Né le 5 juillet 1917 à Bruxelles, Georges Lambrichs rencontre Jean Paulhan à vingt ans, alors qu'il vient de lui soumettre un texte. Le directeur de La Nouvelle Revue française sera pour lui une référence constante, aussi bien par ses écrits, sa lucidité critique et son goût de l'ellipse que par sa manière de concevoir l'esprit d'une revue. Car, pour Georges Lambrichs, la littérature, avant de se matérialiser dans telle ou telle œuvre singulière, doit impérativement passer par cette communauté utopique – la seule qu'il reconnaisse – qu'est la revue. Après guerre, il participera à la publication de Réponse, 84, plus tard de Monde nouveau, et collaborera également à Troisième Convoi.
Entré en 1945 aux jeunes éditions de Minuit, d'abord comme lecteur puis comme directeur littéraire, il y publie les œuvres de ses proches amis : Pierre Klossowski, René de Solier, Henri Thomas, et celles d'autres écrivains, alors entièrement inconnus : Samuel Beckett (Molloy, 1951), Alain Robbe-Grillet (Les Gommes, 1953), Michel Butor (Passage de Milan, 1954). Georges Lambrichs quitte les éditions de Minuit en 1955. Après un […]
