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TRUFFAUT FRANÇOIS (1932-1984)

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François Truffaut

Pour les Américains, François Truffaut fut l'un des plus grands cinéastes contemporains. En France, s'il a presque toujours eu un large succès populaire, il était en général sous-estimé par la critique.

Les premiers films de Truffaut (Les 400 CoupsTirez sur le pianisteJules et Jim) témoignaient d'une insolence, d'un ton neuf, d'une liberté d'écriture qui l'imposèrent d'emblée. Il avait la tendresse révoltée de Vigo, le trait vif de Cocteau, la verve chaleureuse de Renoir. Avec Godard, Chabrol et Resnais, il était à l'origine, en 1958-1960, de ce que l'on a nommé la « nouvelle vague ».

Mais, avec La Peau douceFahrenheit 451La mariée était en noir, le malentendu devait éclater. Truffaut semblait choisir une forme de cinéma qu'il avait combattue lorsqu'il était critique. Il optait pour le spectacle. On le prit pour un classique. Tandis que d'autres s'acharnaient à casser le récit, il se montrait résolument narratif. Quand le jeune cinéma affirmait le déclin et la mort du personnage, il s'acharnait à faire vivre des figures inoubliables. D'Antoine Doinel à Adèle H..., de Catherine, Jules et Jim aux deux Anglaises, de l'enfant sauvage aux acteurs et techniciens de La Nuit américaine, tous ses films en effet manifestent d'abord l'amour des personnages. En un temps où la démythification était de rigueur, Truffaut allait contre la mode. Les mythes qu'il a construits patiemment sont d'ailleurs à peu près les seuls du cinéma français des années 1960, 1970.

Par sa mythologie très personnelle, Truffaut a renoué en fait avec la veine la plus vivace et la plus secrète de notre production. Celle qui unit Pagnol, Renoir, Becker et Guitry. Par cette fidélité à ce qu'il y a de plus jeune dans notre cinéma, il échappe à toute querelle des anciens et des modernes.

1.  Le cinéma et la vie

Né à Paris en 1932, c'est à Clichy que François Truffaut plantera le décor des aventures d'Antoine Doinel. Parce que Jean-Pierre Léaud lui ressemble, parce que le personnage central des 400 Coups a eu comme lui une enfance douloure […]

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LES QUATRE CENTS COUPS, film de François Truffaut

Écrit par :  Michel MARIE

Contre toute attente, ce premier long-métrage de François Truffaut (1932-1984) se voit sélectionné pour le festival de Cannes, en 1959. De plus, il y remporte le prix de la mise en scène. À vingt-six ans, Truffaut, critique et redoutable polémiste, est cependant loin d'être inconnu. Il a violemment attaqué dans Les Cahiers du cinéma et,… Lire la suite
CAHIERS DU CINÉMA

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CINÉMA (Aspects généraux) - Histoire

Écrit par :  Marc CERISUELOJean COLLETClaude-Jean PHILIPPE

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CINÉMA (Aspects généraux) - La cinéphilie

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CRITIQUE DE CINÉMA

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FRANCE (Arts et culture) - Le cinéma

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Écrit par :  Joël MAGNY

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NOUVELLE VAGUE, cinéma

Écrit par :  Jean COLLET

Dans le chapitre "L'esprit de la nouvelle vague"  : …  cinéma pouvait devenir un langage aussi souple et subtil que l'essai ou le roman. Projet repris par *Truffaut dans un article de Arts en 1957 : « Le film de demain m'apparaît [...] plus personnel encore qu'un roman, individuel et autobiographique comme une confession ou un journal intime [...]. Le film de demain ressemblera à celui qui l'a… Lire la suite
ROMAN - Roman et cinéma

Écrit par :  Jean-Louis LEUTRAT

Dans le chapitre "La question de l'adaptation"  : …   des Finzi Contini adapté en 1970 par Vittorio De Sica). Mais respectueuse de quoi ? En 1954, *François Truffaut engageait le combat avec les représentants du cinéma français dit « de qualité » autour de la question de l'adaptation des œuvres littéraires. Il critiquait avec une certaine âpreté les transpositions, en 1946, de La SymphonieLire la suite

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François Truffaut Le Dernier Métro, F. Truffaut Jeanne Moreau Les Quatre Cents Coups, F. Truffaut

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