YUAN SHIKAI [YUAN CHE-K'AI] (1859-1916)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Né à Xiangcheng (Henan) dans un milieu de hauts fonctionnaires, Yuan Shikai, après des études classiques, opte pour le métier des armes. Sous-préfet militaire en Corée, alors que cette province est réclamée par la Chine et le Japon, il se montre un officier des plus énergiques. Après la défaite chinoise contre le Japon (1895), Yuan est appelé à moderniser l'armée chinoise sur les modèles européens.

Yuan Shikai

Yuan Shikai

Photographie

Yuan Shikai est élu président de la République chinoise, le 12 mars 1912, en remplacement de Sun Yat-sen. 

Crédits : Hulton Getty

Afficher

Le mouvement réformiste des « Cent Jours » lancé par le jeune empereur Guangxu voit Yuan Shikai prendre parti pour les réactionnaires et l'impératrice douairière Cixi. En 1900, il écrase la révolte des « Boxeurs ». En 1901, il succède à Li Hongzhang comme haut commissaire chargé des questions militaires et des affaires étrangères en Chine du Nord ; il entreprend de réformer l'instruction, le commerce et l'industrie. Mais c'est à l'armée qu'il consacre de façon privilégiée ses talents d'organisateur, d'où sa popularité parmi ses troupes bien payées et au sein desquelles il tisse un réseau de relations usant de la diplomatie et de la manipulation. À la mort de Cixi son étoile pâlit car le prince Chun le tient responsable de la mort suspecte du jeune souverain réformateur et du coup d'État de 1898, mais son prestige et sa puissance lui valent d'éviter une mise à l'écart ; dans son semi-exil, Yuan conserve son influence sur les militaires comme sur les civils.

Au moment où éclate la rébellion républicaine du 10 octobre 1911, le prince régent Chun se voit contraint de faire appel à Yuan Shikai pour mater les révolutionnaires ; peu pressé d'aider la dynastie qui l'a remercié, celui-ci temporise puis formule ses exigences : formation d'une Assemblée nationale et d'un cabinet responsable, autorisation des partis politiques, amnistie pour les révolutionnaires, pleins pouvoirs pour lui-même sur l'armée et dotation de crédits pour cette dernière. Dépassé par les événements, craignant pour la dynastie impériale, le pouvoir central accepte aveuglément. Ayant placé des hommes qui lui sont acquis dans son cabinet ministériel, Yuan se sent délié de sa l [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  YUAN SHIKAI [ YUAN CHE-K'AI ] (1859-1916)  » est également traité dans :

CHINE - Histoire jusqu'en 1949

  • Écrit par 
  • Jean CHESNEAUX, 
  • Jacques GERNET
  •  • 44 672 mots
  •  • 50 médias

Dans le chapitre « La première République chinoise »  : […] Mais les vainqueurs se divisent rapidement. Les révolutionnaires radicaux ne sont qu'une poignée ; ils trouvent en face d'eux les modérés et les anciens monarchistes constitutionnels, soutenus par les chambres de commerce et les notables ruraux. Ces modérés éliminent progressivement dans chaque province les groupes révolutionnaires qui avaient pris […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chine-histoire-jusqu-en-1949/#i_21859

PREMIÈRE RÉPUBLIQUE CHINOISE

  • Écrit par 
  • Vincent GOURDON
  •  • 259 mots
  •  • 1 média

Élu président de la République chinoise à Nankin le 1 er  janvier 1912, Sun Yat-sen (1866-1925), fondateur en 1905 de la Ligue jurée (Tongmenghui), mouvement républicain et nationaliste, prend temporairement la tête de la révolte contre la cour impériale et le pouvoir de la dynastie mandchoue qui, depuis le putsch de Wuhan en octobre 1911, enflamme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/premiere-republique-chinoise/#i_21859

SUN YAT-SEN (1866-1925)

  • Écrit par 
  • Marie-Claire BERGERE
  •  • 2 342 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le fondateur de la République »  : […] L'initiative de la révolte qui éclate à Wuchang le 10 octobre 1911 appartient non pas à Sun, mais à de jeunes officiers qui sont rapidement amenés à faire appel à la collaboration de notables locaux dont l'opposition au pouvoir impérial traduit surtout des préoccupations conservatrices. Alors que la dissidence s'étend aux provinces centrales et mér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sun/#i_21859

Pour citer l’article

Michel HOANG, « YUAN SHIKAI [YUAN CHE-K'AI] (1859-1916) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/yuan-shikai-yuan-che-k-ai/