3. L'organisation des filières agroalimentaires
Face aux objectifs de sécurité et d'information, un problème crucial est celui de la crédibilité de l'information (sur l'étiquette, dans les documents accompagnant les produits...). Ce problème rejoint celui de l'hygiène, de la sécurité et de la fiabilité des produits ou de leurs méthodes de production. Compte tenu des évolutions d'une réglementation européenne de plus en plus précise et stricte, fournir des garanties et, éventuellement, des preuves, est devenu une obligation permanente.
Crédibilité de l'information et sécurité des produits obligent les producteurs agricoles, les industriels et les distributeurs à revoir leurs systèmes d'échange des produits, des informations et des connaissances technologiques. Se diffusent alors dans l'agroalimentaire des systèmes de maîtrise de la qualité auparavant plutôt à l'œuvre dans des industries à hauts risques (chimie, aéronautique, armement...) ou extrêmement concurrentielles (automobile...). Émergent également des innovations organisationnelles permettant des coordinations plus efficaces tout au long de la chaîne alimentaire.
• L'expansion de la certification et de la normalisation
Dès le début des années 1990, dans tous les secteurs agroalimentaires, les industriels commencent à mettre en place de nouvelles méthodes de gestion de la qualité pour s'assurer que leurs marques « tiennent leurs promesses » et justifient leur réputation. Le but est d'aboutir au « zéro défaut ». On parle de « maîtrise de la qualité totale » (Total Quality Control). Ce type de gestion de la marque se caractérise par deux changements radicaux. Le premier est celui d'une « maîtrise de la qualité totale » à tous les stades de fabrication et de commercialisation d'une filière. Le second concerne le contrôle qui ne repose plus uniquement sur la vérification directe du produit mais aussi sur la garantie que le fournisseur a la capacité de respecter ses engagements (grâce à sa compétence, à la qualité de ses équipements, etc.).
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