsinki. À la surprise générale, la campagne d'hiver ne permettant pas de vastes opérations et les troupes soviétiques n'étant engagées que par petits groupes, l'armée finlandaise résiste jusqu'au mois de mars 1940Patrouille finlandaise à skis. La faiblesse militaire de l'U.R.S.S. paraît ainsi démontrée ; les gouvernements français et britannique envisagent une double attaque visant l'Allemagne à travers l'U.R.S.S. : un corps expéditionnaire qui irait au secours de la Finlande et un raid vers le pétrole du Caucase par l'aviation française stationnée en Syrie sous le commandement du général Weygand. En définitive, l'opération se limite à l'exclusion définitive de l'U.R.S.S. de la Société des Nations le 14 décembre 1939. Accusé de mollesse dans la conduite de la guerre, Daladier a cédé la présidence du conseil des ministres à Paul Reynaud, le 21 mars. Mais l'opinion française demeure divisée, « intoxiquée » par la propagande de Joseph Goebbels, ministre allemand de l'Information.

Bombardement d'Helsinki Photographie

Bombardement d'Helsinki Les dégâts provoqués à Helsinki, capitale de la Finlande, par les bombardements soviétiques, en 1939.

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Patrouille finlandaise à skis Photographie

Patrouille finlandaise à skis Dans le nord de la Finlande, ces soldats finlandais à ski sont en position de tir, pour répondre à un assaut des forces soviétiques, en 1940.

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Contre l'Allemagne elle-même, le haut commandement franco-britannique se borne à supputer les intentions de la Wehrmacht en échafaudant des plans répondant à diverses hypothèses. Il apparaît clairement qu'il faudrait devancer les Allemands en Belgique, mais le gouvernement belge accepte seulement une entrée des troupes alliées en Belgique après une attaque allemande. Tirant partiellement les leçons de la déroute polonaise, l'état-major décide la création de quatre divisions blindées, dont la constitution, l'armement et l'entraînement s'effectuent lentement et difficilement ; elles ne comprennent que 170 chars en moyenne chacune, les autres blindés – dont le nombre total est sensiblement égal à celui des blindés allemands – demeurant éparpillés entre les unités.

Le blocus naval ne donne guère de résultat, l'Allemagne recevant de l'U.R.S.S. les matières premières dont elle a besoin. Cependant, la guerre sous-marine a commencé à l'initiative allemande : c'est un « contre-blocus » qui risque de gêner beaucoup l'armement et le ravitaillement du Royaume-UniSous-marin britannique par les convois venus des dominions ou des États-Unis.

Sous-marin britannique Photographie

Sous-marin britannique Un sous-marin britannique s'amarrant le long d'un navire, à proximité des côtes de Grande-Bretagne, au cours de la Seconde Guerre mondiale, en 1940.

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L'Italie s'étant placée en état de non-belligérance, l'état-major français ne peut pas porter la guerre dans la plaine du Pô, comme le général Gamelin l'avait un moment envisagé. L'armée allemande se renforce sans cesse, le nombre des Panzerdivisionen passant de 5 à 12. La supériorité aérienne de l'Allemagne est écrasante ; les chasseurs britanniques valent certes les chasseurs allemands, mais ils sont inférieurs en nombre ; les bombardiers alliés font cruellement défaut.

  La campagne de Norvège

Après avoir remis ou modifié plusieurs fois ses plans d'attaque à l'ouest, soit en raison des conditions météorologiques défavorables, soit à la suite de circonstances fortuites – atterrissage forcé en Belgique d'un aviateur allemand porteur de documents –, Hitler a renoncé à envelopper le dispositif franco-allié par une large manœuvre inspirée du plan Schlieffen de 1914. Il a adopté le projet audacieux de von Manstein : forcer les défenses ennemies au centre, dans les Ardennes et la trouée de Sedan.

Au préalable, il se décide à devancer, en Scandinavie, une opération franco-britannique dont il a eu vent. Le 9 avril 1940, le Danemark, envahi par la Wehrmacht, n'oppose aucune résistance. Par contre, bien que totalement surpris par plusieurs débarquements dans les principaux ports, le roi de Norvège Haakon et son gouvernement refusent de se soumettre. Un corps expéditionnaire britannique, débarqué en Norvège centrale le 14 avril, doit réembarquer le 2 mai. Un autre corps expéditionnaire franco-britannique débarque à Narvik, pour « couper la route du fer suédois », et s'en empare. Ce succès local est sans lendemain. Le roi de Norvège, son gouvernement, et une grande partie de la flotte de commerce norvégienne gagnent le Royaume-Uni pour y continuer la lutte ; en Norvège même, un mouvement collaborateur, dirigé par Quisling, s'installe au pouvoir. Le succès allemand est total ; mais la flotte allemande a subi de lourdes pertes.

Le 10 mai au matin, l'attaque allemande se produit à l'ouest. Le 15 mai, l'armée hollandaise dépose les armes, non sans que Rotterdam ait été bombardée sévèrementLes Allemands à Rotterdam ; mais la reine Wilhelmine, depuis Londres, s'appuyant sur les Indes néerlandaises, proclame son maintien dans la guerre. L'armée française, qui s'est portée en Belgique au secours de l'armée belge, doit livrer une bataille de rencontre à laquelle elle est mal préparée ; l'opération, commandée par la politique plus que par la stratégie, se révèle vite inutile.

Les Allemands à Rotterdam Photographie

Les Allemands à Rotterdam Les troupes d'assaut allemandes ont pris le port de Rotterdam, but de leur percée vers la mer, après la capitulation de l'armée néerlandaise, le 14 mai 1940.

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  La campagne de France

Paris occupéLe dispositif de l'armée française est enfoncé à Sedan, les Panzer ayant, en application du plan Manstein, traversé les Ardennes sans dommage alors qu'on les en croyait incapables. Désormais, les troupes françaises ne pourront plus s'accrocher à aucune ligne de défense, en dépit de quelques contre-attaques heureusement menées, comme celle de la division cuirassée du général de Gaulle le 22 mai à Montcornet. Tandis que les divisions laissées derrière la ligne Maginot arrivent trop tard pour colmater les brèches, les blindés allemands de Heinz Guderian, par un large coup de faucille, se sont rabattus vers l'ouest et ont atteint la Manche.

Paris occupé Photographie

Paris occupé Les troupes allemandes sont entrées dans Paris le 14 juin 1940. Derrière les cavaliers, on aperçoit l'Arc de triomphe de la place de l'Étoile.

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Devant l'ampleur du désastre, Reynaud a remplacé le général Gamelin par Weygand. Celui-ci met au point un plan pour ressouder les tronçons des forces alliées vers Arras et empêcher l'encerclement des meilleures unités ; faute de coordination, faute de moyen surtout, le plan échoue. Un répit de quelques jours est heureusement accordé par un arrêt des blindés allemands ordonné par Hitler. Tandis que le roi des Belges capitule le 27 mai, les troupes britanniques et une partie des troupes françaises encerclées (360 000 hommes) peuvent rembarquer à Dunkerque entre le 28 mai et le 3 juinDunkerque. Mais les Britanniques ont laissé tout leur matériel lourd ; la défense de la France incombe aux seuls Français. Le refus britannique d'engager l'aviation de chasse en France, afin de la réserver pour la défense des îles Britanniques, accroît le malaise entre les deux alliés.

Dunkerque Photographie

Dunkerque Sur les plages de Dunkerque (France), les troupes franco-britanniques attendent d'être embarquées, afin d'échapper à l'avancée des armées allemandes, en juin 1940.

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Weygand monte rapidement un nouveau dispositif étiré de la ligne Maginot à la mer. Il est enfoncé sur la Somme le 6 juin, sur l'Aisne le 9. Le 10 juin, le gouvernement quitte Paris et Mussolini déclare la guerre à la France et au Royaume-Uni ; mais les troupes italiennes seront contenues sur les Alpes par un faible corps d'armée français. Le 12 juin est donné l'ordre de retraite générale ; ce qui reste du groupe d'armée français de l'Est est tourné, le dos à la ligne Maginot devenue inutile.

Tandis qu'en Angleterre, Winston Churchill, devenu Premier ministre, commence à personnifier l'indomptable volonté britannique, le gouvernement français erre de château en château, coupé des forces armées, privé de nouvelles, désuni par l'ampleur du désastre. Derrière le maréchal Pétain et le général Weygand, un groupe se forme pour demander l'armistice. Dans le désordre croissant, toutes les mesures permettant de continuer le combat sont abandonnées aussitôt envisagées : constitution d'un réduit en Bretagne du Nord, unité organique entre la France et le Royaume-Uni. Paris évacué sans combat, la Wehrmacht menace Bordeaux et atteint Lyon, pêle-mêle avec les débris de l'armée française et des millions de civils fuyant vers le sud dans un immense exode engendré par la panique.

Paul Reynaud, n'ayant pu obtenir de Weygand la capitulation de l'armée, donne sa démission le 16 juin. Le général de Gaulle, parti pour LondresCharles de Gaulle et son épouse à Londres, 1941 le 17, prononce à la B.B.C. son premier appel le 18 juin. De son côté, le maréchal Pétain, nouveau chef du gouvernement, a demandé au vainqueur la conclusion d'un armistice qui, à défaut de conditions de paix, est signé le 22 juin à Rethondes et appliqué le 25 juin. Les Allemands sont à Chambéry, Montluçon, Biarritz. La France a subi la plus lourde défaite de son histoireSeconde Guerre mondiale, campagne de France.

Charles de Gaulle et son épouse à Londres, 1941 Photographie

Charles de Gaulle et son épouse à Londres, 1941 Le général Charles de Gaulle (1890-1970) et son épouse Yvonne, en 1941. De Gaulle a quitté la France en juin 1940 et est, à Londres, la tête de la France libre.

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Seconde Guerre mondiale, campagne de France Dessin

Seconde Guerre mondiale, campagne de France La campagne de France du 10 mai au 22 juin 1940 : l'occupation du territoire français par les Allemands.

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2.   Le Royaume-Uni seul dans la guerre (juin 1940-juin 1941)

En Europe continentale, la défaite de la France laisse l'Allemagne et l'U.R.S.S. en tête-à-tête, liées par un accord qui n'exclut pas la méfiance et dont chacune essaie de tirer le meilleur parti. Hitler redessine l'Europe centrale à son gré, attribue, au détriment de la Roumanie, la Transylvanie à la Hongrie et la Dobroudja à la BulgarieBoris III (sept. 1940). L'U.R.S.S. transforme les trois États baltes en républiques fédérées et oblige la Roumanie à lui céder la Bessarabie et la Bukovine du Nord.

Boris III Photographie

Boris III Boris III (1894-1943), roi de Bulgarie (1918-1943).

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  L'occupation et l'exploitation de l'Europe

L'Allemagne organise les pays occupés d'une façon qui laisse un peu entrevoir ses objectifs de paix ; elle annexe l'Alsace et la Posnanie ; elle rattache le nord de la France au commandement militaire allemand de Bruxelles ; dans la Norvège et la Hollande, peuplées d'« aryens », elle installe des hauts commissaires du Reich ; la Bohême, la Moravie, la Slovaquie et le gouvernement général de Pologne sont des protectorats de types divers. La Belgique est soumise à l'autorité militaire. Seul le Danemark conserve ses institutions d'avant-guerre.

Partout, l'Allemagne nazie introduit directement ou indirectement son éthique et sa législation : abolition des parlements, des partis politiques et des syndicats ; embrigadement de la jeunesse et des travailleurs ; suppression des libertés ; prise de possession de la presse et de la radio par la propagande allemande ; exclusion des Juifs de la vie politique et économique ; intégration des économies nationales dans le grand Reich, au bénéfice de la puissance dominante. Elle prétend ainsi « construire l'Europe ». Les adversaires de cette politique, les Juifs, les communistes, seront internés, puis déportés dans des camps de concentration. Pratiquement, tandis que les populations occupées sont réduites à un dénuement croissant, toutes les ressources sont exploitées pour la poursuite de la guerre, les autorités nazies s'assurant en outre de larges participations dans de nombreuses affaires.

Cette domination allemande s'insère dans le cadre d'un pacte tripartite, qui donne à l'Allemagne, à l'Italie et au Japon le droit à l'« espace vital » dont chacun a besoin. C'est un partage du monde. Hitler admet ainsi que l'Italie poursuive en Méditerranée, sur un théâtre qui lui est réservé, une « guerre parallèle ».

En Extrême-Orient, le Japon, dirigé par des militaires impérialistes, a entrepris de créer la « Grande Asie ». Il essaie de conquérir la ChineGuerre sino-japonaise après la Mandchourie et installe un gouvernement à sa dévotion à Nankin. La défaite française lui permet de s'introduire en Indochine et de prendre la Thaïlande sous sa protection. La défaite hollandaise et l'isolement du Royaume-Uni mettent à sa portée les Indes néerlandaises, Hong Kong et SingapourGuerre dans l'océan Indien, 1941.

Guerre sino-japonaise Photographie

Guerre sino-japonaise Les troupes japonaises célèbrent leur victoire par une marche triomphale à travers la concession internationale de Shanghai, pendant la guerre sino-japonaise, en 1937.

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Guerre dans l'océan Indien, 1941 Photographie

Guerre dans l'océan Indien, 1941 Des chasseurs américains Curtiss Hawk et leurs équipages du Royal Netherlands East Indies Airforce basé à Bandung, la capitale de la province de Java occidental (Indes néerlandaises), aujourd'hui en Indonésie, en 1941.

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  La bataille d'Angleterre

Tous les espoirs de libération des peuples reposent désormais sur le Royaume-Uni, demeuré seul dans la lutte. Hitler ne réussit ni à le conquérir ni à le faire capituler, ni même à lui faire accepter une paix de compromis. La résolution de Churchill est inébranlable : « Je n'ai à offrir que des larmes, du sang et de la douleur, déclare-t-il au Parlement. Mais je ne capitulerai jamais. » Après qu'aient été abandonnés les préparatifs d'un débarquement, dont la marine du Reich était incapable, le soin d'emporter la décision est confié à l'aviation – la Luftwaffe – dont Hermann Göring a garanti la victoire. Or la « bataille d'Angleterre » se traduit par des victoires de l'aviation de chasse britannique. Hitler ne peut que tenter d'ébranler le moral de la population par de fréquents bombardements nocturnes auxquels, pour l'instant, le Royaume-Uni ne peut pas riposterBombardements de Londres. Göring plastronne : « Pas un avion ennemi ne souillera le ciel allemand. »

Bombardements de Londres Photographie

Bombardements de Londres Le Premier ministre britannique Winston Churchill (1874-1965) contemple les dégâts causés au palais de Westminster par les bombardements allemands sur Londres, en 1941.

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Devant l'échec avéré de toute attaque directe contre le Royaume-Uni, Hitler essaie de monter contre lui une coalition méditerranéenne à l'automne de 1940. Il demande des bases en Afrique du Nord française, que Pétain refuse. Il rencontre Franco à Hendaye, mais Franco exige un prix élevé pour faire entrer en guerre une Espagne très affaiblie par la guerre civile. À Montoire, Pétain accepte une collaboration de principe, mais les modalités d'exécution ne sont pas précisées.

Hitler entreprend alors le blocus des îles Britanniques par sous-marins. Si la destruction des convois l'emporte sur la construction de navires, le Royaume-Uni est promis à une asphyxie progressive. Les armes, les troupes, le ravitaillement qu'il attend des États-Unis ou du Commonwealth ne lui parviendront pas. Le sort de la guerre va ainsi se jouer dans l'Atlantique.

Les gouvernements belge, hollandais, norvégien, tchécoslovaque et polonais sont à Londres. Le général de Gaulle y a constitué les Forces françaises libresLe Comité national français à Londres, 1941, auxquelles se sont ralliés l'Afrique-Équatoriale française, le Cameroun et les Établissements de l'Inde et de l'Océanie. Mais il a échoué dans un coup de main à Dakar pour amener l'Afrique-Occidentale française à faire sécession elle aussi (24 sept. 1940)Attaque des troupes de la France libre.

Le Comité national français à Londres, 1941 Photographie

Le Comité national français à Londres, 1941 À Londres, en octobre 1941, le général de Gaulle et les cinq membres du Comité national français, ancêtre du Comité français de libération nationale, observent une minute de silence en hommage aux otages français de Châteaubriant exécutés (de gauche à droite, André Diethelm, l'amiral Muselier, le général de Gaulle, René Cassin, René Pleven, le général Valin).…

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Attaque des troupes de la France libre Photographie

Attaque des troupes de la France libre Attaque des troupes de la France libre dans le désert sénégalais, en 1940.

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  Le gouvernement de Vichy

Le gouvernement de Vichy, en revanche, a rompu les relations diplomatiques avec le Royaume-Uni au lendemain de l'agression de Mers el-Kébir (la marine britannique avait essayé de couler la flotte française pour s'assurer qu'elle ne serait pas cédée aux Allemands ou prise par eux, après que l'Amiral Gensoul eut refusé les propositions britanniques de repli hors des eaux territoriales françaises). Vichy élabore des plans avec l'occupant pour reconquérir les territoires d'Afrique dissidents et dénonce la « perfide Albion », grande dévoratrice d'empires coloniaux en perdition. Ses dirigeants sont convaincus que l'Allemagne a gagné la guerre et qu'il est réaliste de s'adapter à un état de choses qu'on ne peut pas changer.

La France traverse alors une période extrêmement difficile. Elle est coupée en quatre zones de statuts différents, entre lesquelles des lignes de démarcation élèvent des barrières difficilement franchissables. L'occupant a annexé purement et simplement les trois départements alsaciens-lorrains ; il a créé des zones interdites dans le Nord et dans l'Est ; il régente la zone occupée à sa guise ; il impose à la France le paiement d'une indemnité d'occupation exorbitante.

La zone sud est théoriquement libre. Le gouvernement de Vichy y prend des mesures inspirées par la « Révolution nationale » qui entend mettre la France à sa place dans « l'ordre nouveau » fasciste tout en respectant l'originalité française : lois d'exception contre les Juifs, les francs-maçons ; création de la Légion des combattants ; institution d'un régime dictatorial ; culte du Maréchal « qui a fait don de sa personne à la France ». Toutefois, un certain pluralisme est maintenu : il n'existe ni parti unique ni embrigadement des jeunes dans un seul mouvement. Une régionalisation, l'instauration d'un système économique corporatif, le rôle de l'Église catholique, la place faite à la famille, le retour des « notables » donnent à la « Révolution nationale » le visage de la réaction française traditionnelle.

Les Français, dans les deux zones, commencent à manquer de nourriture, de vêtements, de moyens de chauffage, et à ne plus pouvoir circuler. Pour s'informer, ils écoutent la radio britannique ; des tracts, puis des journaux clandestins, circulent contre l'occupant et le régime nouveau ; des dépôts d'armes sont constitués par l'armée de l'armistice ; des groupes de résistants se créent, en relations avec les Britanniques ou avec la France libre ; des renseignements d'intérêt militaire sont transmis aux Britanniques ; des manifestations de foule ont lieu dès le 11 novembre 1940 à Paris, comme celle des étudiants devant l'Arc de triomphe de l'Étoile. Les sabotages se multiplient contre les installations allemandesSabotage ; des attentats ont lieu contre des soldats allemands.

Sabotage Photographie

Sabotage Un membre de la Résistance française en train de placer une charge explosive sur une voie ferrée, en 1944. De nombreux actes de sabotage, notamment contre les installations ferroviaires, furent commis au moment du débarquement en Normandie pour gêner les manœuvres des Allemands.

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  La guerre en Afrique et au Moyen-Orient

Churchill essaie d'écarter le péril du Royaume-Uni en portant la guerre en Afrique. Il y envoie le peu de chars dont il dispose. Une armée impériale s'équipe en Égypte, avec des Australiens, des Néo-Zélandais, des Indiens. Après avoir évacué la Somalie britannique, les Britanniques prennent l'offensive en Libye contre les ItaliensLes Italiens de Benghazi ; le 22 décembre, ils parviennent à Tobrouk et la prennent. Les Allemands doivent envoyer à leur secours l'Afrikakorps, commandé par Erwin Rommel. La Luftwaffe s'installe en Sicile pour bombarder Malte et interdire la Méditerranée aux convois vers Suez. Mais la Royal Navy attaque victorieusement la flotte italienne à Tarente et au cap Matapan. Cependant, Rommel a pu reprendre l'offensive, faire refluer les Britanniques, mais il échoue devant Tobrouk. Les Britanniques l'emportent sur d'autres théâtres ; ils reprennent la Somalie britannique, s'emparent de la Somalie italienne et de l'Érythrée et chassent les Italiens d'Éthiopie, où ils rétablissent le Négus (avr. 1941). Au Sahara, Leclerc, parti du Tchad, mène des raids audacieux et couronnés de succès contre les oasis de Koufra (févr.-mars 1941).

Les Italiens de Benghazi Photographie

Les Italiens de Benghazi Les ressortissants italiens de Benghazi, en Libye, assistent au passage des troupes britanniques et australiennes. La deuxième plus grande base navale de Mussolini en Afrique vient de tomber aux mains des Alliés, en février 1941.

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En Irak, une révolte antibritannique échoue ; le gouvernement de Vichy ayant autorisé des avions allemands à se poser en Syrie, Britanniques et Français libres pénètrent dans le territoire sous mandat français ; après des combats fratricides, la Syrie et le Liban se rallient à la France libre.

  La campagne de Yougoslavie et de Grèce

Dans le nouveau partage du monde, plusieurs territoires des empires coloniaux français et britannique devaient revenir à l'Italie. Impatient de conquêtes, Mussolini envahit la Grèce à partir de l'AlbanieL'Albanie vaincue, sans avoir prévenu Hitler (oct. 1940) ; mais les Italiens sont repoussés par les GrecsContre-offensive grecque, hiver 1941 qui, à leur tour, envahissent l'Albanie. Du coup, les plans de Hitler en Méditerranée deviennent caducs. Il est contraint de voler au secours de Mussolini en Europe également. La Wehrmacht prend position en Bulgarie ; le gouvernement yougoslave ayant refusé de signer le pacte tripartite, elle envahit la Yougoslavie. En dix jours, les armées yougoslaves sont détruites (8-18 avr. 1941) et la Yougoslavie est dépecée. Cependant, un colonel serbe, Draza MihajlovičDraza Mihajlovic continue la guerre avec ses tchetniks dans les montagnes de la vieille Serbie, que les troupes de l'Axe n'ont que faiblement occupées.

L'Albanie vaincue Photographie

L'Albanie vaincue Lors de l'invasion de l'Albanie par les troupes italiennes, en avril 1939, des paysans et des soldats albanais tentent de gagner la frontière afin de trouver refuge en Yougoslavie.

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Contre-offensive grecque, hiver 1941 Photographie

Contre-offensive grecque, hiver 1941 Des soldats grecs aux commandes de chenillettes prises aux troupes italiennes, en 1941.

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Draza Mihajlovic Photographie

Draza Mihajlovic Le général Draza Mihajlovic (1893-1946), chef du mouvement de résistance serbe (les tchetnik) aux Allemands, ici en 1941.

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Sur leur lancée, les Allemands occupent la Grèce, et le drapeau à croix gammée flotte sur l'Acropole. Puis la Crète est prise lors de la première grande opération parachutée de la guerre (fin mai 1941).

À la fin du printemps de 1941, les Britanniques n'ont pas réussi à reprendre pied durablement sur le continent : leur tentative pour aider les Grecs est un échec total. Ils n'ont pas réussi non plus à faire entrer l'empire français dans la guerre. Mais ils ont desserré l'étau, ouvert un second front en Afrique, et leur propre résistance encourage la résistance clandestine naissante dans les pays occupésSeconde Guerre mondiale, guerre en Méditerranée, 1940-1943.

Seconde Guerre mondiale, guerre en Méditerranée, 1940-1943 Dessin

Seconde Guerre mondiale, guerre en Méditerranée, 1940-1943 Les positions des pays de l'Axe et des Alliés dans le bassin méditerranéen.

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Surtout, le Royaume-Uni n'est plus tout à fait seul, en raison de l'évolution des États-Unis sous l'impulsion de Roosevelt, réélu en novembre 1940. Après avoir cédé cinquante destroyers aux Britanniques et établi la conscription militaire, les Américains accordent aux Britanniques le bénéfice de la loi du prêt-bail, qui autorise la cession de matériel de guerre en « location » (mars 1941), c'est-à-dire sans bourse délier pour l'acheteur.

En avril 1941, Churchill et Roosevelt signent la charte de l'Atlantique, par laquelle ils ne reconnaissent pas les conquêtes des puissances de l'Axe. Surtout, de nombreux signes montrent que la carte de la guerre s'est déplacée en Europe centrale et orientale ; c'est dans cette direction désormais que vont s'exercer les initiatives hitlériennes.

3.   Les grands succès de l'Axe (juin 1941-automne 1942)

Bien que l'U.R.S.S. exécute scrupuleusement, au bénéfice de l'Allemagne, les clauses économiques du pacte germano-russe, Hitler a décidé de la bouter hors de l'Europe avant de se retourner vers le Royaume-Uni. Le 21 juin 1941, sans déclaration de guerre, la Wehrmacht attaque l'Armée rouge. Hitler espère ainsi donner à l'Allemagne, comme il l'a écrit dans Mein Kampf, son « espace vital » dans la direction tracée autrefois par les chevaliers Teutoniques. Il désire enfin s'assurer les matières premières et les produits alimentaires – pétrole et blé – qui manquent à l'économie allemande.

  L'attaque contre l'U.R.S.S.

Seconde Guerre mondiale, invasion allemande en U.R.S.S.Joseph Staline s'est garanti diplomatiquement contre un second front en Asie, par la signature d'un pacte de non-agression avec le Japon (avr. 1941) ; malgré les avertissements de Beneš et de Churchill, l'attaque allemande le surprend ; une grande partie des avions russes est détruite au sol dès le premier jour. Désorientée, l'Armée rouge bat en retraite en perdant une énorme quantité de matériel et des centaines de milliers d'hommes, tués ou faits prisonniers, mais l'immensité du pays – le front s'étire sur 1 800 kilomètres – lui donnera le moyen de ne pas être anéantie, de se reprendre et de se réorganiser.

Seconde Guerre mondiale, invasion allemande en U.R.S.S. Dessin

Seconde Guerre mondiale, invasion allemande en U.R.S.S. Les offensives et avancées allemandes sur le front russe, de 1941 à la capitulation allemande à Stalingrad le 2 février 1943.

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La Wehrmacht, qui comprendra progressivement des contingents plus ou moins volontaires de tous les pays occupés, attaque en trois groupes d'armées commandés au nord par von Leeb, au centre par von BockVon Bock, au sud par von Rundstedt. En tout 180 divisions sont lancées à l'attaque, dont 25 divisions blindées. Se joignent à elle des armées finlandaises et roumaines et, un peu plus tard, hongroises et italiennes. Aux 3 000 avions modernes de la Luftwaffe, les Russes opposent 4 000 avions anciens.

Von Bock Photographie

Von Bock Le général allemand Fedor von Bock (1880-1945) commande les troupes qui envahissent l'Autriche, en 1938, puis s'illustre en Pologne en 1939. Il conquiert l'Europe de l'Ouest en 1940; en juin, il entre dans Paris.

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Le groupe d'armées du nord s'empare des pays Baltes et entreprend le siège de Leningrad, le groupe du centre, après avoir encerclé des armées russes à Bialystok et à Minsk, arrive à Smolensk en août. En octobre, il n'est plus qu'à 100 kilomètres de Moscou. Il ne peut amorcer une offensive contre les défenses de la ville que le 16 novembre. En novembre, la résistance soviétique l'oblige à s'arrêter, puis à reculer, enfin à s'immobiliser dans ses quartiers d'hiver, alors que les troupes sont mal protégées contre le froid.

Le groupe du sud, après une grande bataille entre le Bug et le Dniepr, s'empare de l'Ukraine et du bassin industriel du Donetz. Odessa, Kiev, Kharkov sont pris, le Don et la mer d'Azov atteints ; la Crimée occupée jusqu'à Sébastopol.

Ainsi, à la fin de l'année 1941, si Moscou n'a pas été pris, le gouvernement soviétique a dû quitter la capitale. Les territoires les plus riches de l'U.R.S.S. sont occupés et dévastés ; un mouvement autonomiste est à craindre, en Ukraine surtout. Un immense matériel a été perdu, 1 500 000 hommes faits prisonniers. Cependant l'U.R.S.S. n'est pas battue décisivement ; l'Armée rouge n'a pas été détruite ; des usines entières et des populations ouvrières ont pu être repliées vers l'Oural. Staline a repris la tactique de Koutousov contre Napoléon, celle de la « terre brûlée ». Les récoltes sont incendiées, les usines et les barrages détruits. Dès ce moment, la guerre soviétique devient une guerre populaire, favorisée par les mesures d'extermination des cadres politiques et administratifs prises par les SS, ainsi que celle des Juifs. Menacée dans son existence, la population se groupe derrière son gouvernement. Il est clair cependant que l'U.R.S.S. aura besoin de matériel et d'armes ; des convois, britanniques d'abord, américains ensuite, commencent à sillonner les mers arctiques vers Mourmansk, ou l'océan Indien à destination de l'Iran, que Russes et Britanniques ont occupé d'un commun accord à cette fin.

  L'agression japonaise à Pearl Harbor

Au même moment, sans déclaration de guerre, l'aviation et la flotte japonaises ont détruit la flotte américaine du Pacifique à Pearl HarborL'USS California en feu, à 6 000 kilomètres de Yokohama (7 déc. 1941)La guerre dans le PacifiqueDestruction de l'USS Shaw à Pearl HarborPearl Harbor. Les États-Unis sont surpris car ils n'y étaient absolument pas préparés, mais ils entreprennent aussitôt de convertir une grande partie de leur industrie, qui va faire d'eux l'arsenal de la coalition contre l'Axe. L'agression japonaise a comme effet de galvaniser une véritable unanimité nationale derrière le président Roosevelt, qui déclare : « La guerre nazie est une répugnante affaire. Nous ne voulions pas y entrer ; mais nous y sommes et nous allons combattre avec toutes nos ressources ! »

L'USS California en feu Photographie

L'USS California en feu L'USS California en feu à Pearl Harbor après l'attaque-surprise des Japonais le 7 décembre 1941.

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La guerre dans le Pacifique Animation

La guerre dans le Pacifique "En 1941, le Japon mène depuis déjà dix ans une politique d'expansion impérialiste. Après avoir imposé l'État satellite du Mandchoukouo en 1931, il a entamé la conquête de la Chine en 1937. En 1940, la défaite française lui permet de pénétrer en Indochine et de prendre la Thaïlande sous sa protectio……

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Destruction de l'USS Shaw à Pearl Harbor Photographie

Destruction de l'USS Shaw à Pearl Harbor Destruction du destroyer américain USS Shaw, lors de l'attaque japonaise de Pearl Harbor, la base navale de l'U.S. Navy dans le Pacifique, le 7 décembre 1941.

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Pearl Harbor Photographie

Pearl Harbor La base aéronavale de Pearl Harbor au cours de l'attaque japonaise, le 7 décembre 1941.

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En attendant, le Japon se rend maître de l'Extrême-Orient. Il prend Hong Kong et entreprend la conquête de la Birmanie, qu'il achève entre janvier et mai 1942Troupes japonaises à Yenangyaung, en Birmanie (avril 1942). Cependant, l'armée japonaise ne pousse pas son avance en direction de l'Inde. Par l'Indochine et le Siam, elle envahit la Malaisie et s'empare de Singapour (févr. 1942).

Troupes japonaises à Yenangyaung, en Birmanie (avril 1942) Photographie

Troupes japonaises à Yenangyaung, en Birmanie (avril 1942) Poursuivant sa progression vers le nord de la Birmanie, la 33e division d'infanterie japonaise atteint les champs pétrolifères de la Burma Oil Company et s'apprête à encercler le corps expéditionnaire allié du général Slim (le Burma Corps).

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Après l'occupation par la marine japonaise des îlots d'importance stratégique dans le Pacifique, l'Indonésie hollandaise est conquisePrisonniers de guerre néerlandais, et la résistance américaine réduite dans les Philippines après le siège de Corregidor (avr. 1942)La chute de Corregidor. Ainsi les Occidentaux ont-ils perdu la face en Asie ; les empires coloniaux britannique, français, hollandais et américain sont disloqués. D'un coup, le Japon a conquis les matières premières dont son économie avait besoin.

Prisonniers de guerre néerlandais Photographie

Prisonniers de guerre néerlandais Les Japonais ont débarqué dans l'île néerlandaise de Java, le 28 février 1942; dès le 8 mars, les Néerlandais capitulent.

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La chute de Corregidor Photographie

La chute de Corregidor Le drapeau américain est descendu par les soldats japonais après la chute de Corregidor, Philippines, en mai 1942 et la défaite des Américains.

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Le Japon entreprend d'organiser la Grande Asie sous sa domination. Après avoir encouragé les nationalismes indigènes contre les puissances coloniales, il tend à se substituer à celles-ci et à exploiter à son profit les territoires occupés. D'autre part, toutes ses conquêtes ont été faites sans aucun lien avec la guerre que l'Allemagne mène en U.R.S.S. ; elles se sont arrêtées aux lisières de l'Australie sans avoir pu l'attaquer. Les territoires occupés sont si éloignés les uns des autres que la marine japonaise, disséminée dans le Pacifique, navigue en convois mal protégés, proies faciles pour les sous-marins américains.

  L'offensive allemande en U.R.S.S. (printemps 1942)

En U.R.S.S., l'hiver de 1941 à 1942 avait permis à l'Armée rouge de marquer quelques points, notamment devant Moscou, où les Allemands reculèrent de 200 kilomètres, et dans la presqu'île de Kertch (Crimée) qui fut reprise par les Russes ; ceux-ci réussirent à ravitailler Leningrad par le lac Ladoga, mais non à la dégager. La Wehrmacht avait beaucoup souffert de l'hiver ; les radiateurs des chars éclataient faute d'antigel et les cantonnements étaient rares.

