SIGNALISATION, biologie

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Signalisation intracellulaire

L'activation des récepteurs est elle-même relayée par des familles de molécules spécialisées qui assurent la transduction des signaux, c'est-à-dire leur relais, de la membrane à l'ensemble des processus intracellulaires (fig. 3). Certaines d'entre elle, comme les JAK (protéines kinases activatrices dites de Janus, par référence au dieu latin des seuils et des passages, dans la mesure où elles « ouvrent » la signalisation en aval des récepteurs) ou les MAP (« protéines kinases activées par les mitogènes »), intègrent les informations provenant des différents récepteurs exprimés à la membrane cellulaire. La cellule peut ainsi répondre de façon adaptée, par exemple en phosphorylant ses propres récepteurs et en réglant ainsi à chaque instant la sensibilité de la cellule aux signaux de son environnement (processus de sensibilisation et de désensibilisation).

Mais la signalisation intracellulaire a pour cible principale le contrôle de l'expression des gènes spécifiques de la cellule en fonction des combinaisons variables de signaux qu'elle reçoit. Ce contrôle fait également appel à une autre variété de récepteurs, les récepteurs nucléaires. Contrairement aux précédents, ceux-ci sont localisés dans le cytoplasme mais subissent une translocation vers le noyau cellulaire lorsqu'ils interagissent avec leur ligand. En se fixant sur les séquences promotrices des gènes, ils accélèrent ou inhibent leur expression, un effet qui explique les effets comportementaux des hormones (par exemple au cours de la dépression nerveuse), ou encore leur rôle neuroprotecteur ou neurotoxique (comme lors de l'accélération du vieillissement par le stress). Cette famille regroupe principalement les récepteurs des hormones gonadiques (oestrogènes, progestérone, testostérone) et surrénaliennes (cortisol, corticostérone).

Les mécanismes de signalisation intracellulaires interviennent dans l'initiation des réponses motrices (dans les muscles) ou sécrétoires (dans les glandes ou le cer [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages


Écrit par :

Classification


Autres références

«  SIGNALISATION, biologie  » est également traité dans :

CELLULE - L'organisation

  • Écrit par 
  • Pierre FAVARD
  •  • 11 007 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Réception de signaux »  : […] Dans un organisme pluricellulaire (dans le corps humain il y a environ 100 milliards de cellules) les cellules communiquent entre elles afin que leurs activités soient coordonnées et harmonisées. Les communications se font par des signaux chimiques appelés médiateurs . Les uns parcourent des distances courtes, ce sont les neuromédiateurs qui mettent en relation soit deux cell […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cellule-l-organisation/#i_29794

FURCHGOTT ROBERT (1916-2009)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 574 mots

Le pharmacologue américain Robert Francis Furchgott, décédé le 19 mai 2009 à Seattle (État de Washington), avait reçu en 1998 le prix Nobel de physiologie ou médecine – qu'il partagea avec les Américains Louis Ignarro et Ferid Murad – pour avoir découvert que le monoxyde d'azote (NO) agit comme une molécule de signalisation pour le système cardio-vasculaire. Les travaux de ces trois chercheurs o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-furchgott/#i_29794

GILMAN ALFRED (1941-2015)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 498 mots

Pharmacologiste américain, Alfred Gilman a reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1994, avec le biochimiste américain Martin Rodbell, pour leurs recherches indépendantes qui ont conduit à l’élucidation de la cascade de réactions par lesquelles les cellules répondent aux signaux qui leur arrivent de l’extérieur, tels ceux d'une hormone ou d'un neurotransmetteur. La contribution d’Alfred […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-gilman/#i_29794

IGNARRO LOUIS (1941- )

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 433 mots

Pharmacologue américain, Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1998 (conjointement à Robert Furchgott et Ferid Murad), pour avoir découvert que le monoxyde d'azote (NO) agit comme une molécule de signalisation pour le système cardio-vasculaire. Ces travaux ont mis en évidence un mécanisme jusque-là complètement inconnu qui permet aux vaisseaux sanguins de l'organisme de se relâcher et de se di […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-ignarro/#i_29794

MEMBRANES CELLULAIRES (DYNAMIQUE DES)

