3. Métallurgie
La préparation du béryllium métallique a toujours été un problème difficile en raison du point de fusion élevé du métal, de sa grande réactivité à l'état fondu et de la toxicité des composés du béryllium. Deux procédés seulement se sont maintenus industriellement, auxquels s'ajoute un procédé pour la préparation directe de l'alliage mère cuivre-béryllium.
• Électrolyse ignée du chlorure de béryllium
La cuve cathode est un creuset de nickel, chauffé à la flamme ; l'anode centrale est une tige de graphite ; l'électrolyte est un mélange à poids égaux de chlorure de sodium et chlorure de potassium, contenant 15 p. 100 de chlorure de béryllium. L'électrolyse se fait vers 780 0C, sous une tension de 6 V ; le béryllium se dépose en paillettes sur les parois du creuset. Au fur et à mesure de l'épuisement en chlorure de béryllium de l'électrolyte, il faut faire monter la tension et la température, pour finir à 900 0C et 8 V, au bout d'une vingtaine d'heures. L'électrolyte est alors versé dans une seconde cuve et rechargé en chlorure de béryllium, pour reprendre l'électrolyse. Les paillettes de béryllium sont détachées des parois du premier creuset, lavées à l'eau froide, puis désoxydées dans une solution d'eau chaude titrant 8 p. 100 d'acide nitrique. On fait ensuite une flottation dans un mélange de bromoforme et de tétrachlorure de carbone, de densité 1,95 ; on lave à l'alcool et l'on sèche. Les paillettes titrent en moyenne 99,5 p. 100.
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