L'année politique 2000 en France, comme toutes les années sans élections, ne connut pas de bouleversements. Pour autant, elle fut riche en événements annonciateurs de changements. Chaque camp connut des ruptures et vit s'accentuer ses divisions, éloignant encore plus les perspectives d'une évolution vers un système bi-partisan, alors même que l'affaiblissement de l'extrême droite se confirmait. Le référendum sur le quinquennat conduisit à des interrogations sur les institutions de la Ve République et sur le système politique. Le débat sur la Corse portait en germe des questions sur la République elle-même. Année de transition donc, l'année 2000 campait déjà le paysage des confrontations politiques futures.
L'année 2000 a révélé un léger effritement de la popularité de Lionel Jospin, sans commune mesure toutefois avec celui de ses prédécesseurs, et surtout de nouvelles tensions au sein de la « gauche plurielle ». En même temps que des divisions, tues au cours des trois premières années du gouvernement, surgissaient au sein du Parti socialiste, le Parti communiste et les Verts montraient leurs dif […]
