PHOTOGENÈSE, biologie

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Oxydation de la luciférine

Oxydation de la luciférine
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Activation et réduction

Activation et réduction
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin


Structure des organes lumineux

L'étude histologique comparée des organes lumineux mène à une première distinction fondamentale, qui n'est pas toujours aisée. Un premier type d'organe lumineux comporte des cellules glandulaires spécialisées dans l'élaboration des produits nécessaires à la luminescence, leur stockage et éventuellement le contrôle de leur réaction. Parmi les organes glandulaires, certains sécrètent un mucus lumineux dans le milieu extérieur ; à cette luminescence extraglandulaire s'oppose la luminescence intraglandulaire, voire intracellulaire.

Un second type groupe des organes hétérogènes, qui hébergent une importante population de bactéries symbiotiques, responsables de la luminescence. Autour des éléments photogènes, qu'ils soient bactériens ou glandulaires, des structures très spécialisées peuvent exister : écrans pigmentaires, réflecteurs, lentilles, filtres, condenseurs... Ces dispositifs dioptriques n'ont qu'un rôle physique sur la lumière, une fois celle-ci produite.

Quelques exemples peuvent illustrer ces types d'organisation variés.

Cellules glandulaires

La Pholade a cinq régions lumineuses ; les plus développées forment deux cordons longitudinaux, à l'intérieur du siphon. Les coupes histologiques montrent deux catégories bien distinctes de cellules glandulaires qui débouchent par de longs collets entre les cellules ciliées de l'épithélium de revêtement. Il n'existe aucune structure dioptrique. Lorsque l'animal est perturbé, les produits de sécrétion accumulés dans les cellules glandulaires sont émis dans la cavité du siphon ; mélangés, en présence d'eau, par les battements ciliaires, ils forment le mucus lumineux.

Des glandes mixtes très comparables aux précédentes, qui donnent lieu aussi à une luminescence extraglandulaire, existent chez des Annélides (Chaetopterus), le balanoglosse, etc. L'Ostracode Cypridina possède, lui, deux glandes distinctes qui s'ouvrent près de la bouche et dont les produits, mélangés, constituent un filament muqueux lumineux laissé par le crustacé en fuite. On considère qu'une glande sécrète la luciférine et l'autre la [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 11 pages



Écrit par :

Classification


Autres références

«  PHOTOGENÈSE, biologie  » est également traité dans :

HASTINGS JOHN WOODLAND dit WOODY (1927-2014)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 368 mots

Le biochimiste américain Woody Hastings a posé les bases moléculaire et génétique d’une nouvelle discipline, la photobiologie, en étudiant la production de lumière (luminescence) par des bactéries et des protistes. Il a pu ainsi identifier un mécanisme nouveau de contrôle de l’activité des gènes appelé quorum sensing , qui permet la coordination de la pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hastings-john-woodland-dit-woody/#i_17425

LUMINESCENCE

  • Écrit par 
  • Séverine MARTRENCHARD-BARRA
  •  • 3 907 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Chimiluminescence, bioluminescence »  : […] Ce n’est plus l’absorption de la lumière mais une réaction chimique qui produit les molécules excitées, se désexcitant ensuite en émettant de la lumière. On parle de bioluminescence quand la réaction chimique a lieu chez un être vivant. La luciole n’est ni fluorescente ni phosphorescente, mais bioluminescente. Un des exemples les plus quotidiens de chimiluminescence est la flamme bleue du gaz de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/luminescence/#i_17425

Voir aussi

EUPHAUSIACÉS    GLANDES    PHENGODES    PHOTOCYTE

Pour citer l’article

Jean-Marie BASSOT, « PHOTOGENÈSE, biologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/photogenese-biologie/