Au printemps de 1942, pourtant, l'armée allemande garde la supériorité. Elle reprend l'offensive avec une stratégie nouvelle, adaptée aux dimensions croissantes du territoire à conquérir à l'est. L'enveloppement et le débordement des armées ennemies sont abandonnés. Des groupes autonomes, disposant de blindés, avions, artillerie, infanterie, ateliers de réparation, ravitaillement, ont mission d'attaquer sur des fronts réduits, mais d'intérêt capital, et d'y forcer la décision. Les Soviétiques commencent à être équipés d'un armement nouveau, notamment en tanks et en avions chasseurs de chars ; mais leur production est encore insuffisante.

La principale attaque allemande est lancée vers le sud, une fois brisée une contre-offensive russe autour de Kharkov (Ukraine). Après avoir isolé et pris Sébastopol (Crimée), la Wehrmacht lance, le 28 juin, une grande offensive, de Voronej à la mer Noire ; l'objectif est d'atteindre la Volga et les puits de pétrole du Caucase.

Au nord, la bataille de Voronej s'achève pratiquement en juillet ; au centre, von Bock atteint le Don et lance ses troupes vers Stalingrad, pour couper l'artère indispensable à l'économie russe, la Volga ; au sud, les troupes allemandes s'emparent de Sébastopol et de Rostov sur le Don et foncent dans la steppe du Kouban vers le Caucase ; en septembre, le drapeau à croix gammée flotte sur le mont Elbrouz, son point culminant.

Staline appelle ses alliés à l'aide et réclame l'ouverture d'un second front. Du 12 au 15 août, il confère à Moscou avec Churchill et l'ambassadeur américain Harriman, représentant de Roosevelt ; c'est la première tentative des trois alliés pour harmoniser leurs combats. Le 19 août, pour rappeler la possibilité d'un front occidental, des unités anglo-canadiennes effectuent un raid sur DieppeLe raid anglo-canadien sur Dieppe. Surtout, pour rassembler toutes les énergies et faciliter l'union nationale, Staline, qui a pris en main tous les pouvoirs, y compris l'armée, abandonne apparemment les buts révolutionnaires de l'U.R.S.S. Il dissout le Komintern, rétablit la liberté religieuse et demande à tous les partis communistes de s'allier à leurs adversaires de la veille dans des « Fronts nationaux » formés contre l'Allemagne.

Le raid anglo-canadien sur Dieppe Photographie

Le raid anglo-canadien sur Dieppe Des soldats canadiens après l'échec du raid sur Dieppe, en Normandie, le 19 août 1942.

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Au début de septembre s'engage la bataille décisive de Stalingrad. Inférieurs encore en aviation et en troupes motorisées, les Russes utilisent des chars lourds et des barrages d'artillerie. L'hiver arrive ; on se bat dans StalingradStalingrad, dont la conquête prend, de part et d'autre, la valeur d'un symbole. Hitler donne au général Paulus, qui voulait décrocher, l'ordre de demeurer sur place ; mais son armée, avancée en pointe vers l'est, offre dangereusement ses flancs à des contre-attaques adverses, d'autant plus que les Russes concentrent des troupes de part et d'autre du saillant de Stalingrad ; ils ont également conservé des têtes de pont sur la rive droite.

Stalingrad Photographie

Stalingrad La statue d'un Lénine conquérant demeure debout au centre de Stalingrad bombardée, en 1942.

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Une fois encore, la Wehrmacht a remporté d'immenses succès ; mais elle n'a pas atteint totalement ses objectifs. Son front est dangereusement dilaté sur 2 000 kilomètres ; le ravitaillement des troupes devient de plus en plus lent et difficile. Hitler a vu trop grand. En prescrivant à la fois la prise de Stalingrad et la marche sur Bakou, il a disséminé ses forces.

  Les succès de Rommel en Afrique

En Afrique, la situation était également très favorable aux Allemands. L'Australie avait rappelé ses divisions d'Égypte pour faire face à la menace japonaise. Au mois de mai 1942,Rommel lance une grande offensive contre le canal de Suez. Dans la sécheresse, la poussière, les tempêtes de sable, les rencontres de blindés sont décisives comme des batailles navales. La VIIIe armée britannique recule ; l'avance allemande est freinée quelques jours par le sacrifice, à Bir Hakeim, de la brigade des Forces françaises libres, commandée par le général Kœnig. Tobrouk est cependant pris sans coup férir et, à la fin du mois d'août, la route du Caire et de Suez semble ouverte aux colonnes blindées allemandes. Mais, ayant trop allongé ses lignes de ravitaillement dans le désert, Rommel doit s'arrêter à El-Alamein, ce qui permet à la VIIIe armée britannique, commandée par Montgomery, de se regrouper et de s'abriter derrière des fortifications consolidées.

  La guerre aérienne et maritime

Dans les airs, les Allemands conservent la supériorité. Certes, leur aviation étant surtout engagée en U.R.S.S., le Royaume-Uni bénéficie d'un peu de répit, et même, contredisant les promesses de Göring, les bombardiers britanniques jettent chaque nuit des bombes sur les villes allemandes. Un corps de la Luftwaffe, basé en Sicile, bombarde sans trêve Malte qui reçoit 20 000 tonnes de bombes d'avril à juin 1942 et qui ne peut plus être défendue ni ravitaillée. Comme les batailles d'Afrique restent secondaires pour Hitler, il abandonne l'idée, un moment envisagée, de s'en emparer.

Dans l'Atlantique, l'offensive sous-marine allemande avait failli remporter des victoires décisives dans la guerre des convois. Faute d'une escorte et d'une protection aérienne suffisantes, ceux-ci sont, au milieu de l'Atlantique, une proie facile pour des groupes de sous-marins, qui les guettent et les suivent dès leur départ des États-Unis ; les pétroliers ont droit à une attention particulière. De janvier à mai 1942, 300 navires sont coulés ; en 1941, 4 millions de tonnes ont été perdues pour les Alliés – 690 000 pour le seul mois de juin ; 8 millions de tonnes sont perdues en 1942.

La course qui se livre entre la production et la destruction s'effectue en deux sens : construction de sous-marins par l'Allemagne et destruction de ces sous-marins par les Alliés ; construction de navires marchands par les Alliés et destruction de ces navires par les sous-marins allemands. Peu à peu les convois alliés sont mieux défendus ; le radar permet de détecter les sous-marins, la grenade sous-marine de les attaquer, les avions à long rayon d'action de les repérer ; de grands porte-avions sillonnent tout l'Atlantique ; de plus petits protègent les convois. La recherche scientifique prend ainsi de plus en plus d'importance. Des deux côtés, on commence à rechercher l'« arme absolue », la bombe atomiqueBombe atomique de type Little Boy, tout en améliorant sans cesse la vitesse et l'armement des avions, le blindage et la mobilité des tanks, l'armement et la motorisation de l'infanterie.

Bombe atomique de type Little Boy Photographie

Bombe atomique de type Little Boy C'est dans le cadre du projet Manhattan qu'une bombe surnommée «Little Boy» fut mise au point par l'équipe de physiciens de Juilius Robert Oppenheimer. «Little Boy» fut larguée au-dessus d'Hiroshima, le matin du 6 août 1945.

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Ce conflit mondial et sa longue durée que laisse prévoir l'échec de l'offensive éclair de la Wehrmacht font de la guerre une guerre d'usure, qui exige et consomme un énorme matériel. La gagnera celui qui en fabriquera le plus. Aux États-Unis, 60 millions de personnes travaillent pour la guerre. Roosevelt fixe le programme de 1943 à 120 000 avions et 75 000 chars. Pour répondre à cet effort sans précédent, l'Allemagne doit mobiliser toutes les ressources des pays de l'Europe qu'elle occupe.

  La « collaboration » en Europe

De toute façon, les victoires allemandes encouragent la collaboration dans les pays occupés qui participent à la « croisade contre l'U.R.S.S. ». En France, le gouvernement de Vichy a offert en février 1942 à Hitler, qui a refusé, d'entrer en guerre contre le Royaume-Uni. Il a autorisé la levée d'une légion de volontaires français (L.V.F.) contre le bolchevisme. Pierre Laval, revenu au pouvoir en avril 1942, met l'économie française et la police de la zone sud au service des AllemandsPierre Laval ; des agents de la Gestapo viennent donner la chasse aux résistants, plus particulièrement aux émetteurs clandestins de radio. La législation nazie antisémite est rigoureusement appliquée ; elle se traduit par des expropriations et des arrestations suivies de déportations vers les camps d'extermination d'Auschwitz-Birkenau.

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Pierre Laval Le chef du gouvernement français Pierre Laval (1883-1945) et le ministre italien des Affaires étrangères Bastiani rencontrent Adolf Hitler à son quartier général, en 1943.

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Dans toute l'Europe, les nazis créent des groupes de collaborateurs, enrôlés dans la guerre contre l'U.R.S.S., présentée comme une croisade : Quisling en Norvège, Mussert en Hollande, De Clerk et Degrelle en Belgique, la Garde de fer en Roumanie, les Croix fléchées en Hongrie, Doriot et Déat en France, l'armée Vlassov en U.R.S.S.

À l'automne de 1942, la situation des Alliés apparaît précaire sinon désespérée. Une double question se pose : les États-Unis auront-ils le temps de lever et d'équiper des armées, de fabriquer le matériel de guerre nécessaire à toute la coalition ? Les trois grands Alliés, que les événements ont rassemblés, mais que séparent des divergences idéologiques et des vues différentes sur les buts de guerre, sauront-ils coordonner leurs politiques et leurs stratégies ?

4.  Le tournant de la guerre (nov. 1942-juill. 1943)

Ces questions trouveront réponse dans la période qui va de novembre 1942 à juillet 1943. Non seulement la coalition alliée ne se disloquera pas, mais les armées de l'Axe seront contenues sur tous les fronts.

  Le débarquement américain en Afrique du Nord

Les relations entre Anglo-Saxons et Soviétiques, sans être mauvaises, ne sont pas bonnes. Staline réclame à cor et à cri l'ouverture d'un second front, Churchill ne peut répondre que par l'offre d'une alliance conclue pour vingt ans. Pour soulager l'U.R.S.S., pour préparer aussi l'attaque en tenailles du continent européen, les Américains, qui ont commencé à envoyer des troupes en Grande-Bretagne et en Irlande du Nord, débarquent en Afrique du Nord française le 8 novembre 1942. Ils espéraient être reçus à bras ouverts par les autorités vichyssoises locales ; ils le sont à coups de canon. Préparé par une petite équipe de résistants, le débarquement réussit cependant. Mais, faute de moyens suffisants, faute de hardiesse aussi, il se limite au Maroc et à l'Algérie. Les Allemands peuvent occuper la Tunisie, que le gouvernement de Vichy leur abandonne : ainsi l'Afrikakorps conserve ses liaisons avec l'Italie.

En Algérie, pressés de mettre fin aux combats, les Américains ont reconnu l'autorité de fait de l'amiral Darlan, un des responsables de la collaboration à Vichy, venu à Alger par hasard. C'est le début d'un long imbroglio politique, marqué par une rupture entre les Américains, suivis des Britanniques, et le général de Gaulle, qu'approuve la Résistance clandestine. L'assassinat de Darlan et son remplacement par le général Giraud n'améliorent guère les choses. La législation et les hommes de Vichy demeurent en place en Afrique du Nord.

Cependant, une armée française très démunie a repris le combat en Tunisie, tandis que le général Leclerc lance des attaques hardies, à partir du Tibesti, contre les oasis de Mourzouk, enlevées en janvier 1943Leclerc en Tunisie.

Leclerc en Tunisie Photographie

Leclerc en Tunisie Le général Philippe de Hauteclocque dit Leclerc (1902-1947), à droite, participe à la campagne de Tunisie, en 1943. Il sera bientôt chargé de la formation et du commandement de la 2e division blindée.

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À peu près au même moment, l'entrevue des généraux Giraud et de Gaulle à Anfa, point de départ de laborieuses négociations, laisse envisager une fusion de tous les Français engagés dans le combat ; l'arrivée du général de Gaulle à AlgerCharles de Gaulle à Alger, 1944 et la constitution du Comité français de Libération nationale consacrent cette fusion.

Charles de Gaulle à Alger, 1944 Photographie

Charles de Gaulle à Alger, 1944 Le général Charles de Gaulle (1890-1970), président du gouvernement provisoire de la République française, s'adresse à l'Assemblée nationale installée à Alger, le 18 juin 1944.

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En France, l'occupation de la zone sud est la conséquence du débarquement américain. L'armée française de l'armistice est dissoute, la flotte se saborde à Toulon le 27 novembre, pour ne pas tomber aux mains des Allemands, après avoir refusé de rallier les ports d'Afrique du Nord. Désormais toute la France connaît le même régime d'occupation ; le mythe du « Maréchal, sauveur du pays » par la « Révolution nationale », prend fin. Il ne reste aux Français que deux positions : celle de la collaboration où s'enlise une minorité ; ou celle de la Résistance derrière le général de Gaulle, qu'emprunte un nombre croissant d'entre eux.

  El-Alamein, Midway et Guadalcanal

En Libye, Montgomery a minutieusement préparé la contre-attaque de la VIIIe armée, qui est désormais la mieux équipée en tanks et en avions. Menacé à l'ouest, courant le risque d'être emprisonné en Afrique, Rommel bat en retraite, après avoir subi à El-Alamein un sévère échec (3 nov. 1942). Il évacue la Tripolitaine, perdant 500 chars et 45 000 hommes faits prisonniers, et arrive à la frontière de la Tunisie en janvier 1943. Tandis que les troupes françaises d'Afrique du Nord contiennent les Allemands sur la frontière algéro-tunisienne, la VIIIe armée, à laquelle Leclerc a agrégé sa colonne, reprend l'offensive en mars. Au mois de mai 1943, Tunis est atteint ; 200 000 Italo-Allemands sont faits prisonniersCimetière militaire allemand, 1943 ; il n'y a plus de soldats de l'Axe en Afrique ; la liberté de navigation est rétablie pour les convois alliés en Méditerranée ; l'Italie, où les défaites désorientent l'opinion et minent le régime fasciste, s'offre aux coups des Alliés, de leur aviation d'abord.

Cimetière militaire allemand, 1943 Photographie

Cimetière militaire allemand, 1943 Les Alliés découvrent un cimetière militaire allemand dans les faubourgs de Tunis après la chute de la ville lors de la campagne d'Afrique du Nord, en mai 1943.

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Dans le Pacifique, les Japonais ne progressent plus. Leur flotte a échoué en juin 1942 devant Midway, où les porte-avions américains ont remporté leur première victoire navale. Dans le Pacifique sud, après sept mois de durs combats sur terre, dans les airs et sur mer, les Japonais doivent évacuer Guadalcanal.

  La bataille de Stalingrad

Toutefois, c'est à Stalingrad, sur le front russe, que les Allemands subissent leur plus grave échec, en plein hiver. L'offensive soviétique est lancée de part et d'autre du saillant de Stalingrad, de Voronej vers le sud-est, du sud vers le nord-ouest. De nuit, sur la Volga gelée, les Russes ont transporté des troupes qui, après cinq jours de combat, bousculent Italiens et Roumains et, le 23 novembre, encerclent dans Stalingrad la VIe armée de Paulus, à qui les ordres impératifs de Hitler ont interdit tout recul, voire toute manœuvre. En vain une armée commandée par von Manstein essaie de délivrer la VIe armée que la Luftwaffe ne peut pas ravitailler. Le 10 janvier 1943 commence l'ultime attaque soviétique, un canon tous les vingt mètres : après vingt jours de combat, le 2 février, Paulus se rend ; les Allemands ont perdu 400 000 hommes, dont 140 000 prisonniers, à la limite de l'épuisement. Hitler, responsable de l'échec, accable de son mépris Paulus qui, dit-il, « n'a pas su franchir le seuil de l'immortalité ».

Les avant-gardes russes, reprenant à leur profit la stratégie allemande, débordent par la mer d'Azov les troupes allemandes engagées vers le Caucase, qui reculent pour n'être pas prises dans le piège. L'Armée rouge reconquiert Koursk, Bielgorod, Kharkov, Rostov. Au printemps de 1943, les Allemands sont repliés au-delà de leurs bases de départ du printemps de 1942.

Ils entreprennent alors leur troisième grande offensive annuelle, les beaux jours revenus : pour la première fois elle est limitée, géographiquement, au secteur de Koursk, et se brise sur les défenses soviétiques. La situation a changé : ce sont les Allemands désormais qui prennent à leur compte la tactique jusque-là employée par les Russes, qui essaie d'enrayer l'avance de l'adversaire sans pouvoir l'arrêter.

Fort habilement, la propagande soviétique exploite les défaites allemandes et le désarroi de la Wehrmacht. Jusqu'alors, Hitler a imposé ses vues aux généraux allemands, et le succès lui a donné raison après coup. Stalingrad porte un rude coup à son prestige. Staline institue un Comité de l'Allemagne libre, auquel participent des officiers. Paulus lui-même donnera son adhésion en mai 1944. Ainsi commence la rupture entre l'armée allemande et le Führer, quelques chefs militaires commençant à se demander si celui-ci n'est pas un fléau pour l'Allemagne.

  La guerre du matériel

L'arsenal américain fabrique à plein régime. Non seulement les Américains équipent et entraînent une armée d'un type entièrement nouveau, selon les méthodes de la grande industrie, dans laquelle la logistique joue le rôle capital, mais leurs envois de matériel de guerre au Royaume-Uni, en Afrique et en U.R.S.S. ne cessent d'augmenter. Pour commencer, en juin 1943, un tournant se dessine dans la bataille de l'Atlantique ; pour la première fois, le tonnage construit par les Alliés est supérieur au tonnage détruit par les Allemands ; les chantiers navals allemands sortent moins de sous-marins que les Alliés n'en coulent. La victoire a choisi son camp dans la guerre du matériel.

Première conséquence de cet état de choses : la supériorité alliée dans les airs. Des bombardiers de plus en plus nombreux, chargés d'explosifs de plus en plus puissants, auxquels l'aviation et la D.C.A. allemandes opposent une résistance qui va se réduisant, arrosent de bombes, toutes les nuits, les villes allemandes, italiennes et aussi des villes de pays occupés. Dans le Pacifique, les porte-avions américains vont détruire progressivement la flotte japonaise.

L'Allemagne pourra être attaquée désormais à la fois de l'ouest, de l'est et du sud. Elle l'est également, dans une « forteresse Europe » trop vaste pour être efficacement défendue, par une Résistance clandestine de plus en plus nombreuse, active et diversifiée.

La Résistance est née d'un réflexe de patriotisme ; mais la brutalité du comportement de l'occupant l'a accélérée et amplifiée. Si, dans les débuts, les populations des territoires de l'Europe occidentale eurent droit à quelques égards, les exigences du conflit généralisèrent un système de terreur et d'oppression.

  Le sort des Juifs

Les Juifs en furent les principales victimes. La propagande nazie présentait le Juif comme un germe de corruption des sociétés humaines, à l'origine aussi bien du capitalisme que du communisme, et toujours étranger au pays qui l'héberge. Dans toute l'Europe, les Juifs sont l'objet de mesures vexatoires et discriminatoires. Obligés de porter l'insigne distinctif de l'étoile jaune (l'étoile de David), ils se voient interdire l'accès des lieux publics ; ils sont en même temps exclus de la fonction publique et des professions libérales, leurs biens sont confisqués, cette immense dépossession étant camouflée sous le vocable d'« aryanisation ».

Surtout, Hitler estime que le moment est favorable pour appliquer la « solution finale » du problème juif – euphémisme pour désigner l'extermination des Juifs, confiée aux SS de Heinrich Himmler. Dans toute l'Europe des rafles monstres ont lieu. Comme du bétail, hommes, femmes et enfants juifs sont parqués dans des lieux d'hébergement improvisés – tels que le Vélodrome d'hiver à Paris – avec la complicité plus ou moins active des autorités des pays occupés.

D'abord internés dans des camps ouverts à leur intention, comme Pithiviers en France ou dans des ghettos devenus des prisons coupées de tout contact avec l'extérieur, comme en Pologne ou en Lituanie, les Juifs sont astreints au travail forcé et soumis à des conditions d'existence de plus en plus dures. Puis ils sont progressivement envoyés vers les camps d'extermination, mis en place à partir de la fin de 1941, à Auschwitz-Birkenau notamment, où les attendent chambres à gaz et fours crématoires. On estime à six millions le nombre de Juifs victimes du nazisme.

  La Résistance en Europe

Combattantes yougoslaves, 1943Très souvent, l'impitoyable rigueur du sort des Juifs a provoqué l'indignation et suscité la solidarité. En France, de hauts dignitaires des Églises élèvent une protestation ; des groupements se créent pour les sauver, surtout les enfants. Cet éveil de la conscience a été parfois à l'origine de la Résistance.

Combattantes yougoslaves, 1943 Photographie

Combattantes yougoslaves, 1943 Des jeunes femmes yougoslaves s'entraînent dans un camp allié, en Italie, en 1943. Bientôt, elles retourneront dans leur pays, se battre aux côtés des hommes, dans les unités de partisans du maréchal Tito (1892-1980).

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Les exactions de l'occupant ont achevé de dresser les populations contre lui. Plus ou moins dissimulés sous la forme d'achats avec de la monnaie d'inflation, les prélèvements des autorités allemandes, sans cesse accrus par les besoins de l'industrie de guerre, réduisent les populations occupées à la misère. La propagande nazie n'arrive pas à cacher cette vérité d'évidence.

La Résistance est un fait européen. Si elle n'a jamais été véritablement coordonnée, du moins a-t-elle connu à peu près dans tous les pays la même évolution et revêtu les mêmes formes.

Elle a consisté d'abord en diffusion de tracts et de journaux clandestins, guerre psychologique contre la propagande ennemie ; la contre-propagande était assortie de collecte de renseignements pour les Alliés, d'aide aux aviateurs tombés en parachute, de sabotages de portée limitée. On a recensé en France plus de 1 100 journaux clandestins, quelques-uns tirant à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires. Des réseaux d'évasion conduisaient de Belgique en Espagne, à travers les Pyrénées, Juifs, résistants menacés, prisonniers de guerre évadés, aviateurs alliés.

Les communistes, désireux de répondre à l'appel de Staline et d'aider l'U.R.S.S. en difficulté, appliquent dans toute l'Europe occupée une autre tactique dite « d'action immédiate » et « d'action des masses », par attentats contre les collaborateurs et les soldats de la Wehrmacht, grèves et manifestations de foules, destruction du potentiel économique pouvant être utilisé par l'occupant, création de « maquis » ruraux et urbains. Ce dynamisme, joint au langage patriotique qu'ils adoptent désormais, fait des communistes les incontestables animateurs de la Résistance, et souvent ses chefs.

En U.R.S.S., dans les zones occupées par la Wehrmacht, existent des unités de guérilla ravitaillées et dirigées par l'Armée rouge ; elles constituent l'avant-garde des unités régulières au cours de leur progression. En Yougoslavie, le communiste Tito (de son vrai nom Josip Broz), par son action inlassable, s'impose aux Alliés au détriment de Mihajlović, jugé trop attentiste. Dès le mois de juin 1943, la Yougoslavie constitue un véritable théâtre d'opérations où l'Allemagne doit engager plus de 100 000 hommes. Il en est de même en Grèce ; mais les rivalités, qui évoluent parfois en luttes ouvertes, entre les résistants communistes et les autres y font le jeu des occupants.

En Pologne, où n'a pas existé de groupe de collaboration, la population est unanime dans l'hostilité à l'occupant ; elle tend à le devenir dans les autres pays à mesure que les Allemands, désireux de combler les vides que la guerre multiplie dans leurs armées et dans leur main-d'œuvre ouvrière, organisent le service du travail obligatoire. Dans tous les pays, des milliers d'hommes jeunes, réfractaires à la réquisition, fuient les villes et se réfugient dans les campagnes, dans les montagnes surtout, où ils deviennent disponibles pour une guérilla généralisée. Les groupements de Résistance les aident et les regroupent de façon à transformer ces hommes traqués en combattants résolus.

La Résistance se manifeste même dans les pays de l'Axe. En Italie, des grèves éclatent à Turin, Milan et Gênes, en mars 1943. En Allemagne, ce sont les opposants allemands – catholiques, protestants, socialistes, objecteurs de conscience, communistes – qui remplissent les premiers camps de concentration (Buchenwald, DachauDachau, Ravensbrück) ; dans la troupe, les cas de mutineries se multiplient. La Gestapo découvre un réseau de renseignements prosoviétique dans l'administration allemande à la fin de 1942.

Dachau Photographie

Dachau Grille d'entrée du camp de concentration de Dachau.

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Dans les pays qui se sont rangés sous la bannière nazie – Roumanie, Slovaquie, Hongrie, Bulgarie –, les communistes savent attiser le mécontentement provoqué par la guerre contre l'U.R.S.S. De nombreuses désertions se produisent dans les unités sur le front.

En France, la Résistance, d'abord spontanée, est peu à peu encadrée et dirigée par la France libreLa voix de la France. Jean Moulin, délégué du général de Gaulle, unifie les mouvements de zone sud, constitue une armée secrète unique, dote la Résistance de services communs de transmissions et de parachutage, crée enfin en mai 1943 le Conseil national de la Résistance, qui groupe toutes les tendances de l'opinion publique et dont la première manifestation est le vote d'une motion de fidélité au général de Gaulle.

La voix de la France Photographie

La voix de la France De 1940 à 1944, Maurice Schumann intervient sur la B.B.C. dans Honneur et Patrie, les 5 minutes officielles réservées au général de Gaulle, dont il est le porte-parole, avant les émissions en français de Radio Londres.

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La Résistance ne pouvait que harceler l'ennemi, sans le battre. Il est incontestable d'autre part que, livrée à elle-même, elle était condamnée progressivement à s'éteindre. Aussi bien les grands Alliés – les Britanniques surtout – ont-ils armé et ravitaillé les groupes de résistantsRésistance française, mais ils ne l'ont fait qu'avec beaucoup de réticences et après de nombreuses hésitations. Ils se méfiaient d'une activité dont la direction leur échappait et dont ils redoutaient les engagements inconsidérés. Par suite, ils n'ont pas pleinement tiré parti de cette « cinquième colonne » que le comportement nazi leur avait en quelque sorte offerte.

Résistance française Photographie

Résistance française La résistance intérieure française à l'occupation allemande s'organisa rapidement en maquis régionaux. Des maquisards de Haute-Loire s'initient au maniement des armes qui leur ont été parachutées par les forces alliées.

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La Résistance coûtait cher aux peuples qui s'y engageaient. Pour la réduire, irritées souvent par son caractère insaisissable, les autorités d'occupation multiplièrent les sanctions, les arrestations, les fusillades, les destructions d'immeubles, de villes entières parfois : un maquis français attaque une colonne, et le bourg d'Oradour est incendié, les femmes et les enfants enfermés dans l'église ; la ville de Lidice est rasée parce qu'en est originaire un des auteurs tchèques de l'attentat qui avait coûté la vie au « protecteur » de la Bohême, Heydrich. Pour s'être tout entière soulevée, Varsovie sera raséeRuines de Varsovie. On évalue en France le nombre de fusillés – résistants et otages – à 25 000.

Ruines de Varsovie Photographie

Ruines de Varsovie Le 1er août 1944 éclatait l'insurrection de Varsovie. Écrasée par les troupes allemandes, elle se terminait le 2 octobre 1944. La ville était pratiquement rasée.

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  Les camps de concentration

Mais surtout, les résistants arrêtés sont envoyés dans les camps de concentration. Ceux-ci, ont été ouverts, à partir de 1933 (Dachau) pour les Allemands antinazis. Sous la direction des SS, les concentrationnaires sont soumis à un régime de lente extermination, par le manque de nourriture et de soins, les mauvais traitements, la déchéance progressive. Fort habilement, les SS sèment la division entre eux en confiant à certains déportés – de préférence des criminels de droit commun – des tâches de surveillance ou d'administration.

D'abord destinés à mettre hors d'état de nuire les ennemis du nazisme, les grands camps – BuchenwaldBuchenwald, Oranienburg, Dachau, Neuengamme, Mauthausen, Stuthof (Pologne), Strutthof (France), Ravensbrück pour les femmes – se divisent en commandos de travail, où une main-d'œuvre servile, peu coûteuse et indéfiniment renouvelable, est mise à la disposition des magnats de l'industrie du Reich : I. G. Farben, Krupp, H. Göring... Les besoins de la guerre exigent cette transformation. Les SS deviennent ainsi une grande puissance économique, qui possède ses propres ressources ; les déportés servent en outre à des expériences médicales comme de véritables cobayes humains. Lorsque les privations deviennent trop fortes, des épidémies éclatent (typhus notamment) ; les corps des nombreuses victimes étaient brûlés dans les fours crématoiresFours crématoires. Outre les Juifs, on estime à près de six millions le nombre des victimes du système concentrationnaire. En majorité ce sont des Polonais, des Soviétiques (notamment des prisonniers de guerre), des Yougoslaves, des Tziganes (la deuxième communauté victime du nazisme avec 250 000 à 500 000 morts) ; les Français furent environ 200 000.

Buchenwald Photographie

Buchenwald Des déportés du camp de concentration de Buchenwald, lors de leur libération par l'armée américaine, en avril 1945.

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Fours crématoires Photographie

Fours crématoires Les fours crématoires du camp de concentration de Dachau, en Allemagne.

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  La stratégie alliée

Britanniques et Américains ont constitué un état-major commun qui siège à Washington. Leurs armées sont placées, sur les divers théâtres d'opérations, sous le commandement unique de Dwight D. Eisenhower, en Afrique du NordOpération Torch. Certes, les divergences de vues sont nombreuses, profondes parfois. Les Britanniques préconisent une stratégie périphérique, moins coûteuse en hommes, et de nature à protéger les intérêts de l'empire ; les Américains veulent au contraire porter la guerre directement au cœur de la citadelle ennemie. L'accord se fait néanmoins. Des conférences permettent à Roosevelt et à Churchill d'élaborer une politique et une stratégie communes, qu'ils préparent ou mettent au point par des conversations téléphoniques directes. La première décision, d'une importance capitale, est de faire porter l'effort principal de la lutte contre l'Allemagne, et non contre le Japon, comme le désirait l'opinion américaine.

Opération Torch Photographie

Opération Torch Les généraux américains George Patton (à gauche) et Dwight Eisenhower préparent le débarquement en Afrique du Nord de novembre 1942 (opération Torch).

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À CasablancaConférence de Casablanca, 1943 (janv. 1943) est lancée la formule de « capitulation sans conditions » destinée à rassurer l'U.R.S.S., mais qui peut décourager l'opposition allemande à Hitler.

Conférence de Casablanca, 1943 Photographie

Conférence de Casablanca, 1943 La conférence de Casablanca (Maroc) réunit, du 14 au 24 janvier 1943, le président américain Franklin D. Roosevelt et le Premier ministre britannique Winston Churchill afin d'organiser les opérations militaires en Méditerranée. Le conflit entre les généraux français Charles de Gaulle et Henri Giraud ne fut pas réglé.…

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En mai 1943, à Washington, sont décidés l'offensive contre l'Italie, l'extension du « tapis de bombes », aux effets psychologiques autant qu'économiques et militaires, le débarquement sur la côte française de la Manche à partir du Royaume-Uni.

Dans ces conditions, la guerre contre le Japon se limite momentanément au ravitaillement des troupes de Tchiang Kai-chek par la Birmanie, à l'extension de la guerre sous-marine ; à la conquête de la Nouvelle-Guinée et des îles Salomon, à la création de bases en Australie du Nord et en Nouvelle-Calédonie pour de futures opérations combinées, à la constitution aux États-Unis d'armadas aéronavales et d'unités de débarquement – les marines.

Si, sur ce front, les Alliés sont encore sur la défensive, ils peuvent passer à l'offensive sur tous les autres à la fois.

5.   La grande offensive alliée (juill. 1943-août 1944)

Désormais, les territoires occupés par l'Allemagne, attaquée à l'est, au sud et à l'ouest, se réduisent comme peau de chagrinSeconde Guerre mondiale, Europe, 1943-1945.

Seconde Guerre mondiale, Europe, 1943-1945 Dessin

Seconde Guerre mondiale, Europe, 1943-1945 L'offensive générale des Alliés et des Soviétiques en Europe de 1943 à 1945.

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  La guerre en Italie et la chute de Mussolini

Montgomery et EisenhowerC'est l'Italie qui met bas les armes la première. Le 10 juillet 1943 se produit l'attaque sur la SicilePalerme libérée. La supériorité alliée est tellement écrasante que les aérodromes et les fortifications ont été entièrement détruits avant le débarquement. En deux jours, 80 000 hommes sont débarqués, avec 7 000 véhicules et 300 chars. La campagne de Sicile dure 39 jours, la résistance italienne est presque nulle, comme l'avait fait prévoir la capitulation, sous le seul effet des bombardements, de l'îlot de Pantelleria, jugé imprenable.

Montgomery et Eisenhower Photographie

Montgomery et Eisenhower Le général britannique Montgomery (1887-1976) et le général américain Eisenhower (1890-1969) observent la côte italienne depuis Messine, en Sicile. Ils préparent le débarquement des armées alliées en Italie du Sud.

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Palerme libérée Photographie

Palerme libérée Dans les rues de Palerme (Italie), la foule acclame les Américains dans leurs chars Sherman après la prise de la ville. Les armées alliées avaient débarqué en Sicile le 10 juillet 1943.

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Cette défaite écrasante a pour effet la chute de Mussolini à la suite d'un complot fomenté par le roi d'Italie, le maréchal Badoglio et une partie du Grand Conseil fasciste, dont le comte Ciano, gendre de Mussolini. Le Duce est arrêté et interné.

