Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

VARDA AGNÈS (1928- )

Sans toit ni loi, A. Varda

Après des études littéraires et artistiques, la cinéaste française Agnès Varda (née à Ixelles, Belgique) fut d'abord photographe professionnelle et, à ce titre, a travaillé notamment pour le Théâtre national populaire alors dirigé par Jean Vilar. Son premier film, La Pointe courte (1955), long-métrage de fiction au sujet intimiste (un couple en crise, dans le cadre d'un petit port de pêche), monté par Alain Resnais, n'a guère de retentissement, et, boycotté pour sa nouveauté, n'est pas distribué. Pour continuer à faire du cinéma, Agnès Varda fait alors des courts-métrages de commande (Ô saisons, ô châteaux ! 1957 ; Du côté de la côte, 1958) où se déploient, sur le mode ironique, tous ses talents de « femme d'image ». Avec Opéra-Mouffe (1958), vision, à travers les yeux d'une femme enceinte, du quartier de la rue Mouffetard, elle revient en quelque sorte au thème de La Pointe courte, celui des rapports entre le personnage et son décor. Mais c'est Cléo de 5 à 7 (1962), chronique en temps réel de deux heures de la vie d'une femme qui découvre qu'elle est atteinte d'un cancer, qui marque la plus grande réussite d'Agnès Varda, à la fois dans son portrait de femme et dans la peinture d'un univers mental à travers un décor.

Les thèmes du couple, de la maladie, apparaîtront encore, avec moins de force peut-être, dans ses deux films suivants : Le Bonheur (1964) et Les Créatures (1966), qui reprennent en la variant l'idée de La Pointe courte selon laquelle le bonheur, pour être naturel, est foncièrement immoral. Après divers projets abandonnés, Varda réalise, en 1969, aux États-Unis, Lion's Love, comédie documentaire sur un groupe d'acteurs du cinéma underground. De retour en France, elle tourne notamment Daguerréotypes (1975) et L'une chante l'autre pas (1977). Elle réalise ensuite des courts-métrages (notamment Murs murs, 1980, et Ulysse, 1983) avant d'obtenir en 1985 le lion d'or au festival de Venise pour Sans toit ni loi, qui raconte la dérive d'une jeune marginale, interprétée par Sandrine Bonnaire. Agnès Varda a également réalisé un émouvant portrait de Jacques Demy (Jacquot de Nantes, 1991) puis Les Cent et Une Nuits (1995), fantaisie filmique qui célèbre à sa manière les cent ans de cinéma, et d'un documentaire, Les Glaneurs et la glaneuse (2000), qui prend pour thème la réalité sociale du gaspillage et de la récupération, et qui connaît une suite,  Les Glaneurs et la glaneuse... deux ans après (2002). Dans Les Plages d’Agnès (2008), elle revient sur les lieux et les êtres qui ont façonné sa vie.

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« VARDA AGNÈS (1928- ) » est également traité dans :

LES PLAGES D'AGNÈS (A. Varda)

Écrit par :  Michel ESTÈVE

Au côté de l'univers de la fiction – Cléo de 5 à 7 (1962), Le Bonheur (1964), Sans toit ni loi (1985) –, le documentaire occupe une place importante dans l'œuvre d'Agnès Varda (une trentaine de films), qu'il s'agisse de documentaires au sens strict du terme – Ô saisons ô châteaux (1957) sur les châteaux de la… Lire la suite
SANS TOIT NI LOI, film de Agnès Varda

Écrit par :  Michel MARIE

Lorsqu'elle entreprend Sans toit ni loi, Agnès Varda n'a pas réalisé de long-métrage de fiction depuis près de dix ans, depuis L'une chante, l'autre pas, en 1976. Elle obtient une aide directe du ministère de la Culture en septembre 1985, à partir d'un court synopsis de deux pages, et applique pour son projet de film ce qu'elle… Lire la suite
CINÉMA (Aspects généraux) - Histoire

Écrit par :  Marc CERISUELOJean COLLETClaude-Jean PHILIPPE

…  de Truffaut (1959) ; À bout de souffle de Godard (1960) ; Lola de Demy (1960). *Agnès Varda avait été la première à tourner un film à petit budget, en 1954 : La Pointe courte, qui avait été boycotté par les commerçants du cinéma. Dans ces deux domaines, une insolente liberté s'affirmait. Elle allait mettre en question… Lire la suite
ÉROTISME

Écrit par :  Frédérique DEVAUXRené MILHAUJean-jacques PAUVERTMario PRAZJean SÉMOLUÉ

Dans le chapitre "Le regret du Paradis"  : …  de La Tour de Nesle ou de Raspoutine. Dans l'aigu Du côté de la Côte, *Agnès Varda, après avoir montré des ventres rougis, des cuisses adipeuses, des maillots disgracieux, assure que le Paradis existe : c'est une île ; sur une plage courent deux chevaux, comme au premier matin ; deux corps sont allongés, nus comme ceux… Lire la suite

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Sans toit ni loi, A. Varda

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média