SYRIE, archéologie

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Un patrimoine en grave danger

Depuis 1994, l’archéologie syrienne a connu deux périodes totalement différentes.

La première, qui s’étend sur quelque 16 années, est marquée dans son ensemble par la continuité des actions de la période antérieure : maintien et développement d’une politique proprement syrienne de recherches archéologiques, associée à des actions conduites en étroite coopération avec des missions d’universités étrangères, certaines d’entre elles explorant le passé syrien depuis des dizaines d’années.

La seconde débute en 2011 : une révolte contre le pouvoir politique se transforme en guerre civile. Toute l’activité archéologique régulière s’arrête brutalement, à l’exception des tentatives de sauvetage de matériel muséographique par transfert dans les zones contrôlées par le pouvoir, ainsi que de toutes petites interventions archéologiques conduites par la direction des Antiquités de Syrie.

Lors de la première phase s’est poursuivie l’exploration des sites majeurs qui ont fait la renommée de l’archéologie syrienne depuis les débuts des recherches à l’aube du xxe siècle, avec les principales missions françaises d’Ugarit, Mari, Terqa, Doura Europos, de Mohammed Diyab dans le Khabur, de Rawda à la limite de la steppe orientale, et les missions de Syrie du Sud (Bosrā) et de Syrie du Nord (Saint-Siméon) pour l’époque classique ou post-classique ; celles de l’Italie afin de poursuivre l’étude d’Ebla et Tell Afis ; l’Allemagne, pour sa part, a continué l’exploration de Tell Bazi, de Tell Mumbaqat/Ekalte, de Tell Chuera dans la plaine du Khabur, de Tuttul (Tell Bi’a) à la confluence du Balikh et de l’Euphrate, tout en s’engageant dans l’exploration systématique de la citadelle d’Alep ; les missions belges (ou européennes) se sont maintenues à Til Barsip (Tell Ahmar) et à Tell Beidar/Nabada, tandis que les Anglais s’intéressaient toujours à Nagar (Tell Brak) et les Américains à Tell Mozan, Tell Leilan dans le Khabur. D’importantes découvertes sont liées à cette continuité.

Au cours de cette période ont aussi été achevées les explorations qui avaient été engagées dan [...]


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Avenue à portiques d'Apamée, Syrie

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Grande colonnade de Palmyre, Syrie

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Villes de Syrie

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Jean-Claude MARGUERON, « SYRIE, archéologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/syrie-archeologie/