Tout en déclarant qu'il continue la guerre contre les Alliés, Badoglio, successeur de Mussolini, négocie avec eux un armistice qui n'est révélé que le 8 septembre. Le 3 septembre, les américano-britanniques avaient débarqué en Calabre, puis à Salerne.

De leur propre initiative, les Français ont libéré la Corse, par un double mouvement de la Résistance intérieure et de troupes envoyées d'Afrique du Nord par le général GiraudLe général Giraud.

Le général Giraud Photographie

Le général Giraud Le général français Henri Giraud (1879-1949), coprésident du Comité français de Libération nationale (C.F.L.N.), passe en revue, à Londres, le 21 juillet 1943, une garde d'honneur composée de soldats français.

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La riposte allemande est très violente, 30 divisions sont envoyées en Italie ; la lutte se déroule dès lors dans les montagnes des Apennins, en batailles locales d'usure, avec pilonnage des positions adverses par l'aviation et l'artillerie, et combats sanglants pour la possession de sommets. La Wehrmacht se bat successivement sur les lignes du Volturno, puis du Garigliano-Sangro, où le front s'immobilise pendant l'hiver 1943-1944.

L'Italie connaît une situation anarchique. Dans le Sud, le roi et Badoglio sont reconnus par les Alliés ; par tactique, les antifascistes du Comité de Libération se sont ralliés à eux. Dans le Centre et le Nord, les Allemands règnent par la terreur – marquée par de nombreuses exécutions, aux fosses Ardéatines, à Rome, notamment. Dans les villes et les campagnes, la Résistance clandestine est dirigée par les comités de Libération où coopèrent tous les partis, antiroyalistes autant qu'antifascistes. Mussolini, libéré par les SS, a installé à Salo, dans le Nord, une république néo-fasciste ; il fait juger et exécuter, à Vérone, quelques-uns de ceux qui l'ont abandonné, comme son gendre Ciano.

Le corps expéditionnaire français, commandé par le général JuinJuin et Theodore Roosevelt Jr, force les lignes allemandes du mont Cassin ; traversant des hauteurs jugées inaccessibles, il exécute une manœuvre conçue par le général de Monsabert, qui permet l'entrée des Alliés à Rome le 4 juin 1944. Puis, en application de la stratégie alliée, le front italien s'immobilise à nouveau sur la « ligne gothique », entre Pise et Rimini. Malgré Churchill, les Anglo-Saxons ont en effet décidé de ne pas porter la guerre en Europe centrale et dans les Balkans, mais de rassembler le plus de forces possible pour un débarquement, qu'on veut décisif, en Normandie. Pourtant, à partir des aérodromes du sud de l'Italie, toute l'Allemagne peut être atteinte par les bombardiers alliés. D'autre part, la navigation est libre en Méditerranée, ce qui permet le transport d'un tonnage considérable.

Juin et Theodore Roosevelt Jr Photographie

Juin et Theodore Roosevelt Jr Les généraux français Alphonse Juin (à droite, 1888-1967) et américain Theodore Roosevelt Jr étudiant une carte, en 1944 en Italie.

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  L'offensive de l'Armée rouge

Au printemps de 1943, l'Armée rouge compte 381 divisions, dont 51 blindées ; elle possède l'avantage en hommes, en chars, et surtout en artillerie : plus de 100 000 canons ont été fabriqués ; dans les airs, son aviation est à égalité avec la Luftwaffe.

Pour la première fois, l'Armée rouge prend l'offensive en été, après avoir stoppé l'attaque allemande sur Koursk. La Wehrmacht doit opérer un « retrait élastique » de plusieurs centaines de kilomètres, qui l'amène jusqu'au Dniepr. Kharkov est libérée le 25 août ; au début de septembre, tout le bassin du Donetz est réoccupé et Smolensk, au nord, est reprise le 25 du même mois. Hitler refuse de raccourcir le front, comme le demande von Manstein, pour ne pas exposer les pétroles de Roumanie aux coups de l'aviation russe.

Les Russes adoptent alors une tactique d'offensives incessantes, « à tiroir », en des secteurs différents, sans interruption, hiver comme été, une attaque étant lancée sur un point avant que s'achève l'attaque précédente sur un autre. En novembre 1943, Kiev est libérée. Les réactions allemandes sont désormais sporadiques ; il n'y aura pas au printemps de 1944 de quatrième offensive générale allemande. Au contraire, les Russes libèrent Odessa, Sébastopol et dégagent Leningrad.

Le front se stabilise en mai 1944 pour permettre à l'Armée rouge de reprendre souffle. Mais son mouvement d'attaque au sud, lancé sur un front de 600 kilomètres, a progressé de 500 kilomètres, pénétrant en Pologne et en Roumanie.

  L'offensive américaine dans le Pacifique

Dans le Pacifique, les Américains lancent deux offensives qui vont au but, par approches successives, en négligeant et en isolant les points d'appui japonais secondaires. C'est la tactique dite du « saut de mouton ».

À travers le Pacifique, au plus court, d'atoll en atoll, l'amiral Nimitz mène une guerre aéronavale droit vers l'archipel japonais. Il déploie des escadres autonomes, l'équivalent des Panzerdivisionen sur mer, ou Task-Forces, qui associent cuirassés, porte-avions (1 000 avions pour la Task-Force 58), navires et troupes de débarquement (marines), navires de ravitaillement, navires-ateliers, et même bassins de radoub flottants.

Nimitz attaque les îles Gilbert en novembre 1943, puis les îles Marshall en janvier 1944. Chaque îlot est chèrement défendu par les Japonais qui, aux îles Gilbert par exemple, perdent 4 000 hommes.

Le 19 juin se livre aux îles Mariannes la plus importante bataille aéronavale depuis celle des îles Midway. À nouveau les avions américains gagnent la bataille, dans les airs d'abord, sur mer ensuite. Les Japonais, qui ne disposaient que de neuf porte-avions contre les quinze porte-avions américains, en perdent trois ; quatre autres sont gravement endommagés.

Le général MacArthur, de son côté, se dirige vers les Philippines, par les nombreux archipels du sud du Pacifique. Il procède par enveloppements successifs, occupant les points faibles, négligeant les points forts qui, bloqués, seront réduits par la suite. Partout où ils prennent pied, les Américains aménagent des aérodromes, qui deviennent des bases de départ de bombardements stratégiques aux objectifs de plus en plus lointains.

En juin 1943, Américains et Australiens débarquent en Nouvelle-GuinéeDébarquement en Nouvelle-Guinée ; ils mettront un an pour avancer de 2 000 kilomètres dans la jungle au climat chaud et humide, générateur de dysenterie et de fièvre jaune. En juin 1944, 135 000 Japonais, complètement isolés, sont pris au piège, et il ne leur reste qu'à attendre la fin de la guerre.

Débarquement en Nouvelle-Guinée Photographie

Débarquement en Nouvelle-Guinée Les troupes américaines débarquent en Nouvelle-Guinée (1944).

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En même temps, les Britanniques se battent opiniâtrement en BirmanieBrigade des Chindits, pour protéger l'Inde et enrayer l'avance japonaise d'abord, pour reconquérir ensuite et aménager la route birmane, qui permettra de ravitailler les armées de Tchiang Kai-chek, avec lesquelles ils font leur liaison en août 1944.

Brigade des Chindits Photographie

Brigade des Chindits La brigade des Chindits progresse dans la jungle birmane (1944). Créée par le général britannique Wingate (1903-1944) en 1942, cette brigade avait pour mission de s'enfoncer profondément dans les régions occupées par les Japonais.

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En Chine, après s'être battues contre les troupes de Tchiang Kai-chek, les unités communistes de guérilla de Mao Zedong ont recommencé à attaquer les Japonais. Mais les Russes sont dans l'impossibilité de les aider.

Les Américains éprouvent aussi de sérieuses difficultés à secourir Tchiang Kai-chek, à qui le général Stilwell sert de conseiller peu écouté. Les Japonais lancent une grande offensive dans la Chine du Sud. En dépit de leur avance, ils ne peuvent s'emparer des aérodromes, d'où la XIXe armée aérienne américaine harcèle leur trafic maritime dans la mer de Chine.

  Les rapports entre les Alliés. La conférence de Téhéran

Conférence de Téhéran, 1943Les problèmes de Grèce, de France et de Pologne posent ceux de l'organisation du monde après la guerre et obligent les Alliés à préciser leurs buts de guerre. Ils comprennent la nécessité de se mettre d'accord.

Conférence de Téhéran, 1943 Photographie

Conférence de Téhéran, 1943 Les trois grands, le Soviétique Staline, l'Américain Roosevelt et le Britannique Churchill, lors de la conférence de Téhéran, en 1943.

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À Moscou, du 19 au 30 octobre 1943, les ministres des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, des États-Unis et de l'Union soviétique (Anthony Eden, Cordell Hull et Molotov) s'entendent sur la création, après la guerre, d'un système de coopération et de sécurité internationales, le jugement des criminels de guerre, la suppression totale des régimes fascistes. Les questions de frontières seront laissées en suspens jusqu'à la fin des hostilités.

À Téhéran, du 28 novembre au 1er décembre 1943, Staline, Roosevelt et Churchill prennent la décision d'opérer un vaste débarquement à l'ouest, dont le commandement est confié au général EisenhowerPréparatifs du débarquement, en liaison avec une grande offensive soviétique. Les stratégies sont ainsi harmonisées, mais des différences de vues politiques se sont manifestées. Roosevelt s'est posé parfois en arbitre entre Churchill et Staline. L'alliance, provoquée par Hitler, entre les démocraties anglo-saxonnes et le totalitarisme soviétique, s'avère paradoxale et fragile.

Préparatifs du débarquement Photographie

Préparatifs du débarquement Le général américain, commandant en chef des forces alliées, Dwight Eisenhower (1890-1969), à gauche, et le général britannique Bernard Law Montgomery (1887-1976), en Grande-Bretagne, en février 1944.

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  Le débarquement en Normandie

Seconde Guerre mondiale, bataille de NormandieLes préparatifs du débarquement en Normandie avaient commencé à la fin de 1943 : construction de péniches de débarquement et d'éléments de ports préfabriqués ; étude des problèmes posés par le ravitaillement, avec construction d'un oléoduc ; concentration et entraînement des troupes, élaboration d'un plan à la fois extrêmement complexe et soigneusement minuté ; destruction par l'aviation des voies ferrées, ponts, canaux et moyens de transport ; encadrement et armement des Forces françaises de l'intérieur par des équipes d'officiers spécialisés dites Jedburgh ; intensification du « renseignement » pour prendre la mesure des défenses allemandes.

Seconde Guerre mondiale, bataille de Normandie Dessin

Seconde Guerre mondiale, bataille de Normandie Le débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944 et la bataille de Normandie de juin à août 1944.

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Retardée une première fois en raison du mauvais temps, les bateaux déjà partis étant obligés de tourner en rond sur place, l'opération est fixée au 6 juin, bien que les conditions météorologiques ne se soient pas améliorées. Dans la nuit, des hommes-grenouilles viennent cisailler les barbelés posés par les Allemands dans la mer ; à 2 heures, les troupes aéroportées sont lâchéesParachutistes au repos à Sainte-Mère-Église, juin 1944 ; à 3 heures commence le bombardement aérien, à 5h50 le bombardement naval ; à 6h30, les premières troupes d'assaut et les chars prennent pied sur les plagesDébarquement de Normandie. À la tombée du premier jour, 10 divisions ont débarqué, avec armes et bagages.

Parachutistes au repos à Sainte-Mère-Église, juin 1944 Photographie

Parachutistes au repos à Sainte-Mère-Église, juin 1944 Les parachutistes américains viennent de libérer Sainte-Mère-Église, en Normandie, le 6 juin 1944.

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Débarquement de Normandie Photographie

Débarquement de Normandie Les fantassins américains et les bateaux de débarquement à Omaha Beach en Normandie, le 6 juin 1944.

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Du 6 au 12 juin, la tête de pont s'affermit ; Bayeux, Isigny et Carentan sont libérées. Les Allemands, qui ont adopté un système de défense sans profondeur, sont dans l'impossibilité d'amener en temps utile leur masse de réserve, massée pour la majeure partie en face du pas de Calais ; les bombardements alliés et les sabotages des résistants en sont la cause.

Glissant vers l'ouest, l'armée américaineL'équipage d'un B26 au rapport s'empare de Cherbourg le 27 juin ; les Britanniques se heurtent à une énergique défense allemande devant Caen, qui n'est enlevée que le 9 juillet. La percée du front allemand est effectuée à Avranches le 31 juillet. Les troupes allemandes se replient vers l'est, évacuant tout l'ouest de la France. À son quartier général, Hitler échappe de peu à un attentat, et Berlin à un putsch de généraux.

L'équipage d'un B26 au rapport Photographie

L'équipage d'un B26 au rapport Sur une base aérienne, en 1944, l'équipage d'un Marauder B26, au rapport, après une opération sur les côtes françaises, dans le cadre du débarquement allié.

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Sans attendre que le succès soit affermi, le général de Gaulle est venu à Bayeux pour affirmer que le gouvernement provisoire de la République est le gouvernement de la France. Il a installé un commissaire de la République en Normandie et un sous-préfet à Bayeux. Puis il fait son entrée le 26 août dans Paris, libéré par l'insurrection des F.F.I. (Forces françaises de l'intérieur) et le secours de la 2e D.B. (division blindée) de LeclercForces françaises de l'intérieur (F.F.I.)Libération de Paris, 1944Libération de Paris.

Forces françaises de l'intérieur (F.F.I.) Photographie

Forces françaises de l'intérieur (F.F.I.) Des combattants des Forces françaises de l'intérieur (F.F.I.) tirent depuis les fenêtres de la préfecture de police de Paris, lors des combats pour la libération de la capitale française, du 19 au 25 août 1944.

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Libération de Paris, 1944 Vidéo

Libération de Paris, 1944 Un peu plus de deux mois après le débarquement anglo-américain du 6 juin 1944, en Normandie, la IIIe armée américaine est aux portes de Paris. Le 20 août, les troupes du général Patton établissent une tête de pont sur la Seine, à Mantes. Depuis la veille, Paris est insurgé. Les résistants……

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Libération de Paris Libération de Paris, le 25 août 1944, par la 2e division blindée du général Leclerc et les troupes américaines. Photo de R. Bertin.

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  Le débarquement en Provence

Le 15 août a eu lieu en Provence le deuxième débarquement allié. Cette opération a été longtemps refusée par Churchill, qui préconisait une poussée à partir de l'Italie en direction des Balkans, appelés curieusement par lui « le ventre mou de l'Europe ». Les Américains refusèrent le plan de Churchill, et le corps de débarquement, sous le haut commandement de sir Maitland Wilson, comprenant la Ire armée française commandée par Jean de Lattre de TassignyEisenhower et de Lattre De Tassigny, fut prélevé sur les armées combattant en Italie. L'armada partit de Naples, Tarente, Malte, Oran et Ajaccio.

Eisenhower et de Lattre De Tassigny Photographie

Eisenhower et de Lattre De Tassigny Le général américain Dwight Eisenhower (1890-1969) et le général de Lattre De Tassigny (1889-1952) commandant de la Ire Armée française, en 1944.

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Dans la nuit du 14 au 15, les commandos immobilisent les batteries de la côte. Au lever du jour, les formations aéroportées sont lâchées au nord des Maures. Puis les premières vagues d'assaut américaines s'emparent rapidement des régions de Saint-Tropez, Sainte-Maxime et Saint-Raphaël. Le lendemain débarquent trois divisions françaises qui marchent sur Toulon. Le 18 août, le commandant allemand ordonne la retraite. Le 28 août, les garnisons allemandes de Toulon et Marseille déposent les armes.

6.   La défaite de l'Allemagne

Il était temps que les armées lancent ensemble l'assaut final. Les Allemands ont mis en effet au point des armes nouvelles dont Hitler espère un retournement de situation en sa faveur.

  Les armes nouvelles

À partir du printemps de 1944, leurs sous-marins sont équipés du tube schnorchel, qui permet d'employer les moteurs Diesel en plongée, autorisant ainsi des croisières quasi illimitées, tout en rendant le radar inutile et l'avion inefficace. Les sous-marins électriques permettront de reprendre la guerre des convois. Pour permettre leur construction, Hitler fixe des unités de la Wehrmacht sur les rives de la Baltique.

Les avions à réactionLes armes secrètes allemandesMesserschmitt Me163 B KometMesserschmitt Me262 auraient pu redonner la suprématie dans les airs à la chasse allemande si Hitler n'avait pas hésité entre plusieurs prototypes et accordé sa préférence à la construction de bombardiers capables de rendre aux Alliés les coups que leurs « forteresses volantes » portaient aux villes et à l'économie du Reich.

Les armes secrètes allemandes Diaporama

Les armes secrètes allemandes Dans une Allemagne écrasée sous les bombardements alliés, les ingénieurs du IIIe Reich ont travaillé à la mise au point de nouvelles armes. Si la plupart n'ont pas dépassé le stade de prototype, certaines ont été employées à la fin du conflit. Sur le plan aéronautique, l'Allemagne nazie bénéficie d'……

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Messerschmitt Me163 B Komet Chasseur d'interception mis en service en mai 1944, le Messerschmitt Me163 B Komet était propulsé par un moteur-fusée lui permettant d'atteindre une vitesse de 960 km/h. Son rayon d'action était de moins de 100 km et l'autonomie de carburant de 7 minutes, après quoi l'appareil se comportait……

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Messerschmitt Me262 Photographie

Messerschmitt Me262 Entré en service en septembre 1944, le Messerschmitt Me-262 (ici dans sa version A-1 de chasse dite Schwalbe, Hirondelle) fut le premier avion à réaction construit en série et l'appareil le plus performant de la Seconde Guerre mondiale (2 turboréacteurs Junkers, 6400 kg en charge, 870 km/h,……

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Beaucoup plus prometteuse était l'utilisation des avions-fusées, V1V1 et V2Fusée V-2. Ils commencent à tomber sur Londres le 13 juin 1944 et provoquent des pertes supérieures à celles des bombardements de 1940-1941. La Résistance apporte alors une aide capitale pour découvrir et bombarder d'abord les rampes de lancement, puis les ateliers de fabrication sont eux-mêmes repérés et bombardés à Peenemünde. Une sorte de course s'engage entre la paralysie de l'Allemagne sous les coups des Alliés et la construction d'armes nouvelles dans laquelle les savants allemands ont l'avantage.

V1 Photographie

V1 Premier missile de croisière moderne, doté d'un système de navigation automatique, la bombe volante V1 est, avec la fusée V2, autre arme de terreur, la plus connue des armes secrètes allemandes. Propulsé par un pulsoréacteur situé à l'arrière du fuselage, l'engin (2 150 kg dont 850 d'explosif, 600 k……

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Fusée V-2 Photographie

Fusée V-2 En Allemagne, en 1945, l'armée américaine a capturé un train chargé de V-2. Des soldats en examinent un de près.

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Des deux côtés on recherche l'arme absolue : la bombe atomique. Dans cette direction, les Allemands sont battus par une extraordinaire coopération de savants américains, britanniques, canadiens, français, italiens, danois, réunis à Oak Bridge dans le Tennessee.

  La libération de la France

Seconde Guerre mondiale, libération de la FranceLes armes nouvelles allemandes n'étant pas prêtes à temps, la libération de la France s'achève en quelques mois, bien que les Alliés aient hésité entre deux plans : MontgomeryGeorge VI et Montgomery préconisait une attaque principale par les plaines du Nord ; Eisenhower impose son plan d'offensive généralisée sur tout le front, de la mer du Nord aux Vosges.

Seconde Guerre mondiale, libération de la France Dessin

Seconde Guerre mondiale, libération de la France Vers la libération du territoire français : offensives alliées et retraite des Allemands, 1944-1945.

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George VI et Montgomery George VI (1895-1952), roi de Grande-Bretagne (1936-1952), et le maréchal Montgomery (1896-1976), au cours d'une visite du roi sur le théâtre des opérations, en 1944.

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Au nord, les Anglo-Canadiens libèrent Rouen le 1er septembre ; le 5, ils sont à Bruxelles, et, le 6, ils délivrent Anvers, préservée par une initiative de la Résistance belge. Un grand port, à proximité du front, pourra ainsi être utilisé pour acheminer au plus près le ravitaillement des armées.

Pendant ce temps, les F.F.I. se battent à peu près seules dans tout l'Ouest ; mais, si les Allemands évacuent d'eux-mêmes le Sud-Ouest, ils s'enferment dans les « poches de l'Atlantique » d'où les Français, faute d'artillerie et d'aviation, ne peuvent pas les déloger.

Les armées franco-américaines du Sud remontent la vallée du Rhône, tandis que les F.F.I. tendent des embuscades aux colonnes allemandes. La jonction des troupes alliées du Nord et du Sud se fait en Bourgogne : 40 000 Allemands restent pris dans la nasse.

Vers le 15 septembre, les armées alliées sont parvenues devant les bouches de l'Escaut, la frontière hollandaise, la ligne Siegfried d'Aix-la-Chapelle à Trèves et les Vosges. Le front allemand se reforme sur la frontière allemande, où va s'engager une nouvelle bataille d'envergure.

  La dernière offensive allemande dans les Ardennes

Le maréchal Montgomery, pour s'ouvrir l'accès des plaines d'Allemagne du Nord en sautant l'obstacle des bras du Rhin et de la Meuse, lance trois divisions aéroportées à Arnhem (Pays-Bas), tout en déclenchant une offensive terrestre. La surprise indispensable ne joue pas, les Allemands ayant concentré par hasard des unités au bon endroit. Le mauvais temps, les bois qui rendent les parachutages difficiles, l'absence d'avions de transport condamnent à l'échec l'opération d'Arnhem après trois jours de combat (sept. 1944). Mais les troupes britanniques sont au bord de la Meuse.

L'offensive alliée reprend en novembre de part et d'autre des Ardennes ; Aix-la-Chapelle au nord et Metz au sud sont atteints par les Américains, tandis que la Ire armée française parvient sur le Rhin à Mulhouse (20 nov.) et la 2e D.B. à Strasbourg le 23 novembre ; mais les Allemands se cramponnent aux Vosges dans l'Alsace centrale. Profitant de l'étirement des lignes américaines, ils lancent leur dernière grande contre-attaque à l'ouest dans les Ardennes, le 16 décembre. Le plan de Hitler est grandiose ; l'objectif est le port d'Anvers, de façon à encercler le groupe d'armées anglo-canadien au nord, le dos aux polders de Hollande. Si l'opération réussit, tous les espoirs sont permis, y compris une répétition de l'encerclement de Dunkerque. Au pis, on peut espérer que les Américains auront besoin de plusieurs mois pour reprendre leur souffle. Le vieux maréchal von Rundstedt, qui dirige l'action, a bien émis quelques objections ; puis, comme les généraux allemands en ont pris l'habitude depuis longtemps, il obéit docilement au Führer. La Wehrmacht attaque le 16 décembre. La surprise est totale, et le mauvais temps interdit à l'aviation alliée de se manifester. Cependant, les blindés allemands ne possèdent que la moitié de la quantité d'essence nécessaire. En soixante heures, les Allemands avancent de 25 kilomètres ; le 19 décembre, ils sont à 25 kilomètres de Liège. Mais les Américains se sont maintenus, en hérisson, à Bastogne.

Les Alliés regroupent leurs forces ; une amélioration du temps permet à leur aviation d'intervenir. Le 27 décembre, le siège de Bastogne est levé. Mais Hitler ne veut pas reconnaître son échec. Il s'obstine dans une bataille d'usure où il engage ses dernières réserves stratégiques, au moment où a commencé la grande offensive soviétique d'hiver.

  L'offensive de l'Armée rouge (été-automne 1944)

Conformément à la stratégie élaborée en commun à Téhéran, l'Armée rouge est passée à une offensive généralisée le 26 juin avec 400 divisions articulées en 11 groupes d'armées. Au nord, elle atteint les frontières de la Prusse-Orientale et oblige la Finlande à signer un armistice le 4 septembre.

Au centre, toute la Pologne reste toujours occupée par les Allemands. Le gouvernement polonais de Londres, pour devancer les Russes, décide l'insurrection de Varsovie, le 1er août, sans en avoir averti les Britanniques et les Américains. Les insurgés luttent seuls pendant quarante jours. L'Armée rouge reste l'arme au pied, sans les aider, sur l'autre rive de la Vistule, jusqu'au 10 septembre. Le 28 septembre, le général Bor-Komorovsky met fin à l'insurrection ; les Allemands achèvent de détruire Varsovie ; les insurgés survivants sont fusillés ou envoyés dans des camps de concentration.

Butant contre les Carpates, les Russes engagent au sud les combats les plus décisifs. Une offensive éclair de trois semaines contraint la Roumanie et la Bulgarie à demander un armistice en septembre, tandis que les Allemands évacuent la Grèce, où les Britanniques débarquent le 3 octobre. Les Russes font leur liaison avec les Yougoslaves : Belgrade est prise le 19 octobre.

Au courant d'octobre, la Hongrie est envahie par le sud ; une contre-attaque allemande, de part et d'autre du Danube, au nord de Budapest, remporte quelques succès initiaux, puis est stoppée. À la fin de 1944, le front se stabilise pour quelques semaines, de la Drave au lac Balaton, et le siège de Budapest commence.

Staline avait promis de ne pas modifier les structures politiques et sociales des pays que l'Armée rouge occupe. En fait, partout il installe les communistes au pouvoir, sans tenir compte des gouvernements légitimes réfugiés à Londres. Désormais se posent avec acuité les problèmes politiques de l'après-guerre.

  La conférence de Yalta

Conférence de Yalta, 1945L'avance soviétique en Allemagne, que personne n'avait prévue, va-t-elle troubler l'accord des Alliés, qui a jusqu'ici résisté à toutes les épreuves ?

Conférence de Yalta, 1945 Vidéo

Conférence de Yalta, 1945 C'est au bord de la mer Noire, à Yalta, en Crimée, que se tient, entre le 4 et le 11 février 1945, la principale des conférences réunissant les futurs vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Le principe de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie étant établi, le Britannique Winston Chu……

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En février 1945, à la conférence de Yalta, où les trois Grands se rencontrentConférence de Yalta, 1945 et dont la France est absente, Roosevelt, très malade, est surtout préoccupé par le danger d'une hostilité russo-américaine après la guerre. Aussi bien, contre Churchill souvent, qui voit avec tristesse décliner de façon irrémédiable l'influence du Royaume-Uni, a-t-il fréquemment épousé les points de vue de StalineChurchill et Staline à la conférence de Yalta, 1945. L'U.R.S.S. obtient que sa frontière à l'ouest suive la « ligne Curzon », c'est-à-dire qu'elle annexe des territoires polonais, comme au temps du pacte germano-soviétique. Des droits sont aussi reconnus à l'U.R.S.S. sur des territoires en Asie, de façon à réparer la défaite de l'Empire tsariste en 1905. En échange, Staline ne prend que de vagues engagements sur la formation de gouvernements démocratiques en Pologne et en Yougoslavie. Il accepte la conception américaine de l'O.N.U., mais impose le droit de veto des grandes puissances. Il promet d'intervenir contre le Japon trois mois après la défaite de l'Allemagne. Mais s'il consent à l'élaboration d'accords militaires limités, destinés à éviter des accidents lors de bombardements et en prévision de la jonction des armées alliées en Allemagne, Staline refuse toute révélation sur la stratégie qu'il entend appliquer, alors que Eisenhower lui fera part, en mars, de ses intentions. L'accord se fait unanimement sur l'occupation intégrale de l'Allemagne et son découpage en zones relevant chacune d'un des grands Alliés. Dans l'immédiat, le désaccord espéré par Hitler ne s'est pas produit.

Conférence de Yalta, 1945 Photographie

Conférence de Yalta, 1945 Winston Churchill, Franklin Roosevelt et Staline durant la conférence de Yalta, en février 1945.

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Churchill et Staline à la conférence de Yalta, 1945 Photographie

Churchill et Staline à la conférence de Yalta, 1945 Le Premier ministre britannique Winston Churchill (1874-1965), à droite, et le numéro un soviétique Staline (1879-1953), lors de la conférence de Yalta (Crimée), en février 1945.

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  La décomposition de l'Allemagne nazie

La décomposition de l'Allemagne est alors irrémédiable ; Hitler, vieilli, malade, soumis à l'influence d'un charlatan à la fois médecin et astrologue, drogué par lui, est de plus en plus despotique et irritable.

Depuis le complot du 20 juillet 1944, il a perdu toute confiance dans l'armée. Des centaines d'officiers ont été destitués, beaucoup traduits en justice, comme le maréchal von Witzleben, humilié par ses juges du tribunal du Peuple, avant d'être pendu. L'amiral Canaris, chef de l'Abwehr (Service des renseignements), est envoyé dans le camp de concentration d'Oranienburg, où il mourra.

D'illustres maréchaux et généraux se sont suicidés : Beck, von Kluge, von Stülpnagel ; Rommel a été contraint au suicide par la Gestapo, Himmler menace de fusiller les familles de déserteurs ; tout soldat en permission injustifiée sera exécuté.

Ce sont des SS qui prennent le commandement des armées ; la plupart sont des soldats improvisés comme Himmler, petit employé, ou comme le garçon boucher Sepp Dietrich.

Goebbels n'arrive plus à fanatiser les foules allemandes qui, à leur tour, manquent du nécessaire. Tandis que les hommes ont été mobilisés et que la doctrine nazie de la femme au foyer interdit de faire travailler des millions de femmes dans les usines, l'Allemagne, où le désordre généralisé s'aggrave d'un exode incessant, devient une immense tour de Babel, avec des millions de prisonniers de guerre, de requis de travail forcé, de concentrationnaires répartis dans des commandos de travail de plus en plus nombreux.

La levée en masse a été proclamée ; les hommes âgés, les adolescents, les malades même ont été enrégimentés dans le Volkssturm (armée populaire) – pour organiser rationnellement le ravitaillement, on a formé un bataillon avec des malades de l'estomac. Hitler refuse partout toute idée d'abandon, et même de repli volontaire : il faut tenir sur place. Il pense à dénoncer la convention de Genève, à pratiquer une politique de la terre brûlée. Il déclare : « Si la guerre est perdue, la nation doit périr ! »

Les bombardements aériens américano-britanniques ont entrepris la destruction de l'Allemagne. Aucune ville n'est désormais à l'abri ; partout les chasseurs peuvent accompagner les bombardiers. 500 000 tonnes de bombes seront jetées entre janvier et mai 1945 : 570 000 civils allemands tués, 800 000 blessés par ces raids, destinés à abattre le moral de la population ; au cours de trois raids successifs en février 1945, 135 000 personnes seront tuées à Dresde et la ville brûlera une semaine entièreBombardements de Dresde.

Bombardements de Dresde Photographie

Bombardements de Dresde Maîtresse du ciel, l'aviation britannique et américaine soumet l'Allemagne à des bombardements massifs dont l'objectif est autant psychologique que militaire. La nuit du 13 au 14 février 1945, plusieurs raids aériens détruisent Dresde.

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Ces bombardementsBombardement d'usine allemande anéantissent les armes secrètes allemandes avant qu'elles produisent leur plein effet : les sous-marins électriques ne pourront plus prendre la mer ; les avions à réaction seront incendiés sur leurs longues pistes d'envol aisément repérables ; la plupart des bombes volantes, trop hâtivement fabriquées, manqueront leur but ; l'essence fera défaut pour entraîner les pilotes et les parachutistes seront jetés au combat sans instruction suffisante.

Bombardement d'usine allemande Photographie

Bombardement d'usine allemande Installations à Ludwigshafen de l'I.G. Farben, le tout-puissant konzern de l'industrie chimique, après un raid aérien allié, en 1945.

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  L'Allemagne occupée à l'ouest

Contrairement aux suggestions britanniques de tenter une percée au nord, Eisenhower à décidé de livrer bataille sur toute la rive gauche du Rhin pour la nettoyer complètement et réserver le choix de la manœuvre pour lancer l'ultime attaque au-delà du Rhin. Il va, à peu d'intervalle, engager : au nord de la Ruhr, le groupe d'armées anglo-canadien de Montgomery ; entre la Ruhr et la Moselle, le groupe d'armées américain de Bradley ; entre la Moselle, la Sarre et le Rhin, le groupe d'armées franco-américain de Devers. Le prélude est joué par la Ire armée française qui, avec de Lattre de Tassigny en plein hiver, libère la haute Alsace, dans une campagne de dix-huit jours (20 janv.-7 févr. 1945).

Eisenhower n'a pas attendu la fin de la campagne pour lancer sa grande offensive sur l'ensemble du front, avec 90 divisions, dont 25 blindées et 6 aéroportées, 6 000 chars et la suprématie totale dans le ciel. En face, von Rundstedt a 65 divisions incomplètes et 1 000 chars pour tenir un front de 750 kilomètres.

Le 8 février, l'offensive est lancée contre la ligne Siegfried, le long de la Meuse. La première armée canadienne part de Nimègue malgré le terrain inondé et parvient jusqu'à Clèves.

L'attaque sur la Roer est retardée par les inondations provoquées par les Allemands qui ont détruit les digues. Mais, fin février, le front du Rhin inférieur, devant la Ruhr, est aux mains des Alliés. Comme toujours, Hitler a ordonné de se battre sur place jusqu'au bout. Les ponts sur le Rhin sautent les uns après les autres avant que les Américains arrivent ; sauf à Remagen, où les Américains parviennent le 7 mars à 15h 0, alors que le pont devait sauter à 16h. Quand le pont est détruit par les canons, les V1 et les avions allemands, ils ont eu le temps d'en construire deux autres. Le 23 mars, la tête de pont a 40 kilomètres de profondeur.

