PSYCHÉ, mythologie

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Amour et Psyché, A. Rodin

Amour et Psyché, A. Rodin
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Psyché ranimée par le baiser de l'Amour, A. Canova

Psyché ranimée par le baiser de l'Amour, A. Canova
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Cupidon et Psyché, A. Legros

Cupidon et Psyché, A. Legros
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Si le mythe de Psyché semble avoir été populaire dans le monde hellénistique, il faut attendre Les Métamorphoses d'Apulée (livres IV à VI) pour en avoir le récit complet.

Fille de roi, belle au point d'effrayer les prétendants éventuels, Psyché, dont le nom, en grec, signifie âme, avait suscité la jalousie d'Aphrodite. La déesse charge donc son fils Éros (Cupidon) de la faire s'éprendre d'un monstre et, par l'entremise d'un devin, elle enjoint aux parents de Psyché de l'exposer sur un rocher. Mais Éros, lui-même séduit, faillit à sa mission : au moyen d'un zéphyr, il enlève en son palais la jeune mortelle. Elle pourra y jouir de toutes ses richesses en même temps que des plaisirs de l'amour, sous la condition qu'elle ne cherchera pas à voir celui qui partage désormais sa couche. Sur les mauvais conseils de ses sœurs jalouses venues la visiter, Psyché ne tarde pourtant pas à briser son bonheur : munie d'une lampe qu'elle avait dissimulée, elle se penche sur son amant endormi. Mais, émue de le découvrir si beau, elle fait tomber sur lui une goutte d'huile brûlante. Éveillé brusquement, celui-ci disparaît dans les airs en se nommant. Alors commence pour Psyché une quête éperdue de par le monde. Chassée de toutes parts, elle échoue dans la demeure d'Aphrodite qui la retient comme esclave et l'accable de mille tourments et de mille travaux avant de l'envoyer aux enfers mander à Perséphone un précieux flacon. Sur le chemin du retour, Psyché le débouche et tombe dans un profond sommeil. Mais Éros, qui n'avait pu l'oublier, l'éveille d'une piqûre de ses flèches et, remontant vers l'Olympe, obtient de Zeus la permission de l'épouser. C'est ainsi que Psyché devint immortelle et qu'Aphrodite, réconciliée, devint l'aïeule de Volupté.

Les néo-platoniciens ne manquèrent pas de tirer parti de ce mythe et, à leur suite, c'est tout l'Occident chrétien qui s'en emparera, l'interprétant dans son optique propre. Enfin il inspirera de nombreux artistes aussi bien en Italie qu'en Espagne et en France, tant en sculpture et en peinture qu'en littérature et en musique (cf. Calderón, La Fontaine, Molière, Corneille et Lulli, César Franck).

Amour et Psyché, A. Rodin

Amour et Psyché, A. Rodin

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Auguste Rodin, Amour et Psyché, 1890. Marbre. Longueur: 65 cm, largeur: 22 cm, hauteur: 41,5 cm. Musée du Petit Palais, Paris. 

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Psyché ranimée par le baiser de l'Amour, A. Canova

Psyché ranimée par le baiser de l'Amour, A. Canova

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Antonio Canova, Psyché ranimée par le baiser de l'Amour, 1796, marbre, hauteur 137 cm. Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg. Variante du groupe commandé au sculpteur italien par le colonel Campbell, à la fin des années 1780, et acquis par Joachim Murat, puis installé au Louvre, la version... 

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Cupidon et Psyché, A. Legros

Cupidon et Psyché, A. Legros

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Alphonse Legros, «Cupidon et Psyché», 1867. Huile sur toile, 116,8 cm × 141,4 cm. Tate Gallery, Londres. 

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Psyché est généralement représentée avec des ailes de papillon.

—  Robert DAVREU

Écrit par :

  • : enseignant en littérature générale et comparée à l'université de Paris-VIII, poète et traducteur

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Pour citer l’article

Robert DAVREU, « PSYCHÉ, mythologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/psyche-mythologie/