PREMIÈRE RÉPUBLIQUE CHINOISE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

photographie : Sun Yat-sen

Sun Yat-sen

Sun Yat-sen (1866- 1925), président du gouvernement national provisoire de la nouvelle République chinoise, en février 1912. 

Afficher

Élu président de la République chinoise à Nankin le 1er janvier 1912, Sun Yat-sen (1866-1925), fondateur en 1905 de la Ligue jurée (Tongmenghui), mouvement républicain et nationaliste, prend temporairement la tête de la révolte contre la cour impériale et le pouvoir de la dynastie mandchoue qui, depuis le putsch de Wuhan en octobre 1911, enflamme les provinces du centre et du sud de l'Empire. Bloquant toute réforme politique et sabotant par son conservatisme les timides tentatives de modernisation étatique ou économique, la cour, dominée par l'aristocratie mandchoue, apparaît de plus en plus, depuis la fin du xixe siècle, comme un corps étranger au peuple chinois (Han) et incapable de réagir aux agressions occidentales qui attisent le nationalisme de la population. Face à l'alliance des notables conservateurs, des révolutionnaires républicains de la Ligue jurée, des membres des sociétés secrètes anti-mandchous et de certains officiers modernisateurs, l'empereur Puyi ne peut plus compter que sur l'armée impériale commandée par le général Yuan Shikai. Mais celui-ci propose à Sun Yat-sen le renversement officiel de l'Empire contre son remplacement à la tête de la République. Le 12 février 1912, le millénaire empire du Milieu a cessé d'être. Le nouveau président Yuan Shikai tente alors une restauration à son profit ; sa mort précoce en 1916 ouvre de longues décennies de guerre civile et d'anarchie.

—  Vincent GOURDON

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 1 page

Écrit par :

Classification

Les derniers événements

30 septembre - 9 octobre 1981 Chine – Taïwan. Offensive diplomatique de Pékin en direction de Taïwan

Le 9 octobre, jour du 70e anniversaire de la première révolution chinoise en 1911, le président du Parti communiste chinois, Hu Taobang, s'adresse publiquement à Jiang Jingguo, fils de Jiang Jieshi (Tchiang Kaïchek). Il lui propose que la dépouille de ce dernier soit ramenée dans le caveau familial à Fenghua, en Chine continentale, et l'invite à Pékin ainsi que Song Meiling, la veuve de Tchiang Kaï-chek. […] Lire la suite

Pour citer l’article

Vincent GOURDON, « PREMIÈRE RÉPUBLIQUE CHINOISE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 mai 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/premiere-republique-chinoise/