Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

ASSURANCE Histoire et droit de l'assurance

Page précédente Page suivante

3.  Le champ d'activité de l'assurance privée

L'assurance est omniprésente dans la vie d'un individu ou d'une société. L'un comme l'autre la retrouvent constamment sous l'une ou l'autre de ses formes : les assurances de personnes (ou assurances sur la vie), les assurances de biens, les assurances de responsabilités. Il est donc nécessaire de croiser les descriptions : que garantit chacune d'elles ? comment chacune d'elles intervient-elle dans la vie d'un individu ou d'une société ?

  Les assurances sur la vie

Cette locution couvre des réalités différentes, voire antinomiques : les assurances en cas de vie, les assurances en cas de décès ou d'invalidité, enfin un mélange des deux, qui constitue moins un véritable produit d'assurance original qu'un mélange de solutions techniques existantes.

Les assurances en cas de vie doivent plutôt être assimilées à des outils de capitalisation : elles constituent le fondement des prestations liées à la retraite. L'intérêt propre de ces assurances, outre un aspect fiscal dont l'évolution leur est de moins en moins favorable, consiste en la gestion en capitalisation des fonds réunis. Ce système se différencie ainsi de la gestion en répartition des systèmes obligatoires de retraite, dont les faiblesses deviennent évidentes en une période d'allongement de la vie, de raccourcissement de la carrière professionnelle et de chômage persistant. En France, la puissance publique a commencé de marquer son intérêt pour ce problème avec la loi du 11 février 1994, dite loi Madelin, qui favorise fiscalement une retraite complémentaire par capitalisation des travailleurs indépendants.

L'assurance en cas de décès, dite assurance temporaire, relève plus directement de la technique d'actuariat propre à l'assurance : une personne s'assure pour que, en cas de décès survenant avant une date fixée, les héritiers ou les créanciers perçoivent un capital. La technique, nous le verrons, peut s'appliquer dans l'entreprise, pour l'assurance des « homme […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 11 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« ASSURANCE » est également traité dans :

ASSURANCE

Écrit par :  Universalis

L'assurance est aussi ancienne que la volonté qu'ont les individus de se prémunir des risques auxquels ils sont exposés dans leurs affaires. L'assurance est cette opération par laquelle un individu (l'assuré) transfère le risque qu'il encourt à un autre (l'assureur), dès lors que ce dernier peut en évaluer le prix et l'additionner à d'autres… Lire la suite
ASSURANCE - Évolution contemporaine

Écrit par :  Jean-Pierre AUDINOTJacques GARNIER Universalis

À la fin de l'année 2005, 486 sociétés d'assurances opéraient sur le marché français, dont 92 sociétés vie, 45 sociétés mixtes, 349 sociétés dommages. Par ailleurs, 843 sociétés d'assurances établies dans l'un des pays de l'espace économique européen sont autorisées à opérer en liberté de prestations de services en France. À la suite des fusions… Lire la suite
ASSURANCE - Économie de l'assurance

Écrit par :  Pierre PICARD

L'activité d'assurance trouve son origine dans la volonté des agents économiques (les individus, mais aussi les entreprises) de se protéger contre les aléas de l'existence, qu'il s'agisse de dommages aux biens (automobiles, habitations) ou aux personnes (santé, invalidité, décès), que ceux-ci aient été causés involontairement à autrui… Lire la suite
ACTUARIAT & ACTUAIRES

Écrit par :  Georges BLUMBERG

… *L'activité appelée actuariat, accomplie par des actuaires, consiste à faire des calculs de probabilités à partir de renseignements statistiques. Ces calculs sont le plus souvent destinés à établir des taux de primes d'assurance en tenant compte de la fréquence des risques courus : mortalité, maladie, accidents, incendies, naufrages, vols. La… Lire la suite
BANQUE - Économie de la banque

Écrit par :  Emmanuelle GABILLONJean-Charles ROCHET

Dans le chapitre "Les paniques bancaires "  : …  assez bien aux crises bancaires jusqu'aux années 1950, est devenu complètement obsolète depuis *l'instauration de systèmes d'assurance des dépôts dans la plupart des pays développés. Ainsi, en cas de faillite bancaire, les déposants sont remboursés par un organisme d'assurance auprès duquel les banques cotisent (comme aux États-Unis depuis 1933… Lire la suite
BANQUE - Supervision prudentielle

Écrit par :  Jézabel COUPPEY

Dans le chapitre "L'intégration des métiers de la finance"  : …  ailleurs d'inspirer la directive européenne sur les conglomérats financiers du 16 décembre 2002. La *lenteur des évolutions en la matière peut s'expliquer par les réticences des praticiens, en particulier celles des assureurs. Ces derniers font régulièrement valoir la spécificité de leur activité par rapport à celle des banques et, à cet égard, ne… Lire la suite
COFACE (Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur)

Écrit par :  Marie-France BAUD-BABIC

… *Créée en 1946, la Coface est l'un des principaux assureurs-crédits mondiaux à l'exportation. Elle a pour homologues Hermes en Allemagne et Eximbank aux États-Unis. Son rôle est de sécuriser les échanges commerciaux des entreprises en prévenant et en couvrant leurs risques clients. Pour ce faire, elle exerce trois catégories de métiers. L'Lire la suite
CRÉDIT

Écrit par :  Jean-Jacques BURGARD

Dans le chapitre "Les crédits au commerce extérieur"  : …  des procédures privilégiées pour financer le commerce extérieur ou pour garantir ses opérations. *Ces interventions s'appuient souvent sur des organismes spécialisés, notamment dans le domaine de l'assurance-crédit ; ainsi, en France, la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface), créée en 1946. Sur le plan international… Lire la suite
DÉMOGRAPHIE

