POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE URBAINE

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Smog à Londres

Smog à Londres
Crédits : Bettmann/ Corbis

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Paris et son voile de pollution

Paris et son voile de pollution
Crédits : I. Roussel

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Autolib’

Autolib’
Crédits : Géraldine Mouly-Héras

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La ville, source de nombreux polluants aux effets néfastes

Compte tenu des activités urbaines, de la mobilité et de la densité de population des villes, les sources de pollution sont nombreuses.

Les premières mesures de polluants

Les premiers indicateurs utilisés pour évaluer les pollutions (acidité forte et fumées noires) révélaient surtout le poids des émissions soufrées industrielles (notamment le dioxyde de soufre, SO2). En France, les premières mesures ont été effectuées au début des années 1960, grâce à la collaboration des industriels et des médecins qui voulaient mieux connaître le risque sanitaire. Dans le même temps, en quantifiant les polluants, ils pouvaient objectiver les plaintes et les confronter à des normes qui se sont imposées progressivement. La surveillance, pilotée par l’Europe et les instances internationales, s’est progressivement développée grâce à la mise au point d’outils de mesure et de modèles présentant une résolution de plus en plus fine, si bien qu’actuellement les niveaux de pollution peuvent être connus à l’échelle de la rue.

La surveillance de la pollution n’a cessé d’évoluer en fonction du développement des activités polluantes de la ville. Si les industries ont peu à peu déserté le milieu urbain (réduisant de ce fait les émissions soufrées au sein des villes), la circulation automobile s’est, au contraire intensifiée, entraînant une augmentation des oxydes d’azote dans l’atmosphère.

Le chauffage domestique est une source de pollution, la nature des fumées émises dépendant du combustible utilisé. Il a évolué au fil des années : le charbon a été progressivement remplacé par le fuel, puis par le gaz et l’électricité, sans oublier le bois, considéré comme « vertueux » vis-à-vis de l’effet de serre, puisque le dioxyde de carbone (CO2) dégagé au cours de sa combustion correspond à celui qui a été emmagasiné par l’arbre au cours de sa croissance. Cependant, les recherches entreprises sur les effets négatifs des combustibles [...]


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Écrit par :

  • : professeure émérite à l'université de Lille-I, directrice de la revue Pollution atmosphérique

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Isabelle ROUSSEL, « POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE URBAINE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pollution-atmospherique-urbaine/