Cet événement oriente la stratégie d'Eisenhower. La principale avance alliée s'effectue par le centre de l'Allemagne : les fleuves y sont plus étroits et plus faciles à traverser. Cette attaque principale est flanquée de deux axes de progression : au nord vers la Baltique, au sud vers la Bavière et l'Autriche, pour empêcher Hitler d'installer dans les Alpes un dernier réduit de résistance, comme il semble qu'il en ait l'intention.

Selon le plan prévu, le 24 mars, sous les yeux de Churchill, qui s'est aventuré sur le Rhin à proximité des lignes ennemies, deux divisions aéroportées sont larguées, non derrière, mais sur les positions ennemies. La surprise est totale. Trois têtes de pont sont, à l'aube, déja installées au-delà du Rhin, que les chars amphibies ont traversé par leurs propres moyens.

Tandis que les Canadiens se tournent vers l'ouest pour isoler l'armée allemande de Hollande, les Britanniques peuvent commencer leur avance vers l'Elbe ; le 28 mars, la tête de pont est large de 55 kilomètres, à l'est de Wesel.

Auparavant, George Patton a atteint le Rhin « au pas de course », pris Coblence, débouché vers Mayence, comme ses instructions le lui commandaient. Le 23 mars, il passe le fleuve à Oppenheim.

Plus au sud, la VIIe armée américaine et la Ire armée française ont brisé les dernières résistances allemandes et franchi le Rhin le 26 mars à Gernsheim et le 31 mars près de Karlsruhe, qui tombe le 4 avril. La Ire armée avance alors dans la Forêt Noire.

À cette date, la Ruhr est complètement encerclée par les Ire et IXe armées américaines. La densité des habitations peut exiger une véritable guerre de siège, qui risque de durer longtemps. Mais les troupes allemandes se désorganisent peu à peu ; en dépit de quelques points de résistance, la guerre a perdu toute envergure à l'ouest. La citadelle de la Ruhr est progressivement réduite par le nord, l'est et le sud. Le 17 avril, tout est consommé ; 320 000 prisonniers sont capturés, dont 29 générauxPrisonniers allemands aux mains de la 1re armée américaine (avril 1945).

Prisonniers allemands aux mains de la 1re armée américaine (avril 1945) Photographie

Prisonniers allemands aux mains de la 1re armée américaine (avril 1945) L'offensive alliée sur la Ruhr, au printemps de 1945, entraîna des redditions massives au sein de la Wehrmacht, faisant sauter la dernière ligne défensive allemande sur le front ouest. L'accès au cœur de l'Allemagne était désormais ouvert.

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Désormais, l'avance alliée au cœur de l'Allemagne s'effectue d'un seul élan. Au nord, vers Brême, Hambourg et, au-delà, Lübeck, Montgomery cherche à atteindre la Baltique pour couper les armées allemandes de Hollande, du Danemark et de Norvège.

Dans le plan d'Eisenhower, c'est aux armées de Bradley qu'est dévolue, au centre, la tâche principale. Délaissant Berlin qu'il estime sans intérêt militaire, car il refuse de voir quelle importance politique et morale aurait sa prise par les Anglo-Saxons, il a fixé pour objectif à Bradley la jonction au plus court avec les Russes. L'Elbe est ainsi atteinte à Magdeburg le 13 avril.

Plus au sud, les Américains ont infléchi leur marche entre le Main et le Neckar. Nuremberg est prise le 19 avril, le Danube franchi le 25 avril ; Munich tombe le 2 mai.

Le 4 mai, Leclerc et la 2e D.B. entrent à Berchtesgaden et dans le nid d'aigle de Hitler.

Plus au sud enfin, après avoir encerclé Stuttgart, la Ire armée française atteint la frontière suisse, encercle 40 000 Waffen SS dans la Forêt Noire, entre à Ulm le 24 avril, faisant en tout 150 000 prisonniers.

  L'offensive alliée en Italie

En Italie, les généraux AlexanderAlexander of Tunis et Clark disposent de 25 divisions cosmopolites : Américains, Britanniques, Néo-Zélandais, Polonais, Brésiliens et Italiens. En face, Kesselring commande à des forces à peu près équivalentes, appuyées par les miliciens de la république fasciste de Mussolini. Pendant tout l'hiver se sont livrés des combats contre les maquis de résistants italiens dans les Alpes.

Alexander of Tunis Photographie

Alexander of Tunis Le général Harold Alexander (1891-1969) est commandant en chef des troupes alliées en Italie, en 1944. Il recevra le titre de comte Alexander of Tunis, en 1952, pour ses brillants états de services en Afrique de Nord, notamment en Tunisie.

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Le 9 avril, l'attaque alliée commence ; après une semaine de lutte, l'opposition allemande faiblit. Les Alliés débouchent de l'Apennin dans la plaine ; Bologne est prise le 22 avril, le Pô franchi le 24, Vérone enlevée le 26.

Un soulèvement généralisé des résistants italiens dans les villes livre aux Alliés Mantoue, Parme, Gênes le 27 avril (où les partisans font 4 000 prisonniers), Milan le 29. Le 1er mai, les Américains entrent à Turin, les Français à Coni.

Le 2 mai, les Néo-Zélandais font leur jonction à Trieste avec les partisans de Tito ; mais, des deux côtés, on se fige vite dans une attitude hostile. Tito entend conserver la ville, que les Anglo-Saxons ont promis de laisser à l'Italie.

  L'Europe orientale aux mains des Russes

À l'est, en décembre 1944, les Russes ont encerclé Memel ; ils sont entrés dans les pays baltes, atteignent le Niemen, puis le Narew et la Vistule, au nord de Varsovie.

Leur supériorité est écrasante : 400 divisions contre 170 aux Allemands, 7 000 chars contre 3 500 ; la supériorité soviétique est surtout écrasante en artillerie qui compte 43 divisions et de nombreuses unités indépendantes ; 26 000 canons seront rassemblés uniquement en Prusse-Orientale, à raison de 200 par kilomètre sur les secteurs où la percée est recherchée. Et, pour arrêter l'Armée rouge, il n'y a nulle part de fortifications.

L'offensive commence le 12 janvier. Au nord, Bagramyan entre à Memel le 28 janvier. À sa gauche, Tcherniakhovski, né en 1906, jeune maréchal de trente-huit ans, prend Tilsit et fonce sur Kœnigsberg. Hitler s'enferme alors dans son bunker de Berlin pour diriger la bataille ; il n'en sortira plus. Auparavant il avait déclaré à Guderian : « Vous y croyez, vous, à l'offensive soviétique ? C'est le plus grand bluff depuis Gengis Khan. »

RokossovskiKonstantin Rokossovski, 1944, à partir du Narew, progresse de 35 kilomètres en trois jours. Le 19 janvier, il est aux limites de la Prusse-Orientale. Il atteint la Baltique le 3 mars, encerclant 250 000 Allemands dans la poche de Elbing. Dantzig capitule le 29 mars ; le 26 avril, Rokossovski est à Stettin.

Konstantin Rokossovski, 1944 Photographie

Konstantin Rokossovski, 1944 Né en Pologne, Konstantin Rokossovski (1896-1968) s'engage dans l'Armée rouge en 1918. Il est nommé, en 1944, maréchal de l'Union soviétique.

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À partir de têtes de pont sur la Vistule Joukov tourne Varsovie, qui est prise le 17 janvier. Le 19, il entre à Lodz et avance alors de 50 kilomètres par jour ; il pénètre en Poméranie, atteint la Baltique le 5 mars à Kolberg et pousse vers l'estuaire de l'Oder.

Koniev, parti de Sandomir le 14 janvier, fait 100 kilomètres en quatre jours ; quand Joukov s'arrête, Staline fait progresser Koniev vers Breslau au nord-ouest : encerclée le 22 février, la ville tiendra jusqu'en mai, ainsi que certaines positions allemandes dans l'estuaire de la Vistule. Mais la haute Silésie, la seule région industrielle préservée des bombardements, est perdue pour les Allemands.

Sur les fronts d'Ukraine, tandis que Yeremenko avance assez difficilement en Slovaquie, Malinovski par le sud et Tolboukhine remontant depuis la Drave ont encerclé Budapest, qui tombe le 13 février. Hitler prélève des unités sur le front de Berlin pour les donner à l'offensive que tente, en mars, le général SS Dietrich ; après quelques succès, obus et carburant manquant, les Allemands sont stoppés.

La route de Vienne est ouverte, Bratislava prise le 4 avril ; Vienne, atteinte le 7 avril, tombe le 13.

  La chute de Berlin et la capitulation allemande

Le 16 avril, Berlin est attaquée par l'aviation soviétique. Hitler lance l'ordre du jour : sauver Berlin, pas de retraite, l'ennemi sera écrasé. Mais Joukov, Koniev et Rokossovski disposent de 180 divisions, 41 000 canons, 6 300 chars, sur un front de 400 kilomètres.

Joukov attaque dans le secteur de Kustrin le 12 avril, Koniev au sud de la Neisse. Enrayée les premiers jours, l'attaque réussit au sud ; le 19 avril, malgré l'engagement de ses derniers blindés, la IXe armée allemande est disloquée ; Joukov arrive à 20 kilomètres de Berlin, dont l'encerclement s'esquisse par le nord et par le sud.

Hitler interdit tout décrochage, pour anéantir l'ennemi. Le 21 avril, Joukov est dans la banlieue est de Berlin ; Koniev remonte vers le nord-ouest ; le 24 avril, Berlin est complètement encerclée. Voronov dispose alors 25000 canons autour de la ville, 600 au kilomètre ; 25 000 tonnes d'obus tombent sur la villeBataille de Berlin.

Bataille de Berlin Photographie

Bataille de Berlin Char soviétique devant le Reichstag. La puissante offensive de l'Armée rouge lancée en juin 1944 par le maréchal Joukov (1896-1974) sur le front ouest s'achève avec la prise de Berlin, suivie le 8 mai 1945 de la capitulation allemande.

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La bataille de rues a commencéDerniers combats à Berlin, 1945 ; les Russes disposent de chars avec échelles pour pouvoir tirer derrière les barricades. Hitler, qui ne règne plus que sur les quelques mètres carrés d'une cellule souterraine éclairée par quatre chandelles, se suicide le 30 avril. Le 2 mai, le général Weidling rend à Tchouikov, le défenseur de Stalingrad, les 70 000 derniers survivants de BerlinLe drapeau rouge flotte sur le Reichstag, E. Khaldeï.

Derniers combats à Berlin, 1945 Photographie

Derniers combats à Berlin, 1945 Dans les rues de Berlin, lors des derniers jours de la guerre, en mai 1945, les fantassins russes progressent lentement. Ils utilisent des armes automatiques, fusil-mitrailleur et mitraillette.

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Le drapeau rouge flotte sur le Reichstag, E. Khaldeï Photographie

Le drapeau rouge flotte sur le Reichstag, E. Khaldeï Evgueni Khaldeï, Le drapeau rouge flotte sur le Reichstag, 2 mai 1945, tirage argentique. Alors que s'achève la bataille de Berlin, le photographe soviétique fixe une image historique, qui fera le tour du monde.

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En vain Churchill, qu'inquiète le comportement de Staline en Pologne et en Roumanie, insiste-t-il pour que les Américains, qui sont entrés en Tchécoslovaquie, marchent sur Prague, dont ils sont plus proches que les Russes. Sur l'avis de Staline, Eisenhower fait reculer ses troupes et, après Vienne et Berlin, l'Armée rouge fait son entrée dans Prague soulevée : toute l'Europe centrale et orientale sera soumise à l'influence soviétique.

Dans ces conditions, la jonction entre les armées américano-britanniques et russes, que Hitler voyait comme le point de départ d'hostilités ouvertes, s'est effectuée dans la joie et l'amitié à Torgau sur l'ElbeJonction des forces soviétiques et américaines sur l'Elbe (avril 1945), puis dans le Mecklembourg et tout le long de leur ligne de rencontreBradley (casqué) et Koniev.

Jonction des forces soviétiques et américaines sur l'Elbe (avril 1945) Photographie

Jonction des forces soviétiques et américaines sur l'Elbe (avril 1945) Le 25 avril 1945, quelques jours après la prise de Berlin par l'Armée rouge, les troupes américaines et soviétiques se rejoignent près de Torgau, sur l'Elbe.

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Bradley (casqué) et Koniev Photographie

Bradley (casqué) et Koniev Le commandant du 12e groupe d'armée, le général américain Omar Bradley (1893-1981) rend visite au maréchal soviétique Koniev (1897-1973) à son quartier général, en mai 1945.

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La capitulation allemande est donc totale et sans conditions, comme la conférence d'Anfa l'avait prévu. À Caserte, von Vietinghoff a signé le 29 avril devant Alexander une reddition des troupes d'Italie, devenue effective le 2 mai, tandis que le corps de Mussolini, tué après avoir été capturé, est exposé à Milan à des crocs de boucherie.

Le 4 mai, à Lünebourg, Montgomery reçoit la reddition des armées allemandes du Danemark, des îles Frisonnes et de la HollandeCapitulation de l'Allemagne en 1945. Le 7 mai, Eisenhower reçoit à Reims celle du général Jodl. Le 8 mai (le 9 pour les Russes)Feu d'artifice pour une victoire, la cérémonie est répétée par Keitel, plein de morgue, devant Joukov à Berlin, de Lattre signant pour la France, après que Keitel, stupéfait, eut lancé : « Des Français, c'est un comble ! »

Capitulation de l'Allemagne en 1945 Photographie

Capitulation de l'Allemagne en 1945 Le maréchal britannique Montgomery (1887-1976) signe l'acte de capitulation de l'Allemagne, en mai 1945.

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Feu d'artifice pour une victoire Photographie

Feu d'artifice pour une victoire Un gigantesque feu d'artifice est tiré à Moscou le 9 mai 1945 pour célébrer la fin de la Seconde Guerre mondiale et la victoire.

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7.   La défaite du Japon

Seconde Guerre mondiale, guerre dans le PacifiqueÀ l'automne de 1944, le Japon, depuis l'été de 1943, est sur la défensive. Il se maintient certes encore sur ses positions en Chine et dans les territoires conquis depuis Pearl Harbor. Mais, outre qu'il commence à avoir de mauvais rapports avec les populations et qu'il est parfois attaqué par des résistants, surtout aux Philippines, il a perdu un grand nombre des bases qui en protégeaient les accès. Surtout, plus qu'en Europe, en raison des immenses distances, la guerre du Pacifique est une guerre industrielle, et la production de guerre japonaise pèse peu devant l'énorme puissance économique américaine. La flotte japonaise a été régulièrement battue depuis Midway ; enfin, à partir des Mariannes, les îles japonaises sont de plus en plus fréquemment bombardées par les raids des forteresses volantes B-29.

Seconde Guerre mondiale, guerre dans le Pacifique Dessin

Seconde Guerre mondiale, guerre dans le Pacifique Les offensives japonaises de 1937 à 1942 et les reconquêtes des Alliés jusqu'à la capitulation du Japon le 15 août 1945.

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Le Japon cherche, dans la tradition nationale des samurai et du hara-kiri, une arme d'un autre âge ; il suscite une sorte de chevalerie par l'institution des pilotes-suicide, les kamikazeKamikaze, qui se jettent, avec leur avion chargé d'explosifs ou sur des bombes planantes, sur les navires ennemisAttaque par un kamikaze. Malgré leurs efforts et les nombreux coups au but, ils n'ont pas empêché la flotte américaine de détruire, à Leyte (Philippines)Débarquement sur l'île de Leyte, en trois combats de quelques heures les 23 et 25 octobre, la majeure partie des navires de guerre qui restaient au Japon, au cours de la plus grande et de la plus décisive bataille navale de tous les temps.

Kamikaze Photographie

Kamikaze Des kamikaze, pilotes-suicide japonais. Ils ont pour mission de s'écraser avec leur avion chargé d'explosifs sur le pont des navires de guerre américains. Avant leur départ vers une mort certaine, ils nouent toujours sur eux un ruban honorifique.

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Attaque par un kamikaze Photographie

Attaque par un kamikaze Un kamikaze, pilote-suicide japonais, tente d'écraser son avion chargé de bombes sur le pont d'un bâtiment de la marine américaine, lors de la guerre du Pacifique, en 1945.

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Débarquement sur l'île de Leyte Photographie

Débarquement sur l'île de Leyte Les troupes américaines débarquent sur l'île de Leyte, aux Philippines, en 1944, pendant la guerre du Pacifique.

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  La reconquête de la Birmanie

Quatre directions avaient été envisagées par l'état-major américain pour atteindre Tōkyō. La plus courte, à partir des îles Aléoutiennes, fut écartée en raison des conditions climatiques polaires. La plus longue, par le sud-ouest, avait la prédilection des Britanniques qui, avec lord Louis Mountbatten, assuraient le commandement sur ce théâtre d'opérations.

La condition préalable était de conquérir la Birmanie à partir de l'Inde, en coopération autant que possible avec les armées plus ou moins disciplinées de Tchiang Kai-chek, et la flotte aérienne américaine qui le soutenait. À partir de novembre 1944, les troupes sino-américaines du général Sultan ont un peu progressé vers le sud, par l'Irrawaddy, et rétabli la liaison terrestre entre la Chine et l'Inde par l'Assam.

En février 1945, les unités indo-britanniques du général SlimWilliam Slim pénètrent en Birmanie centrale, prennent Mandalay le 20 mars, descendent le long des monts Arakan. Le 2 mai, un débarquement a lieu à l'embouchure de l'Irrawaddy et Rangoon est prise le 3. Au milieu de mai, les Japonais n'occupent plus que quelques secteurs montagneux ; beaucoup se sont réfugiés au Siam.

William Slim Photographie

William Slim Le général britannique William Joseph Slim (1891-1970), commandant de la 14e armée, passe ses troupes en revue, en Birmanie, en 1944.

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Mais la guerre dans cette région demeure secondaire. Les Britanniques ne disposeront jamais des moyens nécessaires pour la stratégie qu'ils préconisent – une seule armée est étalée sur 1 000 kilomètres – et les Américains se désintéressent d'une zone où ils soupçonnent leurs partenaires d'arrière-pensées colonialistes.

  Les Philippines reprises par les Américains

Pour atteindre directement le Japon, les Américains, jusqu'à la fin de 1944, ont hésité entre l'attaque de Formose, préconisée par l'amiral Nimitz, et la reconquête des Philippines exigée par MacArthur qui en fait un problème d'honneur personnelDébarquement aux Philippines, 1945. Ce qu'on sait de la faiblesse des Japonais aux Philippines et, par contre, des redoutables défenses de Formose, fait pencher la décision en faveur de MacArthur.

Débarquement aux Philippines, 1945 Photographie

Débarquement aux Philippines, 1945 Le commandant des forces alliées en Extrême-Orient, Douglas MacArthur (1880-1964), au centre, débarque avec ses troupes dans le golfe de Lingayen, aux Philippines, en 1945. Fidèle à son engagement de revenir, il reprend toutes les positions japonaises.

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Celui-ci débarque à Leyte en octobre 1944, pour y établir une base aéronavale qui commande l'ensemble de l'archipel philippin ; la campagne fut très pénible, en raison des pluies qui détruisirent routes et aérodromes hâtivement construits et qui empêchèrent la supériorité aérienne américaine de s'affirmer. En janvier 1945, les Américains ont cependant débarqué 275 000 hommes dans l'île, prêts à attaquer dans tout l'archipel.

MacArthur débarque alors dans Luçon, avec succès, malgré les attaques des kamikaze. De là, il marche sur Manille qui, atteinte le 23 février, n'est définitivement conquise que le 3 mars, tandis que des forces amphibies débarquent dans tout l'archipel philippin. Puis, la presqu'île de Bataan est coupée. Arrosée de bombes pendant un mois, l'île de Corregidor est prise au début de mars. Les Japonais se sont battus, comme toujours, avec acharnement, perdant 7 000 prisonniers épuisés pour 31 000 tués ; dans Corregidor, certains se sont fait sauter dans les tunnels où ils étaient enfermés.

  Les attaques contre l'archipel nippon

Des Philippines, les Américains bondissent en février 1945 sur Iwoshima (Iwo Jima), îlot de lave et de sable, à 1 400 kilomètres de Hondo (Honshū), de façon à entreposer et ravitailler les bombardiers B-29 partis des Philippines ou des Mariannes. Les combats durent jusqu'en avril.

À cette date, après avoir pensé à un débarquement sur la côte chinoise, les Américains mettent pied à Okinawa. Les Japonais abrités dans des tranchées creusées dans le roc volcanique, d'où ils ne seront délogés que par des explosifs lancés de près, des coups au but de l'artillerie et par les lance-flammes, s'y battent jusqu'au 2 juillet ; ils y perdent leur dernier cuirassé géant, 110 000 tués dont plus de 1 000 kamikaze, et 7 000 prisonniers.

Le Japon est écrasé sous les bombes. Tōkyō est bombardé chaque jour. Du 17 au 18 juillet, six attaques de 1 500 avions chacune sont lancées contre les arsenaux, usines et habitations de Osaka, Yokohama et Kure. Mais la caste militaire ne veut pas entendre parler de capitulation : au début d'août, l'amiral Onishi, inventeur des kamikaze, envisage froidement la mort de vingt millions de Japonais.

  La capitulation japonaise

Harry Truman décide alors l'emploi de la bombe atomique, dont la première vient d'exploser dans le Nouveau-Mexique le 16 juillet. Une bombe est jetée sur Hiroshima le 6 aoûtVictimes de la bombe atomique, une deuxième sur Nagasaki le 9 aoûtNagasakiNagasaki raséeHiroshima et la capitulation du Japon, 1945. L'empereur Hiro-HitoHirohito impose alors son autorité et le Japon, le 15 août, accepte l'ultimatum, lancé à Potsdam, d'une capitulation sans conditions.

Victimes de la bombe atomique Photographie

Victimes de la bombe atomique Deux Japonais sont assis dans un hôpital improvisé, à Hiroshima. Ce sont des victimes de la bombe atomique larguée sur la ville par les Américains, le 6 août 1945.

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Nagasaki Photographie

Nagasaki Le champignon atomique au-dessus de Nagasaki après le lancement de la deuxième bombe nucléaire à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le 9 août 1945.

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Nagasaki rasée Photographie

Nagasaki rasée La ville de Nagasaki en ruines après le largage, par les Américains, de la seconde bombe atomique sur le Japon, le 9 août 1945

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Hiroshima et la capitulation du Japon, 1945 Vidéo

Hiroshima et la capitulation du Japon, 1945 Le 6 août 1945, un bombardier américain largue la première bombe atomique de l'histoire sur la ville d'Hiroshima, au Japon. Une seconde bombe A est lancée sur Nagasaki le 9 août. Les deux cités sont entièrement détruites; quelque 150 000 personnes sont tuées sur le coup. Ce chiffre s'amplifiera dans……

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Hirohito Photographie

Hirohito L'empereur du Japon, Hiro-hito (1901-1989), lors de son accession au trône, en 1926.

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Trois mois après la capitulation allemande, la défaite japonaise est totale, alors que les calculs les plus optimistes prévoyaient dix-huit mois pour la préparation d'un débarquement et un million de pertes humaines pour sa réalisation.

En raison des distances, les redditions japonaises seront échelonnées sur plus d'un mois. Leclerc, pour la France, signera la principale à bord du Missouri, en rade de Tōkyō (2 sept. 1945).

Tant bien que mal, avant que la guerre ait pris fin, l'après-guerre a fait l'objet d'accords difficiles entre les Alliés, masquant mal des désaccords de plus en plus profonds.

À PotsdamConférence de Potsdam, 1945, fin juillet et début août 1945, où Clement Attlee a remplacé Churchill battu aux élections, sont fixées les réparations dues par l'Allemagne et délimitées les zones d'occupation. Celle de la France est découpée dans les zones britannique et américaine. Berlin doit être administrée par les quatre commandants en chef ; on espère ainsi rendre durable l'accord du temps de guerre.

Conférence de Potsdam, 1945 Photographie

Conférence de Potsdam, 1945 La réunion des Trois Grands, à Potsdam, en juillet 1945 : de gauche à droite, Winston Churchill (1874-1965), Harry Truman (1884-1972) et Staline (1879-1953).

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Préparée à Dumbarton Oaks dès octobre 1944, mise au point à San Francisco entre le 25 avril et le 26 juin 1945, la charte de l'Organisation des Nations unies, qui prend la place de la Société des Nations, est signée par les délégués de cinquante nations.

D'autres organismes internationaux ont été prévus pour ravitailler les populations des régions dévastées, pour recueillir les millions de personnes déplacéesRéfugiés roumains, 1945, pour éviter les crises économiques.

Réfugiés roumains, 1945 Photographie

Réfugiés roumains, 1945 Des réfugiées roumaines dans un camp américain, en Tchécoslovaquie, en juin 1945.

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Cependant, jamais conflit n'a causé tant de ruines ; des villes innombrables ont marqué de leur martyre les étapes du conflit : Varsovie, Rotterdam, CoventryCoventry, ville martyre, Saint-Lô, Lidice, Berlin, Dresde, Hiroshima, pour n'en citer que quelques-unes. Des pays, prospères naguère, connaissent la famine, comme les Pays-Bas. La guerre a fait au moins quarante millions de morts en Europe.

Coventry, ville martyre Photographie

Coventry, ville martyre La cathédrale de Coventry en ruines, après les quatre raids aériens de la Luftwaffe (l'aviation allemande), effectués en août et novembre 1940 puis avril 1941.

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Les nazis ont accumulé les crimes ; la conférence de Potsdam a décidé l'institution d'un tribunal international pour juger les criminels ; au banc des accusés prendront place les principaux dirigeants du IIIe Reich, sauf Himmler qui a échappé, par le suicide, au châtiment.

Henri MICHEL

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Henri MICHEL, « GUERRE MONDIALE (SECONDE)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerre-mondiale-seconde/

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ART SOUS L'OCCUPATION

Écrit par :  Laurence BERTRAND DORLÉAC

Dans le chapitre "La France occupée"  : …  *Le 22 juin 1940, la convention d'armistice ratifiait la victoire de l'Allemagne nazie. Le 9 juillet 1940, le ministère de la Propagande du IIIe Reich donnait au vaincu un avant-goût du sort qu'il lui réservait : la France ne serait pas considérée comme une « alliée » mais jouerait en Europe le rôle d'une « Suisse agrandie », réserve… Lire la suite
ASTIER DE LA VIGERIE EMMANUEL D' (1900-1969)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… Devenu journaliste, il collabore à MarianneLuVu et au Time. *Mobilisé en août 1939 dans la Royaleil dirige un centre de renseignements maritimes à Lorient puis est rattaché au cinquième bureau replié à Port-Vendres en juin 1940. Dès septembre, refusant la défaite, il fonde l'éphémère groupe La… Lire la suite
ATLANTIQUE HISTOIRE DE L'OCÉAN

Écrit par :  Jacques GODECHOTClément THIBAUD

Dans le chapitre "L'Atlantique depuis le début du XXe siècle"  : …  de franchir l'océan : ils furent 10 000 par jour durant le mois de juillet 1918. Mais c'est la *Seconde Guerre mondiale qui signait le passage sans retour de la Pax Britannica à la Pax Americana. En effet, dès la bataille d'Angleterre qui débuta le 10 juillet 1940, il apparaissait évident aux Britanniques qu'ils ne pourraient… Lire la suite
AUBRAC LUCIE (1912-2007)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… Lumière *rayonnante de la Résistance » : en définissant ainsi Lucie Aubrac, le président de la République Jacques Chirac a illustré la force en marche qu'a été, dans la clandestinité en France puis à Londres, cette agrégée de l'université, cofondatrice du mouvement Libération. Disparue à quatre-vingt-quatorze ans, le 14 mars 2007, cette dignitaire… Lire la suite
AUBRAC RAYMOND (1914-2012)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… Résistant héroïque, *co-fondateur du mouvement Libération, Raymond Aubrac était le dernier survivant des arrestations de Caluire qui scellèrent tragiquement, en juin 1943, le sort de Jean Moulin. Dès le 15 septembre 1944, à Marseille, Charles de Gaulle avait rendu hommage à son compagnon de lutte en lui dédicaçant son portrait avec les mots suivants… Lire la suite
AUPHAN GABRIEL (1894-1982)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… *Né à Alès (Gard), le 4 novembre 1894, élève à l'École navale, Gabriel Auphan est capitaine de vaisseau en 1936 et commande la Jeanne d'Arc, croiseur-école de la Marine nationale. Sous-chef d'état-major en 1939, après avoir appartenu aux cabinets des ministres de la Marine Georges Leygues et François Pietri en 1928 et 1934, il est nommé… Lire la suite
AUSCHWITZ

Écrit par :  Michael BERENBAUM

…  étaient détenus des prisonniers qui effectuaient des travaux forcés, fut subordonné à Auschwitz. *Pendant presque toute la période qui s'étend de 1940 à 1945, le SS-Hauptsturmführer (« Capitaine ») Rudolf Franz Höss fut à la tête des camps centraux d'Auschwitz. Le camp de la mort et le camp de travaux forcés fonctionnaient en étroite relation.… Lire la suite
AUSTRALIE

Écrit par :  Benoît ANTHEAUMEJean BOISSIÈREBastien BOSAHarold James FRITHYves FUCHSAlain HUETZ DE LEMPSIsabelle MERLEXavier PONS Universalis

Dans le chapitre "L'Australie depuis la Seconde Guerre mondiale"  : …  En* 1940-1941, l'Australie se voit encore comme un dominion très éloigné des lieux d'affrontements de la Seconde Guerre mondiale, qui envoie des hommes et des matières premières au Royaume-Uni. À l'abri des menaces militaires internationales, le débat politique interne se focalise sur les conséquences profondes de la crise économique des années 1930… Lire la suite
AUTOMOBILE - Histoire

Écrit par :  Alfred MOUSTACCHI

Dans le chapitre " La Seconde Guerre mondiale "  : …  Dès* la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, les usines automobiles françaises sont transformées en usines d'armement, fabriquant essentiellement : des chars légers, des moteurs d'avions et des camions. Un mince filet de production de voitures est réservé à l'administration. Après la défaite française de juin 1940, ces véhicules sont… Lire la suite
AVANT-GARDE EST-EUROPÉENNE

Écrit par :  Andrzej TUROWSKI

Dans le chapitre " Identification culturelle"  : …  de plus en plus admise, d'Europe centrale et du Sud-Est s'appliquent au même territoire. La Seconde *Guerre mondiale et le partage de Yalta renforcèrent la division de l'Europe : l'Europe de l'Est désigne, de 1945 à 1989, les pays de l'Europe centrale et orientale tombés dans la zone d'influence de l'Union soviétique, tandis que l'Europe de l'Ouest… Lire la suite
AVIATION - Histoire de l'aviation

Écrit par :  Edmond PETITPierre SPARACO Universalis

Dans le chapitre "De 1939 à 1945"  : …  *À la date du 27 septembre 1939, jour de la capitulation de Varsovie, après la victoire sur la Pologne à laquelle l'aviation d'assaut et de bombardement n'a pas peu contribué, le Reich dispose de 3 500 appareils (dont 1 500 chasseurs). Dans le camp adverse, Français et Britanniques peuvent aligner environ 2 500 avions de types très variés. En l'… Lire la suite
BABI YAR

Écrit par :  Michael BERENBAUM

… *Le grand ravin de Babi Yar, situé à la limite septentrionale de la ville de Kiev, en Ukraine, servit de charnier pour des victimes principalement juives que des groupes de S.S. allemands tuèrent entre 1941 et 1943. Après un premier massacre de Juifs à Babi Yar, le lieu continua de servir pour l'exécution de prisonniers de guerre soviétiques et de… Lire la suite
BADOGLIO PIETRO (1871-1956) maréchal italien

Écrit par :  Paul GUICHONNET

… *Officier d'artillerie, Pietro Badoglio prend part à la campagne d'Afrique (1896-1897) puis sert dans l'état-major, au cours de la guerre de Libye. Quand éclate le premier conflit mondial, il est lieutenant-colonel, au commandement de la IIe armée. En août 1916, il se signale par un fait d'armes, enlevant, à la tête d'une colonne d'… Lire la suite
BATAILLES NAVALES - (repères chronologiques)

Écrit par :  Michèle BATTESTI

…  apparaît comme une victoire tactique de la Kriegsmarine, commandée par l'amiral Reinhard Scheer. * Attaque de Tarente, base italienne en Méditerranée. Des avions torpilleurs britanniques de l'Illustrious mettent hors de combat la moitié du corps de bataille italien mouillé dans le port. Une répétition de Pearl Harbor. Bataille du cap… Lire la suite
BECK LUDWIG (1880-1944)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  à son poste et va œuvrer dans l'ombre contre les excès nazis, Beck démissionne, le 21 août 1938. *Dès lors, il sera le symbole de la résistance militaire au nazisme. Mêlé de près ou de loin à tous les complots pendant la Seconde Guerre mondiale, il est l'un des chefs de la conjuration du 20 juillet 1944. L'attentat contre Hitler ayant échoué, il… Lire la suite
BÉDARIDA FRANÇOIS (1926-2001)

Écrit par :  Robert FRANK

…  sociale. François Bédarida s'est également intéressé aux enjeux de la relation franco-britannique. *L'édition scientifique des procès-verbaux des réunions du Conseil suprême interallié de septembre 1939 à avril 1940 donne lieu à un ouvrage magistral : La Stratégie secrète de la Drôle de guerre (1979). C'est toute la période fondamentale… Lire la suite
BELGIQUE - Histoire

Écrit par :  Guido PEETERS

Dans le chapitre "La Seconde Guerre mondiale"  : …  *Le 10 mai 1940, sans déclaration de guerre préalable, les troupes allemandes firent irruption en Belgique. Après avoir capitulé le 28 mai, Léopold III n'accéda pas au désir du gouvernement tripartite Pierlot de le voir émigrer. On en vint à une rupture entre les ministres et le roi. Les ministres se réfugièrent en France pour se fixer ensuite à… Lire la suite
BELZEC

