Fidèle à son pangermanisme proclamé, Adolf Hitler réclame avec plus d'insistance que jamais, en septembre 1938, la cession au IIIe Reich du territoire tchécoslovaque sur lequel vit la minorité germanophone des Sudètes. L'Allemagne est prête à la guerre pour obtenir gain de cause. Le 28 septembre, Benito Mussolini, poussé en ce sens par le Premier ministre britannique Arthur Neville Chamberlain, promoteur d'une politique d'appeasement avec l'Allemagne nazie, demande la tenue d'une conférence internationale pour régler la question. Celle-ci se tient à Munich, les 29 et 30 septembre 1938 ; y participent Hitler, Chamberlain, Mussolini et le Français Édouard Daladier. Les accords qui en résultent imposent à la Tchécoslovaquie l'annexion du territoire des Sudètes par l'Allemagne, et à celle-ci l'engagement de se satisfaire du nouvel état de fait. La guerre européenne qui se profilait semble donc écartée. Nombreux sont alors ceux qui, à l'instar de Léon Blum, éprouvent un « lâche soulagement ». En mars 1939, cependant, en violation des accords de Munich, Hitler achève de démanteler la Tchécoslovaquie. La guerre tant redoutée n'aura été repoussée que d'un an.
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