Pour assurer son financement, une entreprise peut recourir à deux types de procédés : faire appel à des capitaux extérieurs, c'est-à-dire à l'épargne ou au crédit bancaire ; utiliser le surplus de ressources engendré par son activité, il s'agit alors d'autofinancement. Les problèmes posés par l'autofinancement concernent tout d'abord sa définition et sa mesure, assez largement conventionnelle, compte tenu de la difficulté d'isoler l'investissement net de l'entreprise.
Le choix de l'autofinancement est une décision complexe car liée à la politique de distribution des dividendes. En effet, parmi les affectations possibles du surplus, il y a, d'une part, la rémunération des capitaux, d'autre part, le réinvestissement dans l'entreprise.
On reproche à l'autofinancement de diminuer la mobilité du capital et de renforcer les situations acquises. Recevable dans un cadre idéal de marchés parfaits, la critique n'est guère en phase avec la réalité des marchés. De plus, la grande dimension des firmes contemporaines, leur diversification, la création de filiales favorisent une mobilité des capitaux propres. Des transferts s'effectuent depuis des entités à capacité de financement vers les entités à besoin de financement au gré des opportunités d'investissement, ce qui paraît à certains égards plus favorable à une bonne allocation des ressources que la répartition des épargnes par le marché boursier. Par ailleurs, on considère de plus en plus que la performance des entreprises ne doit pas être rapportée au seul capital financier. On peut, en conséquence, s'interroger sur le bien-fondé de la répartition du surplus de ressources dégagé par l'activité, notamment au niveau de la partie affectée à l'autofinancement.
L'autofinancement, enfin, n'est pas un phénomène isolé sur lequel on pourrait porter un jugement favorable ou défavorable, c'est une des modalités irremplaçables du financement des entreprises contemporaines.
1. La définition de l'autofinancement
Il n'existe aucune définition juridique ou […]
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