Écrit par :  Michael BERENBAUM Universalis

… Le complexe de Belzec comprenait à la fois des camps de concentration et d'extermination. *Il était installé autour du village du même nom, sur la ligne de chemin de fer Lublin-Lviv, dans la province de Lublin, alors en Pologne occupée par l'Allemagne. Dans le camp d'extermination, l'un des plus sinistres, les nazis massacrèrent au moins… Lire la suite
BERGEN-BELSEN

Écrit par :  Michael BERENBAUM Universalis

…  des villages de Bergen et Belsen, à environ 16 kilomètres au nord-ouest de Celle, en Allemagne, fut* construit en 1943 sur une partie d'un camp de prisonniers de guerre. Il devait servir à l'origine de camp de détention pour les juifs destinés à être échangés contre des Allemands détenus en territoire allié. Bergen-Belsen était constitué en réalité… Lire la suite
BERNADOTTE FOLKE (1895-1948)

Écrit par :  Laurent BARCELO

…  s'exprime d'abord dans sa prise de responsabilités à la tête du mouvement scout suédois. *Sa popularité vient surtout de son action en tant que vice-président, à partir de 1943, puis président, en 1946, de la Croix-Rouge suédoise. C'est à ce titre qu'il est prié par le gouvernement de son pays, au tout début de 1945, d'entrer en contact… Lire la suite
BÉTHOUART MARIE ANTOINE (1889-1982)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

…  conséquence « de vingt années de statu quo et d'inertie politique et militaire ». En janvier *1940, il est chargé de constituer une brigade de haute montagne pour combattre en Finlande les troupes soviétiques. La paix étant intervenue entre Helsinki et Moscou, sa brigade — devenue division — est engagée en Norvège après l'invasion de celle-ci… Lire la suite
BLINDÉS MATÉRIELS

Écrit par :  Patrice VENTURA

Dans le chapitre "L'entre-deux-guerres"  : …  à partir de 1942, après près de sept ans d'études, et s'imposa sur tous les champs de bataille de la* Seconde Guerre mondiale, tout comme le char Panther, premier char allemand disposant d'un blindage incliné. Inspiré par le T 34 soviétique, le Panther se révéla rapidement comme le plus performant de la Seconde Guerre mondiale. En Italie, le premier… Lire la suite
BLUM LÉON (1872-1950)

Écrit par :  René GIRAULT

Dans le chapitre "Le sage et le recours"  : …  *Au début de la Seconde Guerre mondiale, Léon Blum est redevenu simple chef d'un parti, en perte de vitesse, déchiré par le problème du pacifisme. Il se situe parmi ceux qui veulent « résister », sans exclusives, mais sans concessions. Très meurtri par la défaite de juin 1940, il est à l'avance condamné par les dirigeants de Vichy, régime qui se… Lire la suite
BOCK FEDOR VON (1880-1945)

Écrit par :  André BRISSAUD

… *Descendant d'une longue lignée de militaires et neveu du général Erich von Falkenhayn, le maréchal Fedor von Bock incarnait l'officier prussien mieux qu'aucun autre. Monarchiste ardent et ami du Kronprinz, il va pourtant se rallier rapidement à Hitler. Celui-ci lui confie en 1938 le commandement des troupes qui vont envahir l'Autriche. L'année… Lire la suite
BONNET GEORGES (1889-1973)

Écrit par :  Guy ROSSI-LANDI

…  du Conseil national, il ne perdra plus la confiance de ses électeurs de Dordogne jusqu'en 1968. *Si le nom de Georges Bonnet est assuré de passer à la postérité, ce n'est pas en raison de ce curriculum vitae impressionnant, mais parce qu'il fut le ministre des Affaires étrangères qui organisa la conférence internationale de Munich dont les… Lire la suite
BORGHESE JUNIO VALERIO (1906-1974)

Écrit par :  Vittorio SPINAZZOLA

…  : il commande le sous-marin franquiste Iride, rebaptisé par lui Légionnaire. *Puis, en 1940, il laisse sa femme et ses quatre enfants (« sans problème », dira-t-il) pour s'en aller à la guerre déchaînée par le fascisme. Il commande le sous-marin Sciré aménagé pour le transport des hommes-grenouilles rendus célèbres… Lire la suite
BOUCHINET-SERREULLES CLAUDE (1912-2000)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

…  les méfaits du nazisme en 1937-1938 lorsqu'il avait été attaché du conseiller commercial à Berlin. *Officier d'ordonnance du général de Gaulle à partir du 26 juillet 1940, son « ami et compagnon de toutes les heures » et un de ses truchements dans les rapports franco-britanniques, il avait considéré l'entrée dans le combat sur le sol national comme… Lire la suite
BOUSQUET RENÉ (1909-1993)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

…  affaires de police l'amenèrent à devenir le complice actif de la déportation des juifs de France. *Conseiller d'État en service extraordinaire, il exerça des prérogatives ministérielles en qualité de secrétaire général à la Police à partir du 18 avril 1942 et laissa opérer en zone libre des policiers allemands qui y arrêtèrent des résistants,… Lire la suite
BRADLEY OMAR (1893-1981)

Écrit par :  Marie-France TOINET

…  à l'Académie militaire américaine pour des raisons financières. Sorti sous-lieutenant en 1915, *il ne voit le feu qu'en... 1943, alors qu'il est déjà général de brigade. Sa carrière a été jusque-là celle d'un administrateur et d'un enseignant : tactique, mathématiques, armement. Mais il a la confiance du général George Marshall dont il a été l'… Lire la suite
BRAUN WERNHER VON (1912-1977)

Écrit par :  Hubert CURIEN

*Trois dates essentielles jalonnent la carrière de Wernher von Braun : le 6 septembre 1944, la première fusée V2 atteint la région parisienne ; le 31 janvier 1958, le premier satellite américain, Explorer-1, d'une masse de 14 kilogrammes, est placé sur orbite ; le 20 juillet 1969, deux Américains marchent sur… Lire la suite
BRETAGNE

Écrit par :  Léon FLEURIOTJean MEYERJean OLLIVRO

Dans le chapitre "Remous de la grande histoire"  : …  mis à part la courte occupation d'une partie de la Haute-Bretagne par les Prussiens en 1815, *la province devient en revanche le pivot de la guerre maritime allemande de 1940 à 1944. Mais la libération de la Bretagne constitue un cas unique en France : celui d'une province où la Résistance est associée à tous les échelons aux opérations… Lire la suite
BRUSTLEIN GILBERT (1919-2009)

Écrit par :  Universalis

…  communiste. Né dans le Paris populaire, Gilbert Brustlein milite aux Jeunesses communistes. *À l'été de 1941, après l'entrée en guerre de l'Allemagne contre l'U.R.S.S., le Parti communiste français (P.C.F.) met sur pied des Bataillons de la jeunesse, composés de lycéens, d'étudiants et d'ouvriers ; Brustlein est nommé responsable du groupe… Lire la suite
BUCHENWALD

Écrit par :  Michael BERENBAUM Universalis

…  de l'Allemagne. La population de Buchenwald évolua en nombre et en composition au fil du temps. *Après le début de la Seconde Guerre mondiale, Buchenwald continua de recevoir des prisonniers politiques et, plus tard, des Polonais. La plupart des détenus travaillaient comme des esclaves dans des chantiers voisins pendant 12 heures de suite. On… Lire la suite
BUCKMASTER MAURICE (1902-1992)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… *De 1941 à 1945, le colonel Buckmaster est entré dans l'histoire et la légende de la Résistance française et des services secrets britanniques ; il fut, en effet, chef de la section française du Special Operations Executive (S.O.E.) qui devait « mettre l'Europe en feu » à la demande de Winston Churchill. Créé sur décision du cabinet de guerre en… Lire la suite
BULGARIE

Écrit par :  Roger BERNARDAndré BLANCChristophe CHICLETNadia CHRISTOPHOROVJack FEUILLETVladimir KOSTOVEdith LHOMELRobert PHILIPPOT

Dans le chapitre "Glissement vers le fascisme"  : …  d'échanges, qui paraît alors offrir la seule issue possible à la crise. Pendant la Seconde *Guerre mondiale, le gouvernement Filov prend parti pour l'Allemagne nazie et, en mars 1941, ouvre le territoire bulgare aux troupes allemandes qui vont envahir la Grèce et la Yougoslavie. En récompense, la Bulgarie pourra occuper la Macédoine et la… Lire la suite
CAEN

Écrit par :  Armand FRÉMONT

…  qu'un chef-lieu de département sans éclat particulier à la veille de la Seconde Guerre mondiale. *L'histoire de Caen bascula en juin 1944 lorsque la cité devint la charnière principale de la bataille de Normandie et l'enjeu de très durs combats. Détruite complètement en son centre, la ville exsangue était entourée de villages en ruines. Caen ne… Lire la suite
CAIRNCROSS JOHN (1913-1995)

Écrit par :  Roland MARX

…  de son pays depuis la fin des années 1950, ne fut pourtant identifié qu'en 1991, grâce *aux révélations d'un transfuge soviétique. Ses actes d'espionnage connus concernent surtout la période de la guerre et de l'immédiat après-guerre : il aurait communiqué alors à Moscou des informations que son activité au service du chiffre lui permettait d'… Lire la suite
CAMP D'EXTERMINATION

Écrit par :  Michael BERENBAUM

…  de handicaps mentaux, et d'autres encore. Les camps d'extermination furent au cœur de la Shoah. *Les camps les plus importants étaient situés dans la partie de la Pologne occupée par les Allemands ; en faisaient partie Auschwitz, Belzec, Chelmno, Majdanek, Sobibor et Treblinka. Auschwitz, le plus connu, détenait jusqu'à 100 000 prisonniers. Ses… Lire la suite
CASABLANCA CONFÉRENCE DE (1943)

Écrit par :  Georges-Henri SOUTOU

… *Conférence réunissant Roosevelt et Churchill, du 14 au 24 janvier 1943, dans une villa d'Anfa à huit kilomètres de Casablanca. Ces derniers auraient souhaité une rencontre à trois, mais Staline déclina l'invitation. Ils prirent un certain nombre de décisions d'ordre militaire, rendues urgentes par le succès du débarquement en Afrique du Nord : l'… Lire la suite
CAVALERIE

Écrit par :  Paul DEVAUTOUR

Dans le chapitre "La cavalerie au XXe siècle"  : …  l'effondrement germano-bulgare, ou la poursuite menée par la cavalerie italienne à Vittorio Veneto. *La guerre 1939-1945 n'élimine pas non plus la cavalerie. Beaucoup mieux adaptées au combat à pied qu'en 1914, disposant d'animaux dont le cuir s'est « fait à la dure » pendant la « drôle de guerre », les unités françaises à cheval se battent avec… Lire la suite
C.G.T. (Confédération générale du travail)

Écrit par :  Jean BRUHATRené MOURIAUX Universalis

Dans le chapitre " La C.G.T. et la Seconde Guerre mondiale"  : …  avec environ 2 500 000 adhérents, la C.G.T. représente encore en 1939 une force considérable. *Les conséquences du traité germano-soviétique, la Seconde Guerre mondiale entraînent une nouvelle crise dans la C.G.T. Les syndicats dont les dirigeants communistes refusaient de condamner le pacte germano-soviétique sont exclus de l'organisation. L'… Lire la suite
CHEŁMNO

Écrit par :  Michael BERENBAUM Universalis

…  un camp d'extermination nazi situé sur la rivière Ner, tributaire de la Warta, dans l'ouest de la* Pologne. Il fut utilisé de décembre 1941 à janvier 1945 pour exterminer des juifs en grande majorité polonais et, dans une moindre mesure, des prisonniers de guerre russes et des Tziganes. De 170 000 à 360 000 personnes y ont péri. Premier camp à… Lire la suite
CHINE - Histoire jusqu'en 1949

Écrit par :  Jean CHESNEAUXJacques GERNET

Dans le chapitre "La menace japonaise"  : …  de « salut national » a maintenant la priorité sur la lutte sociale intérieure, au moins dans l'immédiat. En Extrême-Orient, la Seconde *Guerre mondiale a donc commencé dès 1937, encore qu'elle ne devienne réellement mondiale qu'en 1941 avec l'agression japonaise contre les Anglo-Saxons. Nos repères chronologiques occidentaux sont inadéquats… Lire la suite
CHOLTITZ DIETRICH VON (1894-1966)

Écrit par :  André BRISSAUD

… *Né à Schloss Wiese en Silésie, Dietrich von Choltitz sert comme officier dans l'armée allemande pendant la Première Guerre mondiale. Au cours de la seconde, il se révèle excellent chef de corps, parfaitement discipliné et sans pitié. Il participe aux campagnes de Pologne et de France et est remarqué par Hitler lors de la prise d'… Lire la suite
CHURCHILL WINSTON (1874-1965)

Écrit par :  Albert MABILEAU

Dans le chapitre "Une politique réaliste"  : …  de faire éclater la vérité, il se sert de l'émotion qui le pénètre pour la communiquer aux autres : *« Je n'ai rien à offrir que du sang, du travail, des larmes et de la sueur » (1940). Il fait taire les scrupules, au nom des intérêts de son pays, comme pourraient en témoigner les épisodes de Mers el-Kébir ou de Yalta pendant la Seconde Guerre… Lire la suite
CINÉMA ET HISTOIRE

Écrit par :  Jean-Pierre JEANCOLAS

Dans le chapitre "Le cinéma pèse sur l'histoire"  : …  tous deux de Leni Riefenstahl, sont des lieux de communion autour de la figure centrale de Hitler. *À tel point que quand les États-Unis entrent en guerre, en 1941, Frank Capra, convoqué au Pentagone par le général Marshall pour prendre en main les services de propagande américains, commence par visionner Le Triomphe de la volonté, qu'il… Lire la suite
C.N.R. (Conseil national de la Résistance)

Écrit par :  Armel MARIN

… *Organisme chargé d'assurer en France et dans la clandestinité la coordination des mouvements de résistance, des maquis, de la presse, des syndicats et des représentants de partis politiques opposés à Vichy. La première réunion du C.N.R. eut lieu à Paris, rue du Four, le 27 mai 1943 sous la présidence de Jean Moulin. Celui-ci était le représentant… Lire la suite
COLONISATION (débats actuels)

Écrit par :  Myriam COTTIAS

Dans le chapitre "L'émergence des questions de domination, de génocide et de mémoire après la Seconde Guerre mondiale"  : …  Dès *la fin de la Seconde Guerre mondiale, en raison du rôle important qu'ont joué les colonies dans le conflit, un questionnement sur l'ordonnancement du monde et sur la modernité dans les espaces colonisés a surgi. Une analyse des concepts de liberté, de pouvoir et de domination, notamment à partir de l'histoire de l'esclavage, est alors proposée… Lire la suite
COLONNE CINQUIÈME

Écrit par :  Arnaud JACOMET

…  ainsi l'instauration d'un climat de suspicion propice aux épurations sanglantes et hâtives. *En mai-juin 1940, sur les routes de France, l'armée, engluée dans l'exode des civils, est en déroute. De bouche à oreille, une explication du désastre circule : « La cinquième colonne nous a vendus ! » Les Français, avides de se disculper de la… Lire la suite
COMITÉ FRANÇAIS DE LIBÉRATION NATIONALE (C.F.L.N.)

Écrit par :  Armel MARIN

… *La première séance du Comité français de Libération nationale (C.F.L.N.), créé le 3 juin 1943, eut lieu le 4 juin à Alger, sous la coprésidence du général de Gaulle, représentant les Français de Londres, et du général Giraud, représentant ceux d'Alger. Il comportait cinq membres : général Catroux, général Georges, Massigli, Monnet, Philip. Le 7, il… Lire la suite
COMMUNISME - Histoire

Écrit par :  Annie KRIEGEL

Dans le chapitre "La Seconde Guerre mondiale et la fin de l'I.C."  : …  comme une esquisse de partage du monde et d'évolution des deux idéologies l'une vers l'autre. *La guerre ayant éclaté immédiatement après, les circonstances de son déroulement conduisent Hitler à considérer le pacte comme caduc et à se retourner violemment contre l'U.R.S.S. en 1941. Le choc met la patrie socialiste en extrême péril. Il faut… Lire la suite
COMMUNISME DANS LE MONDE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Olivier COMPAGNON

…  de coalitions de Front populaire dans plusieurs pays (Espagne et France en 1936, Chili en 1938). * Signé par Ribbentrop pour l'Allemagne et Molotov pour l'U.R.S.S., le pacte germano-soviétique scelle une alliance provisoire entre Hitler et Staline, qui se partagent la Pologne un mois plus tard. L'invasion de l'U.R.S.S. par la Wehrmacht provoque l… Lire la suite
COMMUNISME EN FRANCE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Olivier COMPAGNON

… , le gouvernement constitué par Léon Blum en juin ne comprend cependant aucun ministre communiste. * Quelques jours seulement après la signature du pacte germano-soviétique, la déclaration de guerre de la France à l'Allemagne place les militants communistes, partagés entre leur fidélité à Moscou et les exigences de l'antifascisme, dans une position… Lire la suite
COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… *Se considérant comme l'incarnation de la légitimité mais non du pouvoir légal et désireux de ne pas attribuer de croix de guerre sauf pour « exploit contre l'ennemi », le général de Gaulle, chef des Français libres, institua une décoration spécifique dès le 16 novembre 1940. L'ordonnance signée à Brazzaville, le 17, et modifiée le 7 janvier 1944, a… Lire la suite
CONCENTRATION CAMPS DE

Écrit par :  André BRISSAUD

… *Camps dans lesquels sont rassemblés, sous la surveillance de l'armée ou de la police, soit des populations civiles de nationalité ennemie, soit des prisonniers de guerre ou des détenus politiques. Dans le monde moderne, les premiers camps paraissent avoir été ceux qui furent créés par les Espagnols au cours de la révolte de Cuba. Pendant la guerre… Lire la suite
CONGO RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU

Écrit par :  Jules GÉRARD-LIBOISHenri NICOLAÏPatrick QUANTIN UniversalisBenoît VERHAEGENCrawford YOUNG

Dans le chapitre "La crise de la Seconde Guerre mondiale"  : …  *La Seconde Guerre mondiale causa une nouvelle crise grave pour la colonie. La Belgique elle-même fut rapidement balayée en 1940, et le gouvernement en exil à Londres n'était guère en position d'exercer son autorité sur la colonie. Le Congo se trouvait sous la direction de son gouverneur général le plus marquant, Pierre Ryckmans (de 1934 à 1946), et… Lire la suite
CORSE

Écrit par :  Christian AMBROSIGilbert GIANNONIJanine RENUCCIAndré RONDEAU

Dans le chapitre "L'assimilation"  : …  l'italianité par la géographie, l'histoire, la civilisation ; la propagande eut peu d'échos ; *mais la défaite française de 1940 fit installer dans l'île une double commission d'armistice, allemande et italienne ; puis l'invasion de la zone sud de la France, le 11 novembre 1942, fut accompagnée d'une occupation de l'île par les forces germano-… Lire la suite
CRIME DE GUERRE

Écrit par :  Jean DELMAS

… *« Atrocités ou délits commis sur des personnes et des biens en violation des lois et usages de la guerre, y compris l'assassinat, les mauvais traitements ou la déportation, pour des travaux forcés ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, l'assassinat ou les mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des… Lire la suite
CRYPTOLOGIE

Écrit par :  Jacques STERN

Dans le chapitre "Le XXe siècle"  : …  de centaines de millions de lettres, au lieu de quelques dizaines dans les méthodes artisanales. *Les machines qui sont à la disposition des belligérants au début de la Seconde Guerre mondiale semblent de nature à mettre à l'abri la correspondance stratégique qu'elles traitent ; de fait, les états-majors n'en doutent pas. Ils ont tort cependant.… Lire la suite
CUSIN GASTON (1903-1993)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… aide à la République espagnole entre 1936 et 1939, malgré la règle officielle de non-intervention. *Chef du service du blocus en avril 1940, il est rétrogradé par Vichy et emprisonné en 1942 avant d'être un militant actif de la C.G.T. clandestine, de Libération-Nord et du N.A.P. (Noyautage des administrations publiques), tout en ayant des liaisons… Lire la suite
DACHAU

Écrit par :  Michael BERENBAUM Universalis

…  Munich, il constitua le modèle sur lequel s'organisèrent ensuite tous les autres camps. Pendant la* Seconde Guerre mondiale, les quelque 150 camps annexes (Kommandos) qui dépendaient du camp principal dans le sud de l'Allemagne et en Autriche furent désignés collectivement sous le nom de Dachau. Cette infrastructure s'ajoutait aux réseaux… Lire la suite
DALADIER ÉDOUARD (1884-1970)

Écrit par :  Armel MARIN

…  » ; cette demande heurte ceux pour qui les conquêtes sociales récentes ne peuvent être touchées. *Le 29 septembre 1938, la crise tchécoslovaque met l'Europe au bord de la guerre, conjurée apparemment à Munich. Daladier reçoit un accueil triomphal à son retour à Paris. Sceptique, il savait seulement que l'Angleterre et la France avaient livré la… Lire la suite
DANEMARK

Écrit par :  Marc AUCHETFrederik Julius BILLESKOV-JANSENJean Maurice BIZIÈRERégis BOYERGeorges CHABOTLucien MUSSETClaude NORDMANN

Dans le chapitre "De la Première à la Seconde Guerre mondiale"  : …  qui triompha en 1929. Les lois sociales de 1933 firent du Danemark un État socialement très avancé. *Le péril allemand reparut en 1939. Malgré la signature d'un pacte de non-agression, le pays fut occupé le 9 avril 1940. Mais le gouvernement légal demeura en place et l'Allemagne prétendit instaurer un protectorat modèle. Christian X, pour éviter la… Lire la suite
DARLAN FRANÇOIS (1881-1942)

Écrit par :  Armel MARIN

…  capable de concevoir, de construire et d'employer une force navale de haute qualité ». Lorsque la *guerre éclate, la France dispose d'une flotte magnifique qu'elle doit à Darlan, lequel a été pendant dix ans chef de cabinet militaire au ministère de la Marine et vient d'être promu amiral de la flotte. Il ne joue qu'un rôle secondaire lors de l'… Lire la suite
DÉAT MARCEL (1894-1955)

Écrit par :  Guy ROSSI-LANDI

… entre-temps, il a pris des positions très hostiles au P.C.F. et, surtout, résolument munichoises. *Le 4 mai 1939, il publie dans L'Œuvre son célèbre article « Mourir pour Dantzig ? ». En octobre 1939, lorsque la guerre a éclaté, il est d'ailleurs compromis dans l'affaire du tract « Paix immédiate », diffusé par le pacifiste Lecoin, auquel… Lire la suite
DECOUX JEAN (1884-1963) amiral français

Écrit par :  Universalis

… et devient vice-amiral et commandant en chef des forces navales françaises d'Extrême-Orient en 1939.* Il est nommé gouverneur général de l'Indochine le 25 juin 1940, trois jours après la signature de l'armistice franco-allemand. Quelques semaines plus tard, les Japonais lui demandent de laisser passer leurs troupes par le Tonkin (auj. le nord du… Lire la suite
DÖNITZ KARL (1891-1980)

Écrit par :  André BRISSAUD

… Karl Dönitz n'est cependant pas écouté par Hitler qui néglige alors l'arme sous-marine. Lors de la *déclaration de guerre, le 3 septembre 1939, l'Allemagne ne possède que quarante-trois sous-marins. Par la technique des « meutes » qu'il met au point dès septembre 1940, Dönitz obtient des résultats spectaculaires jusqu'en 1943, coulant quatorze… Lire la suite
DORIOT JACQUES (1898-1945)

Écrit par :  Guy ROSSI-LANDI

… *Issu d'une modeste famille de l'Oise, ouvrier métallurgiste de Saint-Denis, Jacques Doriot adhère très jeune à la S.F.I.O. En 1920, il rallie la IIIe Internationale. Remplaçant par hasard un délégué malade, il devient suppléant au comité central des Jeunesses communistes ; c'est le début d'une belle carrière au sein du Parti communiste… Lire la suite
DRÔLE DE GUERRE

Écrit par :  Guy ROSSI-LANDI

… *La période de la « drôle de guerre » s'étend du 3 septembre 1939, déclaration de guerre de la Grande-Bretagne et de la France à l'Allemagne, au 10 mai 1940, invasion de la Belgique et des Pays-Bas par les troupes allemandes. Elle doit son nom à l'inaction des armées alliées devant la défaite de la Pologne. Roland Dorgelès, correspondant de guerre,… Lire la suite
EDELMAN MAREK (1919-2009)

Écrit par :  Annette WIEVIORKA

…  où il fut inhumé près de la tombe symbolique érigée en hommage aux insurgés du ghetto. Lors *de la « grande Aktion » (l'évacuation du ghetto), du 22 juillet au 8 septembre 1942, Marek Edelman, qui travaille comme garçon de courses à l'hôpital, repère sur l'Umschlagplatz, le point de rassemblement où seront chargés dans des trains… Lire la suite
EISENHOWER DWIGHT DAVID (1890-1969)

Écrit par :  André KASPI

… * David Dwight Eisenhower fut le trente-quatrième président des États-Unis. Il gouverna de 1953 à 1961. Né dans une modeste famille, de tradition mennonite, Eisenhower vécut dans le Kansas à Abilene, puis entra à l'Académie militaire de West Point (1911-1915). Au cours de la Grande Guerre, il reste aux États-Unis et occupe un poste d'instructeur… Lire la suite
ÉPURATION (1944-1945)

Écrit par :  Armel MARIN

… *En France, répression des actes de collaboration avec l'ennemi, en particulier à partir de l'été 1944. Dès le début de 1943, la mise à l'index de tous ceux qui avaient occupé de hautes fonctions dans le gouvernement de Vichy était décidée par les résistants et les gaullistes. En novembre 1943, l'Assemblée consultative d'Alger se prononce pour la… Lire la suite
ESPACE (CONQUÊTE DE L') - Des fusées aux lanceurs

Écrit par :  Frederick I. ORDWAY IIIJacques VILLAIN

Dans le chapitre "L'avènement de la fusée moderne"  : …  La première fusée moderne est en fait née au cours de la *Seconde Guerre mondiale, avec le V2 (Vergeltungswaffe no 2 : « arme de représailles no 2 ») allemand, conçu à Peenemünde, sur les bords de la mer Baltique, sous l'autorité de Wernher von Braun, opérant au sein de l'armée de terre. Il s'agit alors de réaliser un… Lire la suite
ESPACE (CONQUÊTE DE L') - Des pionniers à la fin de la guerre froide

Écrit par :  Jacques VILLAIN

Dans le chapitre "La première fusée moderne"  : …  cours de l'été de 1939, la A5 atteint une altitude de 12 000 mètres, considérable pour l'époque. Le *conflit mondial qui vient de se déclencher rend plus pressantes la réalisation et l'utilisation de missiles de différents types, dont les études sont en cours. Les budgets et les moyens de Peenemünde s'accroissent. Le 13 juin 1942, le premier… Lire la suite
ESTONIE

Écrit par :  Céline BAYOUSuzanne CHAMPONNOISJean-Luc MOREAU

Dans le chapitre "L'Estonie dans la tourmente "  : …  marquée aussi par de nombreuses déportations conduites selon un plan élaboré bien avant l'annexion. *Cela explique que l'armée du Reich ait été accueillie en libératrice, car le pays ignorait les clauses secrètes du pacte d'août 1939. Les espoirs de libération furent bientôt déçus et l'Estonie réalisa qu'elle avait seulement changé de maître.… Lire la suite
ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Le territoire et les hommes) - Histoire

Écrit par :  Claude FOHLENAnnick FOUCRIERMarie-France TOINET Universalis

Dans le chapitre "La Seconde Guerre mondiale"  : …  de la Première Guerre mondiale, quoique sensibilisée aux menaces qui pèsent sur la démocratie. *Si le Congrès accepte le « cash and carry » (payez et prenez) quand éclate la guerre en Europe, le président refuse de soutenir directement la France défaillante de 1940. Mais la réélection de F. D. Roosevelt en 1940, contrairement à toutes… Lire la suite
ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - Les arts plastiques

Écrit par :  François BRUNETÉric de CHASSEY UniversalisErik VERHAGEN

Dans le chapitre "Vers le triomphe de l'art américain : l'expressionnisme abstrait"  : …  aux États-Unis comme ceux qui suivent avec attention les derniers développements de l'art européen,* le déclenchement de la guerre sur le Vieux Continent, et plus encore l'entrée en guerre du pays en 1941 vont fondamentalement changer la situation. Le résultat le plus immédiat en est certes la fourniture d'images de propagande par certains peintres… Lire la suite
ÉTHIOPIE

Écrit par :  Jean CHAVAILLONJean DORESSEÉloi FICQUETAlain GASCONJean LECLANTHervé LEGRANDJacqueline PIRENNER. SCHNEIDER Universalis

Dans le chapitre "Haïlé Sellassié et l'invasion italienne"  : …  existaient sous l'Empire et dissémine des connaissances et des techniques nouvelles. Si, durant la *Seconde Guerre mondiale, l'Italie ne s'était alliée au nazisme, Haïlé Sellassié eut-il retrouvé son trône ? Bien des Éthiopiens ne souhaitaient pas son retour. Lorsque les Alliés vont déloger les Italiens d'Afrique Orientale, l'empereur quitte avec… Lire la suite
F.F.I. (Forces françaises de l'intérieur)

Écrit par :  Armel MARIN

… *Nom donné, en février 1944, à l'ensemble des forces de la résistance intérieure française. Placées, en mars, sous l'autorité du général Kœnig, commandant suprême des forces françaises en Grande-Bretagne, les F.F.I. ont un état-major national et un commandement régional, parfois départemental. Le lien entre les forces militaires de la clandestinité… Lire la suite
F.F.L. (Forces françaises libres)

Écrit par :  Armel MARIN

… *Reconnu par Churchill chef des Français libres le 28 juin 1940, le général de Gaulle signa un accord avec le gouvernement britannique par lequel il s'engageait à « assurer la restauration intégrale de l'indépendance et de la grandeur de la France » ; le gouvernement britannique autorisait la formation d'une force française armée composée de… Lire la suite
FINLANDE

Écrit par :  Régis BOYERMaurice CARREZLucien MUSSETYvette VEYRET-MEKDJIAN

Dans le chapitre "Dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale"  : …  *Dès avril 1938, les dirigeants soviétiques avaient pris de discrets contacts avec les autorités finlandaises pour obtenir que, en cas d'attaque par une tierce puissance, la Finlande vînt en aide à l'U.R.S.S. Au printemps de 1939, ils proposèrent de louer ou d'échanger plusieurs îles du golfe de Finlande pour assurer la défense de Leningrad. Le… Lire la suite
FOURCADE MARIE-MADELEINE (1909-1989)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… *Née le 8 novembre 1909 à Marseille, Marie-Madeleine Bridou fut élevée dans des institutions religieuses. En 1937, elle était secrétaire générale d'un groupe de publications dirigées par le commandant Georges Loustanau-Lacau. C'est de ce saint-cyrien qu'elle recueillit la charge du réseau Alliance dont elle fit, au service de l'Intelligence Service… Lire la suite
FRANCE CAMPAGNE DE (1940)

Écrit par :  Armel MARIN

… *Le 10 mai 1940, la guerre éclair succède à la drôle de guerre qui dure alors depuis le 2 septembre 1939. La neutralité belge pose un problème délicat à l'état-major allié. Le plan d'origine de Gamelin préconise une bataille défensive sur une ligne fortifiée en France ; l'entrée des forces alliées en Belgique n'aurait lieu que pour répondre à un… Lire la suite
FRANÇOIS-PONCET ANDRÉ (1887-1978)

Écrit par :  Armand BÉRARD

…  pour la même raison et, enfin, sous l'action de von Papen, installa Hitler à la chancellerie. *François-Poncet signala tous les périls que représentait celui-ci et dénonça avec indignation les crimes nazis. Il dressa le tableau le mieux informé des forces des SA (Sturmabteilung) et SS (Schutzstaffel) et du réarmement secret puis public du III… Lire la suite
FRANK ANNE (1929-1945)

Écrit par :  Michael BERENBAUM

… *Née le 12 juin 1929 à Francfort-sur-le-Main (Allemagne), Annelies Marie Frank mourut en mars 1945, au camp de concentration de Bergen-Belsen, près de Hanovre. Le journal intime de cette jeune fille juive, relatant les deux années passées dans la clandestinité avec sa famille, lors de l'occupation allemande des Pays-Bas, est devenu un classique de… Lire la suite
FRENAY HENRI (1905-1988)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… *« Patriote ardent, au courage exceptionnel, a, dès la première heure, mis son activité totale au service de la Résistance française. Toujours à la pointe du combat, s'est attaché à forger les armes de la délivrance en créant, malgré les pires dangers, une organisation de propagande et de lutte contre l'ennemi, qui a acquis des titres impérissables… Lire la suite
F.T.P. (Francs-tireurs et partisans)

Écrit par :  Armel MARIN

… *Organisation armée de résistance à l'occupation allemande de la France, durant la Seconde Guerre mondiale, les F.T.P., ou Francs-tireurs et partisans, avaient été créés par le Front national, lui-même mouvement de résistance en zone nord à partir de juin 1941 et qui était dominé par le Parti communiste. Ces maquisards conservèrent jusqu'à la fin de… Lire la suite
FUČÍK JULIUS (1903-1943)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Étudiant à l'université de Prague en philosophie, lettres et histoire de l'art, Julius Fučík adhère à dix-huit ans au Parti communiste tchécoslovaque dès sa fondation en 1921. Journaliste de talent, il met toute son activité au service de son parti et de la glorification de l'Union soviétique, où il fait deux longs séjours et d'où il rapporte d'… Lire la suite
GAMBIEZ FERNAND (1903-1989)

