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CRÉDIT

Le mot crédit est en usage dans des domaines très divers : commerce, comptabilité, banque, législations financière, fiscale et pénale, droit des affaires, sciences morales, politiques et économiques. Toutes les acceptions, cependant, restent fidèles à l'étymologie latine : credere, faire crédit, c'est toujours faire confiance, autrement dit fonder un comportement sur une certaine représentation de l'avenir. La confiance a le temps pour mesure : qu'il s'agisse pour un banquier de consentir un prêt à un client, pour un fournisseur d'accorder un délai de paiement ou, pour un fonctionnaire, d'engager une dépense publique, brève ou longue, la durée du crédit est par définition limitée.

Le plus souvent, il s'agira de prêt d'argent, le terme de crédit désignant aussi bien les opérations consistant à prêter des fonds que les établissements se livrant à ce type d'activité. L'essentiel des développements qui suivent sera donc consacré au crédit bancaire. On n'oubliera pas pour autant une autre forme de prêt, particulièrement développée en France, le crédit interentreprises.

1.  Origine du crédit moderne

Le crédit trouve ses origines lointaines aux sources de la civilisation, car son existence est indispensable à l'étalement dans le temps des échanges de biens ou de services que requiert la vie d'une société même rudimentaire. Sa distribution, sous une forme plus élaborée, semble avoir été d'abord le fait de prêtres et de grands propriétaires terriens des pays du Proche-Orient, et elle fut notamment réglementée par le code d'Hammourabi au début du IIe millénaire avant notre ère. Peu à peu, elle devait donner lieu à la création d'entreprises spécialisées, les banques, dont on trouve la trace dans plusieurs pays quelques siècles avant Jésus-Christ.

Exercé au Moyen Âge surtout par des usuriers, des juifs, des Lombards, et condamné par les théologiens, le commerce de banque prend un nouvel essor lorsque les échanges se développent à la suite des grandes découvertes. Les principaux banquiers deviennent alors les financiers des prin [...]

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Jean-Jacques BURGARD, « CRÉDIT  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/credit/

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AGENCES DE NOTATION

Écrit par :  Patrick JOLIVET

Dans le chapitre " Institutionnalisation des notations"  : …  dans sa version standard, l'utilisation des notes des agences pour évaluer le risque de crédit. Les établissements de crédit et les entreprises d'investissement se voient offrir la possibilité, pour mesurer la qualité de crédit de leurs contreparties, de développer des approches internes de mesure, ou bien de recourir aux évaluations établies par… Lire la suite
AGIOS

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En matière bancaire, ensemble des retenues opérées par le banquier, en contrepartie de l'escompte d'un effet de commerce. Les agios et l'escompte ne se confondent pas : l'escompte est le prêt accordé par une banque lorsqu'elle acquiert un effet de commerce avant son échéance ; les agios constituent les déductions correspondant à ce prêt. Les agios… Lire la suite
BANK RUNS, DEPOSIT INSURANCE, AND LIQUIDITY, livre de D. Diamond et P. Dybvig

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des années 1970, s'articulent autour de deux grandes justifications de la firme bancaire. D'un côté, les coûts associés à la résolution de problèmes d'asymétries d'information concernant la sélection et le contrôle des emprunteurs de fonds par les prêteurs : en s'interposant entre l'ensemble formé par les prêteurs et celui formé par les emprunteurs… Lire la suite
BANQUE - Économie de la banque

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Dans le chapitre "L'évolution de l'activité bancaire"  : …  placements liquides qui concurrencent les crédits et les dépôts bancaires traditionnels. Ainsi, la part des crédits dans l'actif des banques réunies au sein de l'Association française des banques (rebaptisée Fédération bancaire française) est passée de 84 p. 100 en 1980 à 38 p. 100 en 2002 (Plihon et al., 2006). Sur cette même période, la part des… Lire la suite
BANQUE - La crise des subprimes et le système bancaire

Écrit par :  Paul LAGNEAU-YMONETAngelo RIVA

déclenchée durant l'été de 2007 sur le marché des dérivés de crédit a eu pour cause première le retournement du marché des emprunts immobiliers aux États-Unis. Elle s'est transformée l'année suivante en une crise financière majeure, affectant tout particulièrement les banques. Elle a ensuite précipité une dépression… Lire la suite
BANQUE - Supervision prudentielle

