BOYCE WILLIAM (1710 env.-1779)

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Organiste, compositeur et éditeur de musique anglais, William Boyce passa toute sa vie à Londres ; chantre, puis élève de l'organiste Maurice Greene à la cathédrale Saint-Paul, il est ensuite organiste dans diverses églises de la ville. En 1749, il reçoit à l'université de Cambridge les grades de bachelier, puis de docteur en musique. Dès 1736, il fait partie de la chapelle royale où il est appointé comme compositeur, et pour laquelle il écrira la plupart de ses anthems ; il y est aussi organiste à partir de 1758, et enfin maître de la musique du roi de 1755 à 1779. Il est en outre directeur du festival des Fils du clergé, pour lequel il compose deux de ses anthems les plus célèbres, Lord, thou hast been our Refuge, et Blessed is he that considered the Poor, avec accompagnement d'orchestre. À partir de 1747, il aborde la musique de théâtre avec Peleus and Thetis (1747), The Chaplet (1749) et The Shepherd's Lottery (1751), divertissements qui obtiennent un succès durable au Drury Lane Theatre. Ses œuvres instrumentales les plus connues sont les Douze sonates pour deux violons, avec basse pour violoncelle ou clavecin (vers 1745), qui devinrent très populaires et furent utilisées comme musiques de scène au théâtre, et ses huit Symphonies (1750-1760).

Éditeur de musique, Boyce publie trois volumes de musique d'église, Cathedral Music (1760-1778) : les périodes précédentes, notamment élisabéthaine et jacobaine, y sont représentées ; Christopher Tye, Thomas Tallis, William Byrd, Thomas Morley, Orlando Gibbons y figurent ; mais l'époque de la Restauration domine avec des compositeurs considérés depuis comme mineurs, tels que Henry Aldrich (1647-1710) ou William Turner (1651-1740). Malgré un relatif insuccès à sa parution, cette collection prend rapidement une importance extrême en déterminant le répertoire des chorales de l'Église anglicane ; jusque-là, la musique d'église était diffusée sous forme de manuscrits, la publication antérieure de Barnard, Church Music (1641), ayant pratiquement disparu lors de la Restauration. Les commodités offertes par une édition d'un prix abordable étaient telles que les œuvres sélectionnées et éditées par Boyce formèrent peu à peu une sorte de canon standardisé de la musique de l'Église anglicane pour près d'un siècle et demi.

—  Nicole LACHARTRE

Écrit par :

  • : compositeur, fondatrice et directrice artistique de l'Association pour la collaboration des interprètes et compositeurs

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  • Écrit par 
  • Jacques MICHON
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Pour citer l’article

Nicole LACHARTRE, « BOYCE WILLIAM (1710 env.-1779) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-boyce/