Les séries géologiques continentales impliquent une grande stabilité des conditions de dépôt continentales, mais en même temps un enfoncement plus ou moins continu nécessaire au piégeage des sédiments provenant des secteurs érodés voisins. Sur les plates-formes épicontinentales d'Europe occidentale, ces conditions de dépôt sont de courte durée et n'ont que rarement donné naissance à de véritables séries. Les niveaux continentaux, intercalés entre des formations marines et généralement pauvres en fossiles, ont été longtemps négligés, considérés comme des temps morts abusivement qualifiés de lacunes. Leur intérêt a été révélé avec la moisson de données paléontologiques des fouilles de vertébrés (reptiles, mammifères, hominidés) et surtout avec la découverte de gisements d'hydrocarbures ou d'uranium dans les puissantes séries continentales d'outre-mer (Amérique du Nord, Afrique). On a alors pris conscience des modes de dépôt particuliers qui caractérisent les séries continentales.
Pour l'essentiel, les dépôts continentaux sont d'origine fluviatile, lacustre et palustre (de marais), mais on trouve aussi des dépôts éoliens et glaciaires ou fluvio-glaciaires à certaines périodes […]