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Dans le chapitre "De la déréglementation à la re-réglementation prudentielle"  : …  visé à renforcer la solvabilité des établissements bancaires en les obligeant à proportionner leurs fonds propres à hauteur de 8 p. 100 de leurs engagements risqués (crédits). Le système de pondération du ratio Cooke déterminant le poids en fonds propres des différentes catégories de risques (exclusivement les risques de crédit au départ) était… Lire la suite
BANQUES ISLAMIQUES

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Les banques islamiques n'ont cessé d'intriguer les financiers internationaux, car elles respectent à la lettre ce qu'interdit l'islam sous le terme générique de riba, à savoir la combinaison de trois éléments : l'engagement à terme, la condition aléatoire et la rémunération prédéterminée du capital, combinaison que le mot «… Lire la suite
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CHANGE - L'intégration monétaire européenne

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COFACE (Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur)

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Créée en 1946, le groupe Coface est un des principaux acteurs mondiaux de l'assurance-crédit, en France et à l'international. Il a pour homologues et concurrents Euler-Hermes, en France et en Allemagne, et Eximbank, aux États-Unis. Son rôle est de sécuriser les échanges commerciaux de ses clients en analysant, prévenant et couvrant leurs risques… Lire la suite
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CRÉDIT MUNICIPAL

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Appellation donnée en 1918 aux anciens monts-de-piété. Le Crédit municipal est une institution qui prête de l'argent sur gages à des taux inférieurs à ceux du marché financier. Elle s'inspire d'une intention d'assistance sociale et de lutte contre l'exploitation par l'usure des emprunteurs économiquement faibles. Comme leur… Lire la suite
CREDIT RATIONING IN MARKETS WITH IMPERFECT INFORMATION, livre de J. Stiglitz et A. Weiss

Écrit par :  Catherine REFAIT

pour ses apports à l'économie de l'information) participent à la construction de ce nouveau courant théorique. En 1981, dans leur article « Credit Rationing in Markets with imperfect information » (Rationnement du crédit sur des marchés en information imparfaite), ils appliquent les concepts de l'économie de l'information à un comportement jusqu… Lire la suite
CRISE DES SUBPRIMES

Écrit par :  Dominique PLIHON

Dans le chapitre "Les quatre phases de la crise"  : …  à la charge de leur dette. Les défaillances touchent plus particulièrement le marché des crédits subprimes, crédits immobiliers proposés à des ménages vulnérables, à faibles revenus et déjà endettés, qui ne présentent pas les garanties financières suffisantes pour accéder aux emprunts normaux, dits primes. Ce type de… Lire la suite
CRISE DES SUBPRIMES, en bref

Écrit par :  Arnaud BALVAY

Les entreprises de crédit qui ont accordé ces prêts les ont en grande partie revendus sous forme de titres (on parle de « titrisation ») à d'autres banques, auxquelles sont versés les remboursements effectués par les emprunteurs initiaux… Lire la suite
CRISES ÉCONOMIQUES

Écrit par :  Jean-Charles ASSELAINAnne DEMARTINIPascal GAUCHONPatrick VERLEY

Dans le chapitre "Les « excès du crédit » et les « engorgements des marchés »"  : …  faillites se multipliaient ; c'était la retombée d'une explosion spéculative des affaires et des crédits née de la paix avec l'Angleterre. En 1729-1730, même emballement du crédit, même enchaînement de ruines, mais désormais les places commerciales étrangères, Cadix, Amsterdam, Venise ou Londres, étaient aussi touchées. Les années 1770 furent… Lire la suite
CRISES ÉCONOMIQUES (1980-2012)

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CRISES FINANCIÈRES - Instabilité financière

Écrit par :  Dominique PLIHON

Dans le chapitre "L'instabilité et les crises financières au cœur du capitalisme"  : …  en se refinançant de manière continue pour rembourser leur dette et payer leurs intérêts. La forte demande de crédit entraîne une hausse des taux d'intérêt, amplifiée par les autorités monétaires qui tentent de lutter contre une création excessive de liquidités. Cette hausse du taux d'intérêt constitue le déclenchement endogène de la crise. En… Lire la suite
CRISES FINANCIÈRES - Régulation financière internationale

