3. La chasse
Les gros cétacés ont constitué une source importante de produits utiles à l'homme. Un balénoptère de 20 mètres de longueur fournissait 8 tonnes de lard et 24 tonnes de viande. Un cachalot adulte recèle, par le contenu de son melon (masse adipeuse située sur le devant de la tête), 5 tonnes d'huile appelée spermaceti ou blanc de baleine. Des quantités parfois considérables d'ambre gris, utilisé en parfumerie, sont souvent présentes dans l'intestin des cachalots. Le foie, les surrénales, la thyroïde, toujours énormes chez les grands cétacés, représentent une source appréciable de produits opothérapiques.
Au cours des xixe et xxe siècles, surtout après l'invention du canon lance-harpon, la chasse devint très meurtrière et plusieurs espèces furent proches de la disparition totale. Après divers essais de réglementation internationale, une convention signée à Washington, le 2 décembre 1946, a codifié la chasse. Aux termes de cet accord, les jeunes immatures sont protégés ; certaines espèces, notamment les baleines franches, sont totalement protégées ; le nombre des animaux tués chaque année est limité. En 1982, la Commission baleinière internationale interdisait la chasse commerciale pour une durée de cinq ans à partir de 1986 (moratoire prolongé en 1990). Par ces mesures, certaines espèces menacées ont été sauvées d'une destruction définitive, cependant que, pour d'autres, le taux de reproduction équilibre de façon satisfaisante les prises autorisées dans le cadre des chasses aborigènes, qui ne sont pas concernées par le moratoire (cf. encadré).
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