BOFILL RICARDO (1939- )

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Immeuble d'habitation, Marne-la-Vallée

Immeuble d'habitation, Marne-la-Vallée
Crédits : Roger Last/ Bridgeman Images

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Immeuble d'habitation, Saint-Quentin-en-Yvelines

Immeuble d'habitation, Saint-Quentin-en-Yvelines
Crédits : Roger Last/ Bridgeman Images

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L'architecte catalan Ricardo Bofill, né en 1939 à Barcelone, construit dès le début des années 1960 des édifices remarqués. Il travaille d'abord dans la veine organique, foisonnante, attentive aux effets de matières qui est celle de l'école de Barcelone. En 1963, il crée le Taller de arquitectura, atelier pluridisciplinaire qui connaît une grande notoriété grâce à son inventivité formelle et à un sens du spectaculaire souvent emphatique. Une inspiration abstraite et moderniste, de type cubiste, s'y mêle à divers traits pittoresques et régionalistes, et surtout à un parti architectural très affirmé, comme dans les ensembles touristiques de la Muraille rouge (1966-1968) et de Xanadú (1968-1971), près d'Alicante. Plusieurs opérations de logements lui permettent de développer une architecture urbaine originale, à partir de savantes combinatoires de cellules répétitives : le quartier Gaudi de Reus, près de Tarragone (1964-1972), l'expérience avortée de Cité dans l'espace, à Madrid, et surtout le complexe de Walden 7 à Sant Just Desvern (1970-1975), « casbah monumentalisée qui, au lieu de se développer au sol, se déploie dans l'espace », vaste agrégat de 368 logements, énorme masse trapue et close de seize niveaux, trouée de patios saisissants aux effets vertigineux, que Bofill entend situer aux franges de l'utopie.

Associé à l'équipe de Paul Chemetov et de l'A.U.A. (Atelier d'urbanisme et d'architecture) pour le concours de la ville nouvelle d'Évry (1971), Ricardo Bofill s'implante rapidement en France, notamment avec une proposition pour Cergy-Pontoise (la Petite Cathédrale). Entré en 1974 dans l'entourage du président Valéry Giscard d'Estaing grâce au ministre de la Culture, Michel Guy, il propose, pour le jardin des Halles, à Paris, une composition en ellipse dédiée à Bernin, annonciatrice de la démarche historiciste et baroque [...]

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Pour citer l’article

François CHASLIN, « BOFILL RICARDO (1939- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ricardo-bofill/