Écrit par :  Dominique PLIHON

Dans le chapitre "Les insuffisances de Bâle II et Bâle III"  : …  propres, Bâle II a renforcé le comportement « procyclique » des banques, amenant celles-ci à freiner excessivement l’offre de crédit en période de ralentissement économique et, symétriquement, à relâcher leur prudence en phase ascendante du cycle économique. L’accord de Bâle III, conclu le 19 septembre 2010, institue de nouveaux ratios de fonds… Lire la suite
DÉSÉPARGNE

Écrit par :  P. SCHAEFER

De création récente, la désépargne désigne le fait de transformer une épargne en consommation. L'épargne peut recevoir deux affectations, et être soit placée (caisses d'épargne, acquisition de titres financiers...) soit thésaurisée. Le terme de désépargne ne concerne cependant que la première hypothèse. Dans le second cas,… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Les grands courants

Écrit par :  Jérôme de BOYER

Dans le chapitre "La politique monétaire"  : …  réelles à effectuer. En conséquence, la monnaie est toujours en quantité suffisante et l'émission de billets, via les opérations de crédit, a pour seul effet de faire monter les prix, de provoquer un déficit commercial, de faire sortir l'or du pays, donc du coffre des banques, ce qui rend ces dernières illiquides, c'est-à-dire incapables d'assurer… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - L'école classique

Écrit par :  Daniel DIATKINE

Dans le chapitre "La question des crises économiques"  : …  traite de la monnaie bancaire dont il considère l'usage comme précieux mais dangereux. En effet, les banques ont pour objet de prêter de la monnaie, c'est-à-dire de remplacer l'or (coûteux) par le papier monnaie (qui ne coûte rien) en assurant la trésorerie de leurs clients. Or ceux-ci sont de trois types : les « hommes sobres » qui empruntent de… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Keynésianisme

Écrit par :  Olivier BROSSARD

Dans le chapitre "Le courant post-keynésien"  : …  monétaire qui trouve sa source dans le financement bancaire des projets de production. La monnaie post-keynésienne est une monnaie de crédit : sa quantité n'est pas limitée par les réserves de la banque centrale mais s'accroît dès que les entrepreneurs décident d'augmenter le financement demandé aux banques. En ce sens, la monnaie n'a pas pour… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Monétarisme

Écrit par :  Jean-Marc DANIEL

Dans le chapitre "Monétarisme moderne et courbe de Phillips"  : …  en 1914, la monnaie était directement ou indirectement un métal, de nos jours, elle repose sur l'activité de crédit. La création de monnaie s'identifie à l'octroi d'un prêt par un organisme bancaire. À partir de là, Friedman considère que la demande de monnaie est relativement stable à court terme, même si elle ne correspond pas uniquement au… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2008 : de la crise financière à la crise économique

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "Durcissement de la crise des « subprimes »"  : …  des dépenses des ménages américains grâce aux mécanismes de refinancement hypothécaires : l'octroi de prêts hypothécaires avait été grandement facilité par la capacité des banques commerciales américaines et des agences comme Freddie Mac et Fannie Mae à redistribuer le risque aux investisseurs financiers internationaux via les mécanismes dits de… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2007 : zone de turbulences

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "Une onde de choc financière venue des États-Unis "  : …  conditions bancaires aux États-Unis avait en effet permis à ce type de ménages, auparavant évincés du marché du crédit hypothécaire, d'accéder à la propriété. Mais la conjonction de la baisse des prix de l'immobilier et de la hausse des taux d'intérêt – les crédits hypothécaires sont ordinairement conclus aux États-Unis avec un taux variable – a… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 1994 : l'assainissement à mi-parcours

Écrit par :  Tristan DOELNITZ

Dans le chapitre "Divergences cycliquesmais convergence conjoncturelle"  : …  de conjoncture de la B.N.P. a suggéré toutefois qu'il n'y a pas de relation automatique entre l'évolution du crédit et le rythme de l'activité économique. C'est ainsi que l'on a pu constater, en 1991, des pentes de sens opposé entre les deux grandeurs. Les auteurs, Nguyen The Van et Philippe Ricarte, ont relevé que la dernière récession a été… Lire la suite
ENTREPRISE - Financement

