2. Biologie et écologie
• Plongée
Selon les genres, la plongée chez les cétacés a une durée variant de 15 minutes chez le dauphin à 2 heures chez la baleine à bec (Hyperodon rostratus). N'excédant pas 200 mètres de profondeur chez les petits dauphins, elle atteint plus de 2 000 mètres chez le cachalot. Toutefois, les plongées conduites en routine chez chaque espèce sont généralement bien inférieures aux valeurs maximales connues.
La physiologie de la plongée est encore assez mal connue, mais les avancées scientifiques effectuées depuis les années 1990 chez d'autres mammifères marins plongeurs (en particulier chez le phoque de Weddell de l'Antarctique), combinées aux données biologiques spécifiques aux cétacés, permettent de proposer un schéma général des adaptations à la plongée pour cet ordre. La respiration en surface est caractérisée par un petit nombre de ventilations très complètes au cours desquelles la quasi-totalité du volume pulmonaire est renouvelée, contre seulement 15 à 20 p. 100 chez les mammifères terrestres. Par ailleurs, la capacité de stocker l'oxygène est considérablement augmentée par des hématies très nombreuses (de l'ordre de 8 500 000 par cm3 chez le marsouin par exemple) et des concentrations en pigment musculaire (myoglobine) très élevées.
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