WANG WEI (699 env.-env. 759)

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Le génie de Wang Wei s'épanouit sous le règne de Xuanzong (712-756), qui, après un siècle de paix intérieure et avant la catastrophe de 755, marque l'apogée de la civilisation des Tang. Wang Wei est un représentant typique de cet âge d'or. Choyé par la noblesse, il est poète de cour. Lauréat des concours impériaux et haut fonctionnaire, il est poète lettré. Cependant, hors de la capitale, il aménage une résidence de campagne et se réserve des jours de loisir et de méditation. Il partage les goûts de son temps pour la musique, la calligraphie, la peinture et la poésie, et excelle dans chacun de ces arts. Il passe pour le créateur de la peinture monochrome à l'encre et pour le plus grand des poètes paysagistes. La postérité verra dans la sagesse de ses aspirations et la pureté de son art un modèle digne d'inspirer la classe des lettrés.

Vie publique et solitude

Les contradictions de l'Ancienne et de la Nouvelle Histoire des Tang laissent planer un doute sur les dates de la naissance (entre 699 et 701) et de la mort (entre 759 et 761) de Wang Wei. Il était issu d'une famille de fonctionnaires obscurs, originaire du Shanxi, mais la précocité de ses dons attira sur lui l'attention de la cour. Dès 721, il réussit le concours suprême du « doctorat » et obtint un poste d'administrateur de la musique impériale. Un premier accident mit fin à ce début de carrière prometteur : Wang Wei fut destitué pour quelque faute vénielle et muté en province. Ce n'est qu'en 734 qu'il fut rappelé à la capitale, grâce à la protection du Premier ministre Zhang Jiuling. Sous le gouvernement éclairé de ce lettré intègre, il semble avoir nourri certaines ambitions politiques, qui furent anéanties par la chute de son patron. C'est peut-être à cette époque que, déçu dans ses espoirs, Wang Wei se convertit au bouddhisme. Il poursuivit néanmoins sa carrière, toléré par le nouvel homme fort, Li Linfu, qui appartenait au clan impérial. La révolte de An Lus [...]

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Pour citer l’article

Ching-lang HOU, Jean-Pierre DIÉNY, « WANG WEI (699 env.-env. 759) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/wang-wei-699-env-env-759/