Écrit par :  Jean DELMAS

…  à l'École supérieure de guerre en 1935, capitaine commandant de compagnie en mai-juin 1940. *Refusant de s'avouer vaincu, il va devenir en quatre ans un des plus prestigieux combattants d'une armée renaissante. Affecté à la section « moral » de l'état-major de l'armée, il participe à sa mission de redonner à l'armée de l'armistice des… Lire la suite
GAMELIN MAURICE (1872-1958)

Écrit par :  Pierre GOBERT

… *Né dans une famille d'officiers, et sorti major de Saint-Cyr en 1893, Gamelin fait partie de l'état-major de Joffre. C'est lui qui rédige, sinon le fameux ordre du jour de la Marne, du moins les instructions qui aboutissent à la grande victoire du 8 septembre 1914 ; c'est encore lui qui commande la 2e brigade de chasseurs à pied à la… Lire la suite
GAULLE CHARLES DE (1890-1970)

Écrit par :  Jean LACOUTURE

Dans le chapitre "Les années de formation"  : …  achève d'affirmer sa réputation d'écrivain mais approfondit le différend qui l'oppose au maréchal. *Le 3 septembre 1939, il se retrouve commandant des unités de chars de la ve armée, en Alsace. C'est de là qu'en janvier 1940 il adresse à 80 personnalités civiles et militaires un mémorandum intitulé L'Avènement de la forceLire la suite
GAULLISME

Écrit par :  Serge BERSTEIN

Dans le chapitre "Le gaullisme de guerre"  : …  *Le gaullisme naît à l'histoire le 18 juin 1940 comme un réflexe patriotique de refus de l'armistice négocié par le maréchal Pétain, qui signifie l'acceptation de la défaite de la France, puis de l'asservissement que représenteront l'Occupation et la collaboration. À ce stade, le gaullisme est d'abord volonté de remettre la France dans la guerre et… Lire la suite
GÉNOCIDE

Écrit par :  Louis SALA-MOLINS

Dans le chapitre "Une définition toute récente"  : …  *Réalité pluriséculaire, le génocide devient mot dans la littérature juridique en 1944, entre dans la technicité du langage faisant loi à Nuremberg en 1945 et, le 11 décembre 1946, fait l'objet d'une résolution des Nations unies, les cendres de la Seconde Guerre mondiale à peine dispersées. Cette résolution inspire à son tour la Convention… Lire la suite
GERMANO-SOVIÉTIQUE PACTE (1939)

Écrit par :  Georges-Henri SOUTOU

… *Les raisons d'être du pacte de non-agression conclu le 23 août 1939 entre l'Allemagne et l'U.R.S.S. prêtent à discussion. Les archives allemandes saisies après la guerre permettent de reconstituer les faits et de comprendre les visées de Hitler. Celles de Staline sont d'autant plus difficiles à définir qu'il mène parallèlement une négociation avec… Lire la suite
GESTAPO (Geheime Staatspolizei)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  Tchécoslovaquie et de la Pologne, en dépit des protestations de certains généraux de la Wehrmacht. *La Gestapo s'installe dès août 1940 dans la France occupée. Toutefois, les chefs militaires d'occupation la cantonnent dans un rôle de renseignement et de propagande, sans pouvoir d'exécution. Ce n'est qu'en avril 1942 que Himmler obtiendra du Führer… Lire la suite
GHEORGHIU-DEJ GHEORGHE (1901-1965)

Écrit par :  Universalis

…  forcés pour sa participation à la grève de Grivita en 1933. Il s'échappe de prison en août 1944.* Gheorghiu-Dej est déjà secrétaire général du parti quand éclate le coup d'État antifasciste du 23 août 1944, qui donne le signal de l'entrée en guerre de la Roumanie contre l'Allemagne. Il devient ministre des Télécommunications au sein des premiers… Lire la suite
GIRAUD HENRI (1879-1949)

Écrit par :  Solange MARIN

…  En 1936, il est gouverneur militaire de Metz et, en 1939, il commande la VIIe armée. *Le 15 mai 1940, il est nommé à la tête de la IXe armée en remplacement du général Corap, mais la percée allemande autour de Sedan se confirme. Il est fait prisonnier le 18 mai. Il s'évade en avril 1942 de la forteresse de Königstein,… Lire la suite
GOEBBELS JOSEPH (1897-1945)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  l'instigateur de la « nuit de cristal » (incendie des synagogues et pillage des maisons juives). *L'invasion de la Pologne est précédée, en mai 1939, par l'annonce de la « terreur tchèque », déclenchée contre les Allemands des Sudètes. En 1942, les innombrables allocutions de Goebbels persuadent les Allemands de la faiblesse des Russes juste… Lire la suite
GOLDMANN NAHUM (1895-1982)

Écrit par :  Michel ZLOTOWSKI

…  Honduras à Genève. Goldmann représente également l'Agence juive auprès de la Société des nations. *Le Congrès juif mondial ne réussit pas à sauver les juifs européens du génocide. « Si l'on relit nos discours de l'époque, on s'aperçoit que Wise et moi-même mettions le judaïsme en garde contre Hitler, écrira Goldmann. La majorité du peuple juif n'y… Lire la suite
GÖRING HERMANN (1893-1946)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  pas risquer sa carrière : ses entrevues secrètes avec ces Anglais n'aboutissent à aucun résultat ; *la guerre éclate en septembre 1939. Après la campagne victorieuse de Pologne, Göring prend une décision irréfléchie qui décidera du sort de l'aviation allemande et peut-être de la guerre : il arrête les recherches de nouveaux types d'avions pour… Lire la suite
GRANDI DINO (1895-1988)

Écrit par :  Geneviève BIBES

…  que la signature du pacte d'Acier, contre laquelle il ne s'est pas élevé, rend bien difficile. *Dès 1941 se constitue autour de lui une opposition à la guerre, renforcée par les désastres militaires et qui devient, après la malheureuse entrevue Hitler-Mussolini à Feltre, une opposition au Duce. Dans la nuit du 24 au 25 juillet 1943, en accord… Lire la suite
GRAPHISME

Écrit par :  Michel WLASSIKOFF

Dans le chapitre "La guerre et le style suisse"  : …  Durant la *Seconde Guerre mondiale, l'occupation d'une grande partie de l'Europe par les armées allemandes est accompagnée d'une intense propagande pour convaincre les populations des bienfaits du nazisme. Les mouvements de résistance vont élaborer une contre-information par voie de journaux, papillons et tracts, et engager une « guérilla des signes… Lire la suite
GRÈCE - De la Grèce byzantine à la Grèce contemporaine

Écrit par :  Jean CATSIAPISDimitri KITSIKISNicolas SVORONOS

Dans le chapitre " La Grèce contemporaine"  : …  *La participation de la Grèce aux côtés des puissances antifascistes à la Seconde Guerre mondiale, son occupation par les forces fascistes (Allemagne, Italie, Bulgarie), le puissant mouvement de résistance contre ces forces, les guerres intestines qui suivirent la libération et qui, dans un certain sens, prolongeaient le mouvement de résistance, la… Lire la suite
GRENIER FERNAND (1901-1992)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

…  des amis de l'U.R.S.S., mais aussi en qualité de messager du Komintern entre Moscou et Paris. *Militaire pendant la drôle de guerre et la campagne de France, Fernand Grenier est interné comme communiste à partir du 5 octobre 1940 dans les centrales de Fontevrault et de Clairvaux. Transféré au camp de Châteaubriant le 15 mai 1941, il s'en évade… Lire la suite
GRONOWSKI LOUIS (1904-1987)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

…  des principes marxistes. C'est dans cette perspective qu'il a joué un rôle majeur pendant la *Seconde Guerre mondiale en qualité de premier responsable du triangle directeur de la M.O.I., main-d'œuvre immigrée engagée par le Parti communiste français dans des actions militaires diverses contre les nazis. C'est dans les années 1920 que la M.O.… Lire la suite
GUADALCANAL BATAILLE DE (août 1942-févr. 1943)

Écrit par :  Universalis

  *Série d'affrontements sur terre et sur mer, d'août 1942 à février 1943, opposant les Alliés aux forces japonaises dans le Pacifique Sud aux alentours et sur l'île même de Guadalcanal, située au sud de l'archipel des îles Salomon. Les troupes japonaises débarquent sur Guadalcanal le 6 juillet 1942, et commencent à y… Lire la suite
GUDERIAN HEINZ (1888-1954)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  toutes les possibilités offertes à la guerre moderne par l'emploi du « moteur et de la cuirasse ». *Général de corps d'armée des unités blindées, Guderian commande le 19e corps d'armée en août 1939. A la tête de celui-ci, il joue un rôle décisif dans l'anéantissement de la Pologne. En mai 1940, face à Sedan, il prend l'initiative d'… Lire la suite
GUERRE

Écrit par :  Jean CAZENEUVEP. E. CORBETTVictor-Yves GHEBALIQ. WRIGHT

Dans le chapitre "Conduite de la guerre"  : …  internationaux, tel le Conseil international des prises projeté à la conférence de La Haye de 1907.* Les tribunaux de Nuremberg et de Tōkyō, après la Seconde Guerre mondiale, étaient internationaux en ce sens qu'ils étaient fondés sur des accords conclus entre un grand nombre de membres des Nations unies. Les puissances de l'Axe, toutefois, n'y… Lire la suite
GUERRE ÉCLAIR, all. BLITZKRIEG

Écrit par :  Pierre GOBERT

… *Le vendredi 10 mai 1940 au lever du jour, quatre-vingts divisions allemandes déferlent sur la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg. Des parachutistes s'emparent des points stratégiques tandis que l'aviation pilonne les Pays-Bas qui capitulent le 13 mai. Léopold III de Belgique tente de rassembler ses troupes endormies dans la neutralité. Les… Lire la suite
GUERRE FROIDE

Écrit par :  André FONTAINE

…  entier à s'entendre avec les formations « bourgeoises » désireuses de faire échec au fascisme. *En 1938, nouveau renversement : écartée de l'accord de Munich, l'U.R.S.S. interprète celui-ci comme dirigé contre elle et se retourne vers l'Allemagne. À la veille de la guerre, les deux pays se partagent l'Europe orientale. Pendant près de deux ans… Lire la suite
GUERRE MONDIALE (PREMIÈRE) - Mémoires et débats

Écrit par :  André LOEZ

Dans le chapitre "La Grande Guerre en son siècle "  : …  ultérieurs, parmi lesquels la montée du fascisme et du nazisme, la violence démesurée de la *Seconde Guerre mondiale et même les politiques d'extermination menées par l'Allemagne. Les « atrocités allemandes » de 1914, finement étudiées dans les travaux de John Horne et Alan Kramer, inaugureraient ainsi l'ère des violences dirigées contre les… Lire la suite
HAWAII

Écrit par :  Christian HUETZ DE LEMPS

Dans le chapitre "La Seconde Guerre mondiale et l'accession au rang d'État"  : …  à l'ouest d'Honolulu dans l'île d'Oahu, la base navale essentielle pour la flotte du Pacifique. *C'est donc tout naturellement là que les Japonais choisirent de frapper à l'aube du 7 décembre 1941. Placées brutalement au cœur de l'actualité, les Hawaii devaient rester pendant toute la guerre du Pacifique la base logistique fondamentale pour la… Lire la suite
HESS RUDOLF (1894-1987)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  s'efforce, souvent en vain, de régler les différends qui séparent les leaders ambitieux du parti. *Partisan convaincu d'une entente anglo-allemande, il déplore le conflit qui oppose les deux pays. Il tente de prendre divers contacts avec Londres, en 1940, pour conclure la paix. À la veille de l'invasion de l'U.R.S.S., le 10 mai 1941, il s'envole… Lire la suite
HESSEL STÉPHANE (1917-2013)

Écrit par :  Universalis

…  en juillet 1937, le jeune Hessel obtient la nationalité française quelques mois plus tard. *Mobilisé en 1939, l’humiliation de la défaite et de l’armistice le détermine à rejoindre, via l’A frique du Nord et le Portugal, les Français libres rassemblés à Londres par le général de Gaulle. Envoyé en France en mars 1944 pour une mission pour le… Lire la suite
HIMMLER HEINRICH (1900-1945)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  l'histoire du IIIe Reich, son nom apparaît souillé de tortures, de sang et de férocité. *Chef suprême de toutes les polices en 1938, il devient ministre de l'Intérieur en novembre 1943. Il fait régner la terreur non seulement en Allemagne mais dans toute l'Europe occupée. Après l'attentat manqué contre Hitler le 20 juillet 1944, il… Lire la suite
HITLER ADOLF (1889-1945)

Écrit par :  Philippe BURRIN

Dans le chapitre "Le chef de régime"  : …  toujours plus avant dans la voie de l'expansion et à risquer une guerre européenne, sinon mondiale. *Lorsqu'il procéda au démembrement de la Tchécoslovaquie, en mars 1939, puis menaça la Pologne, le Royaume-Uni et la France n'avaient d'autre choix que de résister par les armes. Rarement une guerre européenne avait été due aussi nettement à la… Lire la suite
L'HOLOCAUSTE DANS LA VIE AMÉRICAINE (P. Novick)

Écrit par :  André KASPI

…  c'est que d'autres musées américains sont consacrés à l'Holocauste. Il y a là de quoi surprendre. *Le territoire des États-Unis n'a pas été occupé par les nazis. Les Juifs qui y étaient établis pendant la Seconde Guerre mondiale vivaient à l'abri des persécutions, loin des camps d'extermination. Les Américains d'aujourd'hui éprouveraient-ils un… Lire la suite
HONGRIE

Écrit par :  Jean BÉRENGERLorant CZIGANYAlbert GYERGYAIPierre KENDEEdith LHOMELMarie-Claude MAURELFridrun RINNER Universalis

Dans le chapitre "Les conséquences de la Première Guerre mondiale"  : …  (Tchécoslovaquie, Roumanie, Yougoslavie) avait pour but d'isoler et de neutraliser la Hongrie. *Après avoir réclamé une révision du traité de Trianon, le gouvernement hongrois se rallia, sans beaucoup d'illusion, à la cause du Reich qui lui laissa reprendre Košice (1939) et récupérer une partie de la Transylvanie (1940). En revanche il fut… Lire la suite
HORTHY MIKLOS (1868-1957)

Écrit par :  Universalis

…  pour Adolf Hitler, Horthy approuve sa « croisade contre le bolchevisme », qu'il redoute davantage. *La perspective de voir la Hongrie récupérer des territoires dont l'avait amputée le traité de Trianon en 1920 rapproche progressivement le pays de l'Axe, qu'il rejoint en avril 1941. Engagé dans une campagne désastreuse à l'Est, objet des exigences… Lire la suite
INDONÉSIE - L'Indonésie contemporaine

Écrit par :  Romain BERTRANDFrançoise CAYRAC-BLANCHARD

Dans le chapitre "L'occupation japonaise (1942-1945) et la proclamation de l'indépendance (17 août 1945)"  : …  *Décembre 1941 : début de la guerre du Pacifique. Avec les Alliés, les Pays-Bas déclarent la guerre au Japon. Celui-ci, déjà lancé à la conquête des possessions occidentales en Asie, et qui a repéré de longue date les richesses des Indes néerlandaises, va s'en rendre maître très rapidement. Février 1942 : les Japonais débarquent à Java. Le 8 mars,… Lire la suite
IRAN - Histoire et politique

Écrit par :  Christian BROMBERGERRobert MANTRAN

Dans le chapitre "Le règne de Mohammad Reza"  : …  Lorsque se déclencha la *Seconde Guerre mondiale, l'Iran se déclara neutre et le demeura jusqu'à la fin du mois d'août 1941. L'attaque allemande contre l'Union soviétique, le 22 juin 1941, fit de l'Iran le lieu de jonction des Britanniques et des Soviétiques, pour une fois alliés dans ce pays contre un ennemi commun. En effet l'Iran était la voie la… Lire la suite
ISLANDE

Écrit par :  Régis BOYERMaurice CARREZÉdouard KAMINSKILucien MUSSETClaude NORDMANN

Dans le chapitre "De l'autonomie à l'indépendance"  : …  1940, le Parlement danois et l'Althing islandais pourraient demander la révision du traité de 1918. *L'occupation allemande du Danemark, en avril 1940, laissa l'Islande seule face aux événements. Le 10 avril, à l'unanimité, l'Althing déclara le roi incapable d'exercer ses pouvoirs selon la Constitution, prit la responsabilité du gouvernement, et, en… Lire la suite
ITALIE - Histoire

Écrit par :  Michel BALARDPaul GUICHONNETJean-Marie MARTINJean-Louis MIÈGEPaul PETIT

Dans le chapitre "Administration, peuplement, économie de l'Empire"  : …  des banalités ampoulées. En revanche, l'œuvre d'érudition italienne fut importante et souvent de qualité. La faible valeur des territoires acquis conduisit à orienter constamment vers de nouvelles acquisitions le rêve d'expansion.* La Seconde Guerre mondiale allait non seulement faire rapidement évanouir ces rêves, mais voir s'effondrer l'Impero… Lire la suite
J 3

Écrit par :  Claude LEFORT

… *À l'époque de la dernière guerre mondiale et pendant la période de rationnement qui se prolongea au-delà de son terme, le terme de J 3 désignait, en France, une catégorie de consommateurs, celle des adolescents, qui jouissait d'une carte d'alimentation donnant droit à une nourriture plus riche que celle des adultes. On appela familièrement J 3 l'… Lire la suite
JAPON (Le territoire et les hommes) - Histoire

Écrit par :  Paul AKAMATSUVadime ELISSEEFFValérie NIQUETCéline PAJON

Dans le chapitre "La guerre du Pacifique"  : …  *Seules des raisons de guerre auraient pu faire accepter les conditions des États-Unis ; or celles-ci impliquaient l'arrêt du conflit en Chine. Tōjō choisit la conquête de territoires étrangers capables d'offrir au Japon les matières premières qui lui faisaient défaut. L'état-major nippon adopta le plan de guerre éclair de la marine. Celle-ci… Lire la suite
JAPON (Arts et culture) - Les arts

Écrit par :  François BERTHIERFrançois CHASLINNicolas FIÉVÉAnne GOSSOTChantal KOZYREFFHervé LE GOFFFrançoise LEVAILLANTDaisy LION-GOLDSCHMIDTShiori NAKAMAMadeleine PAUL-DAVID Universalis

Dans le chapitre "La guerre et l'essor"  : …  La *Seconde Guerre mondiale devait marquer l'arrêt de cette effervescence moderniste et de ce goût de la recherche, au profit de l'effort national de propagande servi par des photographes anonymes. La fin de la guerre et ses conséquences auront un effet durable sur la photographie japonaise, qui sera d'abord consacrée aux témoignages immédiats sur… Lire la suite
JOUKOV GUEORGUI KONSTANTINOVITCH (1896-1974)

Écrit par :  Georges HAUPT

… *Maréchal de l'U.R.S.S., Joukov fut l'un des plus grands chefs militaires soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale. Fils de paysans, né dans la province de Kalouga, mobilisé en 1915 dans l'armée tsariste, Joukov rejoint l'Armée rouge en 1918 et adhère au Parti communiste l'année suivante. Ayant participé à la guerre civile, il est promu, en… Lire la suite
JUDAÏSME - Histoire du peuple juif

Écrit par :  Gérard NAHON

Dans le chapitre "La « solution finale »"  : …  Porté au pouvoir par les élections allemandes de 1933, *Adolf Hitler met en application les principes annoncés dans Mein Kampf (1925) : spoliation brutale des biens, suppression des droits politiques, agressions systématiques contre les biens et personnes des Juifs en vue de leur élimination totale de la société allemande. Les lois racistes… Lire la suite
JUIN ALPHONSE (1888-1967) maréchal de France

Écrit par :  Pierre GOBERT

… *Né en Algérie dans une famille modeste (il se plaisait à rappeler qu'il était fils de gendarme), sorti major de Saint-Cyr en 1912 dans la promotion du général de Gaulle, Alphonse Juin se bat au Maroc jusqu'en 1914 puis sur le front français avec les tabors marocains. Il y est cinq fois cité et y perd définitivement l'usage de son bras droit. Aide… Lire la suite
JUSTES PARMI LES NATIONS

Écrit par :  Philippe DENOIX

… *L'appellation de Juste parmi les Nations adoptée par l'État d'Israël, selon une loi de 1953, désigne les non-juifs qui ont pris des risques importants, mettant souvent leur vie en péril, pour secourir les juifs voués à l'assassinat massif par l'Allemagne national-socialiste. L'État hébreu a créé pour ces bienfaiteurs une distinction spéciale,… Lire la suite
JUSTICE - Justice politique

Écrit par :  Robert CHARVIN

Dans le chapitre " De l'ordre interne à l'ordre international"  : …  ne parvint pas à fonder une instance juridictionnelle répressive. Les Alliés, vainqueurs de la *Seconde Guerre mondiale, après avoir constitué dès 1942 une commission des crimes de guerre, bénéficiant de l'autorité souveraine sur les vaincus et de la disparition temporaire des États allemand et japonais, fondèrent le Tribunal militaire… Lire la suite
KATYŃ

Écrit par :  Charles URJEWICZ

… *L'une des affaires les plus mystérieuses de la Seconde Guerre mondiale, le massacre de Katyń a pendant très longtemps envenimé les relations polono-soviétiques. Au début de 1943, les Allemands annoncèrent la découverte, dans la forêt de Katyń (près de Smolensk en Russie), de huit fosses communes contenant les cadavres momifiés de vingt-deux mille… Lire la suite
KESSELRING ALBERT (1885-1960)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  puis, en 1937, lieutenant général et commandant de la troisième circonscription aérienne. *Commandant en chef de la Ire flotte aérienne, en 1939, il dirige celle-ci dans les campagnes de Pologne, du Danemark, de Hollande, de Belgique et de France. En juillet 1940, ses victoires et sa fidélité à Hitler lui valent d'être promu… Lire la suite
KHALDEÏ EVGUENI (1917-1997)

Écrit par :  Gabriel BAURET

…  de la Finlande et sera libéré en 1939, juste avant l'entrée des troupes soviétiques dans ce pays. *C'est comme photographe pour l'agence Tass qu'il va enregistrer les mouvements de l'armée rouge, à l'ouest comme à l'est, de la Pologne à la frontière chinoise. En octobre 1941, l'armée d'Hitler pénètre dans sa ville natale et y extermine tous les… Lire la suite
KIEV

Écrit par :  Richard Antony FRENCHYann RICHARD Universalis

Dans le chapitre "La période soviétique "  : …  les premiers plans quinquennaux, de 1928 à 1940. En 1939, elle compte 846 724 habitants. L'invasion *allemande, en 1941, apporte à la ville un nouveau lot de souffrances et de destructions. Après quatre-vingts jours de lutte acharnée, les Allemands entrent dans Kiev le 19 septembre 1941. Plus de trente mille juifs, prisonniers de guerre soviétiques… Lire la suite
KŒNIG PIERRE (1898-1970)

Écrit par :  Pierre GOBERT

… *D'origine alsacienne, le futur général s'engage à dix-sept ans dans l'infanterie et termine la Première Guerre mondiale comme officier avec trois citations. Passé dans les chasseurs alpins, Pierre Kœnig sert en Silésie, dans les Alpes et en Rhénanie. En 1930, il est affecté à la Légion étrangère et prend part à la pacification du Maroc. En 1940, le… Lire la suite
KONIEV IVAN STEPANOVITCH (1897-1973) maréchal soviétique

Écrit par :  Claudie WEILL

… *Maréchal de l'U.R.S.S., Koniev fut l'un des grands chefs militaires de la Seconde Guerre mondiale. Né près d'Arkhangelsk, où il va travailler, il sert dans l'armée tsariste pendant la Première Guerre mondiale. En 1918, il adhère au Parti communiste et rejoint l'Armée rouge. Pendant la guerre civile, il combat les légions tchécoslovaques en Sibérie… Lire la suite
KOURSK BATAILLE DE (5 juill.-23 août 1943)

Écrit par :  Universalis

  *Cherchant à reprendre l'offensive sur le front de l'Est où ils ne cessent de reculer depuis la bataille de Stalingrad, les Allemands choisissent de porter un grand coup aux alentours de la ville de Koursk, dans l'ouest de la Russie. Les lignes soviétiques y forment en effet un immense saillant qui s'étend sur 240 … Lire la suite
LABORDE JEAN DE (1878-1977)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… Amiral français,* responsable du sabordage de la force navale de haute mer à Toulon, le 27 novembre 1942. Le comte Jean de Laborde, né le 29 novembre 1878 à Chantilly, fut le premier chef de l'aviation maritime. Préfet maritime de Bizerte de 1932 à 1936, il est vice-amiral commandant en chef pour l'Atlantique en 1940 avant d'être nommé à Toulon à la… Lire la suite
LATTRE DE TASSIGNY JEAN DE (1889-1952) maréchal de France

Écrit par :  Pierre GOBERT

…  Charles de Gaulle commande le 507e régiment de chars de combat dans la même garnison. *En 1939, de Lattre est le plus jeune général de l'armée française. À la tête de la 14e division d'infanterie, il combat du 15 mai au 15 juin 1940 à Rethel, sur l'Aisne et sur la Loire. Après l'armistice, il fonde à Opme, sur le plateau de… Lire la suite
LAVAL PIERRE (1883-1945)

Écrit par :  Armel MARIN

…  de mécontentement dans l'opinion et surtout chez les fonctionnaires. Se prononçant contre la *déclaration de guerre à l'Allemagne, il revient au premier plan après l'armistice. Le 23 juin 1940, ministre d'État, il fait intervenir le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain, vote qui a lieu le 10 juillet à Vichy ; il devient alors vice-… Lire la suite
LEBRUN ALBERT (1871-1950)

Écrit par :  Universalis

…  et la politique du gouvernement. Le 15 avril 1939, il est réélu pour un second mandat. Lorsque *l'Allemagne envahit la France, Lebrun tente de préserver l'unité nationale face aux dissensions politiques au sein du gouvernement et à la menace militaire. Il ne parvient cependant pas à prendre les rênes du pays et se contente de suivre la décision… Lire la suite
LECLERC PHILIPPE DE HAUTECLOCQUE dit (1902-1947) maréchal de France

Écrit par :  Armel MARIN

… *Général français élevé à la dignité de maréchal à titre posthume en 1952. Ancien élève de Saint-Cyr et de Saumur, Philippe de Hauteclocque est reçu premier à l'École de guerre. Lieutenant de cavalerie au Maroc avant 1940, il a déjà fait preuve des qualités qui en feront un des meilleurs chefs militaires de la Seconde Guerre mondiale : entraîneur d'… Lire la suite
LÉOPOLD III (1901-1983) roi des Belges (1934-1951)

Écrit par :  Josiane COEKELBERGHS-CUYPERS

… *Roi des Belges de 1934 à 1951, fils du roi Albert Ier, il fait une partie de ses études au collège d'Eton en Angleterre. Il accomplit ensuite de nombreux voyages en Amérique, en Afrique et en Asie. Il monte sur le trône le 17 février 1934, à la suite du décès accidentel de son père. L'année suivante, il perd son épouse, Astrid de Suède (… Lire la suite
LETTONIE

Écrit par :  J. A. ANDRUPSCéline BAYOUSuzanne CHAMPONNOIS

Dans le chapitre "La Seconde Guerre mondiale"  : …  *La première année de l'occupation soviétique, surnommée « l'année des horreurs » (1940-1941), fut marquée par de nombreuses déportations et par l'alignement du niveau de vie letton sur celui de l'U.R.S.S. L'attaque du 22 juin 1941 entraîna l'occupation du pays par les troupes allemandes, qui furent très diversement accueillies par les Lettons. Ces… Lire la suite
LÉVY JEAN-PIERRE (1911-1996)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… *« Jean Moulin n'a nul besoin d'une gloire usurpée : ce n'est pas lui qui a fondé Combat, LibérationFranc-Tireur : c'est Frenay, d'Astier, Jean-Pierre Lévy. » Ces mots d'André Malraux donnent à Jean-Pierre Lévy, mort à Paris le 15 décembre 1996, sa juste place dans l'histoire de la Résistance française. Il fut le… Lire la suite
LIBYE

Écrit par :  Nora LAFIOlivier PLIEZPierre ROSSI

Dans le chapitre " Histoire"  : …  reconnu prince de Cyrénaïque, Mụhammad Idrīs s'enfuit en Égypte pour échapper au fascisme en 1922. *En 1940, il se range du côté des Alliés et lève contre la coalition germano-italienne des troupes qui combattent aux côtés de la VIIIe armée britannique durant les batailles qui opposent les Alliés au maréchal Rommel. Une fois libérée, la… Lire la suite
LITUANIE

Écrit par :  Céline BAYOUSuzanne CHAMPONNOISD.A. SEALEY

Dans le chapitre "Les années difficiles (1939-1944)"  : …  imposa une nouvelle Constitution qui transforma la Lituanie en République socialiste soviétique. *L'attaque allemande du 22 juin 1941 interrompit une seconde vague de déportations et les soldats du Reich furent d'abord bien accueillis. Mais, très vite, les Lituaniens comprirent qu'ils avaient seulement changé de maîtres. La population juive fut… Lire la suite
LOCARNO ACCORDS DE (1925)

Écrit par :  Armel MARIN

… *À l'issue d'une conférence internationale qui réunissait les représentants de la France (Briand), de l'Allemagne (Stresemann), de la Belgique (Vandervelde), de la Grande-Bretagne, de la Tchécoslovaquie et de la Pologne, une série d'accords étaient signés à Locarno en Suisse, les 15 et 16 octobre 1925. Le plus important de ces traités établissait le… Lire la suite
LONGO LUIGI (1900-1980)

Écrit par :  Geneviève BIBES

…  ses qualités d'organisateur, et il est élu à la commission politique et à l'exécutif du Komintern. *Rentré en France en 1939, il est arrêté, interné au camp du Vernet puis remis à la police italienne qui l'envoie en résidence surveillée à Ventotene. Libéré en août 1943, il s'emploie dès septembre à organiser la lutte armée. Dirigeant avec Pietro… Lire la suite
LUTZ CHARLES (1895-1975)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

…  en Hongrie. C'est à Budapest que ce diplomate modeste fera la preuve de ses éminentes qualités. *Au printemps de 1944, les troupes allemandes s'installent en effet en Hongrie et l'Obersturmbannführer Eichmann, chargé de la « solution finale » du problème juif, décide de nouvelles déportations vers Auschwitz. Il parvient à faire déporter quelque… Lire la suite
MACARTHUR DOUGLAS (1880-1964)

Écrit par :  André KASPI

…  le surprend, alors qu'il a pris sa retraite depuis 1937. Il est rappelé au service, reçoit en *1941 le commandement des forces américaines en Extrême-Orient, et en 1942 celui des forces alliées sur le même théâtre d'opérations. Pour MacArthur, le Pacifique devrait être le théâtre privilégié des armées alliées. Peu à peu, il en est venu à l'… Lire la suite
MAGINOT LIGNE

Écrit par :  Jean DELMAS

… *Le sénateur André Maginot était ministre de la Guerre depuis trois semaines quand il défendit, devant le Parlement, le projet de défense des frontières proposé par ses prédécesseurs ; il le fit adopter le 14 janvier 1930. C'est pourquoi il a laissé son nom à ce système de fortification permanente dont la pénible gestation divisa le Haut… Lire la suite
MALINOVSKI RODION IAKOVLEVITCH (1898-1967) maréchal soviétique

Écrit par :  Vladimir Claude FISERA

… *Fils d'ouvrier, engagé à dix-sept ans dans les armées de Nicolas II, Malinovski fait preuve d'une grande bravoure et reçoit la croix de Saint-Georges en 1916. En 1917, il est transféré sur le front français, en Champagne ; il s'y montre excellent soldat (mitrailleur). Après la dissolution des unités russes, il fait un court séjour dans la Légion… Lire la suite
MANDEL GEORGES (1885-1944)

Écrit par :  Cécile MÉADEL

…  Paul Reynaud (18 mai-16 juin 1940), et fait arrêter des sympathisants des régimes fascistes. *Convaincu dès 1940 de la nécessité de poursuivre le combat, celui que Léon Blum appellera « le premier résistant » refuse de partir pour Londres, pensant que l'Afrique du Nord permettra une plus grande liberté d'action ; il se retrouve alors embarqué… Lire la suite
MANNERHEIM CARL GUSTAF EMIL baron von (1867-1951) maréchal finlandais

Écrit par :  Karl KOEHLER

… *Né dans une famille de vieille souche suédoise (la Finlande fut colonie suédoise pendant six siècles avant de devenir en 1809 un grand-duché rattaché à l'Empire russe), Mannerheim commence sa carrière militaire dans l'armée tsariste. Il participe à la guerre russo-japonaise de 1904-1905, parcourt la Chine et l'Asie centrale, devient général et aide… Lire la suite
MANSTEIN ERICH LEWINSKI VON (1887-1973)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  de l'état-major général allemand en 1936, puis chef de l'état-major de von Rundstedt (1939-1940), *il est l'auteur du plan de la campagne de France, approuvé par son chef et adopté par Hitler contre l'avis de tous. En mai 1941, il commande le 56e corps blindé qu'il mène aux portes de Leningrad. Affecté le 12 septembre 1941 à la tête de… Lire la suite
MARINE

Écrit par :  Michel MOLLAT DU JOURDIN

Dans le chapitre " Les puissances navales dans le monde contemporain"  : …  États-Unis, accordé une attention toute spéciale à l'aéronavale, possédait plusieurs porte-avions. *Considérée dans son ensemble, la guerre navale de 1939-1945 a confirmé l'efficacité du sous-marin, capable, grâce au schnorchel, d'effectuer des plongées prolongées et donc de parcourir de grandes distances, échappant ainsi aux radars encore… Lire la suite
MARINE MARCHANDE HISTOIRE DE LA