Écrit par :  Hervé LE BRAS

Dans le chapitre "L'invention de la mortalité"  : …  pour la Suède en 1751) a favorisé le développement de l'actuariat. Les premières compagnies *d'assurances sur la vie voient effectivement le jour en Angleterre au milieu du xviiie siècle (en particulier, la première d'entre elles, le Sun en Angleterre). Auparavant, les rentes viagères avaient connu une grande faveur, en… Lire la suite
JUSTICE - Les institutions

Écrit par :  Loïc CADIET

Dans le chapitre "Les parties et les frais de la justice"  : …  ni voie de recours, coûte, en moyenne, l'équivalent de plus de deux mois de salaire minimum. *La mutualisation du risque judiciaire au moyen d'une assurance de protection juridique peut alors constituer une source opportune de financement collectif complémentaire. À la suite d'une directive communautaire, la loi française a organisé cette… Lire la suite
MÉDECINE - Droits des malades

Écrit par :  Chantal GUÉNIOT

Dans le chapitre "La réparation des risques sanitaires"  : …  que les professionnels et les établissements de santé ne sont responsables qu'en cas de faute. *En même temps, il fait obligation aux professionnels et établissements de santé de souscrire une assurance responsabilité civile qui les couvre pour tout dommage pouvant résulter de leur activité de soin. Lorsque la commission conclut à la… Lire la suite
MULTINATIONALES ENTREPRISES

Écrit par :  Jean-Louis MUCCHIELLI

Dans le chapitre "Fusions-acquisitions et recherche de positions dominantes"  : …  peut se comprendre dans le cadre d'une course oligopolistique à la recherche de la taille optimale. *C'est ainsi, par exemple, que dans le monde de l'assurance en Europe la fusion entre l'U.A.P. et Axa, en novembre 1996, a installé un pôle de 313 milliards de francs de chiffre d'affaires, « ce qui pouvait faire apparaître les autres assureurs… Lire la suite
NIORT

Écrit par :  Yves JEAN

…  et à l'installation d'entreprises qui fournissent du travail à la main-d'œuvre locale. *Dès 1934, de nouvelles fonctions économiques sont apparues, avec la création de la M.A.I.F. (Mutuelle d'assurance des instituteurs de France). Vont suivre, en 1950, la M.A.A.F. (Mutuelle d'assurance des artisans de France), en 1960 la M.A.C.I.F. (… Lire la suite
PROTECTION SOCIALE

Écrit par :  Vincent VIET

Dans le chapitre "Un contexte en constante mutation"  : …  Caisses d'épargne, Caisse des dépôts et consignations), plus ou moins soumis au contrôle de l'État. *Le caractère facultatif de la prévoyance libre se retrouve également dans son volet assurantiel. Pour se prémunir directement contre les risques de maladie, vieillesse, accident, l'épargnant peut, en effet, s'adresser à des sociétés commerciales d'… Lire la suite
RESPONSABILITÉ (droit) - Responsabilité civile

Écrit par :  André TUNC Universalis

…  la circulation s'en écartent de plus en plus. Des institutions telles que la sécurité sociale et l'*assurance menacent la responsabilité civile dans son domaine et faussent son fonctionnement. En effet, la sécurité sociale n'a pas, comme la responsabilité, l'ambition de réparer entièrement les dommages. Mais la protection qu'elle assure est… Lire la suite
RETRAITE

Écrit par :  Lucy apRobertsAnne-Marie GUILLEMARD

Dans le chapitre "Les régimes professionnels, complément des régimes publics"  : …  alors ceux qui sont en bonne santé et jeunes auront la possibilité de trouver sur le marché de *l'assurance des prix plus favorables ; de même, s'agissant d'un régime de branche, si les entreprises peuvent s'y soustraire, celles qui ont des populations relativement jeunes et en bonne santé pourront négocier de meilleurs prix sur le marché de l'… Lire la suite
SANTÉ - Santé et maladies

Écrit par :  Jean-Yves NAUHenri PÉQUIGNOT

Dans le chapitre "Politique sanitaire"  : …  à la maladie comme à l'incendie et à la vieillesse, par un mécanisme de prévision, c'est-à-dire d'*assurance ; et, sous ce rapport, les pays ne diffèrent entre eux que par les modalités de cette assurance, leur caractère partiellement ou totalement obligatoire, l'étendue du domaine qu'elles couvrent, la nature juridique (privée, publique ou… Lire la suite
SANTÉ - Économie de la santé

Écrit par :  Jean-Paul MOATTI

Dans le chapitre "Les limites du marché de l'assurance : sélection adverse et aléa moral"  : …  *Une deuxième raison d'échec tient aux limites du marché de l'assurance dans le domaine de la santé. Pour se prémunir face au risque, c'est-à-dire face à des événements négatifs (pertes financières, maladies) dont l'occurrence dans le futur est aléatoire et à laquelle il est possible d'associer une distribution de probabilité, les agents économiques… Lire la suite
STIGLITZ JOSEPH (1943- )

Écrit par :  Françoise PICHON-MAMÈRE

Dans le chapitre "Chantre du néo-keynésianisme"  : …   » (le mandataire), l'agent pouvant exploiter sa rente informationnelle au détriment du principal. *Stiglitz applique cette théorie aux contrats d'assurance. Il montre par exemple qu'un assuré potentiel à faible risque quittera son assureur s'il constate que des contractants présentant plus de risques paient la même prime que lui. Ce départ… Lire la suite

Afficher la liste complète (19 références)

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Mutualité générale ouvrière Incendie de Londres, septembre 1666

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média