L'automatique est la science des systèmes. Ce dernier terme doit être entendu ici non pas comme une totalité close sur elle-même, mais au contraire comme un ensemble d'éléments (dits « sous-systèmes ») en interaction, ensemble qui est lui-même en interaction avec un environnement constitué d'autres systèmes. Cette science a une composante théorique constituée des outils de compréhension de la structure des systèmes et de leur comportement, et une composante pratique car l'automatique a pour fin de faire fonctionner des systèmes en minimisant l'intervention humaine pour éviter toutes sortes de tâches fastidieuses, répétitives ou dangereuses, et donc d'en permettre l'automatisation (cf. automatisation). En effet, l'automaticien s'intéresse essentiellement aux systèmes construits pour l'être humain : une chaîne de fabrication dans une usine ; un alternateur dans une centrale de production d'électricité ou le « système électrique » dans son ensemble (formé des centres de production, des lignes de transport d'énergie et des centres de consommation) ; un avion ou un navire (dont la conduite est facilitée par les « pilotes automatiques »). L'automatique permet de concevoir le mieux possible la « commande » (c'est-à-dire l'action) à exercer sur eux.
1. Vue d'ensemble
• Systèmes bouclés
Une distinction fondamentale est à opérer entre « commande en boucle ouverte » et « commande en boucle fermée ». Commander un système en boucle ouverte, c'est agir en aveugle, sans tenir compte des résultats de son action. Lorsqu'on connaît parfaitement un chemin, on dit parfois qu'on pourrait le faire « les yeux fermés ». Et il est vrai que si l'on avait une connaissance parfaite du monde, on pourrait commander en boucle ouverte tous les systèmes qui en font partie. Mais la connaissance que l'on a des choses est imparfaite ; à chaque coin de rue et même à chaque pas, des aléas peuvent se produire qui rendent nécessaire de constater à tout moment ce qui advient, et (grâce à un repère visuel ou à un p […]
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