6. Géomorphologie
Pendant l'été austral, le littoral antarctique connaît en permanence des températures voisines de 0 0C, de sorte que les alternances de gel et de dégel y sont particulièrement nombreuses, et la gélivation extrêmement active.
• Les agents
Les houles vigoureuses de l'océan Austral sont atténuées, le long du littoral, par la présence des glaces flottantes ; aussi ne trouve-t-on de vraies falaises que sur les presqu'îles septentrionales, moins bien protégées. Ces houles suffisent, cependant, partout où la côte n'est pas masquée par le débordement de la calotte (ce qui est le cas sur le quart du pourtour du continent antarctique) à trier les matériaux issus de la gélivation et à entraîner les plus fins vers l'avant-côte. Mais elles ne parviennent guère à émousser les cailloux, car ceux-ci sont constamment refragmentés, et d'ailleurs rapidement emportés vers le large par les glaces flottantes.
Les plages antarctiques offrent d'ailleurs des traits morphologiques particuliers.
Dans la partie interne du plateau continental, les courants locaux et les houles longues font cheminer sur le fond des sédiments venus du littoral, mais, à cause de la grande profondeur de la partie externe du plateau, celle-ci ne semble pas recevoir d'autres dépôts que la pluie sédimentaire du large. Il existe cependant, localement, des systèmes de canyons sous-marins conduisant vers le bas de l'escarpement des volumes importants de sédiments terrigènes.
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