Célébrer les bienfaits ou dénoncer les méfaits de l'automatisation sous ses formes les plus diverses est l'une des occupations favorites du monde des médias. Aussi « l'homme de la rue » ne manque-t-il pas de sources d'information ; mais lui est-il facile d'opérer la synthèse des connaissances qu'il a pu ainsi recueillir ?
Tantôt le vocable automatisation s'applique à une amélioration de certains appareils ménagers ou à un perfectionnement de la boîte de vitesses des automobiles, tantôt il concerne des procédés de fabrication industriels. Parfois, il se rapporte au processus qui s'accomplit, presque sans intervention humaine, lorsqu'un satellite est mis sur orbite, puis commercialement exploité ; ou encore, il désigne l'utilisation de machines dans les opérations de réservation et de vente de places dans les avions.
Au cours des années 1970, le robot a cessé d'être une curiosité de foire-exposition et est entré dans l'usine pour remplacer l'ouvrier en reproduisant ses principaux gestes. Bientôt, il sera doué d'intelligence artificielle et saura reconnaître son environnement, déterminer certains de ses gestes et perfectionner lui-même ses comportements.
Quels points communs relient les techniques ainsi mises en œuvre ? Il est inutile d'insister sur l'existence d'un double langage : celui des techniciens, inaccessible au grand public, et le langage, accessible, mais déformé, de ceux qui veulent créer le sensationnel, par exemple en employant, pour des motifs commerciaux, le terme automatisation ou un terme de la même famille dans la publicité.
Dans son acception moderne, le mot automatisation et ses proches concernent des techniques ou des processus complexes plutôt que des perfectionnements d'appareils simples et courants. Du reste, les réalisations ont largement précédé, en ce domaine, les études théoriques. C'est seulement l'effort industriel suscité par la Seconde Guerre mondiale qui a fourni l'occasion de mettre en place les disciplines de base, à caractère mathématiq […]
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