MYXOMATOSE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Épidémiologie

Le virus semble avoir été toujours hébergé sur le continent américain par de nombreuses espèces de Sylvilagus, aujourd'hui non réceptives et dont certaines (minilièvres) ont été, pour cette raison, introduites frauduleusement en Europe afin de repeupler les chasses décimées par la myxomatose.

En 1950, la lutte biologique contre la pullulation croissante du lapin en Australie a engagé les autorités à propager volontairement la maladie, en particulier dans les vallées humides riches en moustiques vecteurs, et s'est soldée par la mort de centaines de millions de sujets. Cependant, cette lutte se heurte aujourd'hui à la décroissance de la virulence de la maladie.

En 1952, l'introduction volontaire de la myxomatose en France dans une propriété d'Eure-et-Loir s'est étendue à l'Europe entière et à l'Afrique du Nord en trois ans, avec de semblables résultats.

La propagation par les vecteurs est essentielle et explique le pic estivo-automnal des épizooties, à la saison de pullulation maximale des vecteurs. En période hiverno-vernale silencieuse, le réservoir est représenté par le terrier abritant des puces infectées quiescentes. Un mode complémentaire de diffusion en élevages concentrés s'effectue par voie aérogène directe, surtout chez des sujets en infection pulmonaire bactérienne.

L'importance du lapin en épidémiologie générale et les fluctuations de ses populations du fait de la myxomatose ont entraîné des modifications dans la transmission d'autres maladies, la fièvre boutonneuse par exemple.

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  MYXOMATOSE  » est également traité dans :

CATASTROPHES

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 7 339 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'analyse des catastrophes »  : […] Si les failles dans les systèmes évoquées plus haut se retrouvent systématiquement à la lecture des faits, il s'agit le plus généralement d'une succession de ces erreurs. C'est ce que les spécialistes du risque (risk managers, cindyniciens...) appellent l'arbre des événements ou arbre des défaillances. Le retour d'expérience consiste à recenser l'ensemble des erreurs possibles, à étudier leurs en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/catastrophes/#i_17890

LAPIN

  • Écrit par 
  • Marie-Claude BOMSEL
  •  • 902 mots
  •  • 1 média

Mammifère, sauvage ou domestique, répandu dans le monde entier et adapté à tous les biotopes. Classe : Mammifères. Ordre : Lagomorphes. Famille : Léporidés. Bien qu'il « ronge » tout ce qu'il trouve, le lapin n'est pas un rongeur ; il s'en différencie notamment par sa denture. Il possède un corps arrondi et des pattes robustes. Parfois confondu avec le lièvre, qui appartient à la même famille, il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lapin/#i_17890

Pour citer l’article

Louis JOUBERT, « MYXOMATOSE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/myxomatose/