MERCURE, planète

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Mercure

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Le bassin Caloris

Morphologie et stratigraphie

Le bassin Caloris, la plus grande formation d'impact sur Mercure, est le trait morphologique dominant de la planète. On n'en a longtemps connu que la moitié orientale, l'autre moitié étant plongée dans la nuit lors des passages de Mariner-10 ; en 2008, Messenger a révélé la totalité du bassin, dont le diamètre, auparavant estimé à 1 300 kilomètres, a été réévalué à 1 550 kilomètres. Son rempart de montagnes et sa couronne d'éjecta lui donnent la morphologie typique des grands bassins d'impact, mais ses structures intérieures éventuelles (anneaux concentriques) sont totalement masquées par les plaines lisses qui le remplissent complètement. Ces mêmes plaines lisses recouvrent d'ailleurs partiellement les éjecta et forment une vaste couronne autour du bassin. Une comparaison du nombre de cratères entre ces plaines et les éjecta de Caloris indique qu'elles sont quasi contemporaines de l'impact (ou à peine postérieures à celui-ci).

Bassin Caloris, Mercure

Bassin Caloris, Mercure

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Le bassin Caloris est délimité par des remparts de 2 kilomètres de hauteur environ. La plaine intérieure du bassin, du type plaine lisse, contient peu de cratères d'impact (le plus grand d'entre eux a un diamètre de l'ordre de 60 kilomètres) mais elle est affectée de rides et de fractures. 

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De plus, il faut noter que 80 p. 100 des plaines lisses de Mercure sont situées à l'intérieur du bassin ou bien sur et autour de ses éjecta, et forment un affleurement relativement continu. Les plaines lisses éloignées de Caloris (et qui n'en représentent que 20 p. 100) sont en revanche très dispersées et constituent de petits affleurements remplissant des dépressions locales. Il semble donc y avoir une relation géographique et chronologique, donc probablement génétique, entre la brève recrudescence du volcanisme ayant donné naissance aux plaines lisses et le gigantesque impact qui a formé le bassin Caloris. La situation est très différente sur la Lune, où le maximum de la surface visible des mers lunaires a été émis 400 millions d'années après les plus grands impacts.

L'origine de ce volcanisme mercurien est à rechercher dans les phénomènes de décompression ayant suivi l'impact. La cavité transitoire de Caloris devait avoir à peu près 130 kilomètres de profondeur, ce qui a mis le manteau à nu. Juste après l'impact, les mouvements de réajustement qui ont comblé la cavité ont fait remonter le fond [...]


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Écrit par :

  • : professeur de géologie à l'École normale supérieure de Lyon

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Pour citer l’article

Pierre THOMAS, « MERCURE, planète », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mercure-planete/