Écrit par :  Françoise ODIERYves POULIZACMartine RÉMOND-GOUILLOUD Universalis

Dans le chapitre "La guerre de 1939-1945"  : …  *Le même processus qui avait marqué la flotte de commerce pendant la Première Guerre mondiale se reproduisit au cours de la seconde, à une échelle accrue : 6 910 navires marchands, représentant 33 885 395 tonneaux de jauge brute, furent coulés. L'effort de construction navale des États-Unis, à cette occasion, fut gigantesque. Aussi la flotte de… Lire la suite
MÉDITERRANÉE HISTOIRE DE LA

Écrit par :  André BOURDEGeorges DUBYClaude LEPELLEYJean-Louis MIÈGE Universalis

Dans le chapitre "Triomphe précaire des Britanniques (1942-1956)"  : …  *La guerre marque, très vite, l'écart existant entre les ambitions italiennes et les ressources réelles du pays. Mussolini doit abandonner son espoir de guerre parallèle en Afrique et dans les Balkans. Ses déboires l'obligent à faire appel au secours allemand. Mais la Méditerranée n'a jamais été pour Hitler qu'un secteur secondaire par rapport au… Lire la suite
MÉMOIRES DE NOS PÈRES et LETTRES D'IWO JIMA (C. Eastwood)

Écrit par :  Laurent JULLIER

… À compter* du 19 février 1945, une bataille de trente-quatre jours opposa dans l'île d'Iwo Jima trois divisions de marines à des soldats japonais cinq fois moins nombreux. Les deux parties en présence savaient que l'île, située à quelque 1 200 kilomètres au sud de Tōkyō, constituerait la base idéale pour des raids de bombardement au cœur du… Lire la suite
MER DE CORAIL BATAILLE DE LA (4-8 mai 1942)

Écrit par :  Universalis

  *La bataille de la mer de Corail désigne l'affrontement naval et aérien au cours duquel une flotte américaine repoussa une force d'invasion japonaise qui se dirigeait vers Port Moresby, place stratégique sur la côte de la Nouvelle-Guinée. À la fin d'avril 1942, les Japonais s'apprêtaient à prendre le contrôle de la mer de… Lire la suite
MER DES PHILIPPINES BATAILLE DE LA (19-20 juin 1944)

Écrit par :  Universalis

  *La bataille de la mer des Philippines est une bataille navale de la Seconde Guerre mondiale, qui mit aux prises la flotte japonaise et la 5e flotte américaine. La bataille s'est déroulée au moment du débarquement américain sur Saipan et fut baptisée la « plus grande bataille de porte-avions de la guerre »,… Lire la suite
MERS EL-KÉBIR (1940)

Écrit par :  Armel MARIN

… *Aux yeux des Anglais, l'effondrement de la France et les négociations d'armistice rendent nécessaire la concentration de toutes les forces capables encore de se battre pour la défense de leur île. La flotte française devient ainsi un important enjeu. Le gouvernement français pourra-t-il la soustraire longtemps aux convoitises du vainqueur ? Le 1… Lire la suite
MESSERSCHMITT WILLY (1898-1978)

Écrit par :  Jean REVEILHAC

…  au sein de la Légion Condor ; il s'y montre très supérieur aux appareils des forces républicaines. *En 1939, au début de la campagne de Pologne, la Luftwaffe dispose de 1 056 Me-109, la plupart du type E ; environ 200 sont utilisés sur ce front, une trentaine prennent part à la campagne de Norvège. 850 Me-109E composant sept escadres sont employés… Lire la suite
MICHEL HENRI (1907-1986)

Écrit par :  Henry ROUSSO

… *Selon ses propres termes, l'historien Henri Michel fut un laboureur. Pendant quarante ans, il a défriché le vaste champ de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, tâche d'autant plus ardue qu'il devait tailler dans le maquis touffu de souvenirs collectifs contradictoires, conflictuels et souvent douloureux. Agrégé, il se destinait avant la guerre… Lire la suite
MIDWAY BATAILLE DE (4-7 juin 1942)

Écrit par :  Paul VILLATOUX

  *Après leur raid victorieux sur Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, les Japonais s'imposent comme les maîtres des mers et des airs dans le Sud-Est asiatique. L'amiral Yamamoto Isoroku, qui dispose de 200 bâtiments et de 600 avions, décide une attaque contre l'île de Midway, située à 2 000 kilomètres au nord-ouest des îles… Lire la suite
MIHAÏLOVIĆ DRAZA (1893-1946)

Écrit par :  Universalis

…  combat dans les guerres balkaniques (1912-1913), puis pendant la Première Guerre mondiale. *Devenu colonel lorsque l'Allemagne envahit la Yougoslavie en avril 1941, il refuse de se soumettre à la capitulation de l'armée yougoslave. Il met alors sur pied un mouvement de résistance royaliste, les tchetniks, qui agit surtout depuis la Serbie.… Lire la suite
MOLDAVIE

Écrit par :  Barbara BUCKMASTERKeith Arnold HITCHINSPhilippe LOUBIÈREYann RICHARD Universalis

Dans le chapitre "La Seconde Guerre mondiale"  : …  Après *le pacte germano-soviétique d'août 1939, l'Union soviétique réaffirma ses prétentions sur la Bessarabie, et l'effondrement du front européen occidental face aux Allemands en 1940 précipita les événements. À la fin de juin, un ultimatum soviétique à la Roumanie exigea la cession de la Bessarabie et de la Bucovine du Nord. Le gouvernement… Lire la suite
MONNET JEAN (1888-1979)

Écrit par :  Pierre GERBET

Dans le chapitre "Une méthode d’action"  : …  alors vers les affaires, en entreprenant une carrière dans la banque aux États-Unis. La Seconde *Guerre mondiale donna à Jean Monnet une nouvelle occasion d'appliquer sa méthode de mise en commun des ressources. Les gouvernements français et anglais le nommèrent président du comité de coordination de l'effort de guerre allié. Après l'armistice… Lire la suite
MONTGOMERY OF ALAMEIN BERNARD LAW MONTGOMERY 1er vicomte (1887-1976)

Écrit par :  Roland MARX

… *Sorti officier de l'école de Sandhurst, Montgomery combat en France durant la Première Guerre mondiale ; il entre à l'état-major général de division en 1939, et parvient à rembarquer ses troupes à Dunkerque. Nommé chef de la VIIIe armée en 1942, au moment où cette armée doit affronter la grave menace de l'offensive Rommel en Libye, il… Lire la suite
MONTOIRE (1940)

Écrit par :  Guy ROSSI-LANDI

… *Petit bourg du Loir-et-Cher, près de Vendôme, où le maréchal Pétain a rencontré Hitler le 24 octobre 1940. C'est au cours de cet entretien, le seul qu'ils aient jamais eu, que les deux chefs d'État ont envisagé une collaboration entre leurs pays. Aussi, pour les adversaires du régime de Vichy, Montoire est-il synonyme de trahison, tandis que les… Lire la suite
MOSCOU

Écrit par :  Galia BURGELCatherine GOUSSEFFRoger PORTAL

Dans le chapitre "Moscou à l'âge classique du stalinisme (1941-1953)"  : …  *Contrairement aux grandes villes de l'U.R.S.S. occidentale, comme Leningrad ou Kiev, Moscou a relativement peu souffert de la guerre. À l'automne de 1941, quelques mois après le début de l'offensive allemande contre l'Union soviétique, la capitale, menacée, fait l'objet d'une évacuation massive. Les simples citoyens, mais aussi les différentes… Lire la suite
MOULIN JEAN (1899-1943)

Écrit par :  Daniel CORDIER UniversalisBénédicte VERGEZ-CHAIGNON

Dans le chapitre "Jean Moulin, préfet"  : …  à tel point que le ministre de l'Intérieur du gouvernement formé le 17 juin 1940 par *le maréchal Pétain à la suite de la demande d'armistice, envisage de le nommer directeur de la Sûreté. Projet abandonné lorsqu'on apprend son arrestation le soir même par le commandant allemand qu'il a dû accueillir dans sa préfecture de Chartres. Pour échapper… Lire la suite
MOUNTBATTEN LOUIS (1900-1979)

Écrit par :  Pierre JOANNON

…  et imminente, exige que le pays soit mis en état de se défendre, moralement et militairement. *Lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale, lord Mountbatten vient de recevoir le commandement de la 5e flottille des destroyers. Le H.M.S. Kelly dont il prend possession peu après manque d'être coulé en mer du Nord où il donne la… Lire la suite
MUNICH (ACCORDS DE)

Écrit par :  Georges-Henri SOUTOU

… *Avec le rattachement au Reich des trois millions d'Allemands des Sudètes, les accords de Munich du 29 septembre 1938 marquent une étape décisive dans le programme d'expansion de l'Allemagne nazie. Avant l'Anschluss, les revendications de ces derniers ne portaient que sur un degré plus large d'autonomie. Mais, le 24 avril 1938, un congrès des… Lire la suite
MUSSOLINI BENITO (1883-1945)

Écrit par :  Pierre MILZA

Dans le chapitre "La guerre et la fin du fascisme (1940-1945)"  : …  *C'est à bien des égards l'échec de cette « révolution culturelle du fascisme » (De Felice) qui conduit Mussolini à faire entrer son pays dans la guerre en juin 1940, contre le sentiment quasi unanime de la classe dirigeante, des chefs de l'armée et du peuple italien. En choisissant de lier son sort à celui de l'Allemagne, le Duce ne vole pas… Lire la suite
NATIONALITÉS PRINCIPE DES

Écrit par :  André THÉPOT

Dans le chapitre "La guerre de 1870 et les deux guerres mondiales"  : …  et Polonais participèrent au dépeçage de la Tchécoslovaquie en invoquant le droit des minorités. *Finalement, en septembre 1939, l'attaque conjointe de l'Allemagne et de l'Union soviétique contre la Pologne montrait qu'il n'était plus question du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. L'Allemagne victorieuse réorganisa l'Europe à sa guise… Lire la suite
NATIONS UNIES (O.N.U.)

Écrit par :  Jacques FOMERANDCecelia M. LYNCHKaren MINGST

Dans le chapitre "Naissance et développement"  : …  conflits, de maintien de la paix et de la sécurité, les principales puissances alliées ont accepté* pendant la guerre de créer un nouvel organisme mondial destiné à faciliter la gestion des affaires internationales. Cet accord s'est d'abord manifesté par la signature de la charte de l'Atlantique le 14 août 1941, par le président américain Franklin… Lire la suite
NAVIRES - Navires de guerre

Écrit par :  Régis BEAUGRANDAndré BERNARDINIJean LE TALLECMarc MENEZJean TOUFFAIT

…  généralement conçus pour une immersion maximale de l'ordre de la centaine de mètres. De même, au cours de la* Seconde Guerre mondiale, le développement de l'aviation de patrouille maritime a tout d'abord contraint les sous-marins à ne faire surface pour charger leur batterie qu'au cours de la nuit. Ensuite, le développement de radars aéroportés… Lire la suite
NÉGATIONNISME

Écrit par :  Nadine FRESCO

*En raison de sa nature et de son ampleur, le génocide perpétré par le régime nazi contre les juifs a profondément marqué l'histoire contemporaine. La manifestation la plus paradoxale de cette empreinte est fournie par l'entreprise qui consiste à nier la réalité de ce génocide. Qualifiée de « révisionniste »… Lire la suite
NIMITZ CHESTER WILLIAM (1885-1966) amiral américain

Écrit par :  André KASPI

…  Contre-amiral en 1939, il dirige le bureau de navigation du ministère de la Marine. Après *l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, Nimitz reçoit le commandement de la flotte américaine dans le Pacifique. La fonction est l'une des plus importantes de l'heure, car non seulement il s'agit de repousser l'assaut de la puissante marine japonaise,… Lire la suite
NORMANDIE

Écrit par :  Armand FRÉMONTLucien MUSSET

Dans le chapitre "Après la Seconde Guerre mondiale"  : …  *C'est alors que survint la Seconde Guerre mondiale. La Normandie, sauf des défilés militaires en 1815 et des combats infimes en 1871, n'avait pas connu la guerre étrangère sur son sol depuis 1450. En 1940, presque toutes les villes de sa moitié orientale souffrirent lourdement de l'avance allemande (Rouen, Gisors, Évreux, etc.). Et surtout, en 1944… Lire la suite
NORVÈGE

Écrit par :  Marc AUCHETRégis BOYERGeorges CHABOTLucien MUSSETClaude NORDMANN

Dans le chapitre "Entre l'Angleterre et l'Allemagne (1940-1945)"  : …  les Allemands à acheminer le fer suédois par le port de Narvik en utilisant ses eaux territoriales. *Cependant, les Alliés envisageaient d'occuper Narvik « pour couper la route du fer » et de mouiller des mines le long des côtes norvégiennes. De son côté, Hitler était résolu à s'emparer de ceux des États scandinaves qui représentaient un intérêt… Lire la suite
NOUVELLE-ZÉLANDE

Écrit par :  Daniel de COPPETJean-Pierre DURIXAlain HUETZ DE LEMPSIsabelle MERLE

Dans le chapitre "Guerres mondiales et récessions"  : …  de la politique conciliatrice du Premier ministre britannique Chamberlain face au régime nazi. *Mais elle maintient son soutien sans faille au Royaume-Uni, envoie un corps expéditionnaire en Europe dès 1940 et impose de nouveau la conscription en 1941. Toutefois, le Royaume-Uni semble ne pas se soucier de la défense des dominions du Pacifique… Lire la suite
NOVOMESKY LACO (1904-1976)

Écrit par :  Pavel TIGRID

…  de la littérature occidentale, et notamment d'excellentes traductions des surréalistes français. *Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Slovaquie devient un État indépendant, allié de l'Axe, et le Parti communiste y est mis hors la loi. Novomesky entre donc dans la clandestinité et participe activement à l'organisation du soulèvement slovaque… Lire la suite
NUREMBERG PROCÈS DE

Écrit par :  Annette WIEVIORKA

… Le procès de Nuremberg constitue un grand moment de l'histoire du xxe siècle, *tout à la fois clôture d'une guerre qui fut mondiale et naissance d'un nouveau droit international. Il est devenu le symbole fondateur d'une justice effectivement universelle et supranationale. Réuni pour la première audience le 20 novembre 1945, le… Lire la suite
OCCUPATION (France)

Écrit par :  Jean-Marie GUILLON

Les *représentations de la France des « années noires » oscillent entre l'image héroïque d'une France martyre et unie et celle, honteuse, d'une France de Vichy et s'accommodant de l'ennemi. Or « la » France, sous l'occupant, n'était pas une, elle était, à des degrés divers, contre la collaboration et… Lire la suite
OCCUPATION (FRANCE) - Mémoires et débats

Écrit par :  Laurent DOUZOU

C'est un fait, quelque soixante-dix ans après la Libération, *l'histoire de la période de l'Occupation en France a été surabondamment évoquée, étudiée, scrutée sous tous ses aspects. Des ouvrages scientifiques aux souvenirs des acteurs, sans oublier les livres de vulgarisation et les romans (de Joseph Kessel à… Lire la suite
OCCUPATION ALLEMANDE

Écrit par :  André BRISSAUD

… *Les Allemands qui occupèrent les trois quarts de l'Europe, avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, se comportèrent de manière très différente selon les cas. C'est ainsi que l'Autriche, les Sudètes, certaines parties de la Pologne, les territoires d'Alsace et de Moselle furent purement et simplement annexés. La Bohême et la Moravie devinrent un… Lire la suite
OCÉANIE - Histoire

Écrit par :  Christian HUETZ DE LEMPS

Dans le chapitre " De la Seconde Guerre mondiale à nos jours : l'émergence des États insulaires"  : …  La* partie européenne de la guerre n'a certes pas été sans conséquences importantes pour les îles du Pacifique, avec l'envoi massif de troupes et de matériel depuis les colonies et dominions britanniques, avec le ralliement des territoires français à la France libre et la création d'un deuxième bataillon du Pacifique (après celui de 1916), qui s'… Lire la suite
ODER-NEISSE LIGNE

Écrit par :  Georges-Henri SOUTOU

… *Les Britanniques, les Américains et les Soviétiques s'étaient mis d'accord, à la Conférence de Téhéran du 28 novembre au 1er décembre 1943, sur le principe d'un déplacement vers l'ouest de la Pologne après la guerre, ce pays obtenant aux dépens de l'Allemagne des compensations aux territoires cédés d'autre part à la Russie. On ne définit… Lire la suite
ŒUVRES D'ART & PRISES DE GUERRE (1945)

Écrit par :  Klaus GOLDMANN

Dans le chapitre "Le pillage des nazis"  : …  *En Allemagne, les nazis ont dès 1933 transgressé ces règles en mettant en œuvre, par exemple, l'opération de proscription des œuvres d'art condamnées au nom de leur idéologie ; un certain nombre d'entre elles furent réunies à Munich en 1937 à l'exposition Entartete Kunst (« art dégénéré »). Ils ont alors retiré des collections publiques… Lire la suite
PACIFIQUE HISTOIRE DE L'OCÉAN

Écrit par :  Christian HUETZ DE LEMPS

Dans le chapitre " La guerre du Pacifique (1941-1945)"  : …  avec les États-Unis devenait à terme inévitable, et les Japonais s'y préparèrent d'autant plus que* les puissances européennes étaient engagées dans une guerre totale à partir de septembre 1939. Le dimanche 7 décembre 1941, à l'aube, c'est l'écrasement par surprise de l'escadre des cuirassés américains à Pearl Harbor, et le déferlement immédiat… Lire la suite
PACTE D'ACIER

Écrit par :  Georges-Henri SOUTOU

… *L'initiative, qui aboutit à la conclusion d'un pacte entre l'Allemagne et l'Italie, vint de Berlin. Le 28 octobre 1938, von Ribbentrop se rendit à Rome et proposa la conclusion d'une alliance. Mussolini se montra d'abord réticent, mécontent de ce que Hitler ne l'avait pas tenu informé au début de l'affaire tchèque. Mais, inquiet de l'accord franco-… Lire la suite
PANAMÉRICANISME

Écrit par :  René Jean DUPUY

Dans le chapitre "Le panaméricanisme colonial"  : …  bureau, doté d'un directeur, constituait le secrétariat de ce que l'on appelait, avant la Première *Guerre mondiale, l'Union panaméricaine, dont le siège était à Washington et qui comprenait également un conseil directeur présidé par le secrétaire d'État des États-Unis et composé des ambassadeurs des républiques latines accrédités auprès du… Lire la suite
PASSY ANDRÉ DEWAVRIN, dit LE COLONEL (1911-1999)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… *Compagnon de la Libération, il fut l'unique chef des services secrets de la France libre. Né le 9 juin 1911 à Paris, dans une famille d'industriels, André Dewavrin, licencié en droit et polytechnicien, est professeur adjoint de fortification à Saint-Cyr en 1938-1939. Rapatrié de Norvège, cet officier de vingt-neuf ans rallie de Gaulle dès la fin de… Lire la suite
PATTON GEORGE SMITH JR. (1885-1945)

Écrit par :  Frédéric GUELTON

… *Né en Californie dans une famille de tradition militaire, Patton suit les cours de l'Institut militaire de Virginie puis de l'Académie militaire de West Point dont il sort officier dans la cavalerie en 1909. En 1916, il est aide de camp du général Pershing dans l'expédition punitive menée, au Mexique, contre Pancho Villa. Il débarque en France avec… Lire la suite
PAULUS FRIEDRICH VON (1890-1957)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  capitaine en 1914 et colonel en 1938. Il est alors l'un des spécialistes allemands des blindés. *Après les campagnes de Pologne et de France, où il assiste Reichenau, il devient chef adjoint de l'état-major général de la Wehrmacht. En 1942, il est nommé commandant en chef de la VIe armée, qu'il mène, au cours de l'été, jusqu'à la… Lire la suite
PAXTON ROBERT O. (1932- )

Écrit par :  Denis PESCHANSKI

Dans le chapitre "Un lieu de mémoire"  : …  *Avec son Vichy France. Old Guard and New Order, publié en 1972 aux États-Unis et traduit l'année suivante sous le titre La France de Vichy, Robert Paxton s'inscrit dans une certaine continuité. En s'appuyant sur les archives allemandes, l'historien allemand Eberhard Jäckel avait, dès 1966, insisté sur l'initiative française dans… Lire la suite
PAYS-BAS

Écrit par :  Frédéric MAUROGuido PEETERSArnault SKORNICKI UniversalisChristian VANDERMOTTEN

Dans le chapitre "Guerre et occupation, 1940-1945"  : …  *Le 10 mai 1940, les troupes allemandes faisaient irruption aux Pays-Bas. En cinq jours, la majeure partie du pays était occupée et l'armée néerlandaise capitulait (14 mai). Le gouvernement néerlandais avait réussi à quitter le pays ; il dirigeait à partir de Londres la résistance néerlandaise qui continuait en dehors du territoire occupé, il… Lire la suite
P.C.F. (Parti communiste français)

Écrit par :  Bernard PUDAL

Dans le chapitre "L'apprentissage de la politique (1934-1956)"  : …  et incompréhensions de nombreux militants et dirigeants souvent arrêtés et traqués par la police. *La défaite de juin 1940 ouvre une période d'illusions légalistes puis de reconstitution des liens organisationnels. Des négociations sont engagées à l'été 1940 avec les autorités d'Occupation pour republier légalement la presse communiste, notamment… Lire la suite
PÉTAIN PHILIPPE (1856-1951)

Écrit par :  Jean-Marie GUILLON

Dans le chapitre "L'oracle"  : …  Édouard Daladier l'envoie comme ambassadeur auprès du général Franco pour renouer avec l'Espagne. *Alors que la déroute se profile, Paul Reynaud le fait entrer au gouvernement le 18 mai 1940 en tant que ministre d'État, vice-président du Conseil. Il ne se satisfait pas d'un rôle symbolique. Pour lui, l'effondrement est d'abord politique, moral,… Lire la suite
PHILIPPINES

Écrit par :  Philippe DEVILLERSManuelle FRANCKWilliam GUERAICHELucila V. HOSILLOS UniversalisJean-Louis VESLOT

Dans le chapitre "Quezon, autocrate ou homme de la situation ?"  : …  inévitable, au mois de novembre, Quezon est brillamment réélu à la présidence ; un raz-de-marée nationaliste déferle sur l'Assemblée et sur le nouveau Sénat. Sa victoire est totale pour ne pas dire absolue. Elle dure moins d'un mois car, le *7 décembre 1941, les Philippines sont précipitées dans la guerre du Pacifique après l'attaque de Pearl Harbor… Lire la suite
PIE XII, EUGENIO PACELLI (1876-1958) pape (1939-1958)

Écrit par :  Jacques NOBÉCOURT

Dans le chapitre "Eugenio Pacelli et le souci romain d'une présence politique"  : …  pontificat. Né en 1876, Eugenio Pacelli a été élu pape, en 1939, à l'âge de soixante-trois ans ; *il a régné pendant la Seconde Guerre mondiale et la problématique de son action dans cette période a recouvert l'ensemble de son existence. Ses « silences » devant l'extermination des juifs, qui lui furent reprochés dès cette époque, ont alimenté en… Lire la suite
POLICE SOUS VICHY

Écrit par :  Jean-Marc BERLIÈRE

… dix ans de démocratie parlementaire, un régime autoritaire et antidémocratique s'installe en France *en juillet 1940, à la suite de la défaite militaire, dans un pays aux trois cinquièmes occupé. Les quatre années qui vont suivre représentent un moment essentiel dans l'histoire de la police française. D'une part, la dérive des missions et des… Lire la suite
POLOGNE

Écrit par :  Jean BOURRILLYGeorges LANGRODMichel LARANMarie-Claude MAURELGeorges MONDJean-Yves POTELHélène WLODARCZYK

Dans le chapitre "Le territoire et ses avatars"  : …  les plus profondes, dans son assise et ses frontières, dans sa population et son économie.* Démembrée en 1939 selon les clauses du Pacte germano-soviétique, la Pologne renaît en 1945 après l'une des plus effroyables occupations de son histoire (le chiffre total des disparitions dépasse six millions d'hommes dont plus de trois millions de… Lire la suite
POLOGNE - Chronologie (1990-2008)

Écrit par :  Universalis

…  restants. Le taux d'abstention approche 80 p. 100. la Diète somme le gouvernement de demander *réparation à l'Allemagne pour les « énormes destructions matérielles et immatérielles provoquées par l'agression, l'occupation et le génocide allemands ». Cette initiative répond à celle d'une organisation allemande qui défend les intérêts des… Lire la suite
POLYNÉSIE FRANÇAISE

Écrit par :  Jean-Pierre DOUMENGE

Dans le chapitre " Du protectorat à l'autonomie interne (1843-1958)"  : …  sud, les E.F.O. s'éveillèrent aux réalités du monde contemporain lors du déclenchement de la* Seconde Guerre mondiale. Comme à Nouméa, on se rallia massivement à Papeete à l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle. Un contingent de 300 hommes fut inclus dans le bataillon du Pacifique tout juste reconstitué pour participer (brillamment) à… Lire la suite
POTSDAM ACCORDS DE (juill.-août 1945)

Écrit par :  Georges-Henri SOUTOU

… *La Conférence de Potsdam du 17 juillet au 2 août 1945 réunit pour la dernière fois avant 1955 les chefs de gouvernement des États-Unis (Truman), de l'U.R.S.S. (Staline) et de la Grande-Bretagne (Churchill, puis Attlee après la victoire des travaillistes). Les principaux problèmes évoqués furent la procédure de préparation des traités de paix avec… Lire la suite
PREMIER MISSILE BALISTIQUE

Écrit par :  Jacques VILLAIN

  *Le 3 octobre 1942, un missile allemand A4 est lancé avec succès depuis la base de Peenemünde, au bord de la mer Baltique. Dès la fin des années 1920, l'Allemagne avait entrepris de considérables efforts de recherche dans le domaine des fusées : le traité de Versailles imposait en effet à l'Allemagne des contraintes… Lire la suite
PRÊT-BAIL LOI DU (1941)

Écrit par :  Armel MARIN

… *Loi promulguée le 11 mars 1941 autorisant le président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt, à aider le Royaume-Uni, sans entrer dans la guerre, par le prêt, la location ou la vente de tout matériel militaire jugé nécessaire et contre un remboursement différé. La loi du prêt-bail (Lend Lease Act) eut une influence considérable sur le cours de la… Lire la suite
PROCÈS DE NUREMBERG ET DE TOKYO

Écrit par :  Wanda MASTOR

  *Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des tribunaux internationaux ad hoc furent chargés de juger les grands criminels de guerre. Pour la première fois, une sanction judiciaire internationale des crimes contre la paix, des crimes de guerre et de la nouvelle catégorie des crimes contre l'humanité est expressément… Lire la suite
PROSTITUTION DE 1789 À 1949

Écrit par :  Yannick RIPA

Dans le chapitre "La traite des Blanches et la prostitution : un même combat "  : …  aide aux prostituées victimisées, avec, par exemple, la fondation, en France, du Nid en 1937). *Durant la Seconde Guerre mondiale, le réglementarisme est, au contraire, conforté. Le haut commandement de l’armée de terre allemande ordonne la création de maisons closes dans l’Europe occupée, réservées aux soldats de la Wehrmacht, et s’oppose à la… Lire la suite
PUCHEU PIERRE (1889-1944)

Écrit par :  Guy ROSSI-LANDI

…  font choisir comme secrétaire d'État à la Production industrielle par l'amiral Darlan, en février *1941 ; en juillet, il devient secrétaire d'État à l'Intérieur, fonctions qu'il assume avec énergie et dont il se démet en avril 1942 lorsque Laval revient au pouvoir. Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il écrit au général Giraud pour lui… Lire la suite
RAFLE DU VEL' D'HIV'

Écrit par :  Denis PESCHANSKI

… ne reviendront pas (sur les 75 000 Juifs au total déportés de France, moins de 2 500 sont revenus). *Cette vaste opération (dont le nom de code était Vent printanier) voulue par les Allemands et exécutée par la police française, est restée dans les mémoires sous le nom de « rafle du Vel' d'Hiv' ». Elle marque les débuts de la mise en œuvre de la… Lire la suite
RAYSKI ADAM (1913-2008)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… qu'il défend dans son journal devenu clandestin sous le titre Unzer Wort (Notre Parole). *En 1940, il rejoint à Coëtquidan un régiment polonais ; fait prisonnier, il s'évade et regagne Paris en juillet. Dans Unzer Wort, il dénonce nettement la législation antisémite de Vichy et les premières rafles de juifs étrangers à Paris (n… Lire la suite
REBATET LUCIEN (1903-1972)

Écrit par :  Pierre-Robert LECLERCQ

… *Après des études universitaires commencées à Lyon et poursuivies en Sorbonne, Lucien Rebatet, surveillant à Paris, accorde ses sympathies dès 1923, à l'Action française ; il tiendra dans le journal de Maurras, six ans plus tard, les rubriques musicale, littéraire et cinématographique. Sa véritable entrée en politique se fait par ses articles dans… Lire la suite
RÉMY GILBERT RENAULT dit LE COLONEL (1904-1984)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… *Né à Vannes (Morbihan) le 6 août 1904, Gilbert Renault, attaché à la Banque de France en 1924, directeur d'un organisme de financement des films français en 1937, a vu sa vie transformée par la guerre où il est devenu Rémy, celui dont sir Dansey, l'un des chefs de l'Intelligence Service britannique, devait dire qu'il était « le plus extraordinaire… Lire la suite
RÉSISTANCE INTÉRIEURE ALLEMANDE

Écrit par :  André BRISSAUD

… *Au début du IIIe Reich, les nationaux-socialistes rencontrent beaucoup d'hostilité au sein de la population. Mais les SA, les SS et la Gestapo réduisent au silence tous leurs adversaires en moins d'une année. Les irréductibles survivants ou ceux qui sont encore en liberté sont rares. La population dans son ensemble suit Hitler et elle… Lire la suite
RESTITUTION DES BIENS CULTURELS

Écrit par :  Krzysztof POMIAN

Dans le chapitre "Les pillages pendant la Seconde Guerre mondiale"  : …  Le *dossier des œuvres d'art pillées par les nazis dans les pays qu'ils ont occupés est clos pour l'essentiel, la plupart des œuvres ayant été restituées dans l'immédiat après-guerre. Restent toutefois des familles juives spoliées auxquelles leurs biens n'ont pas été rendus et qui ont dû parfois intenter des procès pour les récupérer. En France,… Lire la suite
REVENU NATIONAL

Écrit par :  Véronique PARELFrancisco VERGARA

Dans le chapitre "Tentatives de mesure du revenu national et choix politiques"  : …  conséquences de ces différentes mesures sur le revenu national. Quelques années plus tard, avec la *Seconde Guerre mondiale, les gouvernements se sont vus dans l'obligation de savoir exactement combien d'hommes ils pouvaient mobiliser dans les forces armées sans porter atteinte aux capacités productives de leur pays, et de préciser le montant des… Lire la suite
REYNAUD PAUL (1878-1966)

Écrit par :  Solange MARIN

… *De Gaulle a dit de lui qu'il fut un « homme injustement broyé par des événements excessifs ». L'homme politique a pourtant du talent. Personnalité du centre droit, Paul Reynaud possède des talents d'économiste et il ose mettre en œuvre ses idées. Avocat, élu député des Basses-Alpes en 1919, puis, à partir de 1928, du IIe arrondissement… Lire la suite
RIBBENTROP JOACHIM VON (1893-1946)

Écrit par :  André BRISSAUD

… von Neurath à la tête du ministère des Affaires étrangères. Dès lors, il va présider à la politique *d'expansion hitlérienne ; après avoir joué un rôle particulier dans le rapprochement avec l'Italie en 1937, il vient signer à Paris (6 déc. 1938) la convention rétablissant avec la France les conditions du pacte de Locarno. Quelques mois plus tard,… Lire la suite
ROKOSSOVSKI KONSTANTIN KONSTANTINOVITCH (1896-1968)

Écrit par :  Charles URJEWICZ

… *Né à Varsovie, Rokossovski est enrôlé en 1914 dans l'armée russe ; il y sert comme sous-officier. Sensible à la propagande bolchevique, il s'engage, en octobre 1917, dans la Garde rouge, puis, en février 1918, dans l'Armée rouge. Ses connaissances théoriques et pratiques lui permettent d'occuper des postes de responsabilité au cours de la guerre… Lire la suite
ROL-TANGUY HENRI (1908-2002)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

… *« Le colonel Rol, commandant les F.F.I. de l'Île-de-France ». Ces mots manuscrits dans l'en-tête d'un exemplaire des conventions de reddition signées par le général von Choltitz, commandant du Gross-Paris, le 25 août 1944, et la signature Rol, sur la même ligne que celle du général Leclerc au bas de ce document historique, ont fait d'Henri… Lire la suite
ROM

Écrit par :  Marcel COURTHIADE

Dans le chapitre "De la persécution au génocide"  : …  dont 18 000 en Allemagne. D'autres estimations oscillent entre 2 et 5 millions. En février *1940, à Buchenwald, le gaz mortel zyklon B est testé sur 250 enfants rom raflés à Brno. Puis commencent l'agonie massive, la faim, le froid, le travail exténuant, les maladies des camps (typhus, noma, gangrène), les brutalités, les expérimentations… Lire la suite
ROME

Écrit par :  Géraldine DJAMENTSylvia PRESSOUYRE

Dans le chapitre "Les transformations de la morphologie urbaine"  : …  ou dans des borgate (bourgades périphériques mal desservies et sous-équipées). Bombardée *pour la première fois en juillet 1943, Rome est bientôt déclarée ville ouverte par le maréchal Badoglio, nouveau chef du gouvernement. À partir de septembre 1943, les Allemands occupent Rome, où les exactions se multiplient (en particulier le… Lire la suite
ROMMEL ERWIN (1891-1944)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  an). Très bien vu de Hitler, il est en 1938 l'un des chefs du quartier général du Führer. *Commandant la 7e division blindée pendant la campagne de France (mai-juin 1940), il donne l'assaut aux troupes françaises sur la Meuse, sur le canal de La Bassée ; puis il fonce sur Lille qu'il attaque, et faisant volte-face, il traverse… Lire la suite
ROOSEVELT FRANKLIN DELANO (1882-1945)