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 4 814 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Mouvements dans la membrane plasmique  »  : […] Les immunologistes, qui étudiaient les molécules de la surface des cellules avec des anticorps fluorescents, avaient noté que la fluorescence, d'abord répartie uniformément, tendait à se rassembler en une calotte, puis en un point de la surface de la membrane, avant de se retrouver à l'intérieur de la cellule : les complexes formés par l'anticorps fluorescent et les molécules qu'il reconnaît ont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/membranes-cellulaires-dynamique-des/#i_29794

MORTS CELLULAIRES

  • Écrit par 
  • Jean-Luc PERFETTINI
  •  • 5 784 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Déclenchement de l'apoptose »  : […] L'apoptose est un processus génétiquement déterminé pouvant être initié soit par une voie de signalisation moléculaire dite « intrinsèque » (également appelée « voie mitochondriale »), soit par une voie de signalisation dite « extrinsèque » (également connue comme « la voie de signalisation des récepteurs de mort »). La voie de signalisation extrinsèque est déclenchée à la suite de la liaison d'u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morts-cellulaires/#i_29794

MURAD FERID (1936- )

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 460 mots

Pharmacologue américain, Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1998 (conjointement à Robert Furchgott et Louis Ignarro), pour avoir découvert que le monoxyde d'azote (NO) agit comme une molécule de signalisation pour le système cardio-vasculaire. Par l'ensemble de leurs travaux, ces chercheurs ont dévoilé un mécanisme, jusque-là complètement inconnu, qui commande aux vaisseaux sanguins de l'or […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ferid-murad/#i_29794

PRIX NOBEL DE CHIMIE 2012

  • Écrit par 
  • Gilles SAUCLIÈRES
  •  • 447 mots
  •  • 1 média

Le prix Nobel de Chimie 2012 a été attribué à deux chercheurs américains, Robert J. Lefkowitz (né en 1943), de l'université Duke (Caroline du Nord), et Brian Kobilka (né en 1955), de l'université Stanford (Californie) , pour leurs travaux sur la manière dont les cellules « comprennent » leur environnement. Une famille de récepteurs membranaires possèdent sur leur partie externe un site qui rec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prix-nobel-de-chimie-2012/#i_29794

PRIX NOBEL DE PHYSIOLOGIE OU MÉDECINE 2013

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 613 mots
  •  • 3 médias

Le prix Nobel de physiologie ou médecine 2013 consacre les travaux en biologie cellulaire de trois chercheurs américains, James Rothman , Randy W. Schekman et Thomas C. Südhof (d'origine allemande) . Cette distinction s'inscrit dans la lignée de prix Nobel antérieurs, en particulier de celui qui a été attribué en 1985 à Michael S. Brown et Joseph L. Goldstein pour avoir montré comment le chol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prix-nobel-de-physiologie-ou-medecine-2013/#i_29794

RÉACTION INFLAMMATOIRE

  • Écrit par 
  • Jean-Marc CAVAILLON
  •  • 4 576 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « L’activation des cellules inflammatoires »  : […] Comment des cellules font-elles la différence entre des cellules saines et des cellules lésées ? Lorsque les tissus subissent une altération de leur intégrité associée à la mort de cellules, ces dernières libèrent des molécules que l’on appelle signaux de danger ou damage associated molecular […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reaction-inflammatoire/#i_29794

RODBELL MARTIN (1925-1998)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 427 mots

Biochimiste américain, Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1994, pour avoir découvert, dans les années 1960, l'existence de transducteurs naturels des signaux appelés protéines G, qui aident les cellules de l'organisme à communiquer les unes avec les autres. Il a partagé son prix Nobel avec le pharmacologue américain Alfred Gilman, qui confirma plus tard l'hypothèse de Martin Rodbell en isol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-rodbell/#i_29794

SUTHERLAND EARL W. (1915-1974)

  • Écrit par 
  • Jacques HANOUNE
  •  • 227 mots

Pharmacologue et physiologiste américain. On sait, depuis les travaux de Claude Bernard réunis dans sa thèse de doctorat es sciences soutenue en 1853, que le foie fabrique du glucose à partir du glycogène. Le mérite de l'Américain Earl Wilbur. Sutherland a été de démontrer que ce phénomène de glycogénolyse, bien connu chez l'animal entier, et que l'on pouvait reproduire dans des systèmes de foie p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/earl-w-sutherland/#i_29794

Voir aussi

Pour citer l’article

Claude KORDON, « SIGNALISATION, biologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/signalisation-biologie/