ZHUANGZI (TCHOUANG-TSEU) (Zhuang Zhou)Fiche de lecture

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Le Zhuangzi est, après le Daode jing de Laozi, le classique le plus important du taoïsme. Son titre, « Maître Zhuang », rappelle que ce livre est attribué à Zhuang Zhou, philosophe taoïste du ive siècle avant J.-C., qui vécut au royaume de Chu, dans le bassin du fleuve Bleu. Les rapports du Zhuangzi avec l'œuvre de Laozi font encore l'objet de débats. Longtemps considéré comme un développement de la pensée du Daode jing, le Zhuangzi apparaît actuellement comme un texte d'une tradition distincte et pourrait même être, selon certains critiques, antérieur au texte de Laozi. Le texte actuel du Zhuangzi se compose de trente-trois chapitres répartis en chapitres internes (i à vii), chapitres externes (viii à xxii) et chapitres mixtes (xxiii à xxxiii). Cette classification prétend refléter les divers degrés d'authenticité de cette œuvre composite due à plusieurs auteurs et dont la compilation s'étend de la fin du ive à la fin du iiie siècle avant J.-C. Au-delà des questions textuelles, le Zhuangzi reste une œuvre fondatrice de la philosophie chinoise et, par sa forme, un monument incontournable de la littérature chinoise.

L'art de la provocation

En s'ouvrant sur l'étrange description d'un immense poisson qui se transforme en oiseau géant, pour continuer par un chapitre prônant l'égalité de toutes choses, la vie et la mort notamment, le Zhuangzi donne d'emblée une idée de l'un de ses tons dominants, la provocation. Ce style apparaît déjà dans la forme. En introduisant des dialogues factices entre Laozi et Kongzi (Confucius), desquels ce dernier sort vaincu et honteux, ou en mettant dans la bouche de Confucius un discours taoïste, le Zhuangzi innove et introduit dans la littérature chinoise la dérision et l'

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Écrit par :

  • : docteur de l'École pratique des hautes études (sinologie), agrégé de langue et culture chinoises

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Dans le chapitre « Qui étaient-ils ? »  : […] en temps de deuil), Ruan Ji se noua d'amitié avec lui. Si la tradition selon laquelle le commentaire du Zhuangzi attribué à Guo Xiang (mort en 312) est en fait un plagiat basé sur l'œuvre de Xiang Xiu, celui-ci serait la troisième figure géniale parmi les Sages. Il était surtout lié avec Xi Kang et se disputa avec lui dans des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-sept-sages-de-la-foret-de-bambous/#i_18541

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Dans le chapitre « Le Dao du « Vieux Maître » »  : […] Elles ne sont mentionnées dans le Daode jing que sous forme d'allusions. C'est dans le Zhuangzi que l'on trouve des indications bien plus nettes. Le retour à l'état complet, l'union avec l'Un (c'est-à-dire le Dao que l'on peut nommer Mère des dix mille êtres), se réalise par l'extase. L'ataraxie complète, le wu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/taoisme/#i_18541

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Pour citer l’article

Pierre MARSONE, « ZHUANGZI (TCHOUANG-TSEU) (Zhuang Zhou) - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhuangzi-tchouang-tseu-zhuang-zhou/