Écrit par :  Michel ALBOUYGeneviève CAUSSE

Dans le chapitre "Le rôle de l'intermédiation bancaire en France"  : …  première obéit à une logique de transformation d'actifs dans le bilan de l'intermédiaire. En octroyant des crédits à terme au moyen de l'épargne liquide déposée dans les comptes, les banques font ce que l'on appelle « du long avec du court ». C'est l'intermédiation traditionnelle de crédit. L'intermédiation de marché obéit à une logique de… Lire la suite
ÉPARGNE

Écrit par :  Didier DAVYDOFF

Dans le chapitre "L'aversion au risque"  : …  que l'euphorie boursière des années 1990 ait eu tendance à diminuer l'aversion au risque. Aux États-Unis et dans certains pays d'Europe (Italie, Espagne, Pays-Bas), les ménages n'ont pas hésité à accroître leurs engagements financiers en recourant au crédit. Globalement, les engagements financiers des ménages étaient, à la fin de l'an 2000, deux… Lire la suite
ESCOMPTE & RÉESCOMPTE

Écrit par :  Georges BLUMBERG

L'escompte est une opération par laquelle une personne possédant un titre de créance à terme sur un débiteur remet ce titre à une banque, qui lui en verse immédiatement le montant ; la banque se fait ensuite rembourser par le débiteur à l'échéance. Le créancier rémunère le banquier « escompteur » du service ainsi rendu en lui payant, pour la… Lire la suite
FACTORING

Écrit par :  Georges BLUMBERG

Activité exercée par des entreprises financières (dites sociétés de factoring ou factors) et qui consiste à acheter les créances que possède un fournisseur sur ses clients pour les recouvrer ensuite sur ces derniers. L'opération de factoring met fin à toute relation financière entre le vendeur et l'acheteur,… Lire la suite
FED (Federal Reserve System ou Système fédéral de réserve américain)

Écrit par :  Dominique LACOUE-LABARTHE

Dans le chapitre "Le contrôle des réserves libres"  : …  secteur bancaire. Or le Federal Reserve Act a fait du mécanisme de l'escompte le principal instrument du F.R.S. Plus ou moins explicitement, l'objectif de la politique du crédit du Fed est donc le contrôle des réserves empruntées par les banques. Mais les opérations de vente de titres à l'open market par le Fed, qui restreignent les réserves des… Lire la suite
FINANCE DE MARCHÉ - Marchés de capitaux

Écrit par :  Christian de BOISSIEU

Dans le chapitre "Les produits dérivés"  : …  dans leurs mécanismes aux premiers mais destinés à gérer le risque de signature. Ce sont les dérivés de crédit, qui connaissent une progression rapide. Tous ces instruments sont qualifiés de « dérivés » parce qu'ils représentent une combinaison, plus ou moins complexe, d'opérations financières élémentaires, et parce que leur bon fonctionnement… Lire la suite
FINANCE DE MARCHÉ - Marchés dérivés

Écrit par :  Gunther CAPELLE-BLANCARD

Dans le chapitre "Les marchés O.T.C."  : …  sur les risques de contrepartie (risque de non-paiement ou de non-remboursement). Ces nouveaux produits servent essentiellement aux banques pour gérer leur portefeuille de prêts. Les motivations pour cela sont nombreuses. Il s'agit, par exemple, pour un créancier de vendre un risque de crédit trop élevé afin de se mettre en… Lire la suite
FINANCIAL INTERMEDIATION AND DELEGATED MONITORING, livre de Douglas Diamond

Écrit par :  Jézabel COUPPEY

comme « une réponse naturelle à l'information asymétrique » (Leland et Pyle, 1976). Deux types d'asymétries d'information peuvent, en effet, faire obstacle au bon déroulement de négociations bilatérales de financement entre prêteurs et emprunteurs sur les marchés de capitaux. Les emprunteurs peuvent tout d'abord dissimuler l'information relative à… Lire la suite
GAGE

Écrit par :  Georges BLUMBERG

Objet remis par un emprunteur à un prêteur pour garantir le remboursement d'un emprunt. Le prêt sur gage remonte à la plus haute antiquité. Il existait en Chine il y a 2 000 ou 3 000 ans. En Occident, on en retrouve la trace au Moyen Âge. La loi religieuse interdisait alors aux chrétiens le prêt à intérêt, et les taux usuraires pratiqués par les… Lire la suite
GOSBANK

