RÉSONANCE MAGNÉTIQUE

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Applications biomédicales de la résonance magnétique

L'utilisation de la R.P.E. en médecine a été jusque-là assez limitée. Il existe des cas où un état pathologique se manifeste, après absorption d'un composé approprié, par l'apparition dans l'urine d'un radical libre de rapport gyromagnétique caractéristique.

C'est cependant la R.M.N. qui fait une entrée « fracassante » en médecine, principalement par le développement accéléré de deux applications in vivo : l'imagerie R.M.N. et la R.M.N. de haute résolution localisée.

L'objet de l'imagerie R.M.N. est de déterminer la distribution spatiale de la densité ou du temps de relaxation d'une espèce de spins dans un échantillon. Du point de vue médical, l'« échantillon » est un organisme vivant, et les spins observés sont les protons de l'eau ou des lipides. Par son résultat, elle comporte des analogies avec la tomographie des rayons X (scanner), mais également des différences notables. Non des moindres est le fait qu'il s'agit d'une méthode non-invasive : toutes les études tendent à prouver que l'application de champs magnétiques fixes ou de radiofréquence n'a aucun effet destructeur ou traumatisant, au contraire des rayons X, ce qui comporte de nombreux avantages pour le patient. De plus, elle permet d'obtenir des informations aussi bien fonctionnelles que morphologiques.

La première image R.M.N. a été présentée en 1973 par P. Lauterbur. Depuis lors, la méthode s'est développée, notamment aux États-Unis et en Angleterre, à une vitesse étonnante, de telle sorte que déjà (en 1983) des appareils sont utilisés dans des hôpitaux de nombreux pays.

Le principe de la méthode consiste à « marquer » la position des spins dans l'espace par leur fréquence de résonance, en utilisant un champ magnétique spatialement variable. La vitesse de variation du champ et sa direction sont caractérisées par un vecteur appelé gradient de champ. La variation du champ à travers l'échantillon est faible par rapport au champ moyen, mais grande devant la largeur des raies de résonance en champ homogène. Considérons le [...]

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Écrit par :

  • : sous-directeur de laboratoire au Collège de France, conseiller scientifique au Commissariat à l'énergie atomique
  • : docteur ès sciences, maître assistant au laboratoire de chimie structurale organique de l'université de Paris-XI, Orsay

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Pour citer l’article

Maurice GOLDMAN, Jacques COURTIEU, « RÉSONANCE MAGNÉTIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/resonance-magnetique/