URODÈLES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Systématique et répartition

On connaît à l'heure actuelle environ 550 espèces d'urodèles, réparties dans neuf familles. Le plus grand nombre vit dans les régions tempérées de l'hémisphère Nord ; quelques rares espèces tropicales sont semi-fouisseuses ou montagnardes.

Sous-ordre des Cryptobranchoïdés

Les Cryptobranchoïdés sont les urodèles les plus primitifs, tant par certains caractères anatomiques (angulaire libre, second épibranchial persistant chez l'adulte, vertèbres amphicœles) que par leur modèle de fécondation externe. Les œufs sont toujours répartis en deux sacs gélatineux plus ou moins allongés.

– Famille des Hynobiidés. Le genre Hynobius (le plus vaste dans cette famille) se rencontre du Japon au nord de la Sibérie, au Turkestan et en Oural. Batrachuperus possède des coussinets aux pattes. Ranodon, à poumons réduits, vit dans les ruisseaux de montagne. Les poumons font défaut chez Onychodactylus.

– Famille des Cryptobranchidés. Les Cryptobranchidés sont aquatiques, de grande taille, à métamorphose incomplète. Andrias (grande salamandre de la Chine et du Japon) peut atteindre 1,50 m ; cet animal inerte et lourd est pratiquement incapable de se déplacer à terre. Cryptobranchus (nord de l'Amérique) est un animal nocturne qui se nourrit de poissons et d'amphibiens.

Sous-ordre des Ambystomoïdés

Les Ambystomes (famille des Ambystomidés) n'habitent que le Nouveau Monde ; ils ont une allure de salamandre, mais leur corps est plus trapu. Ils vivent à terre, cachés, et ne vont à l'eau qu'au moment de la reproduction.

Sous-ordre des Salamandroïdés

Le sous-ordre des Salamandroïdés comprend trois familles :

– Famille des Salamandridés. La salamandre tachetée (Salamandra salamandra) est une espèce européenne terrestre de grande taille (20 cm). L'accouplement a lieu à terre ; les larves sont déja pourvues à leur naissance de quatre membres et de branchies touffues ; elles séjournent plusieurs mois dans l'eau. Salamandra atra, vivipare, est localisée dans les Alpes. La salamandrine, particulière à l'Italie, se distingue par sa peau mate et le nombre de ses orteils (4 au lieu de 5 [...]

Salamandre tachetée

Salamandre tachetée

Photographie

La salamandre tachetée (Salamandra salamandra), encore appelée salamandre terrestre, caractérisée par sa peau noire tachetée de jaune, est toxique : elle sécrète un venin irritant produit par des glandes situées derrière la tête. Elle passe la journée cachée sous des feuilles et ne part... 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

Afficher


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages



Médias de l’article

Salamandre tachetée

Salamandre tachetée
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

photographie

Triton crêté

Triton crêté
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

photographie





Écrit par :

Classification


Autres références

«  URODÈLES  » est également traité dans :

AMPHIBIENS ou BATRACIENS

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIRAMBAULT, 
  • Philippe JANVIER, 
  • Jean-Claude RAGE
  •  • 6 161 mots
  •  • 19 médias

Dans la nature actuelle, les Amphibiens, appelés également batraciens, sont représentés par trois groupes : les Anoures (grenouilles et crapauds), les Urodèles (salamandres et tritons ) et les Gymnophiones (apodes). Ces trois groupes descendent très vraisemblablement d'un ancêtre commun qui leur est propre, ce qui fait des Amphibiens actuels un groupe monophylétique, souvent aussi désigné sous […] Lire la suite

ANOURES

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIRAMBAULT, 
  • Philippe JANVIER
  •  • 3 591 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Paléontologie »  : […] Le plus ancien anoure connu, Triadobatrachus , fut découvert dans le Trias inférieur de Madagascar (— 220 Ma). Il possède encore des vertèbres caudales et ses os de l'avant-bras (radius-cubitus) et de la jambe (tibia-péroné) sont encore séparés . Enfin, bien que son bassin montre déjà les modifications typiques des Anoures, le tarse est encore court, indiquant que l'adaptation au saut n'était qu' […] Lire la suite

CHYTRIDIOMYCOSE

  • Écrit par 
  • Claude MIAUD
  •  • 3 387 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Origine et voies d’introduction des chytrides »  : […] Appartenant au même genre ( Batrachochytrium ) , ces deux espèces de champignons ont divergé il y a environ 50 millions d'années (Ma). En 2018, une analyse comparative des génomes de 234 champignons de l’espèce B .  dendrobatidis ( Bd ) collectés dans le monde entier a permis de reconstruire l’histoire évolutive de ce champignon. Les différentes lignées qui avaient déjà été identifiées ( Bd - G […] Lire la suite

FOSSILES

  • Écrit par 
  • Raymond FURON, 
  • Armand de RICQLÈS
  •  • 5 804 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Difficultés d'interprétation »  : […] L'étude de la zoologie et de la paléontologie pourrait ainsi conduire à une conclusion paradoxale. D'une certaine façon, l'immense majorité des êtres vivants actuels n'est-elle pas, après tout, constituée de fossiles vivants ? Comme on l'a déjà souligné, aucune espèce actuelle n'est l'identique d'une espèce mésozoïque ou paléozoïque – en ce sens, il n'existe pas de fossile vivant « parfait ». Mais […] Lire la suite

RÉGÉNÉRATION ET CICATRISATION

  • Écrit par 
  • Alan H. CRUICKSHANK, 
  • André PARAF, 
  • Catherine ZILLER
  •  • 6 101 mots

Dans le chapitre « Espèces à potentialités locales »  : […] Le triton, ainsi que la plupart des batraciens urodèles, régénère ses appendices (pattes et queue), sa crête, son museau, ses yeux. Chaque organe ne se régénère qu'à partir de la zone entourant son point normal d'insertion, et chacune de ces zones ne reforme que l'organe qu'elle contient normalement. C'est ainsi qu'a été définie (E. Guyénot), la notion de territoire de régénération (fig. 3a). C […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Hélène FRANCILLON, Jean-Claude RAGE, « URODÈLES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 avril 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/urodeles/