Écrit par :  Georges BLUMBERG

La Gosbank, appellation abrégée de la Gosoudarstvennyï Bank, était la Banque d'État de l'U.R.S.S.. Sa fondation en 1921 a marqué la fin de la période du « communisme de guerre » et l'instauration de la Nouvelle politique économique (N.E.P.), et consacré l'abandon de l'idée d'une économie non monétaire, idée que les dirigeants communistes de l'U.R.S… Lire la suite
MONDIALISATION - Globalisation financière

Écrit par :  Philippe MARTINDominique PLIHON

Dans le chapitre "La prise de risque excessive"  : …  d'information est une caractéristique essentielle des marchés financiers. En général, les emprunteurs ont davantage d'information que les prêteurs sur la valeur et le risque de leurs projets. Ils peuvent de ce fait être incités à choisir des investissements excessivement risqués : si le pari sur l'investissement est réussi, c'est l'emprunteur qui… Lire la suite
INVESTISSEMENT

Écrit par :  Richard DUHAUTOIS

Dans le chapitre "Le canal large du crédit et l'impact de la politique monétaire"  : …  rôle fondamental dans l'accès au financement externe (emprunts et émissions de titres). On distingue l'analyse du canal du crédit au sens strict, qui se concentre sur le financement bancaire et l'analyse du canal du crédit au sens large, qui englobe tout type de financement, en mettant l'accent sur la modification des garanties des entreprises… Lire la suite
JAPON (Le territoire et les hommes) - L'économie

Écrit par :  Evelyne DOURILLE-FEER

Dans le chapitre "Un système financier déstabilisé"  : …  Dans le secteur financier, l'effondrement du marché immobilier se répercute rapidement sur les bilans des sociétés de crédit immobilier, les jusen qui sont acculées à la faillite technique et liquidées en 1996. Les caisses de crédit agricole ainsi que les mutuelles de crédit sont également durement… Lire la suite
LECTURES D'ÉCONOMIE POLITIQUE, livre de Johan Gustav Knut Wicksell

Écrit par :  Julien DUPONT

Dans le chapitre "De la théorie du capital à la théorie monétaire"  : …  Wicksell consacre le second tome des Lectures à l'explication des variations de la valeur de la monnaie et des phénomènes liés au crédit. Les concepts de taux d'intérêt naturel – taux « auquel la demande de capital nouveau est exactement couverte par l'offre d'épargne » – et de taux d'intérêt monétaire, taux appliqué par les… Lire la suite
MACROÉCONOMIE - Croissance économique

Écrit par :  Jean-Olivier HAIRAULT

Dans le chapitre "Imperfection des marchés financiers"  : …  Il n'est pas toujours possible d'emprunter le niveau de fonds souhaité, ce qui peut limiter l'investissement et l'accumulation. Comme il existe un risque de non-remboursement pour le prêteur, ce dernier peut exiger des collatéraux ou garanties (cautions, hypothèques, etc.). Il faut donc être suffisamment riche pour emprunter. Il s'agit là obstacles… Lire la suite
MACROÉCONOMIE - Systèmes financiers

Écrit par :  Jean-Paul POLLIN

Dans le chapitre "Stabilité des systèmes financiers"  : …  entreprises, certains secteurs ou certaines zones géographiques. Et de façon plus macro-économique, on observe la récurrence de cycles du crédit : les banques sont disposées à prêter lorsque la conjoncture est bonne, que les capacités de remboursement et les garanties semblent solides, tandis qu'elles restreignent leur offre de crédit lorsque la… Lire la suite
MICROCRÉDIT

Écrit par :  Marie GODQUIN

Les prêteurs locaux pratiquent souvent des taux d'intérêt usuraires. Aux Philippines, par exemple, certains prêteurs sont surnommés « five six » car s'ils prêtent cinq le matin à un petit vendeur, ce dernier doit leur rendre six le soir, soit un taux d'intérêt journalier de 20 p. 100 ! D'autres types d'organisations locales… Lire la suite
MONDIALISATION - Pour une régulation économique internationale

