Au début de janvier 1793, lorsque se précise la menace d'une guerre générale, la Convention crée dans son sein un Comité de défense générale. Ses membres étaient trop nombreux et la publicité des séances incompatible avec le secret nécessaire aux préparatifs militaires. La Commission de salut public, créée le 25 mars, ne réussit pas mieux. Le 6 avril, Isnard et Barère font élire un Comité de salut public de neuf membres, choisis par la Convention et délibérant en secret (les plus influents parmi ceux-ci sont Danton, Barère, Cambon, Treilhard).
Ce premier Comité, créé en pleine crise extérieure et intérieure, a une tâche des plus difficiles. Dominé par la personnalité de Danton, il essaie vainement de faire face à cette situation. Le renouvellement du 10 juillet, en éliminant Danton, va donner naissance au « Grand Comité de l'an II » (1793-1794).
Compte tenu des nominations faites en août et septembre, il comprend douze membres : Barère, Robert Lindet, Jeanbon Saint-André, Couthon, Hérault de Séchelles, Prieur (de la Marne), Saint-Just, Robespierre, Carnot, Prieur (de la Côte-d'Or), Billaud-Varenne et Collot d'Herbois. C'est une équipe assez homogène (seul Hérault ser […]