Écrit par :  Marianne DEBOUZY Universalis

Dans le chapitre "Roosevelt dans la guerre"  : …  fois sur la base d'un programme qui affirmait : « Pas de troupes américaines outre-Atlantique. » *Au même moment, Roosevelt prenait un certain nombre de mesures permettant aux États-Unis de jouer le rôle d'« arsenal de la démocratie ». En mars 1941, il signait la loi du prêt-bail, puis faisait adopter par le Congrès des mesures concernant la… Lire la suite
ROSENBERG ALFRED (1893-1946)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  Quisling et prépare les voies d'un futur et chimérique grand empire nordique de race germanique. *En 1940, il organise le pillage des œuvres d'art dans les pays occupés de l'Ouest, notamment celles appartenant aux Juifs. L'Einsatzstab Rosenberg, qu'il crée à cet effet, transfère en Allemagne 137 wagons d'œuvres inestimables dont 10 890… Lire la suite
ROUMANIE

Écrit par :  Mihai BERZACatherine DURANDINAlain GUILLERMOUGustav INEICHENEdith LHOMELPhilippe LOUBIÈRERobert PHILIPPOT UniversalisValentin VIVIER

Dans le chapitre "L'abandon aux puissances de l'Axe"  : …  occidentales, du système de sécurité collective, dont les accords de Munich sont l'acte de décès. *Comme toutes les puissances menacées par le nazisme, la Roumanie pratique la politique du sauve-qui-peut, donnant des gages à l'Allemagne – les accords de mars 1939 lui livrent le pétrole roumain –, tout en essayant de ne pas couper les ponts avec l'… Lire la suite
ROUMANIE - Chronologie (1990-2008)

Écrit par :  Universalis

… entière responsabilité de l'État roumain pour les atrocités commises » par les autorités roumaines *alliées au régime nazi durant la Seconde Guerre mondiale. Opérant un revirement par rapport à la position officielle de son pays, il accepte les conclusions de la commission sur l'Holocauste en Roumanie, créée en octobre 2003 et dirigée par Élie… Lire la suite
ROVAN JOSEPH (1918-2004)

Écrit par :  Henri MÉNUDIER

…  baccalauréat et fait des études universitaires (allemand, sciences politiques et droit). Brièvement* mobilisé en 1940, il refuse d'émigrer aux États-Unis afin de lutter en France contre le fascisme et pour une Europe démocratique. « Ce jour-là, disait-il, je suis devenu Français ». À Lyon, il prend en charge le service « identité » des Mouvements… Lire la suite
ROY JULES (1907-2000)

Écrit par :  Guy DUGAS

…  Ses premières amitiés littéraires et ses engagements politiques sont alors situés à droite. *Très marqué par la déroute de 1940 et la destruction de la flotte française à Mers el-Kébir, il passe avec son escadrille en Afrique du Nord, et publie à Alger La France sauvée par Pétain, puis un premier recueil de poèmes (Trois PrièresLire la suite
ROYAUME-UNI - Histoire

Écrit par :  Bertrand LEMONNIERRoland MARX Universalis

Dans le chapitre " Guerres et crises"  : …  de récupérer certains avoirs et investissements, en particulier dans la Russie révolutionnaire. La *Seconde Guerre mondiale, qui a connu les mêmes charges, leur a ajouté les énormes destructions provoquées par les bombardements et qu'on a estimées par exemple au tiers du parc des logements et à une proportion similaire des infrastructures… Lire la suite
RUNDSTEDT GERD VON (1875-1953)

Écrit par :  André BRISSAUD

… militaire de vieille caste, il n'a que répulsion pour le nazisme. Néanmoins, rappelé par Hitler en *1939, il accepte de reprendre du service et il est mis à la tête du groupe d'armées Sud pendant la campagne de Pologne. Il prend Varsovie, Cracovie et Lwow. Stratège de grande classe, il commande le groupe d'armées A en mai 1940 et perce à travers… Lire la suite
SAINT-PÉTERSBOURG, anc. LENINGRAD

Écrit par :  Elena Matveïevna DOROCHINSKAÏARichard Antony FRENCHGrigory IOFFEMary McAULEY Universalis

Dans le chapitre "La période soviétique"  : …  d'habitants. La ville fut alors à nouveau frappée par une période de pertes et de destructions. *En septembre 1941, les troupes nazies étaient à ses portes. De nombreux habitants et près des trois quarts des équipements industriels furent évacués vers l'est. Pendant le « siège de neuf cents jours » (8 septembre 1941-27 janvier 1944), Leningrad… Lire la suite
SALOMON ÎLES

Écrit par :  Christian HUETZ DE LEMPS

Dans le chapitre "Des terres mélanésiennes encore faiblement peuplées"  : …  Cruz, 1900 pour l'ouest). La modeste colonie britannique devint brutalement un enjeu majeur de *la Seconde Guerre mondiale en 1942-1943 : occupée par les Japonais, elle fut la cible d'une des premières opérations de reconquête par les Américains. Les combats extrêmement longs et violents (« le Verdun du Pacifique ») se concentrèrent dans le… Lire la suite
SASSI JEAN (1917-2009)

Écrit par :  Universalis

… figure des services spéciaux. Après avoir servi dans la Légion puis dans les corps francs d'Afrique,* Jean Sassi est affecté au Bureau central de renseignement et d'action (B.C.R.A.) à Londres au début de 1943. En novembre, il entre dans la force « Jedburgh », composée de trois cents volontaires choisis au sein des armées britannique, américaine et… Lire la suite
SCAPINI GEORGES (1893-1976)

Écrit par :  Roger BOURDERON

… élu député « indépendant » en 1928 et il fut réélu jusqu'à la fin de la IIIe République. *Son choix par Pétain, le 20 août 1940, comme ambassadeur de Vichy chargé des prisonniers de guerre ne relève pas seulement de sa qualité d'ancien combattant : reçu dans les années 1930 par Hitler, Scapini avait été l'un des fondateurs du comité… Lire la suite
SCHLIEFFEN ALFRED comte von (1833-1913)

Écrit par :  André BRISSAUD

… *Fils d'un général prussien, Schlieffen fait des études de droit, puis entre dans l'armée et devient officier de cavalerie. À trente-quatre ans il est attaché militaire à Paris où il reste deux ans. Il participe comme officier d'état-major à la guerre de 1866 contre l'Autriche et fait la campagne de 1870-1871 à l'état-major du grand-duc de… Lire la suite
SCHNORCHEL ou SCHNORCKEL

Écrit par :  Jean DELMAS

… *L'apparition du schnorchel sur les sous-marins allemands (1944) marque une étape de la lutte que se livrent avec acharnement Alliés et Allemands dans l'océan Atlantique. Après les éclatants succès des U-boote en 1942 et au début de 1943, un renversement de la situation s'opère brutalement en avril 1943 grâce à l'emploi de porte-avions d'escorte qui… Lire la suite
SEGHERS ANNA (1900-1983)

Écrit par :  Nicole BARY

Dans le chapitre "Littérature et antifascisme"  : …  près de Worms. Seul l'un d'eux réussira, grâce à la solidarité de militants communistes. Avec *la déclaration de guerre, Anna Seghers qui, comme le reste de sa famille, possède un passeport hongrois est suspecte aux yeux des autorités françaises. Johann Schmidt est interné au camp du Vernet. Elle se réfugie avec ses enfants à Pamiers, d'où… Lire la suite
SERBIE

Écrit par :  Amaël CATTARUZZAChristophe CHICLETJovan DERETICCatherine LUTARD

Dans le chapitre "L'indépendance"  : …  politiques, en particulier entre Serbes et Croates, s'exacerbèrent et culminèrent au cours de la *Seconde Guerre mondiale. Le 27 mars 1941, sous la pression des manifestations, le gouvernement Cvetković-Macek dut annuler l'adhésion du royaume au Pacte tripartite signé deux jours plus tôt. En représailles, Hitler bombarda Belgrade le 6 avril et,… Lire la suite
SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE (S.T.O.)

Écrit par :  Guy ROSSI-LANDI

… *C'est en 1942-1943 que le Service du travail obligatoire (S.T.O.) a été organisé par une série de lois promulguées par le gouvernement de Vichy, à la demande des autorités allemandes. Dès 1941, la propagande allemande s'est efforcée d'attirer en Allemagne les travailleurs français, dont beaucoup étaient privés d'emploi. Au début de 1942, environ 60… Lire la suite
SERVICES SECRETS

Écrit par :  Pascal LE PAUTREMAT

Dans le chapitre "L'influence des deux guerres mondiales"  : …  de leurs agents, William Stephenson et Ian Fleming, le futur auteur du personnage de James Bond. *C'est l'attaque de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, qui précipita la création de ce service. En juin 1942, l'Office of Strategic Services (O.S.S.) est créé sous l'impulsion de William Donovan, qui en prend la direction, et se double de celle d'une… Lire la suite
SHOAH

Écrit par :  Philippe BURRIN

…  d'exécutants devant les tribunaux, qu'il s'agisse des procès de Nuremberg au lendemain de la *Seconde Guerre mondiale, de celui d'Adolf Eichmann à Jérusalem en 1961 ou de gardiens de camps en Allemagne fédérale dans les années 1960 et 1970. Nous savons l'essentiel sur l'organisation du crime, les méthodes employées, le nombre approximatif des… Lire la suite
SHOAH LITTÉRATURE DE LA

Écrit par :  Rachel ERTEL

*L'anéantissement des Juifs par le nazisme restera pour l'Histoire la marque distinctive du xxe siècle. Même si celui-ci a connu d'autres massacres, liés à d'autres totalitarismes, ou des destructions massives, comme celle qui a été causée en 1945 par les bombes atomiques lancées… Lire la suite
SIMÉON II (1937- ) SIMEON BORISOV SAKSKOBURGGOTSKI, roi de Bulgarie (1943-1946)

Écrit par :  Universalis

…  ministre de la Guerre le général Nikolaï Mihov et à l'ancien président du Conseil Bogdan Filov. *En septembre 1944, la Bulgarie revient sur sa politique et déclare la guerre à l'Allemagne, tandis que l'Armée rouge commence à pénétrer dans le pays. Les trois régents, arrêtés, sont exécutés le 2 février 1945 pour trahison et collaboration avec les… Lire la suite
SINGAPOUR

Écrit par :  Rodolphe DE KONINCK

Dans le chapitre "De la forteresse Singapour à l'indépendance"  : …  île et ils le font trop peu et trop tard. Surtout l'aviation n'y est pas assez présente lorsque la *Seconde Guerre mondiale est déclenchée dans le Pacifique. Ainsi, après avoir conquis toute la péninsule malaise qu'ils ont commencé à envahir dès le 8 décembre 1941, les Japonais s'emparent facilement de la prétendue forteresse de Singapour le 15 … Lire la suite
SLIM sir WILLIAM JOSEPH (1891-1970)

Écrit par :  Pierre GOBERT

… *Pendant la Première Guerre mondiale, Slim commence sa carrière militaire comme simple soldat, et gravit peu à peu tous les échelons de la hiérarchie militaire. En 1940, il combat au Soudan et en Érythrée ; l'année suivante, il étouffe la rébellion de Rachid Ali en Irak. En 1942, il établit le contact en Iran avec l'armée russe. Envoyé sur le front… Lire la suite
SOKOLOVSKI VASSILI DANILOVITCH (1897-1968)

Écrit par :  Claudie WEILL

… *Maréchal de l'U.R.S.S., Sokolovski fut l'un des grands chefs militaires de la Seconde Guerre mondiale. Né dans une famille de paysans, il s'engage volontairement dans l'Armée rouge en 1918 et il adhère au parti communiste en 1931. En 1921, il est diplômé de l'Académie de l'état-major. Au Turkestan en 1922, il participe à la liquidation du mouvement… Lire la suite
SOMALIE

Écrit par :  Éloi FICQUETAlain GASCON

Dans le chapitre "La préparation sous tutelle de l'indépendance, 1942-1960"  : …  La *campagne d'Afrique de l'Est, qui s'achève en novembre 1941, marque la première victoire des Alliés. Les Britanniques contrôlent l'ensemble des territoires de la Corne, sauf la Somalie française qui rejoint la France libre à la fin de 1942. Entre 1942 et 1950, l'unification des Somali sous une même autorité contribuera à concevoir le… Lire la suite
SPOLIATION DES ŒUVRES D'ART, France, (1940-1944)

Écrit par :  Didier SCHULMANN

… *Le dossier du destin des œuvres d'art pendant l'Occupation a été rouvert publiquement à la fin de l'année 1995. La publication de l'enquête du journaliste Hector Feliciano Le Musée disparu et la traduction en français de la somme de l'historienne américaine Lynn H. Nicholas Le Pillage de l'Europe ont, d'entrée de jeu, alimenté le… Lire la suite
SS (Schutzstaffel)

Écrit par :  André BRISSAUD

… *En mars 1923, Göring crée une garde spéciale pour protéger le Führer : quelques fidèles de la première heure prêtent serment à Hitler et se nomment la Stabswache (corps de garde), puis la Stosstruppe Adolf Hitler. Ils portent un uniforme : casquette noire, brassière à bords noirs avec croix gammée, emblème à tête de mort. C'est à… Lire la suite
STALINE JOSEPH VISSARIONOVITCH DJOUGACHVILI dit (1879-1953)

Écrit par :  Nicolas WERTH

Dans le chapitre "Le vainqueur de Stalingrad, l'homme fort de Yalta"  : …  masse, gardé secret, fut totalement éclipsée – à l'intérieur comme à l'extérieur du pays – par le *rôle majeur joué par l'Union soviétique dans l'écrasement du nazisme. La victoire de Stalingrad (2 février 1943) effaça à la fois la « Grande Terreur », mais aussi le pacte germano-soviétique du 23 août 1939, qui avait permis aux deux dictateurs,… Lire la suite
STATUTS DES JUIFS (1940-1944), France

Écrit par :  Claude SINGER

… *D'octobre 1940 à la fin de 1942, l'État français adopta et publia au Journal officiel plus d'une centaine de textes juridiques, décrets et lois visant les juifs. En interdisant à ces derniers certaines professions et en les dépouillant d'une partie de leurs biens, les autorités de Vichy contribuaient indiscutablement à les affaiblir et à… Lire la suite
STÜLPNAGEL KARL HEINRICH VON (1886-1944)

Écrit par :  André BRISSAUD

…  à l'état-major de l'armée allemande. À ce poste, il commence à nourrir des sentiments antinazis. *Pendant la campagne de France, il commande le 2e corps d'armée, puis est nommé président de la Commission d'armistice franco-allemande à Wiesbaden. En 1941, contre l'U.R.S.S., il commande une armée et se bat jusqu'en novembre 1942. Il… Lire la suite
SUÈDE

Écrit par :  Régis BOYERMichel CABOURETGeorges CHABOTJean-Claude MAITROTJean-Pierre MOUSSON-LESTANGLucien MUSSETClaude NORDMANNJean PARENT Universalis

Dans le chapitre "La Suède durant les guerres européennes (1914-1945)"  : …  que lui faisait l'Allemagne de conclure avec elle un pacte de non-agression. Au cours de la Seconde *Guerre mondiale, la Suède réussit en effet à préserver sa neutralité malgré la guerre menée par l'Union soviétique contre la Finlande (nov. 1939-mars 1940) puis l'agression allemande contre le Danemark et la Norvège (9 avr. 1940). Mal préparée, la… Lire la suite
SUISSE - Chronologie (1990-2008)

Écrit par :  Universalis

…  fait onze morts. Cet accident relance le débat sur la sécurité des liaisons routières alpines. * la commission internationale d'historiens, chargée en 1996 par le Parlement de déterminer le rôle de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, publie son rapport définitif. Celui-ci conclut que la « politique excessivement restrictive » de la… Lire la suite
SYRIE

Écrit par :  Jean-Pierre CALLOTPhilippe DROZ-VINCENTPhilippe RONDOTCharles SIFFERT Universalis

Dans le chapitre "Le mandat français"  : …  ne fut jamais proposé à la ratification du Parlement français. En 1939, à la veille de la Seconde *Guerre mondiale, la France, pour des raisons de stratégie politique, accepta de rétrocéder à la Turquie le sandjaq d'Alexandrette (Hatay). Au mois de juin 1941, les forces britanniques, auxquelles s'étaient jointes des Forces françaises libres,… Lire la suite
TCHÉCOSLOVAQUIE

Écrit par :  Marie-Elizabeth DUCREUXMichel LARANJacques RUPNIK

Dans le chapitre "Démembrement et effondrement (1938-1939)"  : …  confiance le sort du peuple tchèque et du pays entre les mains du Führer du Grand Reich allemand ». *Le pays est déjà envahi et, le soir du 15 mars, Hitler signe au château de Prague le décret réduisant à la condition de protectorat la Bohême-Moravie, « territoire millénaire de la race germanique ». Entre le 15 et le 18 mars, la Hongrie occupe la… Lire la suite
TÉHÉRAN ACCORDS DE (1943)

Écrit par :  Georges-Henri SOUTOU

… *La Conférence de Téhéran qui se tint du 28 novembre au 1er décembre 1943 rassemblait pour la première fois Churchill, Roosevelt et Staline. Roosevelt joua dans l'ensemble un rôle d'arbitre, les difficultés apparaissant surtout entre Churchill et Staline. La décision militaire essentielle, avec celle relative au débarquement en Normandie… Lire la suite
TEMPS PRÉSENT HISTOIRE DU

Écrit par :  Henry ROUSSO

Dans le chapitre "La mémoire, un nouveau territoire historien"  : …  pratique quotidienne et qui est devenue, pour certains, un domaine d'investigation en tant que tel :* c'est le cas par exemple de l'histoire de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, qui est devenue un territoire historien à part entière, dans la mesure où la mémoire du Génocide constitue depuis les années 1970 un problème politique, moral,… Lire la suite
THAÏLANDE

Écrit par :  Jean BOISSELIERAchille DAUPHIN-MEUNIERChristian LECHERVYChristian TAILLARDSolange THIERRY Universalis

Dans le chapitre "Une succession de coups d'État (1946-1957)"  : …  de 1945 ne permit pas à Bangkok d'asseoir durablement sa souveraineté sur ces territoires. *La Thaïlande, qui a déclaré la guerre aux États-Unis et au Royaume-Uni le 25 janvier 1942, n'est pas pour autant dans le camp des vaincus. Elle doit cette situation à l'aile « civile » du régime instaurée une décennie plus tôt. Inspirée par le… Lire la suite
TISO JOZEF (1887-1947)

Écrit par :  Vladimir Claude FISERA

…  se place sous la protection de l'Allemagne et envahit avec elle la Pologne en septembre 1939. *Après la rencontre de Salzbourg (29 juill. 1940) entre Hitler, les pronazis du parti du président et Tiso lui-même, celui-ci se maintient au pouvoir au prix de l'adoption explicite de l'idéologie nationale-socialiste et de la participation à la… Lire la suite
TITO JOSIP BROZ dit (1892-1980)

Écrit par :  Marie-Paule CANAPA

Dans le chapitre "Le chef des Partisans et le chef de l'État yougoslave"  : …  Le* 6 avril 1941, quand l'Allemagne attaque la Yougoslavie, Tito se trouve à Zagreb. Sous sa direction, le P.C.Y. envisage un soulèvement, mais ne le déclenche qu'après l'invasion de l'U.R.S.S. par l'Allemagne en juin 1941. Tito devient le chef de l'état-major des unités de Partisans (juill. 1941) et va créer une véritable armée de libération (1942… Lire la suite
TŌJŌ HIDEKI (1884-1948)

Écrit par :  Paul AKAMATSU

…  des relations avec les États-Unis, il fut lui-même nommé Premier ministre, le 18 octobre 1941. *Cumulant les portefeuilles de l'Intérieur et de l'Armée, il fut personnellement responsable du déclenchement de la guerre du Pacifique. Il essaya sans doute d'acheminer le Japon vers un régime dictatorial. D'une part, il remplaça l'Association de… Lire la suite
TŌKYŌ PROCÈS DE

Écrit par :  Éric SEIZELET

… L'expression commune* « procès de Tōkyō » désigne le procès mené par le tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient (International Military Tribunal for Far East, I.M.T.F.E.), qui avait été créé pour châtier les criminels de guerre nippons conformément au point no 10 de la Proclamation de Potsdam du 26 juillet 1945. En prélude… Lire la suite
TREBLINKA

Écrit par :  Michael BERENBAUM Universalis

… Le complexe nazi* de Treblinka, situé près du village homonyme, se trouvait à 80 kilomètres au nord-est de Varsovie sur la ligne Varsovie-Bia|lystok. Il comprenait en réalité deux camps distincts. Les nazis ouvrirent d'abord un petit camp, nommé Treblinka, à 4 kilomètres de la gare du même nom en décembre 1941. La seconde infrastructure, plus grande… Lire la suite
TREPPER LÉOPOLD (1904-1982)

Écrit par :  Catherine GORSKI

… *Chef de l'Orchestre rouge, le plus important réseau du service de renseignements soviétique durant la Seconde Guerre mondiale, connu de la Gestapo sous le nom de Jean Gilbert, fiché à la Sûreté française sous le pseudonyme de Dom, codé par les Soviétiques sous celui de Otto, Léopold Trepper est mort à soixante-dix-sept ans à Jérusalem le 19 janvier… Lire la suite
TRIBUNAUX PÉNAUX INTERNATIONAUX

Écrit par :  Mario BETTATI

Dans le chapitre "Les tribunaux de Nuremberg et de Tōkyō"  : …  *Les pays alliés de la Seconde Guerre mondiale savaient ce que faisaient les nazis. Ils ont très tôt décidé qu'il fallait agir. Dès le 17 avril 1940, les gouvernements de la France, du Royaume-Uni et de la Pologne ont dénoncé tant la persécution des Polonais que le traitement atroce infligé aux membres de la communauté juive et ont affirmé la… Lire la suite
TROISIÈME REICH (1933-1945)

Écrit par :  Gilbert BADIA

Dans le chapitre "Munich"  : …  puissances occidentales contre elle, menace qui avait semblé prendre corps au lendemain de Munich. *Le 1er septembre, les forces armées allemandes envahirent la Pologne sans déclaration de guerre. Le 3, la France et l'Angleterre déclaraient la guerre à l'Allemagne. La guerre et d'abord sa préparation entraînèrent dans le Reich un certain… Lire la suite
TROISIÈME RÉPUBLIQUE

Écrit par :  Louis GIRARD

Dans le chapitre "Vers le désastre militaire (1938-1940)"  : …  à l'exception des communistes inquiets pour l'U.R.S.S. Les pacifistes voulaient éviter une nouvelle *guerre mondiale ; les conservateurs favorables aux dictateurs dénonçaient le bellicisme idéologique des antimunichois. Les influences de l'étranger accentuaient ces polémiques. Reynaud avait pris les Finances après Munich. La déflation, la « … Lire la suite
TRUMAN HARRY (1884-1972)

Écrit par :  André KASPI

…  ; James F. Byrnes, l'autre candidat, est trop conservateur ; Truman est l'homme de la situation. *La mort brutale de Franklin D. Roosevelt en avril 1945 le porte aux responsabilités suprêmes en une période particulièrement cruciale. Il n'a reçu pour cela aucune préparation ; il n'est pas au courant des grands secrets de l'État. Pourtant sa… Lire la suite
TSATSOS CONSTANTIN (1899-1987)

Écrit par :  Christophe CHICLET

…  Trois ans plus tard, ce sera au tour de son frère Constantin d'être envoyé en exil dans les îles. *Lors de la déclaration de guerre de l'Italie le 28 octobre 1940, la plupart des exilés n'appartenant pas au Parti communiste de Grèce (K.K.E.) sont autorisés à rentrer dans la capitale. Constantin Tsatsos s'y trouve lors de l'occupation allemande en… Lire la suite
TUNISIE

Écrit par :  Michel CAMAURoger COQUEJean GANIAGEClaude LEPELLEYRobert MANTRANKhadija MOHSEN-FINAN

Dans le chapitre "Le protectorat français"  : …  ne réagit pas et le calme revint sans que l'autorité eût autrement à sévir. Les vicissitudes de la *guerre allaient faire de la Tunisie un champ de bataille imprévu. Le débarquement anglo-américain de novembre 1942 provoqua en effet la riposte des forces de l'Axe. Tunis et Bizerte étaient rapidement occupées et, à la fin de l'automne, le front se… Lire la suite
UKRAINE

Écrit par :  Annie DAUBENTONLubomyr A. HAJDAGeorges LUCIANIYann RICHARD Universalis

Dans le chapitre "La Seconde Guerre mondiale et ses conséquences"  : …  L'invasion *de la Pologne par les Allemands le 1er septembre 1939 marqua le début de la Seconde Guerre mondiale. À la mi-septembre, en accord avec les résolutions secrètes du pacte conclu entre Molotov et Ribbentrop, les troupes soviétiques occupèrent la Volhynie occidentale et une grande partie de la Galicie, qui furent bientôt… Lire la suite
U.R.S.S. - Histoire

Écrit par :  Nicolas WERTH

Dans le chapitre "L'U.R.S.S. dans les relations internationales"  : …  biélorusses et ukrainiens annexés à la Pologne à la suite du traité de Riga (11 août 1920). *Le 17 septembre 1939, les troupes soviétiques envahissent la Pologne. Le partage de celle-ci entre l'Allemagne et l'U.R.S.S. est scellé le 28 septembre à Moscou. En échange d'un retrait vers l'est de la frontière germano-soviétique, l'Allemagne… Lire la suite
VARSOVIE

Écrit par :  Norman DAVIESAndrew H. DAWSONJanusz DURKOMarie-Claude MAUREL

Dans le chapitre "La ville martyre"  : …  pour les pianistes (1927) et le concours Henryk Wieniawski pour les violonistes (1935). Lorsque *les troupes nazies assiègent la ville en 1939, plus de 10 000 Varsoviens trouvent la mort et plus de 50 000 sont blessés avant d'être contraints de se rendre, faute de vivres et d'eau. L'occupant nazi cherche alors à réduire Varsovie au rang de… Lire la suite
VARSOVIE INSURRECTION DE (1944)

Écrit par :  Charles URJEWICZ

… *Éclatant le 1er août 1944 et écrasée le 2 octobre 1944, l'insurrection de Varsovie est certainement l'un des faits d'armes les plus glorieux de la nation polonaise. Cette insurrection qui n'a pas son pareil dans l'histoire de la Seconde Guerre mondiale a pourtant coûté un prix démesuré pour le résultat obtenu : des dizaines de milliers… Lire la suite
VICHY RÉGIME DE

Écrit par :  Jean-Pierre AZÉMA

*Entre juillet 1940 et août 1944, les Français eurent à supporter à la fois la sujétion de l'occupant allemand et les contraintes de plus en plus lourdes, au fil des ans, du régime le plus autoritaire et le plus répressif que la France ait connu au xxe siècle. Si la grande majorité des… Lire la suite
VICTOR-EMMANUEL III (1869-1947) roi d'Italie (1900-1946) empereur d'Éthiopie (1936-1943) et roi d'Albanie (1939-1943)

Écrit par :  Paul GUICHONNET

… *Troisième souverain de la monarchie unitaire. Le règne de Victor-Emmanuel sera le plus long, le plus chargé d'événements dramatique de l'Italie contemporaine. Son père Humbert Ier, autoritaire et porté au gouvernement personnel, sa mère Marguerite de Savoie, ambitieuse et cultivée, aggravent le complexe d'infériorité qui lui vient de son… Lire la suite
VIETNAM

Écrit par :  Philippe DEVILLERSPierre-Bernard LAFONT NGUYÊN TRÂN HUÂNMichèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENSMatthieu SALOMONStéphanie SOUHAITÉChristian TAILLARD Universalis

Dans le chapitre "La guerre mondiale et la révolution d'août 1945"  : …  *Dès la mi-juin 1940, le Japon, qui veut resserrer le blocus de la Chine avec laquelle il est en guerre depuis trois ans, exige de la France des facilités militaires au Tonkin. Il les obtient du gouvernement de Vichy, auquel restent fidèles les autorités coloniales locales, mais il s'engage à respecter la souveraineté française sur l'Indochine (… Lire la suite
WAFFEN SS

Écrit par :  André BRISSAUD

…  L'endoctrinement idéologique y est aussi important que l'instruction militaire. Pendant la *Seconde Guerre mondiale, l'ardeur au combat des divisions SS entraîna des pertes souvent plus élevées que celles de la Wehrmacht. Mais ces soldats d'élite étaient à la recherche d'une réputation, conformément aux principes enseignés ; ils avaient le… Lire la suite
WALDHEIM KURT (1918-2007)

Écrit par :  Paul PASTEUR

…  le moindre engagement. Il poursuit ses études de droit jusqu'à sa mobilisation au printemps de *1940. Il devient rapidement sous-lieutenant. Après l'avoir envoyé sur le front russe, où il est blessé en 1941, l'armée allemande l'affecte en 1942 en Bosnie occidentale, puis près de Salonique, Waldheim prétendra avoir alors repris ses… Lire la suite
WANNSEE CONFÉRENCE DE (20 janv. 1942)

Écrit par :  Olivier COMPAGNON

  *Réunissant une quinzaine de dignitaires ou de hauts fonctionnaires du régime nazi sous la présidence de Reinhard Heydrich et en présence d'Adolf Eichmann, la conférence de Wannsee (du nom d'un faubourg de Berlin) se tient le 20 janvier 1942, dans le but de résoudre les problèmes logistiques posés par la « solution finale… Lire la suite
WEYGAND MAXIME (1867-1965)

Écrit par :  Pierre GOBERT

…  envisagées un moment contre les gisements de pétrole de l'ennemi dans les Balkans et au Caucase. *Le 19 mai 1940, Paul Reynaud le nomme généralissime à la place de Gamelin. Le nouveau commandant en chef voudrait aussitôt tenter d'enfermer les divisions blindées allemandes « dans le champ clos où elles se sont audacieusement lancées ». Mais l'… Lire la suite
WHITE DICK (1906-1993)

Écrit par :  John SIDGWICK

…  des informations erronées. Dick White a vite montré qu'il maîtrisait ces deux volets du métier. *À partir de 1938, grâce à son action, la Grande-Bretagne a pu bénéficier du “contrôle” —  élément essentiel — d'une partie majeure de l'offensive menée par l'Allemagne en matière de renseignement et, partant, de son offensive de guerre tout court. Si… Lire la suite
WINGATE ORDE CHARLES (1903-1944)

Écrit par :  Jean DELMAS

… *Le moins conventionnel des généraux britanniques de la Seconde Guerre mondiale : « Je ne pourrai jamais faire carrière dans l'armée dans des circonstances normales », avouait-il. Son supérieur, le général Wavell, commandant des troupes britanniques au Moyen-Orient, le comprend, qui lui confie toujours des missions exceptionnelles : après la révolte… Lire la suite
WYBOT ROGER WARIN dit ROGER (1912-1997)

Écrit par :  Charles-Louis FOULON

…  le 13 octobre 1912, Roger Warin fait des études scientifiques ; officier d'artillerie en 1936, *il se bat pendant la campagne de France puis, avec la 1re D.F.L., de 1942 à 1944, sur les fronts d'Afrique et du sud de la France. Mais si ses services militaires lui valent sa croix de compagnon de la Libération, c'est à Londres, au… Lire la suite
YALTA (ACCORDS DE)

Écrit par :  Georges-Henri SOUTOU

… *Conférence qui réunit, du 4 au 11 février 1945, Roosevelt, Churchill et Staline. D'une très grande importance, elle posait les bases de la paix. Les principaux problèmes étaient l'organisation des Nations unies, l'occupation de l'Allemagne, de la Pologne et des Balkans, et l'éventualité d'une intervention soviétique contre le Japon. Les… Lire la suite
YEN

Écrit par :  Dominique LACOUE-LABARTHE

Dans le chapitre "Du yen flottant au contrôle des changes"  : …  entrée en guerre contre la Chine, le courant militariste s'impose sous la conduite du prince Konoe, *puis, ultérieurement, de Tojo de 1941 à 1944. Le gouvernement martial et agressif fait voter la loi de mobilisation nationale générale dès 1938 et trouve dans la guerre la voie de la Sphère de coprospérité asiatique. En décembre 1941, le Japon… Lire la suite
YOUGOSLAVIE

Écrit par :  Christophe CHICLETCatherine LUTARDRobert PHILIPPOT Universalis

…  à l'État fédéral. Cet accord intervient quelques jours avant le déclenchement de la Seconde *Guerre mondiale. Le pacte germano-soviétique, la défaite de la Pologne et de la France laissent l'Europe du Sud-Est sans défense devant la puissance nazie. Au début de 1941, comme ses voisins bulgare et roumain, la Yougoslavie est mise en demeure par… Lire la suite
ZAY JEAN (1904-1944)

Écrit par :  Serge BERSTEIN

…  au sein du Front populaire et sur son bellicisme pour le couvrir d’injures. Cette haine va lui coûter la vie. *Lorsque la guerre éclate en septembre 1939, Jean Zay donne sa démission du gouvernement pour remplir ses obligations militaires. Hostile à l’a rmistice qui se profile, il s’embarque sur le Massilia le 21 juin 1940 avec vingt-six… Lire la suite

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Bibliographie

Ouvrages généraux

J.-P. Azéma & J.-P. Bédarida, dir., 1938-1948. Les Années de tourmente. De Munich à Prague. Dictionnaire critique, Flammarion, Paris, 1995

J. Bourke, The Second World War : A People's History, Oxford University Press, Oxford-New York, 2001

M. Crouzet, « L'Époque contemporaine », in Histoire générale des civilisations, Paris, 1957

Y. Durand, Histoire de la Deuxième Guerre mondiale, Complexe, Bruxelles, 1997

M. Ferro, Questions sur la Seconde Guerre mondiale, ibid., 2007

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