Le béryllium est l'élément chimique métallique de symbole Be et de numéro atomique 4. C'est un métal gris, léger (1,85 g/cm3), qui rappelle, par certaines de ses propriétés, le magnésium et surtout l'aluminium.
Bien que le béryl et ses variétés précieuses, l'émeraude et l'aigue-marine, soient connus depuis fort longtemps et que le béryllium ait été isolé dès 1828, la même année que le magnésium et un an seulement après l'aluminium, la métallurgie du béryllium n'est devenue industrielle qu'au début du xxe siècle. Cela est dû aux difficultés du traitement du béryl et surtout de l'extraction du métal, qui a un point de fusion élevé (1 290 0C) et qui est extrêmement réactif à chaud. Par ailleurs, l'étude des composés du béryllium est freinée par leur extrême toxicité.
C'est vers 1920 en Allemagne et aux États-Unis, vers 1930 en France que le bronze au béryllium devint industriel. C'est un alliage remarquable qui possède à la fois les propriétés des bronzes et les caractéristiques mécaniques d'un acier à ressorts. Il a fallu attendre 1950 pour que le béryllium pur devienne lui aussi un produit industriel. Les progrès réalisés dans la technique du vide rendent sa fabrication un peu moins difficile et, surtout, l'industrie nucléaire l'utilise comme modérateur de neutrons dans les piles atomiques. La métallurgie du béryllium reste cependant fort délicate ; sa production est limitée à trois pays dans le monde : États-Unis, France et ex-U.R.S.S. ; la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Japon ne fabriquent pas le béryllium, mais coulent et laminent le bronze au béryllium. L'ensemble de ces particularités rendent son prix particulièrement élevé. Les essais d'utilisation de pièces de structure en béryllium moulé, fritté ou forgé, dans la construction aéronautique et dans les missiles, laissent prévoir un accroissement important de la production de ce métal. En raison de cette utilisation stratégique, aucune statistique n'est publiée. D'après celle du béryl, on peut penser que la production mondiale de béryllium est supérieure à 1 000 tonnes par an, sous forme de métal ou d'alliages.
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