PLAATJE SALOMON TSHEKISO (1876-1932)

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La pensée et les activités du linguiste, journaliste, homme d'État et écrivain Solomon Plaatje couvrent un large éventail de domaines, tant dans la littérature que dans la vie politique africaine. De langue maternelle tswana, la principale langue du Botswana, cet érudit apprit l'anglais, l'afrikaans, le haut allemand, l'allemand, le français, le sotho, le zoulou et le xhosa.

Solomon Tshekiso Plaatje naît en 1876 à Boshof, dans l'État libre d'Orange. Grâce à ses connaissances linguistiques, il occupe divers postes, officiant d'abord comme correspondant pendant la guerre des Boers (1899-1902), avant de devenir rédacteur pour Koranta ea Becoana (« La Gazette tswana ») de 1901 à 1908, puis pour Tsala ea Batho (« L'Ami du peuple ») à partir de 1912. Nommé secrétaire général du South African Natives National Congress (qui deviendra l'African National Congress, A.N.C., en 1923), il fait partie de ses délégations en Europe. Plaatje collabore par ailleurs à plusieurs journaux sud-africains de langue anglaise et à diverses revues britanniques. Il voyage ainsi en Europe, au Canada et aux États-Unis dans l'intention d'éclairer l'opinion publique sur le sort des Noirs en Afrique du Sud.

Œuvrant à la préservation des langues bantoues traditionnelles ainsi que des contes et poèmes de ces cultures, Plaatje publie les célèbres ouvrages Sechuana Proverbs With Literal Translations and their European Equivalents et Sechuana Phonetic Reader (avec le linguiste Daniel Jones) en 1916, puis le recueil Bantu Folk-Tales and Poems. Il traduit également plusieurs pièces de Shakespeare en tswana. Son roman Mhudi : an Epic of South African Native Life a Hundred Years Ago (1930, Mhudi : une épopée retraçant la vie des indigènes en Afrique du Sud il y a cent ans) relate dans le style des griots bantous traditionnels, mêlant chanson et prose, une histoire d'amour et de guerre au xixe siècle, incarnée par des personnages hauts en couleur.

Vers la fin de sa vie, les habitants de Kimberley offrent à l'écrivain un lopin de terre en reconnaissance des services rendus à la nation. Solomon T. Plaatje meurt le 19 juin 1932. Il est enterré à Kimberley.

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Dans le chapitre « À l'ombre de la mission »  : […] La naissance de la littérature noire est indissociable de l'œuvre accomplie par les missions. Cela s'explique aisément : l'accès à la culture passait nécessairement par ces lieux. La mission recueille les trésors de la tradition orale, et elle veille à la conservation du vieux fonds africain. En 1916, Solomon Plaatje édite à Lovedale des proverbes séchouanas et leur traduction. Son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/republique-d-afrique-du-sud/#i_90399

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« PLAATJE SALOMON TSHEKISO - (1876-1932) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/salomon-tshekiso-plaatje/