Dans les pays développés, les industries agroalimentaires représentent un monde qui semble familier. Chacun, confronté à la nécessité de se nourrir, entretient, sinon des contacts quotidiens, du moins une relation suivie avec les producteurs et les distributeurs alimentaires. C'est un fait majeur qu'aujourd'hui, en France et d'une manière générale dans tous les pays industrialisés, les consommateurs recourent principalement aux produits transformés, fabriqués par les industries agroalimentaires, pour assurer leur alimentation. Il s'agit en outre d'une branche d'activités particulièrement médiatisée. La publicité ou encore un certain nombre de débats relatifs à l'alimentation, parfois nourris par des crises sanitaires plus ou moins graves, apportent eux aussi leur lot d'informations sur les produits ou sur les acteurs économiques.
Pourtant, les activités agroalimentaires constituent un ensemble complexe. Elles réunissent des industries de transformation diverses qui comprennent des entreprises très différentes, de la petite entreprise régionale au grand groupe multinational. Ces industries agroalimentaires, les « I.A.A. de la comptabilité nationale », échangent, en amont, avec des fournisseurs agricoles et, en aval, avec des distributeurs alimentaires. L'ensemble constitue la filière agroalimentaire (ou les filières agroalimentaires si l'on souhaite distinguer selon les produits). Comprendre le fonctionnement de ces activités et, surtout, leur évolution, nécessite de prendre en compte l'ensemble de ces dimensions.
Les études statistiques montrent l'importance économique considérable des I.A.A. dans un pays comme la France. Leur puissance n'est pas nouvelle et a pu être maintenue grâce à la capacité d'adaptation des filières. Quelle situation doivent-elles maintenant affronter ?
L'analyse des stratégies de concurrence indique que celle-ci s'est non seulement intensifiée mais qu'elle a également changé de forme. La compétition fait la part belle aux produits de marque, à l'informati […]
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