Écrit par :  Michel AGLIETTA

Dans le chapitre "Gérer le risque systémique"  : …  Les banques, elles-mêmes, utilisent ces marchés opaques pour transférer le risque de crédit sur les prêts qu'elles consentent à des agents non bancaires (entreprises d'assurance, fonds communs de placement) de manière à diminuer les montants de capital qu'elles ont l'obligation de mettre en réserve. Mais les transactions sur produits dérivés ne… Lire la suite
MONNAIE - Histoire de la monnaie

Écrit par :  Michel BRUGUIÈRE

Dans le chapitre "La monnaie de papier"  : …  largement les dépôts. C'est sur une amélioration de ce principe que fut fondé le crédit public britannique, lors de la guerre contre la France menée par Guillaume III d'Orange : une somme de 1 200 000 livres, réunie par des capitalistes de la Cité de Londres, fut tout entière prêtée à l'État, contre un intérêt annuel de 8,30 p. 100. La banque… Lire la suite
MONNAIE - Théorie économique de la monnaie

Écrit par :  Patrick VILLIEU

Dans le chapitre "La théorie de l'offre de monnaie "  : …  plus grande partie de la monnaie (la monnaie « interne ») est créée par les banques, qui transforment à cette occasion des reconnaissances de dette individuelles (les crédits accordés à leurs clients) en reconnaissances de dette socialement acceptables (les dépôts : comptes-chèques des banques dites « ordinaires »). Par les avances qu'elles… Lire la suite
OPEN MARKET

Écrit par :  Georges BLUMBERG

Littéralement « marché ouvert ». Ce marché est constitué par les achats et les ventes de fonds d'État et d'effets de commerce accomplis par les banques centrales, en vue de compléter et d'étendre leur action sur le marché monétaire et sur la liquidité du circuit bancaire. Ce marché est qualifié d'ouvert précisément parce que… Lire la suite
RAIFFEISEN FRIEDRICH WILHELM (1818-1888)

Écrit par :  Jean-Paul ROCQUET

Petit-fils de pasteur, issu d'une famille très modeste, profondément croyant, inspiré par le christianisme social de la seconde moitié du xixe siècle, Friedrich Wilhelm Raiffeisen est le fondateur de la mutualité de créditLire la suite
TAUX D'INTÉRÊT

Écrit par :  Virginie COUDERT

Dans le chapitre "La conception néo-classique du taux d'intérêt réel"  : …  L'épargne est donc une fonction positive du taux d'intérêt réel. De l'autre côté, les emprunteurs acceptent de payer un intérêt car ils prévoient un rendement de leur investissement, qui est supérieur au taux d'intérêt versé. Plus le taux d'intérêt est élevé, moins il y a de projets d'investissement considérés comme rentables après l'emprunt. L'… Lire la suite
TIERS MONDE

Écrit par :  Sylvie BRUNELJean-Jacques FRIBOULET

Dans le chapitre "Portrait d'une crise"  : …  et de délais de remboursement incompatibles avec les capacités économiques de ces pays. Les crédits accordés étaient à taux variables, fixés par référence au taux interbancaire de la place de Londres (Libor). Quand celui-ci augmenta fortement, au début des années 1980, les charges d'intérêt au regard du principal de la dette doublèrent, passant de… Lire la suite
TRÉSORERIE, histoire

Écrit par :  François ECK

L'histoire de la trésorerie de l'État se confond avec celle des rapports du Trésor avec la Banque de France, ultime recours pour assurer la couverture des charges lorsque les concours apportés par l'emprunt auprès du public (bons sur formules, emprunts à moyen et à long terme), auprès des banques (bons en comptes courants) et auprès des… Lire la suite
YUNUS MUHAMMAD (1940-    )

Écrit par :  Marie GODQUIN

Dans le chapitre "La banque des pauvres"  : …  Après s'être intéressé à l'amélioration des rendements agricoles (avec de nouvelles variétés de riz), le groupe identifie rapidement que le coût prohibitif du crédit entretient la pauvreté : le taux d'intérêt des usuriers locaux pouvait s'élever à 16 p. 100 par jour pour les petits prêts. Yunus prête alors 850 takas à 42 femmes pauvres… Lire la suite

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